Publications prochaines :

La publication des articles est conçue selon une alternance entre le culinaire et la culture où prennent place des critiques de spectacles, de films, de concerts, de livres et d’expositions … pour y défendre les valeurs liées au patrimoine et la création, sous toutes ses formes. A condition de cliquer doucement sur la première photo, vous pouvez faire défiler toutes les images en grand format et haute résolution, ce que je vous conseille de faire avant d'entreprendre la lecture des articles abondamment illustrés.
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samedi 7 février 2026

Les 18 ans d'A bride abattue

J’aime autant que je redoute ce moment de l’année où je me retourne sur les douze derniers mois. C’est à la fois un temps de bilan qu’une occasion de me fixer de nouveaux objectifs, quand ce ne sont pas les mêmes que je réitère …

Pour excuser la maladresse d’une vidéo postée sur les réseaux sociaux le "fautif" a invoqué comme excuse : je voulais faire le buzz. Quelle tristesse !

Si mon bilan frôle les 5000 publications, et si souvent j’y ai donné des informations exclusives je n’ai jamais été soucieuse de cela. Ce qui m’intéresse c’est le partage, la mise en valeur de personnes, d’actions ou de produits que j’apprécie et/ou qui me semblent le mériter. Voilà pourquoi les selfies se comptent sur les doigts d’une main.

Au cours du dernier trimestre j’ai noué une nouvelle collaboration, avec It Art Bag, le riche webzine créé par mon amie Véronique Grange-Spahis qui souhaitait depuis longtemps m’ouvrir ses colonnes. Ce fut l’occasion de faire des reportages dont je n’aurais peut-être pas eu connaissance par ma simple notoriété. Mais ce fut également une importante surcharge de travail, parfois au détriment de mes propres articles. J’avais arrêté la radio pour cette raison. Je vais devoir recommencer à modérer mes ardeurs.

Avoir publié près de 300 articles (et plutôt fouillés vous en conviendrez) en l’espace d’un an représente une sacrée somme de travail. Je connais beaucoup de salariés qui n’ont pas une telle production.

Et tout cela sans le moindre "secours" ou "recours" à l’intelligence artificielle qui, j’en suis persuadée, gommerait toutes les aspérités d’un style que je souhaite conserver, et surtout d’une parole que je veux garder la plus vraie possible. Y compris quand je raconte une visite qui n’a pas été à la hauteur de ce qu’elle aurait dû être.

A propos, ou par esprit d’escalier, il me revient cette conclusion entendue à la remise des prix de La liste comme quoi le consommateur ne va plus déjeuner chez X où Y, grand chef, mais est à la recherche de vivre une expérience, comme si aller chez Troisgros n’en était pas une de taille.

Serions-nous entrés dans un monde où la forme prime sur le fond ? Aurions-nous oublié la leçon des anciens sur les apparences trompeuses ? Ce virus infiltre tous les domaines, y compris les relations publiques. Elles se sont caractérisées de tous temps comme une occasion d’approcher l’exceptionnel. Quand je vois le nouveau spectacle des Folies Gruss, c’est bien de cela qu’il s’agit. Egalement quand je découvre des lieux patrimoniaux comme la Villa Cavrois.

Mais quand je participe à un atelier d’upcycling de robes de mariées organisé par une grande chaîne de télévision pour promouvoir une (médiocre) série télévisée où se sont fourvoyées des vedettes oscarisables je devine que le "fake" est à l’œuvre. Il suffit de toucher les tissus pour se rendre compte qu’ils sont neufs, Il n’y a là rien à upcycler et il n’y eu pas d’article, évidemment, mais j’ai perdu de précieuses heures.

Ceci pour vous dire, mais je sais que vous n’en doutez pas, que tout ce que je traite est analysé, vérifié etc …

Comme chaque année j’ai passé plus d’un mois au Mexique où j’ai des attaches familiales, et cette absence est lourde elle aussi de conséquences. Par contre j’ai à mon retour publié des articles sur un spectacle, et trois lieux d’exposition dont on parle peu sur Internet et qui sont cependant de caractère exceptionnel (sortant des circuits touristiques). Je forme le vœu de faire davantage sur ce pays…

Je me promets aussi de conserver l'alternance entre culturel et culinaire, et entre les différentes rubriques, en continuant à accorder une importance particulière aux "premiers" films, livres ou albums. J'ai maintenu le rythme des sorties : une centaine de spectacles, 75 films, une soixantaine d'expositions et environ 140 livres … qui ont tout de même laissé le temps de suivre des évènements que j'apprécie comme Maison & objet, Wine Paris, Paysages de Cinéastes, Museum Connections, Hors Concours, Drawing Now … à défaut d'avoir la disponibilité pour les festivals de théâtre en région.

Article illustré par une photo prise à Arras en mai 2025

jeudi 13 février 2025

17 bougies pour À bride abattue

Si j’ai décidé dans la vraie vie de ne plus fêter les anniversaires, ou rarement, je maintiens la tradition ici.

J’avais insisté l’an dernier sur quelques chiffres :

- Un total de chroniques publiées s’établissant à 4400. Le rythme des publications s'est un peu ralenti mais le total dépasse aujourd'hui 4600 articles, ce qui est tout de même énorme.

- Grosso modo 2 articles sur 3 concernaient un thème culturel et 1 sur 5 un sujet culinaire. En fait, il serait plus juste de dire que le ratio est de 25% de culinaire pour 75% de culturel. Je vais retravailler les intitulés de quelques catégories pour en regrouper quelques-unes dans un souci de cohérence.

Un nouveau label a été créé, pour pointer les Premiers films (il me semble en avoir chronique une trentaine) car je voulais les mettre en avant comme je le fais depuis longtemps pour les premiers romans.

J'ai continué à ne pas abuser des superlatifs et à ne décerner qu'une vingtaine de coups de coeur supplémentaires, parmi lesquels nous verrons bien s'il y a des films qui seront césarisés et des spectacles moliérisés. Je prends les paris. Par exemple pour Vingt dieux, Emilia Pérez et L'histoire de Souleymane.

Néanmoins le nombre de nouveaux coups de cœur est en légère progression. Est-ce en raison d’un choix plus pointu de mes déplacements ou d’un retour à une ambiance qui s'éloignerait de la morosité ?

J'ai vu un peu moins de spectacles au cours des 12 derniers mois, que dans la période correspondante de l'année précédente, mais tout de même une cinquantaine. La raison est que je ne suis pas allée au festival d'Avignon. Ce sont toujours une soixantaine de livres chroniqués, une quarantaine de films, la stabilité des statistiques ne doit pas faire oublier que les temps ont changé, et les modes de communication aussi, comme je l’avais souligné l’an dernier.

D'ailleurs les circonstances n’ont pas été propices à l’exploration en profondeur d’une région comme je l’avais fait en Crète ou dans le département de la Mayenne mais je suis partante pour recommencer parce qu’il est passionnant de croiser les regards sur un territoire.

Hasard ou coïncidence … je rencontre de plus en plus souvent des lecteurs et l'un d'eux m'a fait le plus beau des compliments en me disant qu'à chaque baisse de moral il allait relire Avoir quitté l'appartement en ayant oublié d'éteindre le gaz … Il n’y aurait pas meilleur anti-dépresseur.

Cette publication appartient à une série que j'avais mise en ligne pendant le confinement il y a 4 ans en raison de la réduction des sujets d’articles. J’avais alors repris, sous forme de nouvelle, des récits d’épisodes réels mais surprenants, avec une touche humoristique. Chaque aventure se termine par "C’est fait. Je peux cocher la case" en clin d’œil à ceux qui utilisent l’expression à tout bout de champ.

J'avais remarqué ces derniers mois qu'un article réapparaissait régulièrement dans les statistiques des plus lus en supposant à un bug. Ce n'était pas le cas et le mystère s’est éclairci sur ce succès avec cette confidence. Je vous recommande donc toute la série.

Et je vais probablement trouver de nouveaux sujets …

lundi 20 janvier 2025

Le Théâtre 14 fête 5 ans de collaboration avec une nouvelle équipe

A l’instar de l'embarcation qui symbolise la Ville de Paris, le Théâtre 14 a beaucoup fluctué, mais n’a jamais coulé, et c’est peut-être pour cela que je vois un bateau sur l’image commémorant son 5ème anniversaire le 20 janvier 2025 à 20 heures.

La soirée célébrant l'évènement fut joyeuse, sérieuse et pourtant décalée, émouvante aussi.

C'est toujours avec plaisir et intérêt que je suis venue dans ce théâtre et j'avais une petite appréhension au changement même si j'avais beaucoup aimé Un garçon d'Italie au festival d'Avignon, ce qui m'avait donné l'occasion d'approcher le travail de Mathieu Touzé dont j'annonçais alors l'arrivée dans ses nouvelles fonctions.

Que dire si ce n'est que nous somme nombreux à avoir vu grandir et prospérer la nouvelle aventure ? Ce ne fut pas facile, avec un démarrage qui s'est pris de plein fouet le confinement. Il faut croire que la passion, l'énergie et surtout l'engagement ont raison de toutes les difficultés.

Le résultat se mesure en chiffres : 162 spectacles, 88 masterclasses, 64 963 spectateurs, 8 festivals, 20 stages professionnels, 1 école et 3 promotions, d’innombrables heures de cours amateurs et d’actions auprès de publics très variés. Il compte aussi en images dans un diaporama qui file trop vite, sur lequel j'identifie des moments, des visages connus … que je ne vais pas citer ici pour ne pas risquer de susciter la moindre jalousie … à l'exception de Daniel Buren qui, hasard ou coïncidence était présent le soir d'un autre cinquième anniversaire, celui du théâtre La Piscine (qui s'appelait alors encore Firmin Gémier).

Le petit film s'achève en lettres capitales formant le mot MERCI. On aurait bien envie dans la salle d'en dire autant mais on se satisfera de faire du bruit en applaudissant. The show must go on et voici sur la scène Yuming Hey et quelques artistes du prochain spectacle Les déshérités, l'ère des enfants sans père, qui dansent et chantent sur Like a Virgin de Madonna avant de se retourner et de lancer leurs bouquets de fleurs au-dessus de leurs têtes dans le public comme il serait de coutume à un mariage.
Ils représentent un avenir proche. Yuming Hey signera sa première mise en scène, une relecture ultra queer de Platonov de Tchekov qui explorera les tourments de la jeunesse moderne. Les sept épisodes seront joués en une (longue) session de 10 heures, avec plusieurs entractes bien évidemment, qui commencera à 14 heures les 31 mai et 7 juin 2025.

Et parce que le Théâtre 14 n'a pas fini d'évoluer il y aura en 2025 une nouvelle salle de travail, un agrandissement du hall et de nouveaux bureaux.
Mais revenons au présent avec Mathieu Touzé, très ému de rappeler les grands moments de cette aventure collective, dont la plus belle réussite est d'être parvenu à tisser des liens intergénérationnels et interculturels qui se traduisent par voir des enfants émerveillés, une personne descendre de son appartement, des échanges autour d’un bol de soupe, lire dans le New York Times que la Porte de Vanves est The place to be.

mercredi 14 février 2024

Le blog a 16 ans révolus

J’aime beaucoup le rez-de-chaussée du musée Carnavalet dont les enseignes anciennes nous rappellent combien elles étaient utiles pour orienter la clientèle, surtout en l’absence de numérotation des immeubles. Les analphabètes n’avaient nul besoin de demander leur chemin. 

Les temps ont bien changé, quoique si je me lance sur le sujet je dirais que l’attribution de noms aux rues et places n’étant pas toujours assorti de la pose de plaques au bon endroit ( comme c’est agaçant !!!!) nous avons la chance que des applications nous guident à partir de nos smartphones.

Quant à la lecture, il semblerait que globalement nous n’aurions pas fait de progrès. Je devrais sans doute écrire plus court mais autant j’adore cette contrainte quand je publie sur les réseaux sociaux autant j’apprécie de pouvoir dire "tout" ce que j'ai à dire quand je m’exprime ici. Je tiens à ce que vous -lecteurs- soyez parfaitement au fait de ce que vous trouverez dans votre assiette avant de pousser la porte du restaurant que je recommande. Que vous sachiez si a priori vous serez attiré par tel livre, film ou pièce de théâtre. Et que vous n’ayez pas de mauvaise surprise en vous lançant dans la réalisation d’une de mes recettes. Je soigne ma renommée.
Chaque 13 février est prétexte à un bilan que j’essaie de formuler chaque année avec une approche différente. Cette fois j’insisterai sur quelques chiffres :
  • Plus de 4400 chroniques publiées
  • Quelque 400 encore à l’état de brouillon, dont certains ne seront jamais publiés (notamment les livres qui me sont tombés des mains et les spectacles décevants dont il est inutile que je dise du mal). Et puis je ne publie pas toutes mes pensées. Je renonce souvent à traiter les sujets polémiques après avoir malgré tout passé du temps à les analyser.
  • Avec plus d’un millier de critiques de spectacles et autant consacrées à des livres on peut considérer que chacun de ces domaines occupe un quart de l’espace.
  • Il y a grosso modo 2 articles sur 3 qui concernent un thème culturel et 1 sur 5 un sujet culinaire. 
Un espace reste disponible pour aborder des sujets moins convenus comme je l’ai fait sur la Crète ou le département de la Mayenne l’été dernier. J’aime avoir l’opportunité de parler d’une région en abordant plusieurs thèmes.

L’écoresponsabilité me tient à cœur et j’aimerais faire vivre une rubrique régulière donnant des trucs et astuces en matière de "cuisine de la récup". Ce n’est encore que peau de chagrin car cela exige une grande mobilisation et une forte organisation mais le projet est en work in progress selon l’expression consacrée.

Je remarque qu’avec seulement 16 coups de cœur en douze mois on ne peut pas me reprocher d’abuser du label. Je reste prompte à l’enthousiasme et au partage, un peu moins malgré tout, parce que l’ambiance devient de plus en plus morose, même si je ne suis pas blasée.

On me demande souvent des statistiques. Alors en voici. Je constate que je vais voir une centaine de spectacles par an, et que je lis autant de livres dont un tiers de premiers romans. Que je vois en moyenne une exposition par mois, et deux films dans une salle de cinéma. Mais, comme toujours, ce ne sont que des chiffres qui traduisent maladroitement la réalité puisque, en période de festival, je peux voir trois ou quatre films au cours d’une même journée.

Malgré l’immensité du travail, car je le fais comme une professionnelle ( à l’instar d’un sportif qui ne fait pas de différence entre les types de compétition) j’ai toujours beaucoup de satisfactions, d'échanges positifs, instructifs, enrichissants (si je puis dire car je me méfie de ce mot puisque je ne gagne pas un centime).

Pourtant les modes de communication ont changé depuis la pandémie. Les budgets se sont resserrés. Les lancements de produits et de marques ne s’accompagnent plus de fêtes grandioses, ce qui a pour avantage d’avoir évincé les pique-assiettes. La dérive est que certaines agences privilégient tant le distanciel qu’à les entendre on serait bienvenus de reprendre mot pour mot leurs communiqués de presse et leurs photos officielles. Je ne tomberai jamais dans ce travers et tiendrai le cap : ne parler que de ce que j’ai vu, lu, entendu et testé personnellement.

Un bilan ne serait pas sincère s’il n’abordait que du positif. Il fallait bien que ça arrive un jour, un couac de force intergalactique me fâcha avec une marque dont j'avais jusque là une excellente image. Suite à un échange téléphonique, j'avais envoyé un mail donnant des liens vers des articles pour prouver combien je m'intéressais à leurs produits. On m'a répondu avec mépris, dans une formulation insultante, comme si j'avais fait une prospection commerciale et que je vendais des prestations. Me voilà vaccinée de vouloir rendre service à une entreprise (française, ancienne, et dont je ne dirai jamais un mot).

Ces douze derniers mois ont été marqués par plusieurs moments formidables, et d'autres s'annoncent déjà pour les semaines à venir.
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Article illustré par deux photos prises au musée Carnavalet. La première est une plaque de libraire en métal peint de la fin du XIX° sur laquelle on lit À l’enseigne du livre rouge et de la plume blanche. La seconde est une enseigne en tôle de fer peinte d’un commerce non identifié (entre 1800 et 1804), marqué de l’inscription À la bonne renommée.

mercredi 15 février 2023

Quinzième anniversaire A bride abattue !

Me voilà peu inspirée en ce jour de quinzième anniversaire du blog.

J'ai déjà dit beaucoup de mes motivations, de mes freins aussi à écrire, quasi sans relâche puisque le nombre de 4000 publications est largement dépassé.

Les curieux pourront lire les billets que j'ai écrits les années précédentes. Chacun reflète mon humeur du moment et a valeur de bilan.

Je constate, en comparant les statistiques, que je n'ai attribué que 16 coups de coeur en un an. Je n’abuse pas du label même si je reste prompte à m'enthousiasmer et que le rythme des chroniques de spectacle a repris après l'isolement imposé par la crise sanitaire du Covid avec environ une centaine de plus.

J'ai lu un nombre quasiment équivalent de livres, une autre centaine, dont un tiers de premiers romans, ce qui est un sujet de fierté car si l'on attend qu'ils soient célèbres pour en parler peu de jeunes auteurs auront la chance d'être repérés.

La permanence des articles (j'en ai souvent la preuve en voyant resurgir, parmi les dix articles les plus lus au cours des 7 derniers jours, des publications très anciennes et qu'on pourrait croire -à tort donc- disparues) est un énorme encouragement à poursuivre même si la morosité ambiante inciterait au découragement.

Le virtuel est le reflet fidèle d'une réalité bien certaine, comme l'est ce fauteuil d'artiste imaginé par le peintre, sculpteur et plasticien Daniel Buren pour la Scala où il est le dixième à être présent dans le hall. Ce dispositif spectaculaire et inédit est à découvrir jusqu’en mai dans ce théâtre, au 13 boulevard de Strasbourg.

Alors asseyez-vous confortablement devant votre écran et … prenez connaissance !

dimanche 13 février 2022

Anniversaire bloguistique adolescent

Douze mois se sont écoulés depuis le dernier billet.

On ne soufflera pas de bougies cette année non plus, la pandémie n'est pas encore qu'un souvenir. Mais je respecte ce rituel d'écrire un article d'anniversaire, un marronnier comme on dit dans le jargon.

Le blog n’a pas souffert de l’isolement et des restrictions, comme en témoigne les 278 publications, qui placent cette édition au 6 ème rang depuis la création alors que 2020 connut une chute mémorable, malgré l’alternance possible culturelle et culinaire. La vie de tous s'était ralentie.

Les dernières restrictions de confinement ont été levées le 19 mai. Et si j’ai enchainé les spectacles pendant le festival d’Avignon par contre j’avoue ne pas avoir eu très envie de courir d’une salle à une autre à la rentrée. La frénésie de tous les organismes culturels à "faire plus" comme s’ils voulaient compenser une perte, et en s’imaginant être les seuls à avoir eu cette idée lumineuse, m’a littéralement épuisée d'avance. Je sais que ma réaction n'est pas isolée.

J’ai davantage axé sur le cinéma. Il faut dire que j’ai eu le grand honneur d’intégrer le jury de Paysages de cinéastes. De multiples sorties étaient dans les starting-blocks et j’ai beaucoup fréquenté les salles obscures, avec plaisir car les films étaient de grande qualité et avec sérénité car on s’y sentait un peu plus préservé que dans la proximité des fauteuils des théâtres, même si les exploitants se plaignaient de ne pas les remplir totalement.

Il n'empêche, et les statistiques sont parlantes pour rétablir le poids des choses : j'ai publié 105 articles concernant des spectacles contre "seulement" 25 concernant des films.

Ensuite j’ai mis les mains dans la terre, ce qui nous remet du même coup les pieds sur terre avec la création de l’association Coccinelles et Vers de terre pour continuer à cultiver notre jardin (partagé) au pays de Voltaire puisqu'il est sur la commune de Châtenay-Malabry.

Enfin je suis revenue au Mexique où ma fille trépignait de me retrouver depuis plusieurs mois.

Et tout au long de ces douze mois j’ai lu, beaucoup aussi, presque une centaine d'ouvrages. C’est l’activité la plus sécure, sanitairement parlant.

Je participe à 5 jurys littéraires cette année. Je ne sais pas encore si je vais retourner en Avignon. Y voir plus de 75 spectacles est purement éreintant, et cela reste insuffisamment représentatif de ce qui s'y créée. On annonce un nombre record de 2000 pour l'été prochain. 

Je me suis promis de conserver du temps pour ne rien faire, au Mexique ou à Oléron où je vais régulièrement et où j'aime me ressourcer pour ensuite avoir l'énergie de continuer à partager mes découvertes, comme je le fais depuis quatorze ans, surtout ce que j'ai apprécié, mais sans m'interdire quelques (rares) coup de griffe qui donnent de la valeur aux coups de cœur. S’enthousiasmer pour tout est purement improductif.

Beaucoup de mes ami(e)s s'en sont allé(e)s cette année. J'espère que leur souvenir n'erre pas au vent mauvais. On va tenir le coup et continuer ! En prenant soin de nous parce que c'est le meilleur moyen de prendre soin des autres.

samedi 13 février 2021

Parlons d'anniversaire

Le blog entre dans sa quatorzième année.

Chaque 13 février est prétexte à un billet spécial.

Avec un peu moins de 200 articles cette année 2020, particulière à bien des égards on pourrait penser que je m’essouffle. Ou que je traverse une sorte de crise d’adolescence. Pas du tout. J’ai eu simplement moins de sujets à traiter. Je n’ai pas voulu tenir un journal de confinement. La vie était suffisamment compliquée pour ne pas appuyer là où cela pouvait faire mal aux lecteurs.

J’avais créé le blog pour partager mes enthousiasmes et prouver qu’il y avait du positif à débusquer. J’étais lasse des râleurs qui estiment que tout allait à vau-l’eau. Je n’ai pas souhaité modifier la ligne éditoriale. Avec les restaurants fermés, plus de découvertes de lieux exceptionnels à raconter. Avec les cinémas et les salles de spectacle quasi clos plus de créations à chroniquer, à de rares exceptions près.

Restèrent les livres, mais comme beaucoup, je suis restée de longues semaines incapable me concentrer sur des romans dont les personnages évoluaient dans une époque révolue.

J’ai poursuivi un temps les interviews radiophoniques. Il me semble que les Entre Voix qui ont été réalisés pendant le premier confinement sont les meilleurs. Je vous invite à les écouter ou à les ré-écouter (ils sont accessibles à partir du lien figurant en colonne de droite). Ils vont d’une certaine façon entrer dans l’Histoire car les personnalités qui ont accepté de se confier ignoraient que nous vivions un moment charnière. Les studios de Needradio sont désormais inaccessibles. Pour combien de temps encore ? Mais la vie continue.

Mon rapport à l’écriture s’est également modifié au fil du temps. Je n’ai pas perdu l’habitude d’écrire mais j’ai changé de support de prédilection. J’ai suivi un autre format. Je suis passée au roman. Et j’ai progressivement glissé de la réalité à la fiction.

Il est trop tôt pour en parler même si j’ai trois manuscrits en cours, dont un qui est achevé, mais qui reste à retravailler.

J’ai aussi été longtemps éloignée de Paris et mon rapport au temps a lui aussi évolué. Aujourd’hui les mimosas sont en fleur. L’air est saturé de leur parfum évoquant l’amande amère, celle-là même des salles de classe de mon enfance et me fait rêver à d’autres jours, d’autres projets …

lundi 13 avril 2020

Le blog a 13 ans

Il fallait bien que cela arrive ... Un jour le blog passerait le cap des 13 ans. Signe de chance si l'on en croit Claude Lelouch ....

J'aurais dû écrire ce billet il y a deux mois, comme je le fais chaque année à la mi-février, mais la situation devenait surréaliste, partagée entre les pressions et la crainte d'une contamination. Manque de chance, je suis tombée malade.

2020 sera une année blanche diront bientôt les artistes empêchés de se produire devant le public, et les écrivains suivront en souffrant d'être privés de rencontres dans les librairies et dans les salons avant de songer à employer des moyens dits virtuels, comme Zoom et Skype pour maintenir les liens.

Année noire pour les malades et leurs proches.

Année grise au final ? Qui vivra verra.

2019 aura été en tout cas une année riche d'événements dont je n'ai pas toujours rendu compte suffisamment sur le blog. Notamment le festival d'Avignon où j'ai peut-être vu "trop" de spectacles ...

J'ai adoré l'expérience du Grand bazar des Savoirs au Théâtre Firmin Gémier la Piscine. Partager cinq de mes passions (le théâtre, le Mexique, l'écriture, la cuisine, la radio) avec le public aura réactivé mon envie d'écrire au-delà de l'espace du blog et de le faire également déborder un peu de sa ligne éditoriale. Voilà pourquoi j'ai publié une série de nouvelles, presqu'une dizaine, mais il en reste à venir. Et j'ai d'autres projets d'écriture dont j'espère pouvoir parler en février 2021, ce qui prouvera que les mois prochains n'auront pas été "blancs".

J'avais exprimé il y a trois ans mon souhait de combiner l'écrit avec l'oral, en l'occurrence à la radio. En dix-huit mois j'aurais enregistré 170 chroniques et 71 émissions. C'est beaucoup et l'heure viendra de faire des choix, faute de s'épuiser, et de ne parvenir à faire la radio qu'au détriment du blog.

En ces jours si particuliers, qu'on espère ne pas devoir revivre, nous sommes nombreux à reconsidérer notre vie, et nos priorités. Je ne vais pas échapper à ce bilan.
Parallèlement, et là encore, rien d'extraordinaire à cela, nous sommes nombreux à vouloir agir, et sortir de l'enfermement, d'une manière ou d'une autre. La mienne passera par des interviews de personnalités qui se livreront en toute intimité, mais avec pudeur, à travers des "Entre Voix confinés", enregistrés par téléphone, dans un format plus court que ceux que je faisais en face à face en studio uniquement. Ce sont tous des amis, ce qui explique que, pour une fois, j'emploierai le tutoiement. 

Il y aura
Ils vont dire en quoi le confinement aura été propice pour eux à vivre différemment. On pourra les ré-entendre à partir du 15 mai en suivant ce lien. J'aurais adoré poursuivre ce type d'émission mais la direction de Needradio n'a pas voulu continuer alors que la France se déconfinait, même lentement.

Ces entretiens m'ont amenée à remettre en question ma façon d'interviewer même si je n'ai pas à rougir de ce que je faisais dans les Entre Voix classiques. Et que sans doute il y aura davantage de portraits sur le blog, en version écrite.
Et si 2020 était une année ... orange !

mardi 7 avril 2020

Anniversaire en confinement

Bon anniversaire ... mon fils et tous les autres qui fêteront ce moment particulier en confinement.
Je ne me lasse pas de voir et revoir ce petit film.

mercredi 13 février 2019

L’anniversaire de la douzième année

Il va falloir que je m’habitue et cesse d’être étonnée par le nombre croissant des publications. Je m’engage à ne pas en parler l’an prochain mais convenez qu’avoir dépassé le nombre de 3000 ait un petit air de record.

J’ai été moins active sur la toile ces dernieres semaines. Je les ai passées au Mexique. La distance m’a éloignée des scènes des théâtres parisiens. Le seul lien que j’ai pu maintenir aura été la lecture. Les versions numériques sont d’une grande praticité quand on voyage même si j'avais hâte de retrouver le livre papier.

Ce jour d’anniversaire correspond à un moment de bilan. J’ai réalisé mon vœu de compléter en quelque sorte l’écrit par l'oral en réintégrant Needradio dans un nouveau studio et avec une équipe rejointe par des animateurs très impliqués.

La confiance et la liberté qui m'ont été accordées m’ont donné envie de me dépasser. Je n’imaginais pas la quantité de travail qu’impliqueraient trois émissions et deux chroniques mais je ne regrette rien. Qu’ils soient chanteurs, acteurs, auteurs, mes invités d’Entre Voix (un mercredi sur deux) se sont livrés avec sincérité et ces moments reflètent, je l’espère, leur personnalité. Vous aurez remarqué un respect d’une parité homme/femme qui sera maintenue au cours des prochains mois.

La Grande Question (le premier mardi du mois) aborde des sujets de société ou des comportements comme le veganisme, la procrastination, la reconversion professionnelle. Beaucoup de sujets sont dans les "tuyaux" mais les intervenants sont difficiles à mobiliser. Alors je suis preneuse de vos idées.

Une Journée à ... (le second dimanche du mois) est celle qui demande le plus de préparation et de post-production. Mais elle offre l’avantage de donner la parole à ceux qui ne peuvent pas venir en studio et à s’attarder sur un lieu, une région, un espace peu connu. Après Aubagne, les Landes et le marché de Rungis, je compte vous faire entrer dans les coulisses d’un défilé de haute couture, partager le quotidien d’un lycée hôtelier, arpenter une usine.

Quant aux chroniques (samedi et dimanche) la variété est de mise. On peut dire beaucoup de choses en moins de trois minutes. J’espère que les 44 coups de cœur MC'aime qui sont toujours sur les ondes (tous sont ré-écoutables en podcast à partir de la page Replay du site) vous auront appris quelque chose. Vous n’êtes pas au bout de vos surprises ... et moi également.

Tout cela est positif et une vraie synergie s’installe entre le blog et la radio. Mais rien n’est acquis et je dois par honnêteté exprimer aussi les déceptions. Notre société est atteinte dans toutes ses couches par un phénomène qui prend de l'ampleur, qu'on appelle le no show. Les restaurateurs s'en plaignent les premiers : on réserve une table, on confirme mais on ne vient pas, sans daigner prévenir. Les organisateurs d'événements sont également touchés. Les bloggeurs ne sont pas épargnés.

Beaucoup d’attachés de presse m’ont fait "travailler" sur des projets qui ont avorté. Nombreux sont ceux qui décommandent in extremis, ou qui restent muets, ce qui est pire. Et il n'est pas si courant de recevoir un feed-back des émissions. J’ai donc beaucoup de sympathie pour celles et ceux qui sont différents dont je savoure chaque jour davantage les marques de reconnaissance ...

mardi 13 février 2018

Plus de dix ans ... déjà !

2760 articles publiés ... certes en l'espace de 10 ans mais tout de même ... Je n’aurais jamais pensé, quand j’ai démarré l’aventure du blog, qu’une décennie plus tard je serais encore les doigts suspendus au-dessus du clavier à réfléchir aux mots qui caractériseront le mieux l’entrée dans la onzième année, même si depuis douze mois le rythme s'est ralenti.

On n'imagine pas (et après tout tant mieux) ce que cela demande d'effort et de disponibilité pour considérer chaque spectacle, chaque livre, chaque exposition comme si c'était l'unique objet de mon attention.

Mes articles écrits dans le domaine culinaire sont plus faciles, mais ne demandent pas moins d'attention, surtout quand ils sont illustrés par de nombreuses photos.

Je ne suis pas masochiste. Toutes les rencontres sont sources de grand plaisir. Et j'ai des discussions passionnées avec les lecteurs du blog que je croise de plus en plus régulièrement, ce qui me surprendra encore longtemps.

Chaque année je me fais une (nouvelle) promesse comme on peut les lire sur les billets "anniversaire" précédents. Je voulais en 2017 refaire de la radio et c'est avec joie que j'ai intégré en septembre dernier l'aventure du Talk-show sur Needradio pour y traiter des faits de société comme le harcèlement au travail, l'addiction aux écrans, la progression de la chirurgie esthétique, en alternant avec des sujets plus légers comme la croyance dans l'astrologie ou la symbolique des prénoms.

Pour 2018 j'aimerais avoir l'opportunité de publier (sous quelle forme, je l'ignore encore) les reportages que j'ai faits cet été au Mexique. J'y ai passé cinq semaines dans un pays fabuleux, où les paysages sont paradisiaques, et où surtout les habitants sont d'une gentillesse incroyable. J'y retournerai très probablement puisque ma fille s'y installe.
J'ai ramené un millier de photos et plusieurs interviews. Je voudrais partager la culture, les coutumes,  la cuisine et le mode de vie des mexicains et le blog est un espace insuffisant.

On dit que tout vient à point. Un jour pourtant un jour viendra couleur d'orange ... sans doute comme le chantait le poète.

lundi 13 février 2017

Anniversaire

Entrer dans la dixième année devrait s'inscrire dans la routine, le train-train pour reprendre le titre d'une pièce à l'affiche actuellement ... Pas vraiment, et c'est heureux. D'abord parce que la pluralité des thèmes que je traite permet d'entretenir la flamme du plaisir, de la découverte et du partage.

Les moments de bilan sont précieux parce qu'ils obligent à regarder dans le rétroviseur avant de peut-être mettre le clignotant pour bifurquer. Je me plie à l'exercice chaque année le 13 février (lire ici les précédents).

Depuis quelques mois la pression des chiffres devient franchement pénible. Un tout "jeune" bloggeur se targuant de 20 000 lecteurs mensuels aura la cote auprès des attachés de presse. Pourtant rien ne dit que ses lecteurs lisent jusqu'au bout ses articles, ni qu'ils suivent ses avis. Combien de "j'aime" sur Facebook sont lancés machinalement, du bout du doigt, d'un geste aussi vite fait que vite oublié ?

Je refuse de donner des chiffres de consultation. Je reste campée dans la posture de Cyrano (qu'il faut comprendre au second degré) lequel refusait de se battre dans l’espoir du succès. Parce que c’est bien plus beau lorsque c’est inutile !

Si je visais la rentabilité je céderai aux sirènes de la publicité, et tant pis si les articles se truffent d'écrans clignotants. Je ne consacrerais pas 6 ou 8 heures à vérifier mes sources pour écrire un portrait le plus complet possible d'un artisan. Je ne passerais pas des heures à reprendre une à une les photos que j'ai faites en cuisine auprès d'un chef avec le souci de ne surtout pas dénaturer son travail. Je ne tergiverserais pas au mot près en écrivant les critiques de théâtre ou de livres.
Je ne passerais pas de temps à chroniquer des premiers romans (qui n'auront peut-être pas de "grand" succès) et je me focaliserais sur les grandes pointures. J'avancerais à grands coups de serpe et je garderais quelques heures quotidiennement pour pianoter des messages, copier des hashtags, faire des liens et réseauter à qui mieux mieux.

Servir de banderole pour des écrans publicitaires non merci. Je choisis mes sujets et je ne traite pas telle ou telle marque avec l'optique d'engranger des lecteurs ou de lui en fournir. Ma notoriété ne me préoccupe pas davantage. Je sais que la vie est fugace et que dans quelques temps je ne serai plus là pour écrire. Les articles que j'ai publiés demeureront et seront consultés encore régulièrement. La trace sera sans doute modeste mais elle sera. Longtemps longtemps après que les poètes ont disparu leurs chansons courent encore dans les rues.
Les posts fondent comme neige au soleil sur facebook alors que certains billets reviennent sur les blogs en tête des consultations plusieurs années après leur publication. Je n'aurais peut être pas parié sur Anne-Lise coursier de quartier à Evreux dont pourtant l'article a tant caracolé en tête des statistiques ces dernières semaines.

Dans le domaine littéraire j'ai eu la surprise de voir revenir parmi les articles les plus lus une critique d'un premier roman de Nina Leger, publiée deux ans plus tôt et qui m'a alertée sur la sortie d'un second roman. Je suis impatiente de lire celui-là dont le titre, Mise en miettes, est déjà une promesse. C'est une de mes plus grandes joies que d'avoir accompagné un auteur avant sa célébrité. Ou des artistes dans un succès théâtral comme celui du Horla, qui va s'installer au Théâtre Michel.

Le succès est imprévisible mais je ne regrette aucune publication et c'est l'essentiel. De plus en plus, une nouvelle rencontre fait écho à un article déjà publié, dans un mouvement circulaire de nature encyclopédique, dans son sens étymologique ... assez logique en fin de compte avec 2500 billets publiés...
A quoi sert un blog ? La question mérite toujours d'être posée. Il n'y a pour moi qu'une seule réponse qui vaille, et comme le chantait le poète : je veux être utile à vivre et à rêver ... à ceux qui m'aimeront ... à vivre et à bloguer.

samedi 13 février 2016

Encore un anniversaire

Voici venu l'heure du bilan et je sèche cette année. J'ai le sentiment d'avoir tout dit l'an dernier et chaque 13 février des années précédentes. Serais-je entrée dans une période de lassitude ?

J'ai toujours beaucoup de plaisir à aller voir des spectacles dont personne n'a encore parlé, à découvrir des artistes prometteurs, que ce soit au théâtre ou en musique, et c'est encore avec émotion que je reçois les manuscrits d'auteurs qui me confient leur premier roman comme si c'était un enfant.

J'adore ces moments où je suis au cœur de ce qui n'est pas encore l'actu comme on dit.

J'ai aussi eu la chance d'approcher des grands noms de la gastronomie, comme cette année Alain Passard  au cours d'un déjeuner à l'Arpège qui fut mémorable.

Si je connais des attaché(es) de presse formidables je suis parfois en contact avec d'autres, peu délicat(es). Il y a un curieux revers à cette lourde médaille de la notoriété : je me fais tancer parce qu'il est urgent que je poste comme si le succès de telle ou telle pièce reposait sur moi. Combien de fois me dit-on : on compte sur vous !

Parfois, ce sont des critiques insultantes me demandant pourquoi je ne parle pas de ci ou de çà, comme si j'étais Dieu la mère, omnipotente et capable de produire des articles H24. Elles me laissent un goût amer. La plupart sont scandaleusement anonymes, et je ne peux donc pas répondre.

Pour dire quoi d'ailleurs ? Je ne peux pas endosser la responsabilité d'être une sorte de Zorro ou de Robin des bois du PAF au motif que les journalistes n'ont pas le temps (ou l'envie ou la place dans les colonnes de leur magazine) de sortir des sentiers battus.

Parallèlement, je remarque que des blogueurs commencent à trahir les signes tant reprochés à la presse. Je peux les comprendre : à force ils n'en peuvent plus et la tentation est forte de lire un livre en diagonale ou de copier vite fait un communiqué de presse qui semble si bien écrit. Sauf que cela se voit et que cela fait honte à tout le monde.

J'avais été choquée de la désinvolture de quelques-uns vantant des produits de grande consommation ou se réjouissant d'événements mineurs durant la nuit des attentats du 13 novembre ... je n'avais alors pas compris qu'ils avaient pré-posté leurs messages plusieurs jours à l'avance. Heureusement pour eux le ridicule, lui, ne tue pas.

Ce billet est le 2149 ème .... Je me dis aussi qu'entrer dans la neuvième année peut être lourd et mériter une pause. Peut-être pour écrire autrement ... A ceux qui me taquinent pour que je me lance dans l'aventure romanesque je peux bien le dire : je me suis inscrite au Mazarine Book Day organisé par les éditions Mazarine : un pitch, deux jurys, cinq minutes pour convaincre… et une chance d’être publiée !
Mais je crois que je suis surtout en recherche d'une ligne d'horizon et que j'ai plus que jamais envie de vrai dialogue.

Comme ce que je vis dans les discussions que j'ai avec les autres membres du comité du Salon du Livre Jeunesse de Montreuil, chargé de sélectionner les livres remarquables et que je viens de rejoindre, (catégories albums et romans ado 7-12 ans).

Fort heureusement je ne me sens pas du tout isolée. J'ai lu récemment des propos assez similaires sous la plume d'une blogueuse que je connais de longue date, Sophie Adriansen à propos des services de presse. Et je partage son humeur : Tenir un blog est un loisir, personne ne me l’a demandé, personne ne m’oblige à continuer, je m’y astreins par goût du partage, par enthousiasme pour les échanges que cela procure. Cela ne me rapporte pas d’argent, cela me coûte du temps – parce que je le veux bien. Mon plaisir est d’y parler de ce que je veux, comme je le veux, quand je le veux.

J'ajouterai que "mes" lecteurs ne m'appartiennent pas et que j'écris avec la même intensité pour un comme pour mille. La gentillesse avec laquelle on me remercie en message privé d'avoir passé une bonne soirée dans un théâtre ou un restaurant dont j'ai parlé, d'avoir ressenti une forte émotion à la lecture de tel ou tel roman continuera longtemps à être mon seul carburant. Voilà pourquoi la publicité n'est pas prête de polluer les pages du blog.

A l'année prochaine, si le coeur nous en dit !

vendredi 13 février 2015

L'anniversaire du blog


Le rituel est instauré. Je ne peux déroger. Ce n'est pas un bouquet de bruyères que je dépose sur ma table de travail mais quelques lignes de bilan que je poste sur le blog.

J'avais fait fort en souhaitant de Bons anniversaires à tous (2009). C'était la première année et je n'en revenais pas de l'intérêt suscité.

Cela n'a pas été très difficile de poursuivre  l'année suivante : Deux ans et plus dedans (2010).

Trois ans sont arrivés naturellement pour A bride abattue en 2011.

Un silence de quelques semaines s'est instauré suite à un évènement sur lequel je m'explique pour le suivant : Anniversaire (2012).

Les choses ont semblé se réinstaller. A bride abattue souffle 5 bougies en 2013 et ce fut l'anniversaire des 6 ans en (2014)
Sept ans maintenant ... avec l'impression que de mon côté je me suis expliquée sur toutes les motivations que j'ai à débusquer des sujets qui me semblent mériter qu'on s'y attarde un peu. L'envie de partager et de témoigner qu'il y a de la vie, de l'énergie et des gens formidables, que ce soit dans le domaine culinaire comme dans le secteur culturel, parfois même dans les deux univers à la fois.

Je ne vais pas radoter en exprimant une nouvelle fois mes attentes. Il me semble qu'il me reste une marge de progrès à entreprendre avant de m'échouer sur le rivage, car forcément, le blog ne sera pas éternel. Les articles peut-être ...

Je vous emmène quelques instants en coulisses. Il en faut du courage pour oser monter sur scène chaque soir, surtout quand on manque d'assurance. On le sait peu mais les comédiens doivent surmonter leurs angoisses pour exercer leur métier. Les applaudissements sont leur principal carburant. Les messages de félicitations aussi. Ils les punaisent autour de leur miroir pour s'en imprégner en se maquillant.

Voici quelques-uns de ceux que j'ai reçus ces derniers temps.

Merci beaucoup Marie Claire. Tes photos sont Top;
Tellement appétissantes . Tu nous fait saliver.
Encore un très bel article
Merci Merci, Merci

Merci mille fois pour ce très bel article que j’envoie à toute l’équipe
Belle fin de matinée frisquette

Bonjour Marie-Claire !
Magnifique article dont je ne permettrais pas de corriger une ligne car elles n’appartiennent qu’à vous !  Merci du fond du coeur de tous ces beaux compliments.
A très bientôt,

Chère Marie-Claire,
Je ne sais comment tournicoter ces cinq lettres - MERCI - pour leur donner la couleur et l'intensité qu'elles méritent ici.
Non seulement je suis heureuse que ce livre vous ait plu, mais j'admire l'acuité et le rythme de votre critique.
Merci aussi d'avoir vu et noté que le suspens résulte d'acrobaties épuisantes sur le plan de l'écriture… je sais que cela passe et passera inaperçu aux yeux de la plupart des lecteurs et qu'il y aura toujours quelqu'un pour dévoiler ce que je me suis ingéniée à dissimuler…
Vous l'avez compris, votre compte-rendu me plait. Au point que je vais l'envoyer à quelques "interviouveurs" et utiliser certains passages pour les flyers d'invitation aux dédicaces. Vous serez citée -cela va de soi, et je vous en ferai part à chaque fois.
Avec amitié.

Bonsoir Marie-Claire,
Merci 1000 fois j'adore votre article; la recherche que vous avez realisèe sur les produits,
le style de votre écriture, vos photos,vous avez écrit avec votre coeur les émotions que nous avons
 pu vous faire partager.
N'hésitez pas a venir me faire un petit coucou rapidement!

Bonjour Marie-claire.  Je suis émerveillée de vous lire sur votre blog , comme vous découvrez la bretagne et en parlez d'une façon si poétique avec des photos comme des cartes postales. vous étes vraiment formidable et trés douée. Je vais tous les jours sur votre site et je passe un agréable moment à vous lire . Maintenant j'attends tous les jours votre petite nouveauté.  Bravo pour votrefacilité de parole.

jeudi 13 février 2014

L'anniversaire des 6 ans

C'est rituel : j'écris toujours un billet pour l'anniversaire du blog. Voici franchi le seuil de la septième année ! Existe-t-il un âge de raison pour les blogs comme pour les enfants ? Les années pèsent-elles au contraire sur eux comme sur l'échine d'un chat, auquel cas le blog aurait quasiment mon âge ...

J'ai le sentiment d'avoir tout dit les années précédentes (voir à la fin) et j'ai peur de rabâcher les mêmes litanies. Mais je ne vais pas y déroger. Ce moment est une occasion de faire le point. Je sais en tout cas que l'alternance entre le culturel et le culinaire est un heureux compagnonnage. Seule, la nourriture intellectuelle deviendrait vite indigeste. Et si je m'étais cantonnée à ne publier que des recettes je n'aurais pas découvert, et partagé, des lieux aussi étonnants que l'Espace Culturel Vuitton, ou le Silo de Marines où je vous emmènerai prochainement visiter le nouvel accrochage.

Si je m'étais enfermée dans la chronique théâtrale, un univers qui me fut professionnellement familier ... ou dans les salles obscures pour visionner des films en avant-première ... je ne me serais pas mise en danger mais je suis heureuse d'avoir osé me risquer dans l'espace de l'art contemporain (merci Sylvia et Sophie qui se reconnaitront).

Je n'ai sans doute pas fini de repousser mes limites. Je le fais par plaisir. J'aime l'inconnu, la découverte, tout ce qui fait grandir. Car ...
Il n'est pas question d'aimer mais d'abord de comprendre.

Je le fais pour vous qui me dites si souvent votre satisfaction de partager mes coups de coeur, même si vous m'écrivez plus volontiers par mail qu'en laissant un commentaire. Avec une mention particulière aux auteurs qui me livrent leurs réactions à la lecture de mes chroniques, souvent dans les minutes qui suivent leur publication. Savent-ils combien cela me touche ? Et si la page facebook du blog a peu de visibilité, et bien tant pis puisque les articles sont très lus. C'est ce qui prime n'est-ce-pas ?

Je le fais aussi pour tous ceux dont les journalistes ne parlent pas, ou pas encore, quitte à être "un peu" trop en avance pour prédire un succès, comme je l'ai fait pour le formidablement talentueux Stromae il y a plus de deux ans.

L'an dernier je me suis lancée sur Twitter à l'adresse @abrideabattue où la contrainte des 140 caractères m'amuse et me stimule.

A chaque anniversaire je vous redisais mon envie de collaborer à une émission de radio, l'inscrivant sur ma liste de souhaits comme si j'allais être lue par le père Noël. Je peux désormais cocher la ligne. J'ai lancé il y a quelques semaines mes premiers balbutiements sur Radio Fréquence Paris Plurielle (merci Yves). La voix est le complément idéal de l'écrit où les images abondent.

Je vais devoir/pouvoir changer de rêve, intégrer un jury (de cinéma ?) car dans le littéraire c'est déjà fait avec le Grand Prix des lectrices de ELLE, et dans le culinaire c'est pour bientôt (aussi), merci Ysabel.

Merci à tous et toutes les attaché(e)s de presse qui me relancent. Il y a des sujets que je choisis. D'autres qui viennent à moi, et je dois des découvertes à beaucoup d'entre vous.

Merci à vous tous qui me permettez de ne pas voir le bout du chemin.

A bride abattue souffle 5 bougies en 2013
Anniversaire  (2012)
Trois ans pour A bride abattue en 2011
Deux ans et plus dedans (2010)
Bons anniversaires à tous (2009)

mercredi 13 février 2013

A bride abattue souffle 5 bougies en février 2013

C'est un rituel. J'écris un billet pour l'anniversaire du blog chaque année arbitrairement le 13 février, qui est à quelque jours près la date de sa création. J'aurais pu choisir le 14 car au fond l'écriture est devenue au fil du temps une vraie compagne. J'aime le chiffre 13, non pas par superstition mais parce que c'est la date de ma naissance et qu'il faut bien assumer le temps qui passe, même si cela m'est parfois aussi difficile qu'à la Grande Sophie.

C'est toujours l'occasion de faire le point. Pour le tout premier anniversaire, en 2099 le billet fut long, et détaillé sur le "pourquoi du comment" mais je n'en changerais pas un mot s'il était à refaire dans ce même contexte.

Les deux ans en 2010 puis l'anniversaire de 2011 ont été écrits selon l'humeur du jour. Celui de 2012 fut un des billets les plus difficiles à rédiger.

Les aléas de la vie, selon la formule consacrée, m'ont éloignée du blog quelque temps. Je suis revenue à l'écriture avec des projets nouveaux et additionnels. J'ai ainsi créé un blog pour un théâtre où je jouais un rôle de composition. Se dédoubler fut une expérience prenante mais passionnante.

J'ai déserté par contre la Lorraine où je publiais des portraits de personnes célèbre sou méritant de l'être mais je vais reprendre les voyages vers cette région qui est si accueillante. Je serai à l'écoute de vos suggestions si vous avez dans vos carnet d'adresses des lorrains et lorraines qui vivent en région parisienne et qui souhaiteraient évoquer leur terre d'origine.

J'ai quelque projets rédactionnels qui aboutiront ... ou pas ... il faut beaucoup semer pour récolter parfois. Mais ce que je serais vraiment très heureuse de vous annoncer ce serait une collaboration à une émission de radio. Le blog apporte le texte et l'image. Il manque le son et je suis sure que les coups de coeur d'une personne qui n'est pas journaliste de profession peut intéresser des auditeurs. A bon entendeur ...

Enfin, si vous voulez participer au concours mensuel pour remporter un cadeau culturel ou culinaire (car l'alternance demeure la règle) inscrivez vous en tant que membre de quelques clics en haut à droite de cette page, en ajoutant une jolie photo de vous ou d'un objet qui vous plait.

Vous pouvez aussi me suivre, selon la formule consacrée, sur Facebook ou sur Twitter où je ne fais pas que dupliquer l'information, loin de là. La brièveté des messages, 140 caractères maximum est un exercice fort savoureux pour la bavarde que je suis.

Merci pour vos commentaires, qu'ils soient publics sous les articles, ou sous la forme de courriels privés. Je vous lis toujours avec énormément d'attention et souvent de plaisir. Je ne vous dis pas à l'année prochaine mais à demain bien sûr.

lundi 13 février 2012

Anniversaire

(mis à jour le 9 mai 2012)
Je m'étais fait une joie d'écrire ce billet pour le quatrième anniversaire du blog, qui est aussi le mien (d'anniversaire) rêvant qu'il coïnciderait peut-être avec le millième article. Faut-il multiplier le nombre des années par 7 pour mieux rendre compte de leur poids comme on le fait pour l'âge d'un chien ou d'un chat ? En tout cas, entrer dans la cinquième année, je vous assure que cela ne s'est pas fait d'un claquement de clavier.

Je voulais un billet sensible, qui marque, qui soit un bilan et qui vous fasse plaisir, qui maintienne votre désir de lecture et qui vous récompense de vos visites. Et puis la vie, façon de parler, en a décidé autrement. Un lecteur particulier a disparu, et même si je savais que des milliers d'autres restaient, mon énergie s'est effondrée. Comme si continuer d'écrire était une trahison envers lui qui fut le premier à découvrir les articles, décrocher le téléphone pour les commenter, et surtout encourager, encourager, encourager, jusqu'à ce que le blog ait atteint une vitesse de croisière lui permettant de voguer sans ce carburant quotidien.

La croisière a cessé brutalement de m'amuser.

J'avais encore tout frais à la mémoire les derniers de Vigan, Foenkinos, Blondel, Fontanel, Brisac et compagnie ... Que la compagnie me pardonne, elle comprendra. Il a fallu encore que je me précipite sur le Pas d'inquiétude de Brigitte Giraud et maintenant sur le J'ai réussi à rester en vie de Joyce Carol Oates dont le récit est plus puissant et plus doux à la fois qu'une plaquette de Bromazepan.

Il a fallu aussi que j'alourdisse mon poignet de la montre qu'il m'avait réclamé, l'ayant oublié dans sa précipitation à rejoindre l’hôpital, dans ce service qui lui avait sauvé la vie à trois reprises, et qui sans ménagement estima ce coup là que son cœur était en bout de course et qu'il n'y aurait pas de prolongation à espérer. Trente ans après la première charte d'humanisation de cet hôpital je découvre, effarée, qu'un médecin peut sans sourciller commenter le dossier d'un "patient" -jamais le mot ne fut si juste- en affirmant devant lui qu'après être sorti du coma, le cœur étant désormais stable dans sa médiocrité, le retour à domicile est prévu sous peu, avec une simple prescription de Doliprane et d'un léger anxiolytique ... après avoir déprescrit (j'ignorais le terme jusque là) l'anti-hypertenseur et tous les autres médicaments nécessaires à sa survie depuis dix ans.

Le patient a tenu au-delà de ce qui était pensable mais pas davantage. A nous d'effectuer maintenant le travail de deuil, comme on dit, ne sachant peut-être pas l'origine étymologique du mot qui signifie torture. Rien d'étonnant à ce que le poids de sa montre, qui continue d'avancer de seconde en seconde me soit d'une aide réelle pour accepter tout en maintenant le lien.

Chacun son truc, son rite, pour conjurer, enjamber, passer le cap, rester à flots ... ce vocabulaire marin combiné à la révolte que je ressens me suggère d'illustrer ce texte par la couverture du livre de Maurice Sendak, Max et les maximonstres, avec lequel certains proches verront aussi une allusion personnelle.

Plus surprenant est ce sentiment de culpabilité qui m'a paralysée. Je savais que les rescapés d'un attentat, d'une guerre, d'un grand sinistre, avaient du mal à accepter d'être resté en vie. J'ignorais qu'à une autre échelle, ce malaise pouvait me toucher dans cette circonstance de mort naturelle qui ne l'est pas tant que çà.

Les messages de condoléances ont été suivis de vœux d'anniversaire, venant la plupart de personnes différentes. Se sont ajoutés des coups de fils inquiets suite au silence du blog. Est arrivé par la Poste, alors que je ne m'y attendais pas, la Petite Fêlée aux allumettes, de Nadine Monfils, qui vient de sortir chez Belfond. Moi qui ne suis pas friande de roman policier je me suis surprise à adorer celui-là, à le savourer, à tourner les pages avec délices, à rire du culot de cette écriture qu'on attribuerait à une San Antonio féminine, et à me dire que je discuterais avec plaisir avec cette auteure que j'avais trop vite croisée l'an dernier au Salon du livre.

L'envie de partager cette découverte avec vous m'amène à revenir ici.

J'avais pensé que continuer d'écrire était trahir. J'ai compris qu'arrêter durablement le serait davantage.

Citations :
Rien ne s'oppose à la nuit, Delphine de Vigan, roman aux éditions Jean-Claude Lattès, en librairie depuis le 17 août. Et rester vivant de Jean-Philippe Blondel, roman publié chez Buchet-Chastel, en librairie le 1er septembre 2011. Les souvenirs, David Foenkinos, Éditions Gallimard, 272 pages, août 2011, Une année avec mon père, Geneviève Brisac, Editions de l'Olivier, mars 2010, Grandir, Sophie Fontanel, Robert Laffont, 2010, La Petite Fêlée aux allumettes, de Nadine Monfils, Belfond, 2012, Pas d'inquiétude, de Brigitte Giraud, Stock, 2011, J'ai réussi à rester en vie, de Joyce Carol Oates, chez Philippe Rey, 2011, Max et les maximonstres, Maurice Sendak, École des loisirs, première édition 1967
Premier anniversaire du blog février 2009
Deuxième février 2010
Troisième février 2011

Information du 9 mai 2012 :

Maurice Sendak, l’auteur de ce mythique album Max et les maximonstres (Where the Wild Things Are), dont j'ai utilisé la couverture pour illustrer ce billet, et récemment adapté au cinéma, est mort hier, à 83 ans, à l’hôpital de Danbury, dans le Connecticut.

Selon le New York Times, il aura « libéré les livres illustrés du monde aseptisé et rassurant de la garderie d’enfants pour les plonger dans les recoins sombres, effrayants et magnifiques de la psyché humaine ».

« Chaque parent doit être un peu en deuil aujourd’hui et, pour chaque enfant ayant grandi avec ce livre, Max et les Maximonstres, c’est un triste jour », a déclaré le porte-parole de la Maison Blanche. Cet album était en effet un livre fétiche pour nombre d'américains, et les présidents en faisaient régulièrement des lectures applaudies.

Ces dernières années, Maurice Sendak  avait travaillé comme créateur de costumes et de décors pour l’opéra et le ballet au Royaume-Uni et aux États-Unis. Il disait détester vieillir et voir ses amis partir. Concernant sa propre mort, il disait : « Je suis prêt».

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