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La publication des articles est conçue selon une alternance entre le culinaire et la culture où prennent place des critiques de spectacles, de films, de concerts, de livres et d’expositions … pour y défendre les valeurs liées au patrimoine et la création, sous toutes ses formes. A condition de cliquer doucement sur la première photo, vous pouvez faire défiler toutes les images en grand format et haute résolution, ce que je vous conseille de faire avant d'entreprendre la lecture des articles abondamment illustrés.

vendredi 20 mars 2009

Salon de Printemps

Pas de photos. Pas de noms. Pas de soucis.

Cela fait plusieurs fois que je milite pour que les noms des artistes figurent sous les œuvres qu'ils exposent dans les Salons que chaque ville organise. Ce qui me paraît légitime obéit à une considération économique extrêmement mineure qui pourrait se régler autrement.

Cette opinion commence à être entendue et je suis heureuse si j'ai pu, modestement, initier le changement.

Quand je vais à une exposition j'ai à cœur de partager un certain élan. Mais il ne peut être question de "voir" à la place des autres et rien ne vaut d'aller sur place se faire sa propre opinion. Parfois mon enthousiasme est tel qu'on l'interprète comme un jugement de valeur.

Je ne peux pas parler de tous les artistes exposés, ni prendre en photos toutes les œuvres. Ou alors qu'on me confie la charge du catalogue !

Une première fois j'ai reçu des reproches violents d'un peintre fort mécontent de ne pas avoir été cité. Il me joignait sa biographie pour être certain que je le prenne davantage au sérieux une prochaine fois. C'est tout juste s'il n'exigeait pas que je récrive mon billet.

Une seconde fois, alors que je m'excusais d'avance de ne pouvoir parler de tout le monde, voilà que j'essuie une nouvelle colère. D'une femme maintenant. Ce n'est donc pas une affaire de sexe.

Je me demande si les artistes plasticiens sont particulièrement égocentrés ou s'ils ont simplement les nerfs à vif mais cette fois je ne vais pas risquer de recevoir de nouveaux messages agressifs. Je ne publierai donc aucune photo du Salon de Printemps où je suis allée ce soir (j'ai bien remarqué au passage la pancarte "photos interdites"). Je ne communiquerai aucun nom. Personne ne sera jaloux et j'imagine que tout le monde sera content. Fut un temps Salomon rendit un jugement qui parut cruel au premier abord. C'est qu'il faut parfois pousser la logique jusqu'au bout pour ramener à la raison.

J'espère que je pourrai encore conserver la liberté de faire le portrait de qui me semble bon de mettre en lumière sans provoquer de crise de nerfs.

A tous ceux qui l'ignoreraient je rappelle que je ne suis ni journaliste, ni critique d'art, que j'exerce un métier qui n'a aucun rapport avec tout cela et qu'écrire dans le blog est totalement bénévole. Je n'ai donc de compte à rendre à personne, qu'à ma conscience. Mais cela va mieux en le disant.

jeudi 19 mars 2009

RAPPORT SUR MOI

(mise à jour 27 novembre 2025)
Je suis allée voir le spectacle au Théâtre Tristan Bernard et j'ai écrit la critique pour le blog les Trois Coups.

Je proposais de le lire sur leur site pour ceux qui voulaient en savoir davantage et découvrir par la même occasion le seul journal quotidien du spectacle vivant de la blogosphère.

Malheureusement je n'en ai pas gardé copie et par loyauté je n'ai pas publié de critique ici puisque la règle était de ne pas faire de doublon. Je ne pouvais pas imaginer alors que les Trois Coups limiteraient l'accès à leurs archives. En tout cas je me souviens d'un acteur dont le jeu était prodigieux.

Théâtre Tristan Bernard
64 rue du Rocher - 75008 Paris
Réservations : 01 45 22 08 40
Du 6 février au 1er avril 2009 à 19 h, samedi à 16 heures,
relâche le dimanche, puis ensuite en tournée.

mercredi 18 mars 2009

Jean Després et les bijoutiers modernes au Musée des Arts décoratifs

Jamais encore le bijou avant-gardiste de la période arts déco n'avait fait l'objet d'une exposition. C'est dire la chance que j'avais de découvrir les pièces la veille de l'ouverture officielle et de pouvoir en photographier quelques-unes.

300 bijoux et pièces d'orfèvrerie des années 30 sont rassemblés au Musée des arts décoratifs, traduisant la modernité de l'époque par des matières, un graphisme, et des thèmes particuliers, s'inspirant du cubisme, du futurisme et du constructivisme russe.

Pour la première fois une rétrospective est consacrée à Jean Després (1889-1980). Ce grand artiste dont le nom est peu connu du grand public a connu pourtant un immense succès de son vivant. L'oubli provient probablement du fait qu'il n'avait jamais été exposé. Également de la conséquence de la fermeture de son atelier à sa mort puisqu'il n'avait jamais voulu former de successeur. Les quelques citations de cet homme affichées sur les murs laissent entrevoir un caractère bien trempé, peu enclin à la tolérance. Comment interpréter autrement cette phrase choisie au hasard : la mécanique impose une discipline toute moderne de précision et de robustesse ainsi que le rejet de ce qui est inutile et compliqué.
Les formes sont épurées, architecturées. Les lignes sont géométriques, combinant sobrement cube et rectangle. Il associe sur des bagues étain et ébène macassar comme on le faisait déjà dans le mobilier dès les années 20. Chaque pièce est unique. Nous ne sommes pas dans l'univers de la joaillerie mais le succès est rapide.
L'univers de la mécanique est très présent. Bielle, engrenage, roue dentée sont lisibles sur ses bijoux.


Il conçoit aussi des bijoux-glaces en argent et verre en s'associant avec le lorrain Etienne Cournault qui assure la gravure et la peinture sous verre, et sur l'envers. La couleur rouge sur fond noir est caractéristique de leur collaboration.


Il travaille ensuite un an avec le céramiste Jean Mayodon, futur directeur de la manufacture de Sèvres. C'est en 1937. Ce pendentif en est un exemple.


Dans les années 70 il revient au lisse et au martelé. Et il emploie des pierres "brutes", ce qui est une nouveauté.

La palette de Jean Després s'étend au mobilier liturgique. Une grande exposition fut organisée à Vezelay dans les années 50 alors que Puiforcat en était le maitre incontesté.

Il a aussi travaillé l'orfèvrerie, souvent pour une clientèle bourguignonne, en s'attachant à renouveler le design des couverts, quitte à passer beaucoup de temps sur une seule pièce. L'idée était que chaque maitresse de maison puisse avoir les siens propres. Par contre l'ergonomie n'est pas toujours optimale ...

D'autres bijoutiers sont à l'honneur. C'est Jean Dunand, dinandier et laqueur, fasciné par les bronzes japonais. Il découvre, en essuyant son pinceau sur un chiffon, que le laque (le mot est masculin) pourra épouser un vêtement. Il en fera pour madame Agnès, célèbre modiste qui saura le convaincre de faire aussi des bijoux. Madeleine Vionnet, Joséphine Baker comptent parmi ses clientes. Il créé le collier girafe et imagine d'élégants étuis à cigarettes puisque désormais la femme fume en société.

C'est un expérimentateur qui incrustera le cuivre avec l'argent, puis les coquilles d'œufs dans les laques. Ses bracelets manchette sont radicalement nouveaux.

Gérard Sandoz ( 1902-1995), très doué, fera des bijoux très remarqués avant de se lancer dans le cinéma. Ses créations ont une originalité encore perceptible comme cet étui dont le dessus en trompe l'œil semble être le rabat d'une pochette en tissu.

Les petits sacs minuscules, dits "minaudières" ont été imaginés par les bijoutiers de la place Vendôme.
Jean Fouquet (1899-1984) associe avec audace le cristal de roche avec le bois, l'aigue-marine avec le corail. L'or blanc succèdera au platine. Les pierres semi-précieuses autoriseront des bijoux plus imposants. Ce bijoutier s'était lié avec Aragon et Eluard. Arletty porta ses bijoux.
Raymond Templier (1891-1968) est davantage inspiré par le courant futuriste, ce qui se sent avec la répétition des motifs. De nouveaux besoins apparaissent avec l'émancipation féminine. Les femmes désirent des étuis à cigarettes qui soient des œuvres d'art. Les créateurs en profiteront pour célébrer l'industrie et les nouvelles tendances comme le jazz ou la compétition sportive. Le goût de la vitesse se retrouve dans ces lignes évoquant le compteur d'une voiture, le clavier d'une machine à écrire ou les rails du chemin de fer.

Une nouveauté apparait en 1920 avec le clip, une idée venue de la pince à linge et qui sera plus tard brevetée par Cartier.
Il orne le chapeau, la veste, ou intervient pour magnifier un bijou épuré. L'objet autorise les transformations.

Le bijou s'apparente à une sculpture. Plus il devient monumental plus il s'arrondit, surtout quand ses créateurs seront des créatrices.

L'exposition est aussi l'occasion d'admirer une autre innovation : les bijoux dits irradiants qui sont une mosaïque de petits miroirs sertis en nid d'abeilles. Et de rêver devant de belles pièces de collection prêtées par les grandes maisons que sont Cartier, Boucheron, Van Cleef & Arpels.

Certaines autres sont grandioses comme ce bracelet qu'un système astucieux de ressorts intérieurs permet d'enfiler. Ou encore celui-ci réversible, d'une préciosité ravissante, pour pouvoir être porté différemment le jour et la nuit.

Mais nombreux sont ceux qui révèlent une certaine simplicité annonçant le bijou que l'on porte aujourd'hui.

Musée des Arts décoratifs - jusqu'au 12 juillet 2009
107 rue de Rivoli - 75001 Paris - Tél. : 01 44 55 57 50

samedi 14 mars 2009

Coup de gong du Kong

C'est vrai que le cadre est magique. La cuisine y est joliment présentée. Le personnel charmant.
Mais mais mais mais

Les portions sont small size. Les serveurs ont la mémoire courte (comme c'est difficile d'obtenir une carafe d'eau, demande insuffisamment sophistiquée sans doute). L'addition est salée. N'en déplaise à Béatrice Ardisson l'endroit est somme toute bruyant et surfait.


Le décor est japonisant et kitsch à souhait. Les fauteuils semblent sages mais attention à la bascule. On croit reconnaitre un visage. C'est un autre qui surgit. Trois hologrammes pour vous tourner la tête.
Et des écrans plasma pour vous la recadrer.
Des escaliers fluo. Un sumo. Une moquette de galets. Une ambiance qui pourrait être délicieuse.

Mais mais mais mais la fête c'était hier à ce qu'on m'a dit. Le carnaval est fini. Les masques sont tombés. Ce soir les lumières baissaient d'un cran toutes les demi-heures. Nous sommes partis avant minuit.

Mais mais mais mais, ne le disons à personne !

Les curieux pourront focaliser le regard sur des zones plus artistiquement éclairées. Le hall en lui-même est un vertige.
Vu d'en haut comme vu d'en bas.
Et puis en sortant jeter un regard sur les mannequins du célèbre couturier japonais. Les cinéphiles revisionneront la bande pour vérifier que oui, c'est bien là que Kristin Scott Thomas était assise, enfin juste au-dessus, sur un fauteuil Louis XV en plexiglas transparent.
Les plus que curieux iront sur le site de cet endroit branché, désigné par Philippe Starck

Kong, 1 rue du Pont Neuf, 75001 Paris
NB : ceux qui voudraient dîner sous la verrière devront arriver très tôt pour y être placés. La maison ne prend pas de réservation. C'est le premier qui gagne et c'est une bonne idée.

mercredi 11 mars 2009

Fleurs de Printemps

On dit qu'il est arrivé. Et qu'il va repartir. La valse de mauvais temps nous donne le tournis.

Nous n'en pouvons plus de cet hiver qui se traîne. Alors admirons vite ...

Dans les jardins les jonquilles se dandiner doucement,
les violettes redresser la tête,
et les bruyères éclater.
Aucun doute, il est arrivé, le beau temps du printemps !

mardi 10 mars 2009

Pourquoi dire MERDE en guise de bonne chance ...

C'est choquant pour le néophyte d'entendre ce "gros mot" lancé à tout bout de champ les soirs de première par des personnes "bien éduquées". Et j'ai répugné à le prononcer tant que je ne connaissais pas l'origine de l'expression.
Je ne pouvais pas souhaiter "bonne chance". On dit que cela a l'effet contraire alors que "merde" est positif dans ce contexte.

L'explication coule de source si je puis dire.

Autrefois, disons fin XIX° pour simplifier, la bourgeoisie et l'aristocratie se déplaçaient en calèche. Les beaux messieurs et les belles dames se faisaient conduire en voiture à cheval pour aller au théâtre. Plus il y aura de public, plus on pourra espérer un bouche à oreilles positif et plus l'espérance de succès sera grande. Il est donc capital que la salle soit bondée les soirs de première. A cette époque, les parkings n'existaient pas davantage et les chevaux piaffaient devant les théâtres. Ne pouvant retenir leur tube digestif de fonctionner vous imaginez les amoncellements qui décoraient les places et les rues voisines.

Les spectateurs avaient beau faire attention où ils mettaient les pieds, la probabilité d'écraser quelque chose qui sente mauvais était très forte, surtout que les rues étaient mal éclairées. Cette odeur et ce désagrément sur la moquette de la salle de spectacle étaient paradoxalement une promesse de succès puisque cela signifiait une grande affluence.

Merde alors !

lundi 9 mars 2009

L'anis de Flavigny, mon petit grain de fantaisie

C'est une spécialité bourguignonne très ancienne que j'ai toujours plaisir à retrouver. C'était la friandise préférée de mon grand-père. Il m'en achetait un tube à chacun de mes séjours à Auxerre. Ce rituel marquait le début des vacances.

Pour l'apprécier comme il se doit il faut le sucer patiemment. Ne subsiste alors qu'un minuscule grain d'anis vert dont l'arôme explose en bouche.

15 jours durant la graine d'anis subit enveloppement sur enveloppement de sirop de sucre, délicatement accompagnés d'arômes naturels ... Il y en a pour tous les goûts : anis, oranger, menthe, réglisse, rose et violette. Ce bien bon bonbon existe maintenant en boite ovale, plus adaptée à être glissée dans la poche.C'est la maison Troubat qui a reprit la recette des moines de l'abbaye bénédictine de Flavigny dans une fabrique qui se visite. A défaut d'aller en Bourgogne, allez au moins faire un tour sur leur site, fort bucolique. Vous pourrez apprécier la galerie des portraits gourmands qui dégustent l'anis deux par deux au pied de la fontaine de Recluse.

dimanche 8 mars 2009

A chacun son avenir ...

Qui n'a jamais eu envie de connaitre ce que le sort lui réserve me jette la première pierre ... on va dire que c'est "pour rire" que j'ai cliqué sur un lien qui permettait de tirer les cartes, gratuitement et sans que je fournisse la moindre information sur ma personne.

J'ai été surprise en reconnaissant mon portrait entre les lignes de ce tarot du bonheur. Mais peut-être que ce ne sont que des valeurs universelles où chacun aura le même sentiment. Alors je vous livre le tout. A vous de juger.

Première carte tirée pour savoir où se trouve mon bonheur : l'Ermite


Vous trouverez votre bonheur dans la recherche d'une vérité sur la nature humaine ou dans un domaine scientifique.
Vous êtes heureuse lorsque vous cherchez et découvrez des aspects cachés de l'existence.
Vous aimez les secrets et les recoins, la ligne droite vous lasse très vite. Vous avez besoin de choses et de gens complexes et riches autour de vous.
Vous ferez une rencontre dans un endroit inattendu, au cours d'une promenade ou dans un bois.

Deuxième carte tirée pour savoir comment garder ce qui me rend heureuse : la lune

C'est par une attitude de réflexion, de sensibilité et d'imagination que vous réussirez le mieux à conserver votre bonheur.
Soyez ouverte à votre imaginaire.
Laissez votre fantaisie vous guider et accordez du temps à la vie intérieure des êtres et des choses.
Restez réfléchie et ne tranchez jamais trop durement.
Vous garderez vos moments de bonheur plus longtemps.



J'ai enchainé pour découvrir les 4 piliers de ma personnalité (comme si je ne me connaissais pas !) et là encore je vois que je n'ai pas de secret pour cette machine. J'ai aussitôt éteint l'ordinateur.
Spiritualité : le pendu
Vous pensez votre vie selon vos intuitions et votre position est très originale. Vous avez besoin de non conformisme et d'une voie spirituelle. Vous ne recherchez pas des choses matérielles mais vous êtes toujours ouverte aux idées nouvelles. Votre sensibilité vous pousse vers des zones inconnues et vous transmettez avec plaisirs vos découvertes. Vous croyez en l'ailleurs.
Emotionnel : le diable
Vous percevez l'univers au travers de vos désirs et vos choix sont spontanés et viennent de vos profondeurs. Vos désirs vous guident dans vos orientations. Vous vivez chaque chose avec intensité et vous avez besoin de piment dans votre existence. Vous êtes drôle et spirituelle et vous savez étonner et distraire vos proches. Vos passions vous servent de boussole dans la vie.
Créativité : le Bateleur (dit aussi le magicien)
Vous êtes dynamique et entreprenante et votre capacité de créer vous amène en premier lieu vers les idées nouvelles et les domaines d'avant-garde. Vous êtes tournée vers l'avenir et votre satisfaction passe par une ouverture permanente sur ce qu'il y a de nouveau. Vous avez besoin d'espace pour vos initiatives et vos projets qui sont foisonnants.
Sécurité : L'Arcane 13 (dite aussi la mort)
Vous avez le sens de la transformation et vous avez besoin de changements radicaux. Vous vous sentez bien dans une quête intérieure de vous-même. Votre sécurité passe par une remise en cause en profondeur de vieilles idées néfastes pour votre épanouissement. Vous savez tourner la page et repartir à zéro. Votre besoin est celui d'une existence bien remplie et consciente.

Qui ne se reconnaitrait pas dans tous ces jolis compliments ????

En réalité le texte doit avoir été conçu de manière à ce que chacun imagine qu'il lui est destiné personnellement. Cela m'a fait penser à ce diaporama bluffant où David Copperfield laisse entendre qu'il peut deviner quelle carte on a ôté dans une série de 6 ... sauf que lorsqu'on utilise l'arrêt sur image on comprend qu'il a changé toutes les cartes.
Je vous explique : le premier tirage présente le roi de cœur, le valet de trèfle, le roi de pique, la dame de carreau, la dame de trèfle et le valet de carreau.
Le second est composé de la dame de cœur, du roi de trèfle, du valet de cœur, de la dame de pique et du roi de carreau.
Comme on doit vérifier que la carte retirée a disparu (et non pas que les cartes conservées sont bien restées) évidemment le "magicien" gagne à tous les coups.

Source http://www.aufeminin.com/

samedi 7 mars 2009

Simples Sushis

Les sushis sont "hyper-tendances". Même les ministres en raffolent. On m'a dit que Fadela Amara, trop fatiguée pour cuisiner elle-même, s'en fait livrer régulièrement le soir à son retour du bureau. J'ai assisté à la confection de ces délicieuses petites choses qui sont artistiquement posées sur ce plateau dont vous remarquerez au passage la netteté de la photo. Si vous aviez vu dans quelle bousculade j'ai pris ce cliché !

Il ne faut donc jamais se fier aux apparences. Car il faut plus de 7 ans de pratique pour devenir "maitre sushi" alors que j'ai eu l'impression que c'était l'enfance de l'art.

Je vous le raconte comme je l'ai vu :

Le maitre sushi trempe ses doigts dans l'eau glacée avant de prélever une boulette de riz (sans doute un riz spécial, cuit avec un vinaigre lui aussi spécial). Il la modèle en un parrélépipède. Il saisit une fine tranche de poisson, pose au milieu l'équivalent d'un petit pois de wasabi (cette pâte verte plus ravageuse que la moutarde) puis appuie le poisson comme s'il cherchait à l'imprimer dans le riz. Il retourne, serre de part et d'autre. C'est tout.

Il en fait une série avec divers poissons, une lamelle de coquille Saint-Jacques crue et vivante, très fragile à travailler, une demi-langoustine ....

Celui du milieu est le maki préféré des japonais, connu sous le nom de "bâteau de guerre". Rien d'étonnant ! Le terme de maki signifie en japonais "celui qui est roulé". On prend une feuille d'algue que l'on place sur une sorte de natte en bambou. On pose dessus un cylindre de riz . On met quelques pointes de wasabi. On roule. On serre bien grâce à la natte articulée que l'on retire ensuite. On coupe avec un couteau dont la lame dégouline d'eau froide en quelques morceaux. On les redresse et on couvre le dessus avec des oeufs de saumon bien colorés.

Sur la droite du plateau se trouvent trois morceaux d'un autre maki. L'algue est recouverte d'un cylindre de riz en laissant dépasser une bande de 1 cm pour bien souder la feuille une fois roulée. On aura mis un trait de wasabi sur toute la longeur avant de refermer et ajouté des tronçons de saumon. On coupe en deux, puis chacun en trois. On a obtenu six morceaux avec cette seule feuille d'algue.

On achève la présentation avec une chiffonnade de gingembre rosé.
Je persiste à trouver tout cela extrêmement simple.

vendredi 6 mars 2009

Galerie de photos ratées

Autant il m'arrive d'être satisfaite des photos que je prends autant parfois je suis surprise de leur floutage involontaire, mais artistique. Si bien que j'ai du mal à cliquer sur la touche "supprimer". Mais çà quoi sert-il que je les garde si ce n'est pas pour les partager ?

C'est chose faite aujourd'hui. Certaines sont plus poétiques que d'autres. A vous de juger.

Elles ont toutes été prises avec mon petit Pentax optio 50, sans flash, et il est probable que le manque de lumières soit la cause principale des effets obtenus.


Sabine Wespieser, éditeur








Marie de Metz Noblat
Fromagère






un bracelet de perles






mannequin anonyme








Yannick Leclerc, cuisinier




Notre-Dame du Lac

(le Bourget)




Véronique Lagny-Delatour, photographe







station de métro
Pyramides



un salon du Grand Hôtel de la reine, Nancy











salle du Pédiluve
Châtenay-Malabry






la Tour Eiffel









Pépito Matéo

Conteur








Sophie Wilhelm

Conteuse





Exposition Sonia Rykiel
musée des Arts décoratifs

Le restaurant du casino de Plombières


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