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La publication des articles est conçue selon une alternance entre le culinaire et la culture où prennent place des critiques de spectacles, de films, de concerts, de livres et d’expositions … pour y défendre les valeurs liées au patrimoine et la création, sous toutes ses formes. A condition de cliquer doucement sur la première photo, vous pouvez faire défiler toutes les images en grand format et haute résolution, ce que je vous conseille de faire avant d'entreprendre la lecture des articles abondamment illustrés.

samedi 7 mars 2015

Chapeaux à Caussade (82)

C'est demain la journée de la femme et j'ai eu envie de consacrer un billet à un accessoire qui féminise particulièrement une silhouette même si les hommes en portent aussi (je ferai la visite de Crambes, son alter ego masculin dans quelques jours). Je veux parler du chapeau.

Audrey Hepburn aurait-elle eu autant de mystère si elle n'avait pas tant porté sa large capeline ?

Quand on pense à Jackie on ne l'imagine pas sans son "Kennedy", même s'il n'est rose bonbon dans toutes les mémoires et pas rose vif comme celui que j'ai photographié.

Quant à la simplicité du bibi qu'elle arbora à sa descente d'avion lors du voyage présidentiel en Angleterre en 2009 elle valut à Carla Bruni de remporter le concours de l'année des porteurs de chapeaux ... devant la Reine d'Angleterre, pourtant spécialiste en ce domaine.

Il était signé Dior mais dès le lendemain de sa découverte sur la tête de l'ex-mannequin le téléphone de l'entreprise Willy's ne cessait de sonner à Caussade (82) : vous pouvez nous faire le même ? interrogeait leur clientèle de modistes et de chapelières.

Depuis, il est toujours au catalogue, dans une large déclinaison de couleurs.

L'entreprise réagit très vite à la demande. J'ai eu la chance de la visiter. Depuis l'annexe submergée de rouleaux de tissus, de tulle et de blocs d'aluminium servant à la mise en forme jusqu'aux produits finis, prêts à s'envoler ... pour le Japon par exemple.
Je vous emmène ?

vendredi 6 mars 2015

Faire son pain bio multicéréales

J'avais dans mes réserves une des préparations de Mon Fournil que j'ai testée dans ma machine à pain il y a quelque temps. Je n'avais pas été très satisfaite du résultat.

J'avais pourtant suivi les recommandations du mode d'emploi, simples au demeurant. Il suffit en effet d'ajouter de l'eau et d'enclencher le programme 1.

Ne supportant pas de rester sur un échec j'ai récidivé un peu plus tard en ajoutant ma touche personnelle : l'équivalent d'une cuillère à soupe de beurre à température ambiante.
Cela change tout. Je me suis régalée avec ce pain bio multicéréales et l'opinion de tous ceux à qui je l'ai fait goûter à été la même. La croute est croquante. On sent bien les graines de tournesol et de lin. Son petit goût de levain est très agréable.

L'association de blé, seigle et avoine est bien pensée. 
J'ai mal résisté à la gourmandise de me trancher une part pour la dévorer nature, une autre avec du beurre, une troisième avec le Caprice des Dieux, en version fromage frais à la texture fondante, élu Saveur de l'année, un soupçon de Citrus Pepper de Saravane et des graines de sésame à la prune Ume de Terre Exotique. C'est divin.
J'avais précédemment testé le fondant bio au chocolat, lui aussi de Mon Fournil bio et sans gluten.

C'est décidément est une marque que je retiens. Mon prochain test sera probablement la préparation pour cookies aux flocons d'avoine et pépites de chocolat parce qu'elle est elle aussi sans gluten. Ce n'est pas que je sois intolérante mais il me semble que réduire l'apport de gluten ne peut qu'être bénéfique pour la santé.

Il faudra que je tente de faire du pain sans gluten avec les farines de Mon Fournil. Existent actuellement maïs, sarrasin, châtaigne et riz complet ... mais j'ignore encore quelle combinaison pourrait marcher car, évidemment elles sont difficilement panifiables ... mais rien n'est impossible.

jeudi 5 mars 2015

Lignes brisées de Harold Cobert

Lignes brisées est un de ces romans qui ne laissent pas insensibles. C'est le troisième volet d'un triptyque sur les rendez-vous manqués mais il se lit de manière indépendante des précédents livres d'Harold Cobert. 

L'auteur avoue son obsession pour les angles morts et les paroles qui sont bâillonnées. S'il est hanté par ce thème, il le traite de manière toujours différente. Contrairement aux précédents, celui-ci ne s'inscrit pas dans le domaine du roman historique pour plonger cette fois à corps perdu dans l'amour manqué, celui qui nait à l'adolescence, sans se concrétiser totalement mais qui ne s'éteint jamais, maintenant un petit pincement au cœur, et laissant croire que peut-être on pourrait raviver la flamme en se retrouvant.

Gabriel provoque le destin en trouvant une occasion de revoir Salomé. Il entretient le regret du grand amour alors qu'elle semble avoir fait un autre deuil, celui de sa carrière de danseuse.

Les lignes brisées évoquent celles du destin, aussi hasardeuses que celles de la main. Le livre se déroule suivant deux temporalités inversées. S'entrecroise un récit à la première personne, écrit au présent alors qu'il s'inscrit dans le passé, qui est le roman que Gabriel vient de publier, relatant son histoire avec Salomé, avec un autre récit, rédigé à la troisième personne et au passé qui rend compte paradoxalement de ce qui est en train de se dérouler, en l'occurence les retrouvailles entre les deux anciens amoureux.

Le lecteur est pris à témoin de leur chassé croisés, en cercles rapprochés autour du silence obscur de leur histoire. Auront-ils changé après 15 ans sans se voir ? Les sentiments pourront-ils renaitre de leurs cendres sans virer au règlement de comptes entre Salomé et Gabriel,.

Ce qui m'a le plus bouleversée ce sont les pages où l'auteur fait parler Salomé à propos de son rapport avec la danse.

Écouter la jeune femme permet de comprendre l'ampleur de ce qu'une danseuse (et c'est probablement vrai dans une moindre mesure pour un danseur) doit sacrifier à sa passion. On le perçoit dès le début du livre : La danse qui épuise le temps d'avoir une enfance, une adolescence, des amis ... le corps ne pèse plus, n'existe plus. (p. 36)

On en comprend toute l'atrocité plus loin : Se battre contre son propre corps. Contre ses raideurs. Contre son poids. Contre sa mollesse. Contre le moindre signe de relâchement ou d'empâtement. Tu ne sais pas ce que c'est de te lever tous les matins avec l'impression d'avoir été rouée de coups la veille. Et d'aller quand même à la barre, de t'étirer, presque à en pleurer, jusqu'à ce que tes muscles soient suffisamment chauds et que même la douleur devienne une sorte de plaisir. (p. 100)

Elle poursuit ce qui devient un terrible réquisitoire : jusqu'à ne plus peser que 25 kilos et devoir raccrocher les chaussons, à bout de forces, à bout de tout.

Gabriel semble ne pas comprendre. L'auteur nous le montre si complaisant à son égard qu'il ne peut susciter la compassion. Il est parfois franchement misogyne, notamment lorsqu'il  prétend que les femmes sont atteintes de chleuasme (p. 59) consistant en l'autoapologie par antiphrase pour susciter une réaction compensatrice de l'auditoire, autrement dit se dévaloriser en minimisant ses atouts pour que l'autre soit amené à faire un compliment.

On pourrait croire que la femme serait un être masochiste et compliqué. Mais le personnage masculin n'est pas davantage épargné. Enfin, il me semble ...

Lignes brisées de  Harold Cobert, aux éditions Héloïse d'Ormesson, en librairie le 5 mars 2015

mercredi 4 mars 2015

Platonov du Collectif les Possédés au Théâtre La Piscine (92)

Les comédiens sont tous sur scène, assis ou faisant mine de bavarder alors que le public s'installe. Le décor de Platonov évoque le hall d'un hôtel avec quelques plateaux de jeux, des chaises dépareillées et des banquettes.

Le sol semble recouvert de peaux de bêtes, ou d'une sorte de carte géographique déployée un peu à la manière d'une anamorphose, cette illusion d'optique dont parle Dürer comme d'un "art de la perspective secrète" et je me dis que peut-être plus tard un miroir révélera cette image.

Cinq grandes cordes ( heureusement que je ne dis pas à voix haute ce mot tabou dans les théâtres) pendent et divisent le fond du plateau. Elles auront leur utilité au second acte en dressant une forêt giboyeuse.

Quelques lampes, deux guitares, deux hérons naturalisés, un vélo d'appartement ... un jeu de croquet, de boules, un panier de pêche et d'autres objets complètent le joyeux capharnaüm d'une de ces maisons de famille où l'on aime se retrouver le temps d'un été pour oublier ... Oublier quoi ? Mais les soucis, faire un pied de nez au temps qui passe, s'amuser un peu.

Nous sommes au coeur d'un domaine en faillite, celui d'Anna Petrovna Voïnitseva, la jeune veuve  en robe rouge d'un général, que des financiers guettent comme des chasseurs à l'affut.
Emmanuelle Devos a rejoint le Collectif des Possédés pour incarner cette femme. Son tempérament colle parfaitement à la complexité des héroïnes tchékhoviennes. Hôtesse de bonne volonté dans la première partie, elle se révèle à mesure que la dramaturgie progresse, un peu à l'instar de cette femme qui ne supportait plus le carcan de La vie domestique.

Dix ans après la création d'Oncle Vania, le Collectif des Possédés revient à cet auteur russe comme on rentre à la maison. La note d'intention de Rodolphe Dana souligne que Tchekov écrit toutes les formes grandioses et ridicules du désir. Il nous promet amour et humour ... La pièce sera à la fois comique, tragique, sentimentale.
Anna est accablée de dettes et le domaine risque d'être vendu. Toute la communauté qui gravite autour d'elle cherche à donner l'impression que tout va bien mais on sent combien chacun est pris à la gorge par un climat d'insécurité provoquant une crise existentielle.

"On s'ennuie doucement". Cet état est au coeur de la pièce. Chaque personnage lance le mot comme une patate chaude : Vous baillez. Je vous fatigue ? (...) Je m'ennuie. Je m'ennuie.
Comme souvent alors on cherche le divertissement, on boit, on fait éclater un feu d'artifices (très belle idée que d'éclater des ballons dans la piscine, l'illusion est parfaite). On danse, on chante. Les changements de décor s'effectuent à vue, entre les actes sont ponctués d'intermèdes musicaux à bon escient.
On quémande un bisou, un baise-main. Et surtout on se jette à corps perdu à la tête du premier venu.

Ce sera l'instituteur, le "petit Platon" de la bande, qui arrive tel un enfant prodigue et qui va se trouver comme pris en otage. J'entendais une spectatrice s'interroger : Qu'est-ce qu'elles lui trouvent ? Il n'est même pas beau gosse. Certes (pardon Rodolphe).

Mais c'est ça que je trouve fort, précisément. L'acteur ne "joue" pas avec son charme. Il est simplement vivant. Mikhaïl Vassilievitch Platonov exsude des phéromones et les femelles s'accrochent à lui comme des insectes. Comme le dit le proverbe : Peu importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse.
On ne sait jamais s'il s'amuse avec les femmes pour tromper le temps, s'il se lasse d'Amexandra Ivanovna dite "Sacha", son épouse, ou s'il est le jouet de toutes celles qui sont folles de lui, Marie Efimovna Grekova, étudiante en chimie, Sofia Egorovna Voïnitsev, comme Anna Petrovna. Il y a de quoi être dépassé par les événements. "Je suis en train de me perdre", dit-il, torturé par ses désirs contradictoires. Grékova résume la situation en jugeant Platonov comme étant "soit un être extraordinaire soit un vaurien sans scrupule".

Le piège fonctionne. La veuve noire à dos rouge pratique le cannibalisme sexuel. Le mâle meurt après l'accouplement. Cela se passe un peu différemment sur le plateau mais le résultat est le même. Platonov mourra de n'avoir pas réussi à satisfaire toutes celles qui se sont amourachées de lui. Elles sont nombreuses, y compris la générale avide de brûler sa jeunesse avant de vieillir dans ce trou perdu. Le rôle va comme un peignoir à Emmanuelle Devos qui se fond dans le décor trompe l'oeil  au cours d'une séquence très drôle avant de revenir en nuisette en séductrice de charme.
A l'inverse du décor, les costumes sont d'une certaine manière banalement contemporains. Ce choix donne une puissance supplémentaire à la pièce qui, du coup, s'approche de l'universel. Aujourd'hui aussi, ici, on doute aussi de notre avenir et de nos désirs. Nous savons ce que c'est que redouter le mondialisme et la férocité des banquiers ... On se dit alors que Platonov pourrait être n'importe lequel d'entre nous, emporté par l'espoir d'être le sauveur de l'autre au travers d'une histoire d'amour.

L'illusion pourrait peut-être durer le temps d'un été. Erreur de jugement puisqu'il ne s'agit pas de s'aimer un moment mais pour la vie.
Ce sont Rodolphe Dana et Katja Hunsinger qui signent l'adaptation qu'ils ont réalisée au plus près de la traduction d'André Markowicz et de Françoise Morvan. Le texte original avait été écrit sur 11 cahiers par un Tchekov bouillonnant de 18 ans. Avec 40 personnages et d'une durée de 10 heures, la pièce ne fut jamais montée de son vivant. Retrouvée en 1920 à Moscou elle ne fait plus que 6 heures, avec autant de personnages. Il faudra encore couper ...

Elle est sans cesse revisitée. La version des Possédés est troublante, faisant affleurer une fin de monde que l'on peut transposer à notre époque. Méfions nous de nous jeter à la tête d'un autre Platonov providentiel qui n'aurait rien demandé.

Ecoutons les mots de Tchekov : Tout le monde a des passions et personne n'a de force. Cessons de nous torturer.

Parce que sinon, bientôt, nous serons dans la même interrogation que cette communauté après le drame : "Que faire? Enterrer les morts et réparer les vivants".

Cette phrase qui clôture la pièce résonne autrement depuis le dernier roman de Maylis de Kerangal, précisément intituler "Réparer les vivants". Mais ceci est une autre histoire.

Platonov, Création dirigée par Rodolphe Dana
Traduction André Markowicz et Françoise Morvan
Adaptation Rodolphe Dana et Katja Hunsinger
Avec Yves Arnault, Julien Chavrial, David Clavel, Rodolphe Dana, Emmanuelle Devos, Françoise Gazio, Antoine Kahan, Katja Hunsinger, Émilie Lafarge, Nadir Legrand, Christophe Paou et Marie-Hélène Roig

Scénographie Katrijn Baeten et Saskia Louwaard
Assistanat à la mise en scène Inès Cassigneul
Lumières Valérie Sigward
Costumes Sara Bartesaghi Gallo

Jusqu'au 8 mars à La Piscine de Chatenay-Malabry (92) puis en tournée (Colombes, Gap, Marseille, Toulouse, Brest, Dunkerque, Lille, Angers, Tours etc.)

Les photographies sont toutes © Jean-Louis Fernandez

mardi 3 mars 2015

Eugène, première pâtisserie parisienne où les diabétiques peuvent se régaler

Voilà un gâteau conçu pour ne pas faire de mal à un diabétique ... sans concéder aux exigences de goût et de plaisir. Il va de soi qu'il est tout aussi indiqué pour les personnes qui n'ont pas ce souci de santé selon l'adage que qui peut le plus peut le moins.

On doit cette performance à l'association entre deux personnes, Christophe Touchet et Luc Baudin. Le premier est le créateur, le porteur d’idée et le financier du projet Eugène dont c'est le deuxième prénom. Le second est un jeune pâtissier chocolatier de talent, compagnon du Tour de France, très sensible aux questions de santé, puisqu’il a fait une thèse sur le diabète et qui s’occupe de toute la partie production.

Ils travaillent tous les deux sur les recettes. Christophe amène les contraintes liées à ses objectifs et Luc trouve les solutions.

Pour réussir une crème Chantilly sans crème il a eu l’idée d’utiliser de la pectine dans du lait. Il a ainsi obtenu la crème légère que tout le monde adore dans leurs tartes au citron.

Autre exemple, lorsqu'il lui a demandé d’introduire de la farine de lentilles dans la pâte à choux, sa première réaction a été de dire que c’était impossible, mais il a tout de même essayé et après plusieurs dizaines de tentatives, il est arrivé au résultat que j'ai pu déguster dans la pâtisserie, à partir d’un mélange de farine meulée à la pierre, de farine de lentilles et de son d’avoine.
Le diabète touche près de trois millions de personnes en France. Autant vous dire que la clientèle est de plus en plus nombreuse dans la boutique qui a ouvert le 20 décembre 2014 après de gros travaux. Un cardiologue est venu hier saluer le travail de l'équipe : c'est un endroit comme le votre que j'attendais pour le conseiller à mes patients.

Il faut être réaliste. Aucun régime de carence ne marche. Aussi lorsque Christophe Touchet apprend son diabète il y a cinq ans il décide avec de ne rien concéder à sa gourmandise. Et puisque rien n'existe il va créer la première pâtisserie allégée en sucre, sans avoir recours pour autant à la famille des faux sucres.

Déjà riche d'un parcours professionnel de multi-entrepreneur, essentiellement dans le domaine de l’immobilier il entame une nouvelle reconversion. Il intègre l'Ecole Nationale Supérieure de la Pâtisserie d'Yssingeaux, en Haute-Loire, pour suivre les formations signées Alain Ducasse et Yves Thuriès. C'est là qu'il fait la connaissance de Luc Baudin.
La pâtisserie est aussi une chocolaterie et une boulangerie avec des pains spécialement adaptés eux aussi aux diabétiques.
Vous me suivez pour la visite et la dégustation ? Pour cela cliquez sur "plus d'infos".

lundi 2 mars 2015

Tu me trouveras au bout du monde de Nicolas Barreau, chez Héloise d'Ormesson

L'écrivain mystère Nicolas Barreau (on sait juste de lui qu'il est un auteur franco-allemand qui travaille dans le monde de l’édition) reçoit une lettre mystère.

Je ne saurais dire si le secret élève le normal au rang de l'extraordinaire comme il le prétend p.156 ... le jeu de pistes amoureux avec lequel il titille le lecteur n'est pas très nouveau.

Il n'empêche que c'est bien écrit et que cela se lit avec plaisir, même si le mode opératoire ressemble encore à celui d'un auteur comme Eric-Emmanuel Schmitt. Après tout Nicolas Barreau a bien raison de creuser ce sillon puisque cela lui réussit.

Tu me trouveras au bout du monde a été publié en Allemagne  en 2008 avant le  Sourire des femmes, qui connut en France un succès phénoménal. Rien d'étonnant donc à ce que le style narratif y soit un peu moins enlevé. Notre auteur secret n'avait pas encore terminé de fourbir ses armes.

Il connaissait déjà manifestement très bien la capitale parisienne. C'est vrai que l'hôtel des Marronniers de la rue Jacob est un vrai bijou et que déjeuner au restaurant du Train bleu est un moment d'exception. Le livre fourmille de références à des lieux qui se situent dans le 6ème arrondissement, qui est le quartier de l'édition. Tout ceci est logique.

Il se répète un peu, passant encore une fois devant le Procope, présent dans le Sourire des femmes. On a parfois l'impression que Nicolas règle des comptes, notamment quand il se plaint que le hamburger du Café Marly, 93, rue de Rivoli, ne soit pas "terrible". Admettons. Je suis sûre que cet écrivain-éditeur aime la bonne chair.

dimanche 1 mars 2015

Incroyables gâteaux magiques de Véronique Cauvin chez Solar

A force d'en entendre parler partout j'ai voulu moi aussi jouer à la fée cuisinière en testant la recette que Véronique Cauvin décline dans son dernier livre, Incroyables gâteaux magiques, publié dans la collection  Les Délices de Solar.

Je me suis lancée dans une version sucrée, très classique, au chocolat, et dans une version salée, qui fut une création personnelle avec chorizo, fourme d'Ambert et thon.

Ce qui n'a pas été magique c'est que la carte mémoire de mon appareil photo est devenue illisible depuis et que, bien entendu, les gâteaux ont été consommés et ne sont plus rephotographiables.

Dommage ! Autant celui qui était au chocolat était banal, autant le second était appétissant, dans un moule silicone évoquant la corolle d'une marguerite, avec des coupes bien nettes, témoignant des 3 couches recherchées et bien distinctes : 1 flan délicat à la base du gâteau, 1 crème onctueuse au milieu et 1 génoise légère sur le dessus ... enfin exactement l'inverse après l'avoir démoulé.

Servi à peine tiède j'en salive encore. Donc je réitérerai ... sans doute avec d'autres ingrédients en complément car je fais rarement deux fois la même chose. Je vous promets alors de belles photos.

Ce qui ne changera pas, c'est la recette de base avec cinq ingrédients qui n'ont rien d'exceptionnel : beurre, sucre, farine, œufs et lait. Après avoir monté 4 jaunes d’œufs avec 140 g de sucre au batteur, on ajoute 130 g de beurre fondu à la spatule, 106 g de farine en deux fois, puis 50 cl de lait tiède (lui aussi en deux ou trois fois). 

On bat les 4 blancs en neige ni trop ni trop peu. On les incorpore à la spatule à la préparation et ... voilà le plus grand des secrets, on va battre le tout 5 secondes au fouet pour les casser mais pas davantage, attention !

La pâte est liquide, c'est normal. On enfourne pour 35 minutes à 160 °C. Véronique Cauvin précise que si on utilise la chaleur tournante on aura plus de génoise et un dessus craquelé. Ce sera loupé mais ça reste à tenter à mon avis en version chocolat.

C'est surtout cela qui est amusant : chacun va pouvoir peaufiner "sa" recette magique selon qu'il souhaite plus ou moins d'épaisseur à la couche intermédiaire. Personnellement je recherche la consistance d'une crème pâtissière.

Il parait que les premiers magic cakes sont apparus en Angleterre en 2013. On constate que deux ans plus tard le sujet n'est pas encore épuisé.

Le livre de Solar est complet en terme de suggestions et donne vraiment envie de se lancer. Avec des fruits frais, ou secs, des légumes, de simples arômes le choix est vaste. Mon prochain sera sans doute le "gâteau magique nippon" au thé vert que je vais tenter avec une farine de riz ou de sarrasin pour satisfaire les intolérants au gluten.

Après un préambule pédagogique autour du matériel indispensable, des conseils et tours de mains pour réussir immanquablement les gâteaux magiques, on trouve la recette de base expliquée en pas-à-pas (texte et photos) avec un "simple" gâteau magique à la vanille puis ce sont près de 30 recettes qui sont développées. On termine avec la recette de gâteau magique à la fraise de l'invité Benoît Castel, un chef que j'avais rencontré au Salon du chocolat.

En fin d'ouvrage on trouvera les tuteurs de la cuisine (tableau des associations de saveurs, équivalences de mesure, équivalences de température) pour une cuisine improvisée.

Alors, comme dirait Véronique, Abracadabra, et la magie opèrera !

Incroyables gâteaux magiques de Véronique Cauvin chez Solar, 2014

vendredi 27 février 2015

Les tremblements essentiels de Viktor Lazlo chez Albin Michel

Chanteuse, comédienne, Viktor Lazlo est aussi romancière. La Femme qui pleure, son premier roman publié en 2010, a reçu le Prix Charles Brisset. En 2012, elle a publié également aux éditions Albin Michel My name is Billie Holiday. Elle interpréta les chansons de cette chanteuse sur la scène du Théâtre Rive Gauche la même année, dans un show troublant que j'avais beaucoup apprécié.

Elle publie aujourd'hui un nouveau roman que j'ai pu découvrir avant sa sortie en librairie. L'histoire d'une femme qui n'est pas elle mais qui l'évoque à de multiples reprises et où elle confirme son talent pour l'écriture.
Qui était vraiment Alma Sol, cette beauté caraïbe devenue une star de la chanson ? Pourquoi a-t-elle disparu du jour au lendemain ?Sensuelle et mystérieuse, dangereuse et vulnérable, elle exerçait une étrange fascination sur les hommes comme sur les femmes. Aurèle, Diane et Damien, qui prétendent l'avoir aimée, ne peuvent se résoudre à l'oublier.
Voyage intérieur, quête d'identité, le roman de Viktor Lazlo retrace avec infiniment de sensibilité le destin d'une femme écartelée entre deux cultures, meurtrie par l'éclat de la célébrité et les ombres du passé, mue par un irrépressible désir de vivre et d'aimer.
Alma avait dit à Aurèle qu'ils étaient faits pour terminer leur vie ensemble. Ils s'étaient pourtant ratés une première, puis une deuxième fois. Se retrouveront-ils un jour ?

A partir de cette mince trame Viktor Lazlo réussit brillamment un roman choral sous forme d'enquête.

Le titre assez énigmatique fait référence, on le comprend à la fin du livre, à une pathologie (p. 231) qui fait souffrir Alma Sol. À la différence du tremblement parkinsonien, qui se manifeste au repos, le tremblement essentiel atteint les muscles qui se contractent pour maintenir une position ou permettre un mouvement. Il touche d'abord les mains, les bras, parfois le cou et la voix, plus rarement les membres inférieurs, et tend à augmenter lors de gestes précis (écrire, se maquiller, s'habiller...), jusqu'à constituer un véritable handicap.

Il touche une personne sur 200, soit plus de 300 000 personnes en France et il n'existe encore aucun traitement permettant de guérir ou stopper son évolution.

Le roman est traversé de références culturelles : les poèmes d'Emily Dickinson ... des sculptures de Giacometti, et le célèbre tableau de Francis Bacon qui est qualifié de chef d’œuvre absolu, Study of Nude with Figure in a Mirror (p. 142).

Cette toile représente, en fin de compte, la vision métaphorique du lecteur tentant de décrypter la complexité des personnages, à commencer par Alma Sol, alias Luz Gandolfo dont on se demande ce qu'elle a de commun avec Viktor Lazlo.

Les tremblements essentiels de Viktor Lazlo chez Albin Michel, en librairie le 28 janvier 2015

jeudi 26 février 2015

Mon far quercynois

Autrefois servi en Bretagne pour les grands évènements chaque famille avait sa recette de far. Étant dans le Quercy Blanc, du coté de Castelnau-Montratier et pouvant bénéficier d'une part des excellents pruneaux d'Agen de la famille Cabos et d'autre part d'une farine de blé noir fabriquée à la meule dans le moulin de Brousse j'ai décidé de me lancer dans la recette qu'Eric Jubin donne p. 128 de son livre de recettes, véritable ode au blé noir.

Ce pâtissier chocolatier qui fut l'adjoint de Pierre Hermé chez Fauchon, s'est installé dans son terroir où il a ouvert la Chocolaterie de Pont-Aven, juste en face des caves de La part des anges où je vous ai emmenés il y a quelques semaines.

L'odeur du blé noir torréfié est ancrée dans sa mémoire, et il a eu à cœur de sortir des sentiers battus en remettant à l'honneur le blé noir en cuisine.
J'ai suivi son conseil consistant à délayer d'abord la bonne proportion de farine (100 grammes) avec un sachet de levure chimique et 70 cl de lait tiède puis à laisser refroidir. Cette méthode assurera l'homogénéité de la pâte, sinon la farine de blé noir risque de se déposer au fond du plat de cuisson.
Dans un saladier j'ai mélangé 4 œufs entiers, très jaunes, récoltés sous les poules il y a quelques jours, avec 125 grammes de sucre semoule, et un sachet de sucre vanillé. Plus tard j'ai ajouté le mélange farine-lait et 150 grammes de beurre fondu demi-sel puis deux cuillerées à soupe de rhum.

J'ai versé dans un moule à bord haut beurré, placé une douzaine de très beaux pruneaux dénoyautés et enfourné pour une quarantaine de minutes à 165°.
Ce dessert que je voulais quercynois a failli être calciné. Le blé noir a tendance à donner une couleur foncée à un plat mais cette fois le dessus du gâteau était étonnamment noir. Et pour cause, n'ayant pas l'habitude du four, je l'avais laissé en position grill. Si bien qu'il a "cuit" dans cette position durant les vingt premières minutes.

Le tir a été rectifié in extremis et sans être à Cambrai nous avons peut-être trouvé quelque chose de nouveau car le résultat était tout à fait à notre goût, même s'il tenait presque davantage du gâteau magique que du far.
Si vous n'avez pas de pruneaux, vous pouvez suivre une autre suggestion d'Eric consistant à employer des pommes et à remplacer une partie du lait par du cidre ou du jus de pomme.

Ce livre comporte 60 recettes très variées qui permettraient de composer tut un repas, depuis la soupe (p.70), en passant par des tourtes, jusqu'aux desserts tels que cake, pain d'épices, tartes et galettes fines qui sont de précieuses recettes pour les gourmands et les intolérants au gluten.

Et puis on y trouve les meilleurs accords mets-vins puisque c'est Sophie, sa voisine qui les donne.

Vive le blé noir ! , Les recettes gourmandes au sarrasin d'Eric Jubin, préface de Pierre Hermé, publié chez Trop Mad, octobre 2013

mercredi 25 février 2015

Au plaisir d'aimer de Janine Boissard chez Flammarion

Le dernier roman de Janine Boissard sort aujourd’hui en librairie. L'éditeur promet du rire, de l'humour, de l'insolence, du plaisir de vivre et d'aimer, dans un ton joyeusement libertin.

Mais l'auteur ne fait pas un virage à 180°. il est toujours autant question de famille, de secret et d'entraide au fil de sa plume. L'écriture énumérative met en scène une cohorte de personnages très typés. Son écriture demeure érudite, et c'est ce qui plait à juste titre à son lectorat. On apprend ainsi que le poète Ovide a écrit l'Art d'aimer quarante-trois ans avant Jésus-Christ (p.271).

L'optimisme de Janine transparait et cela fait du bien. Elle croit aux dieux, à la chance, à la bonne étoile et nous fait partager sa joie de vivre.

A l'instar du livre précédent, la peinture demeure au cœur du sujet :
Aymar de Fortjoie, 76 ans, veuf, propriétaire d'un château aux portes de Poitiers, vient de mourir, laissant à ses filles un vrai casse-tête. Pourront-elles exaucer le vœu de leur père en conservant le château et, surtout, en continuant d'y abriter de jeunes peintres désargentés ?
Un compte en banque vide, de lourds droits de succession, un château délabré, l'affaire est mal partie. Et malgré les efforts des filles, la caisse de l'association fondée par Aymar reste désespérément vide.
Jusqu'à l'idée de génie ! Proposer aux belles et riches dames de Poitiers de poser pour les peintres, leur commander, à bon prix, leur portrait. Et ça marche ! Les inscriptions affluent, plus de problèmes de trésorerie.
Mais ce qui devait arriver arrive : dans le secret des ateliers, de brûlantes idylles se nouent. Le scandale éclate. La fermeture du château pour atteinte aux bonnes mœurs est demandée.
Cette fois, est-ce la fin ?
C'est sans compter sur des dames prêtes à tout pour défendre leurs artistes.
Au plaisir d'aimer de Janine Boissard chez Flammarion, en librairie le 25 février 2015

mardi 24 février 2015

Le marché aux truffes de Lalbenque (46)

Il a lieu tous les mardis après-midi à 14 heures 30 pétantes, de décembre à mars. On y vient de très loin et la foule se presse sur la place principale qui est noire de monde dès 14 heures. Les connaisseurs savent qu'ils auront quelques secondes pour remporter le contenu du panier qu'ils auront repéré bien avant. Il ne s'agit pas de louper l'affaire.

Lalbenque est le seul marché où la truffe se négocie. Et la fourchette est large. Aujourd'hui ce sera entre 350 et 700 euros, selon la qualité et le bon vouloir des deux parties. Il y a trois semaines on était presque en surproduction et on pouvait l'acheter à 250 euros. Mais les cours se sont envolés depuis.
 
Même avec une bonne oreille on n'entend rien car tout se décide avant le début des opérations, l'acheteur glissant un petit papier au vendeur sur lequel il a écrit la somme qu'il compte mettre. Ce sera le plus offrant qui emportera le contenu du panier (encore que le vendeur peut céder son panier à qui bon lui semble). Car si on discute le prix on ne marchande pas la quantité. C'est tout ou rien. Les poids dépassent rarement le kilo mais c'est tout de même un marché de gros.

Celui qui ne veut qu'une truffe devra l'acheter sur le marché au détail, devant le bar. Il ne pourra pas négocier le tarif et l’obtiendra à 1000 euros le kilo, disons 100 euros les 100 grammes, ce qui est le poids moyen d'un sachet.

J'étais postée derrière la corde, face aux producteurs, alignés en rang d'oignons avec leurs jolis paniers, mettant en valeur leur récolte sur des torchons blancs et rouges.

L'article est long, avec beaucoup de photos. Vous pourrez regarder l'ensemble des clichés en les faisant défiler en diaporama après avoir ouvert la première photographie.
Les vendeurs sont alignés par ordre d'arrivée, leur panier posé devant eux. L'ambiance est joyeuse, le sourire facile mais on sent que tout le monde est aux aguets. Mon voisin s'inquiète du poids ... et s'entend répondre qu'avec le soleil ça a pu perdre 50 grammes. Au prix où c'est vendu la différence est de taille !
Même si les acheteurs sont maintenus à distance par une corde tendue, ils ont le loisir de discuter avec les vendeurs et même de tendre le bras pour humer les champignons ou vérifier leur état.
L'air embaume la truffe, mais pas que ... il y a des personnages hauts en couleur qui fument d’énormes cigares. Et les alignements de voitures de grosses cylindrées à l'entrée de Lalbenque attestent du pouvoir d'achat de certains.
On m'a rapporté qu'il y a quelques années le sol d'une petite salle où s’effectuaient les transactions à l'abri des regards, et au chaud, étaient jonchés de bracelets à la fin du marché ... ces bandelettes qui entourent les liasses de billets par dizaine.
Les restaurants affichent tous complets pour le déjeuner, que ce soit ici comme dans les alentours. Lou Bourdié, dont j'ai rendu compte sur le blog (et qui figure régulièrement parmi les articles les plus plus) l'est tout autant alors qu'il se trouve à une dizaine de kilomètres. Il faut dire que meilleur rapport qualité/prix n'existe pas. On voit la patronne, Monique Valette, dans les bras de Cyril Lignac en photo à l'Office du Tourisme.
 
Si vous ne trouvez pas une table vous pourrez toujours vous "rabattre" sur une tartine beurrée à la truffe qui vous sera proposée à coté du marché au détail.
Une des particularités du marché de Lalbenque consiste à authentifier les truffes ... enfin leur provenance. Reste à vous de faire attention, si vous achetez en gros, à regarder ce qui est dans le dessous du panier. Si les truffes sont terreuses ou gorgées d'eau elles pèseront plus lourd.
Chacun peut demander à voir et à sentir, comme je le fais sur les clichés suivants.
C'est que, malgré tout, on a un vaste choix.
La corde est tombée. Les transactions battent leur plein.
Les calculettes chauffent. Les billets passent de main en main. Il faut dire que tous les règlements se font en liquides, devant la porte du Trésor Public qui reste fermée puisque ce marché est une "exception". Ni TVA, ni facture !
 
Par contre on va en général vérifier le poids réel, en face, sur la balance officielle, ce qui permet du même coup de secouer la terre qui a pu s'accrocher par mégarde. On plaisante mais on surveille : attends, que je pèse pas la carte d'authentification dit celui-ci.
Ce n'est pas très glamour mais les champignons sont ensuite transférés dans un vulgaire sac en plastique. Si c'est le panier en osier et le torchon qui vous intéresse vous repasserez ...
A vue de nez il y en bien un kilo au bout du bras ... et attention la truffe ne se garde pas au-delà d'une quinzaine de jours sans être mise en conserve.
 
Il existe des vendeurs trop gourmands qui pourraient bien repartir avec leur panier.
 
Alexis Pélissou a cédé son restaurant, le Gindreau de Saint-Médard-Catus, à un jeune chef lotois, Pascal Bardet, mais il demeure un habitué des lieux, toujours reconnaissable à ses belles moustaches. C'est un des chefs qui ont le mieux célébré la truffe dans tous ses états, y compris en desserts.
Comme je l'écrivais plus haut l'amateur peut acquérir une seule truffe, mais à un prix plus élevé au kilo. Et cette fois pas question de négocier. Chacun de ces sacs bénéficie d'une certification. Le champignon est garanti, brossé à la main.
Le marché est terminé, quinze minutes maximum auront suffi pour que tout le monde y trouve son compte, même si certains peuvent repartir dépités avec leur récolte.
La foule demeure agglutinée le temps d'échanger quelques nouvelles, et de se plaindre que les sols se sont épuisés, que ce n'est plus comme avant ...

La truffe demeure un sujet tabou. Personne n'en a jamais. il n'a pas assez plu ... et même si l'été a résonné des claquements des orages l'été dernier on jure que non il n'y aura rien ...

Les touristes côtoient les professionnels. L'Office du tourisme a mis sur pieds la Journée truffe chaque mardi de décembre à mars avec, de part et d'autre du marché, la projection d'une vidéo sur la trufficulture à 10 heures, et une démonstration de cavage à 15 heures. Les récoltants préfèrent travailler avec un chien parce que le cochon, trop gourmand peut dévorer ce qu'il trouve en un clin d’œil, mais c'est avec Kiki le cochon que l'Office du tourisme fait la démonstration de ce savoir-faire ancestral. Adressez-vous à Christelle pour vous inscrire (05 65 31 50 08) qui saura aussi vous conseiller un restaurant ...
Et prenez le temps d'aller visiter la ville ... petite, mais jolie.
Lalbenque a elle aussi son pigeonnier comme toutes les villes et villages de la région.

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