En marge de la Paris Fashion Week, qui s’est achevée hier, UAMEP a lancé la 6ème édition de la Semaine des Autres Modes à Paris, un rendez-vous devenu incontournable pour ceux qui considèrent que la transition écologique et une société plus inclusive priment sur la consommation.C'est donc avec un fort intérêt que je suis allée au Consulat Voltaire, qui est un des partenaires (avec notamment le soutien de Fashion Revolution France et de La Cour des Icônes), à l’ouverture artistique de la manifestation au cours d'une soirée qui a fait se rencontrer l’art, la musique, la culture et bien entendu la mode, au cours d'une soirée animée par la dynamique Arielle Lévy, qui est à l'initiative du collectif, créé à l'origine pour dénoncer l’arrivée de Shein au BHV et défendre un modèle de consommation responsable.
J'y ai suivi un défilé où, certes, manquait la grande Catherine, mais qui était réjouissant par la qualité des modèles présentés, pratiquement tous tout à fait "portables" et surtout en accord avec mes valeurs profondes. J’adore la mode (ce fut le sujet d'un des tous premiers articles du blog) mais je n'en suis absolument pas esclave. Ce que j'ai vu m’a donné envie de repousser la porte d’une boutique. La démonstration a été faite que la mode responsable peut être belle (et accessible en terme de prix d'ailleurs).
En fait c'est plutôt de la confection que je suis attentive et admirative. Alors, forcément je fus sensible à l'accrochage de silhouettes réalisées par les membres du collectif. Parmi elle, à gauche, une robe brodée devant (et derrière) par Anne Sailor, créatrice spécialisée dans le patch, la broderie et la customisation éco-responsable.
Et ce dos de blouson en jean, hommage textile à la célèbre cinéaste de la Nouvelle Vague, sur lequel Céline Dupuy a recréé de manière stylisée le visage iconique d'Agnès Varda (reconnaissable entre mille à sa coupe au bol bicolore), en utilisant une technique de mosaïque textile ou patchwork inversé, d'autant plus pertinent que la réalisatrice a prôné l'art de la récupération dans son documentaire "Les Glaneurs et la glaneuse" dont je vous recommande le visionnage.
Sur la mezzanine, Marie Meerson exposait des photos des membres du collectif "habillés" dans un textile qu'elle a dessiné pour la Semaine.
On reconnait à gauche Marcia De Carvalho, la fondatrice de Chaussettes orphelines dont l'entreprise va fêter ses 18 ans, et Arielle Lévy.
Nous nous sommes rassemblés pour la projection de Manifeste, le défilé des 25 ans de Naco Paris, pionnier de l'upcycling, qui avait été présenté à La Fabrique, à Toulouse. Tout méritait d'être souligné, non seulement les vêtements, mais les mannequins, la musique, la manière de marcher, lentement et suivant des lignes brisées qui permettaient de véritablement voir les créations sous toutes les coutures.
Naco Paris est un artiste et un créateur emblématique, partenaire historique de UAMEP dont le travail et les défilés manifestes infusent les événements du collectif.
Place ensuite au défilé de clôture, sous la direction artistique d’Audrey Jehanno, journaliste et styliste, qui fait admirablement se croiser la mode, l’image et la culture. Avec la musique live de Krivers.
Nous avons ainsi pu applaudir des sacs brodés de Sophie Cano, des mi-bas de Chaussettes Orphelines, une jupe de rubans assemblés de Lena Hoschek et deux autres robes.
Il y eu aussi Maison Louis, et Les toiles bleues de Nîmes …
La Suite Jenny Sacerdote…
Gaelle Constantini et La Suite Jenny Sacerdote…
… Les toiles bleues de Nîmes, et Gaelle Constantini …


























