Depuis le logo évoquant une maison blottie sous son toit, métaphore du chapeau, jusqu’à la boite en carton carrée qui abrite chaque création.
Tout est né de la volonté de redéfinir le port du chapeau urbain en y intégrant une prise de main latérale pour bien le placer sur la tête. On aurait pu y voir un effet de style mais c'est d'abord une démarche de designer nourrie par le bon sens et l'observation du quotidien.
Cette innovation distinctive ajoute une dimension esthétique unique et originale, alliant fonctionnalité, ergonomie et élégance, en visant l'excellence dans chaque détail.
La Maison CHAPEAU K valorise le savoir-faire français en collaborant avec des artisans passionnés. Chaque chapeau est confectionné par Dandurand, un des derniers grands chapeliers français, avec une précision artisanale, utilisant des matériaux de première qualité pour assurer une durabilité et un confort exceptionnel.
Et si je vous en parle aujourd'hui c'est parce que je suis en ce moment en salle presse de la cérémonie des Molières, contrainte au respect de l'embargo quant à l'annonce de la remise des premières statuettes. Je me retiens évidemment de ne pas crier "chapeau l'artiste" à ceux que j'admire. Alors, de fil en aiguille je vais vous raconter l'histoire de cette marque que j'ai découverte il y a une quinzaine de jours.
En milieu urbain, la visière d'une casquette se révèle souvent superflue ou encombrante, facilement remplaçable par le port de lunettes. La nuit elle n'est plus nécessaire et réduit de surcroît le champ de vision. D'où la création d'un chapeau au design intemporel sans visière, adapté à toutes circonstances, de jour comme de nuit, en extérieur, en intérieur, au quotidien mais aussi en soirée, s'adressant aussi bien aux femmes qu'aux hommes.
Le bandeau profilé descend sur la nuque, assurant une protection accrue et un maintien idéal. La forme légèrement conique du chapeau épouse la tête de manière naturelle, et on remarquera un discret pli d'aisance sur le dessus pour apporter de la souplesse. La prise de main se fait latéralement et avec naturel pour ajuster le couvre-chef.
Il est semi-rigide, grâce à un entoilage qui le maintient en forme. Il ne s'effondrera pas lorsqu'on l'enlève et qu'on le pose, ou qu'on l'accroche, prenant alors un statut d'objet-sculpture.
Par sa sobriété et sa polyvalence, CHAPEAU K tend à devenir un nouvel archétype contemporain de la modernité. Le créateur donne des noms de ville à ses chapeaux qui s'appellent ici Formentera fleuri), Tokyo ou Salina (modèles gris), dont la vente s'effectue uniquement par Internet.
Laurent Karst est architecte/designer, diplômé de l’école d’architecture de Strasbourg et en design industriel à la Domus Académy de Milan. En 1995, il fut lauréat du prix Villa Médicis pour une recherche intitulée "mobiliser les déchets industriels un défi lancé à l’architecture et au design".
Il travailla ensuite comme chef de projet en tant que designer et architecte dans différentes agences internationales d’architecture, notamment au sein de l’agence Jean Nouvel et de l’agence des gares AREP, filiale de la SNCF.
En 2006, il créa Atelier 16 – architectures, agence d’architecture et de design dont un des projet phare est l’aménagement du nouveau Musée des Civilisations du Vin à Bordeaux. Il réalise l’aménagement des espaces commerciaux tels que la boutique du Musée, les bars et la cave à vin, véritable cathédrale présentant 14000 bouteilles, ainsi que le restaurant panoramique. Plusieurs projets de mobiliers et luminaires spécifiques accompagnent cette réalisation prestigieuse et sont édités auprès de fabricants français et étrangers Alki, France – Contrast, Canada – Essilight, France – Jayso, Espagne.
Atelier16 - architectures a également dessiné l’aménagement des cabines du futur paquebot "Le Nouveau France", projet actuellement en recherche de financement et qui sera le fleuron du savoir-faire français en matière de design.
L’agence développe depuis plus de 10 ans une production de maisons et de micro architecture en ossature bois, avec une forte empreinte environnementale. Laurent Karst est aussi appelé régulièrement à produire des conférences sur la question des Interfaces Art/science dans différents contextes universitaires et artistiques.



