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mardi 28 avril 2020

Entre Voix Confiné avec Zélia

Après un homme de théâtre (William Mesguich) voici une femme inclassable, artiste bien sûr, mais aussi styliste, chef d'entreprise, et surtout d'une vitalité et d'une pétillante à toute épreuve, y compris celle du coronavirus. Elle s'appelle Zelia mais elle est aussi connue par le nom de sa marque Zézette by Montmartre.

Allez faire un tour sur son site si vous ne la connaissez pas. Vous en serez pas déçus.

Elle est la deuxième à se confier au micro virtuel des Entre Voix confinés sur Needradio.

Elle est l'exception qui confirme la règle car elle sera la seule de la série à avoir déjà été invitée dans les studios de la radio pour un Entre Voix classique, d'une heure (le 12 juin 2019), et que je vous invite à écouter ici. Car, bien entendu, je ne lui ai pas reposé les mêmes questions.

Zélia est couturière. Elle est née en Picardie, dans la Somme au milieu des champs de patates, ce qui a, dit-elle forgé sa bonne humeur. Une fois son Bac en poche, à tout juste 18 ans, elle est partie sans se retourner pour débarquer à Paris, dans un quartier de légendes, Pigalle, où 5 ans plus tard, en 1988, elle ouvre, au 47 ter Rue d'Orsel, 75018, sa boutique-atelier qui s’appelle Sur la terre comme au ciel.

Autodidacte, elle dit avoir appris toute seule, sans jamais ouvrir un livre de couture ou d’histoire. Elle aime l’improvisation comme son regretté ami Didier Lockwood. Elle se dépasse sans compter et créé sans relâche, sans dessin, sans modèle, souvent la nuit, toujours en chantant, des pièces atypiques et uniques … tenues de bal, robes de scène ou de mariée et leurs accessoires … qui sont des vêtements de rêve pour des personnes incroyables et merveilleuses.

Forcément, elle séduit les artistes, de la chanteuse lyrique Patricia Petitbon, aux icônes de la danse classique comme Marie Claude Pietragalla ou Patrick Dupond… Elle fait aussi des tabliers de folie qui sont portés par des centaines de personnalités, un peu partout, et même à l’Elysée.

Dans la première émission elle était revenue sur son parcours, son enfance marquée par des heures de méditation assise sur des carrés de tissus à carreaux à attendre sa mère dans les champs, son adolescence un peu rebelle, ses amitiés avec les artistes, les nuits "pigalliennes", sa philosophie de vie et ses projets.

La crise du coronavirus a été pour elle un choc très violent, en emportant plusieurs de ses amis. Mais, une fois passé le choc et après quelques jours de repos forcé et mérité, Zelia a fait le vide, au sens propre comme au sens figuré.

Elle décida de céder quasi à moitié prix toutes ses robes de princesse et de refaire à neuf son atelier-boutique. Ecoutez-la. Son expérience et sa manière de rebondir vont vous épater et vous redonner le sourire. Vive Zélia sur la terre comme au ciel ! Et allez la voir dès la fin du mois de mai. Elle aura réouvert.

Comme musique elle avait choisi : Peggy Lee, Let’s love. Pour écouter le podcast suivre le lien.

Photo prise à Villepinte pendant le dernier salon Maison&Objet

samedi 16 novembre 2019

Le Festival du Bien Manger de Rungis au Grand Palais

Beaucoup de manifestations auront émaillé l’année 2019 pour célébrer dignement le cinquantième anniversaire de Rungis.

Ça valait le coup de braver la fermeture des stations de métro et de RER pour rejoindre la verrière du Grand Palais où le Marché de Rungis était à l'honneur sous le titre Le Festival du Bien Manger de Rungis au Grand Palais sous le haut-patronage du Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, qui veut célébrer le savoir-faire culinaire et l’art de vivre à la française, et avec Thierry Marx, comme parrain.

Vous êtes chanceux puisque le Chef Étoilé animera une master class intitulée "La cuisine, maîtrise du geste et du temps" demain 17 novembre à 11h30 et en accès libre.

Tout s'organise autour de rencontres authentiques pour favoriser les expériences gustatives et humaines. Le marché gourmand rassemble 120 exposants, interprofessions et acteurs du monde de la gastronomie, sur 15000 m2, pour découvrir une sélection de plus de 300 produits frais en provenance directe du Marché de Rungis, comment pourrait-il en être autrement ... et pour une fois disponibles à la vente aux particuliers sans qu'ils aient besoin d'avoir une carte spéciale.

Cerise sur le gâteau, les curieux, épicuriens ou simples amateurs du bien-vivre pourront découvrir tous les secrets de nombreux chefs et MOF (Meilleurs Ouvriers de France), qui partagent leur passion en toute simplicité, via des démonstrations et Masterclass.

J'ai suivi une démonstration (hier plaisir de retrouver François Gagnaire, le chef d'Anicia sur lequel j'ai publié un article sur le blog le 4 janvier 2018). Il avait bien entendu préparé une recette avec des lentilles.

J'ai aussi rencontré Babette de Rozières que je retrouverai avec plaisir sur le Sagasdom, le Salon de la Gastronomie des Outre-Mer et de la Francophonie qu'elle organise porte de Versailles du 31 janvier au 2 février 2020.

Des produits régionaux ou plus exotiques, font aussi partie de l’invitation au voyage des sens pour faire découvrir les cinq secteurs d’activité du plus grand marché de produits frais au monde : marée, produits carnés, fruits et légumes, produits laitiers et traiteurs, horticulture et décoration.
Même s'il y avait de superbes viandes ce sont surtout les fruits et légumes qui m'ont attirée. Vous pouvez encore venir aujourd'hui et faire votre marché à des prix plus que raisonnables et à une qualité exceptionnelle, par exemple auprès de Butet Rungis ou du Groupe Omer-Decugis.
Souvent les gadgets sont stupides. Cette fois j'ai apprécié de ramener une "chaussette "pour transporter une pomme dans mon sac, de préférence une Pink Lady.
J'ai découvert (en toute modération) la gamme des cidres Mauret, et vous pourrez comme moi goûter une des meilleures gambas du monde au stand de Reynaud. Je me suis souvenue d'une nuit passée au Pavillon de la Marée.

mardi 10 septembre 2019

Maison et objet, confirmations et découvertes

J'ai passé une journée fort intéressante sur le Salon Maison et Objet. Je n'en doutais pas mais j'ai eu confirmation de la vitalité de la créativité des designers.

J'étais venue prioritairement pour soutenir Zelia qui fut mon invitée sur Needradio et qui était pour la première fois présente ici.

Sa marque Zézette by Montmartre évolue sans cesse. Elle vient d'ajouter des patères à la liste de ses références et ... même quelques pièces de lingerie.

Mais c'est en tablier que défileront des personnalités à l'occasion des vendanges de Montmartre comme les années précédentes. Bien entendu j'en serai avec grand plaisir, en toile matelas, léopard, camouflage ou madeleine hirondelles ...
Récemment les grands chefs Christian Etchebest et Gilles Marchal lui ont donné carte blanche pour leurs lignes de tabliers. J'ai revu aussi avec intérêt des marques que j'apprécie comme Cristel, de Buyer, Berard ou Maison Cisson que j'avais découvert dans la librairie Appétit. L'imagination de la créatrice, Catherine Kerboull est sans limite en matière de fromages et de saucissons ... tricotés, en France ... à Clamart.
Ils sont vegan en quelque sorte. On ne fera que les admirer. pas question de les trancher avec un des couteaux de Jean Dubost de plus en plus tourné vers le développement durable.
La gamme tradition est très complète avec de gauche à droite, le "bec d'oiseau" pour retirer les yeux des pommes de terre, effectuer de petites découpes, et ciseler. Puis l'éplucheur, le couteau d'office, le couteau à légumes. En cinquième position, très utile, le couteau pour trancher finement les tomates ou couper en deux le pain ficelle du petit-déjeuner. Viennent ensuite le beurrier, le couteau de table et le couteau à steack.
La gamme Sacasalades s'élargit. Rien n'est plus pratique et plus malin (et beau aussi) pour conserver plus longtemps les aliments et dans de meilleures conditions que ce soit sur la table comme le pain ou la viennoiserie que dans le réfrigérateur. C'est le leader français et européen en matière de sacs alimentaires de conservation à double enveloppe et coton enduit.
(Cliquer sur Plus d'infos pour voir davantage de photos)

lundi 13 avril 2020

Le blog a 13 ans

Il fallait bien que cela arrive ... Un jour le blog passerait le cap des 13 ans. Signe de chance si l'on en croit Claude Lelouch ....

J'aurais dû écrire ce billet il y a deux mois, comme je le fais chaque année à la mi-février, mais la situation devenait surréaliste, partagée entre les pressions et la crainte d'une contamination. Manque de chance, je suis tombée malade.

2020 sera une année blanche diront bientôt les artistes empêchés de se produire devant le public, et les écrivains suivront en souffrant d'être privés de rencontres dans les librairies et dans les salons avant de songer à employer des moyens dits virtuels, comme Zoom et Skype pour maintenir les liens.

Année noire pour les malades et leurs proches.

Année grise au final ? Qui vivra verra.

2019 aura été en tout cas une année riche d'événements dont je n'ai pas toujours rendu compte suffisamment sur le blog. Notamment le festival d'Avignon où j'ai peut-être vu "trop" de spectacles ...

J'ai adoré l'expérience du Grand bazar des Savoirs au Théâtre Firmin Gémier la Piscine. Partager cinq de mes passions (le théâtre, le Mexique, l'écriture, la cuisine, la radio) avec le public aura réactivé mon envie d'écrire au-delà de l'espace du blog et de le faire également déborder un peu de sa ligne éditoriale. Voilà pourquoi j'ai publié une série de nouvelles, presqu'une dizaine, mais il en reste à venir. Et j'ai d'autres projets d'écriture dont j'espère pouvoir parler en février 2021, ce qui prouvera que les mois prochains n'auront pas été "blancs".

J'avais exprimé il y a trois ans mon souhait de combiner l'écrit avec l'oral, en l'occurrence à la radio. En dix-huit mois j'aurais enregistré 170 chroniques et 71 émissions. C'est beaucoup et l'heure viendra de faire des choix, faute de s'épuiser, et de ne parvenir à faire la radio qu'au détriment du blog.

En ces jours si particuliers, qu'on espère ne pas devoir revivre, nous sommes nombreux à reconsidérer notre vie, et nos priorités. Je ne vais pas échapper à ce bilan.
Parallèlement, et là encore, rien d'extraordinaire à cela, nous sommes nombreux à vouloir agir, et sortir de l'enfermement, d'une manière ou d'une autre. La mienne passera par des interviews de personnalités qui se livreront en toute intimité, mais avec pudeur, à travers des "Entre Voix confinés", enregistrés par téléphone, dans un format plus court que ceux que je faisais en face à face en studio uniquement. Ce sont tous des amis, ce qui explique que, pour une fois, j'emploierai le tutoiement. 

Il y aura
Ils vont dire en quoi le confinement aura été propice pour eux à vivre différemment. On pourra les ré-entendre à partir du 15 mai en suivant ce lien. J'aurais adoré poursuivre ce type d'émission mais la direction de Needradio n'a pas voulu continuer alors que la France se déconfinait, même lentement.

Ces entretiens m'ont amenée à remettre en question ma façon d'interviewer même si je n'ai pas à rougir de ce que je faisais dans les Entre Voix classiques. Et que sans doute il y aura davantage de portraits sur le blog, en version écrite.
Et si 2020 était une année ... orange !

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