Avignon 2019

Ayant vu plus d'une centaine de spectacles (entre le Festival d'Avignon, le Off et même celui qu'on appelle le If) il n'était pas possible de dédier un billet à chacun, ou sinon, pendant plus de trois mois, il n'aurait plus été question d'autre chose sur le blog.
Impossible par exemple d'attendre le 1er octobre pour publier des chroniques sur la rentrée littéraire !
J'ai décidé de rassembler tout ce qui concerne Avignon sur le mois de Juillet. Etant plus approfondis que ce que j'ai écrit régulièrement cet été sur la page Facebook A bride abattue ces articles sont très longs à écrire. Je m'aperçois en ce début de septembre, alors que je viens de mettre en ligne celui qui est daté du 14 juillet, que je prends trop de retard sur d'autres sujets dont il est important de ne pas différer davantage la parution. C'est pourquoi les chroniques avignonnaises, qui ont en quelque sorte valeur d'archive, vont désormais s'insérer rétroactivement.
Je vous invite donc à scroller régulièrement pour les lire ou à utiliser la catégorie "Avignon" pour les faire apparaître. Ou encore, et ce serait le plus efficace, à entrer votre adresse mail dans le rectangle blanc "Pour recevoir par mail ... etc".

lundi 12 mars 2018

En attendant Bojangles ... au théâtre


(mise à jour février 2019)

J'avais tant aimé le livre d'Olivier Bourdeaut que je craignais la déception en allant à la Pépinière voir En attendant Bojangles. Et bien non, pas du tout. J'ai retrouvé tout ce que ce livre a de fantasque, de poésie, de tendresse, et de folie bien évidemment dans ce qu'elle a de merveilleux et de créatif.

Le pari était osé même si la matière y était pour nourrir un autre succès que littéraire. Paru aux Editions Finitude en janvier 2016 il s'est vendu à plus de 300.000 exemplaires à ce jour, rien que pour la France. Il a été traduit en 22 langues et vendu dans 40 pays. Plusieurs prix l'ont couronné, et notamment RTL / Lire et France Télévisions.

Je l'avais imaginé arrivant très vite sur grand écran. Je n'avais pas songé à la scène mais Victoire Berger-Perrin a eu bien raison de le tenter et le succès remporté au festival d'Avignon l'été dernier est amplement mérité. C'est parfait. Je n'ai pas cherché à comparer et je ne jugerai rien. J'ai aimé, il suffit. Et preuve à l'appui, regardez la bande-annonce :
Victoire Berger-Perrin a choisi une distribution qui tient la route pour une pièce qui déraille (et n'y voyez pas une critique). Anne Charrier incarne cette femme qui est autant mère qu'épouse, absolument charmante et néanmoins imprévisible. Le monde tourne autour d'elle comme le bras de ce disque que l'on entend en boucle.

Elle chante cette chanson qui donne son titre à la pièce avant que ne résonne la voix de Nina Simone.
Le mari (et le papa) est interprété par Didier Brice qui parvient à la suivre, presque à la précéder dans son délire. Comme il est touchant dans ce rôle d'amoureux protecteur.

Il n'était pas facile de trouver l'enfant. C'est Victor Boulenger qui est aussi le narrateur, comme dans le roman, et qui nous permet de voir la pièce avec son regard.
Mention spéciale au travail de chorégraphie, indispensable, de Cécile Bon, car on danse autant que l'on chante, sans que ce ne soit une comédie musicale pour autant. La mise en scène ne tombe pas non plus dans le piège de vouloir tout représenter. Une Demoiselle de Numidie empruntée chez Deyrolle aurait été stupide. Ici elle peut gambader joyeusement en surimpression sur la toile du fond de scène.
Le décor parvient à suggérer tous les espaces où se déroule l'action. Quitte à employer le canapé en guise de voiture. Les métaphores sont littéraires et visuelles. La famille Bojangles nous accueille dans sa folie douce et nous la fait totalement partager, avec une infinie tendresse, jusqu'à la fin qui est à peine triste.
Après cela, on pensera légitimement que l'amour fou peut se vivre entre un homme et une femme comme entre un enfant et ses parents. Et entre un public et un spectacle. 

En attendant Bojangles d'après le roman de Olivier Bourdeaut (Editions Finitude)
Adaptation et mise en scène de Victoire Berger-Perrin
Décor de Caroline Mexme
Costumes de Virginie H.
Chorégraphies de Cécile Bon
Collaboration Artistique de Grégori Baquet
Avec Anne Charrier, Didier Brice et Victor Boulenger.
Depuis le 18 janvier et jusqu'au 28 juillet 2018
du mardi au samedi à 19h
La Pépinière Théâtre
7 rue Louis le Grand – 75002 Paris
01.42.61.44.16. www.theatrelapepiniere.com

Reprise du 6 février au 9 mai 2019
Au Théâtre de la Renaissance
20, boulevard Saint Martin,  75010 Paris -  01.42.08.18.50

Les photos qui ne sont pas logotypées A bride abattue sont de Evelyne Desaux

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