Publications prochaines :

La publication des articles est conçue selon une alternance entre le culinaire et la culture où prennent place des critiques de spectacles, de films, de concerts, de livres et d’expositions … pour y défendre les valeurs liées au patrimoine et la création, sous toutes ses formes. A condition de cliquer doucement sur la première photo, vous pouvez faire défiler toutes les images en grand format et haute résolution, ce que je vous conseille de faire avant d'entreprendre la lecture des articles abondamment illustrés.

mardi 21 juillet 2015

Paris ouvre ses plages jusqu'au 23 août 2015 sur le Bassin de La Villette

Paris Plages existe depuis ... je ne sais plus. Déjà en 2010 j'avais fait un article avec de belles photos. J'en avais fait un autre deux ans plus tard et, à la relecture, il me semble bien que la tendance observée se confirme : le spot attire moins de monde.

Même en week-end on ne peut pas considérer qu'il y a foule. Soit que les parisiens partent davantage en vacances (mais les statistiques affirment le contraire), soit qu'ils sont une espèce en voie de disparition, soit encore qu'ils préfèrent rester fenêtres closes dans leur chez-soi à "communiquer" sur les réseaux sociaux.

D'ailleurs, est-ce un signe ? ... l'étendue de la manifestation se réduit de quatre jours comparativement à 2012.

Cette année c'est sur le Bassin de la Villette que j'ai pris la température de l'évènement. L'ambiance était calme. Les transats n'étaient pas pris d'assaut.

L'atmosphère tenait davantage du camp de vacances que de ce qu'on imagine être une plage. Après tout, pourquoi pas. Ce coté bon enfant est plutôt reposant.

Si les librairies Flammarion offrent toujours un choix grand public en aval du Pont Louis-Philippe de la voie Georges-Pompidou c'est une bédéthèque qui a été installée sur le Quai de la Seine de la Villette.

Ce sont les éditions Delcourt et Soleil qui proposent, contre la simple présentation de sa carte d'identité, un livre en rapport avec les centres d'intérêt de l'estivant.

J'ai ainsi découvert une dessinatrice de talent, Pénélope Bragieu, dont le dernier ouvrage m'a beaucoup plu.
Elle a un sens de l'humour que je partage à fond les manettes. Pour vous convaincre allez lire ur son blog le compte-rendu de son dernier voyage, en Irlande. Dommage qu'elle n'ait pas été à Berlin, qui est ma prochaine destination et que je trouve complexe. J'aurais été curieuse de connaitre son décryptage.
Elle a l'art de faire rire à partir des tracas quotidiens qui prennent sous son crayon une certaine dimension philosophique.

Nous avons en commun d'être Verseau et j'avoue que son horoscope m'amuse : Votre détermination aujourd'hui est incontestable. Vous en laisserez rien ni personne se mettre en travers de votre route.
Nous partageons aussi un certain amour pour le chocolat et je viens de m'apercevoir que je l'ai photographiée à l'occasion d'un défilé du Salon du chocolat dans une robe imaginée par Freyagushi et Mélodie Asseraf pour Les Sucreries de Mélodie. Le monde est petit ... et nos vies sont tout à fait fascinantes.
Paris Plages est avant tout dédié aux enfants qui ont le choix entre des activités culturelles comme l'Archéo Plage,
ou sportives comme avec une tyrolienne qui leur fera traverser le bassin.
L'opération se termine sur la voie Georges-Pompidou le 16 août mais les frissons sont garantis jusqu'au 23 août pour le Bassin de la Villette !
Informations complémentaires sur parisplages.paris.fr

lundi 20 juillet 2015

Bestias de Baro d'Evel, du cirque chorégraphique ...

La compagnie Baro d'Evel Cirk a présenté Bestias à la Villette dans le cadre du programme Circus Platform. J'avais découvert les fondateurs de la compagnie à l'Espace Cirque d'Antony (92) qui les avait invités pour l'édition du festival Solstice de juin 2009.

Leur spectacle, le Sort du Dedans, avait provoqué chez moi un coup de coeur absolu face à tant de talent et de sensibilité. Cela tenait du cirque, mais aussi de l'opéra, du dressage, des percussions corporelles. Les acrobaties complexes et élégantes étaient effectuées sans aucun trucage. Le public ne s'y était pas trompé, applaudissant à de multiples reprises sans attendre le moment propice. Des éclats de rire avaient aussi ponctué régulièrement la représentation.

J'étais impatiente de les retrouver et de découvrir leur toute dernière création. Mais il fallut patienter avant que le rideau ne s'écarte pour un parcours initiatique et labyrinthique dans les entrailles de leur double chapiteau.
On entendait la troupe répéter. On voyait passer les artistes par intermittence, coucher les jeunes enfants dans une roulotte voisine, vaquer à une vraie vie au sein du campement qui s'offrait aux yeux des futurs spectateurs.
Il était possible de dîner en confiance à quelques encablures d'une belle assiette de crudités avec tapenade et cake aux légumes pour une somme très raisonnable.
L'accueil est assuré quasi religieusement en donnant les recommandations essentielles, notamment l'interdiction de faire des photos même sans flash, pour ne pas risquer d'effrayer les animaux, surtout les oiseaux qui évolueront en liberté.

Il faudra donc que vous, lecteur, fassiez un effort pour saisir la spécificité de la représentation.

Imaginez que vous pénétrez dans une grotte où tintent des carillons au son argentin. Croyez, si vous préférez, que vous êtes au coeur d'une forêt magique qui résonnerait de galops lointains.
Les lampes torches bousculent des rideaux de lumières et d'ombres. Quand vous aurez perdu vos repères, que vous serez prêts pour entendre une incroyable histoire, vous pourrez prendre place sur les gradins, avec au-dessus de vous une toile bleue comme un ciel de nuit.

Le chapiteau grondera comme avant le décollage d'un avion mais c'est un oiseau bien réel qui fendra l'air.

Un cheval arrivera en curieux, ... comme vous peut-être. Un corbeau-pie, une petite fille, des égarés brandiront des cages vides. La piste devient le carrefour où on se croise, on se recroise. Un sens ou l'autre, c'est pareil, ça se retrouve ici ... Blaï Mateu Trias nous l'explique et les rêves peuvent alors investir l'espace.

Le plein ou le vide, le dedans ou le dehors, l'homme ou l'animal, les pieds sur terre ou la tête en l'air, tout devient possible.

Il faut suivre l'évolution des séquences en se laissant porter et bercer sans chercher à comprendre autre chose que le déploiement dans l'espace d'une chorégraphie extrêmement sophistiquée par une poésie intense.

Plusieurs langages se télescopent avant de s'accorder.

Vous vivrez une espèce de cérémonie qui s'adressera à votre moi le plus profond, qui réveillera, je vous le souhaite, l'animalité dont vous n'avez pas consciente qu'elle se niche au plus profond de vous.

Camille Decourtye a conçu cette mythologie avec Blaï.

Les artistes sont à la fois acrobates, danseurs et comédiens. Certains sont aussi dresseurs, chanteurs et musiciens. Leur talent éclate littéralement à multiples reprises au cours de la soirée. C'est Blaï qui devient oiseau, Camille qui roucoule avec son cheval ou encore qui chante a capella un air d'opéra. C'est aussi Noëmie Bouisssou qui nous offre une palette de métamorphoses.

Les animaux, deux chevaux, un corbeau-pie et quatre perruches, ont eu aussi de multiples qualités.
On quitte le Parc de la Villette animé d'étranges songes tandis que le chapiteau s'endort.

Bestias de Baro d'Evel Cirk Cie
Conçu et dirigé par Camille Decourtye et Blaï Mateu Trias
Avec Lali Ayguade, Noémie Bouissou, Camille Decourtye Thaïs et Blaï Mateu Trias, Julian Sicard, Piero Steiner et Marti Soler Gimbernat
Les chevaux Bonito et Shengo, le corbeau-pie Gus et les perruches Zou, Albert, Farouche et Midinette

Du 29 juin au 25 juillet 2015 sur l'espace Chapiteau du Parc de la Villette
En tournée ensuite en octobre 2015 à Mancioux (31), Auch (32) pour le festival Circa, puis en Belgique et en Espagne en novembre et décembre.

Le spectacle sera programmé très probablement à l'Espace cirque d'Antony (92) au cours de la saison 2016-2017

jeudi 16 juillet 2015

Microcakes à la guimauve

Ce n'est pas la première fois que j'emploie cet ustensile qu'est le microcake. J'ai déjà publié un grand nombre de recettes sucrées, ou salées, sous ce libellé.

Cette fois c'est un dessert qui est réalisé avec seulement deux ingrédients : des fruits et un morceau de guimauve.

Il est inutile d'ajouter du sucre.

On déguste chaud après une minute au micro-onde après avoir -ou non- démoulé.

Pomme, poire, abricot ou pêche, comme c'est le cas aujourd'hui, conviennent tout autant.

La plupart des recettes ont fait l'objet d'un tournage début juillet.

Elles seront progressivement ajoutées sur la chaine A bride abattue.

mercredi 15 juillet 2015

En finir avec Eddy Bellegueule, premier roman d'Edouard Louis

Ce fut une des grandes surprises de la seconde rentrée littéraire de l'année 2015 mais je n'avais pas eu le loisir de le lire, même si de nombreuses personnes me le recommandaient.

Les vacances arrivaient à point nommé pour m'inciter au moins ouvrir ce livre. J'ai fait bien davantage, le dévorant en un temps record.

On pourrait croire ( et on aurait d'ailleurs raison) que le sujet du livre est la reconnaissance de l'altérité, de l'orientation sexuelle, de l'inclinaison homosexuelle en l'occurrence, mais il s'agit plus largement de la possibilité, ou non, de se développer sans subir la pression du milieu d'origine.

J'ai pensé à Annie Ernaux pour la similitude d'analyse. Certes, c'est la Normandie qui est sa toile de fond alors que celle d'Edouard Louis est la Picardie. Elle situe ses premiers livres dans les années 60 tandis qu'il commence son roman en 1990. Mais on observe chez l'un et l'autre un décalage semblable entre un mode de vie fruste et un désir d'élévation suscité par la poursuite des études.

On retrouve aussi l'expression de sentiments douloureux, un mélange de honte, de mépris, et malgré tout d'amour pour le milieu familial, ou du moins une forme de tendresse. Et on approuve Edouard Louis : On ne s'habitue jamais à l'injure. (Page 16)

On partage avec le jeune homme le poids de sa différence et ses aspirations. On comprend comment sa vie a pu devenir si compliquée. Sa difficulté à trouver sa place tout en demeurant tel qu'il est est touchante. Parce qu'on le sent authentique derrière l'image de garçon heureux qu'il s'échine à donner de lui, l'image d'un fils bien élevé dont la mère pourrait être fière même si c'est pas un dur comme le père aurait voulu. Sans doute aussi parce qu'il démontre que ce n'est ps un challenge impossible.

Édouard Louis a 21 ans. Il a déjà publié Pierre Bourdieu: l'insoumission en héritage (PUF, 2013). En finir avec Eddy Bellegueule est son premier roman.

En finir avec Eddy Bellegueule d'Edouard Louis, éditions du Seuil, en librairie depuis le 2 janvier 2014

lundi 13 juillet 2015

Noix de Saint Jacques à la citronnelle

Voilà une recette comme je les aime. Régie par l'improvisation et la gourmandise, mais diététique malgré tout.

J'avais dans le congélateur un sachet de 300 g de Noix de Saint Jacques de la baie de Saint-Brieuc, de la marque Nos régions ont du Talent.

En général on recommande de décongeler dans un mélange moitié lait, moitié eau. N'ayant pas la patience d'attendre ni la sagesse de prévoir je conservais le sachet depuis des lustres, enfin depuis Noël dernier.

J'ai tenté de les cuisiner directement et je me suis aperçue que c'était tout à fait possible et de plus ultra rapide.

Dans un wok j'ai fait revenir une grosse échalote coupée en morceaux.

J'ai ajouté les noix.

Puis, comme j'en ai quasiment toujours dans le congélateur, un poireau en rondelles et un bâton de citronnelle.

J'ai remué, laissé doré quelques minutes avant de compléter avec un reste de pâtes Garofalo Radiatori, le temps qu'elles se réchauffent dans le wok.

C'est pas plus compliqué que cela et les noix étaient parfaites.
(couverts de service Jean Dubost)

dimanche 12 juillet 2015

Je suis là, de Clélie Avit, chez Jean Claude Lattès

Souvenez-vous, c'était il y a quelques jours. Je n'avais pas osé ouvrir le roman en revenant de la remise du Prix Nouveau Talent remis par la Fondation Bouygues, en partenariat avec Métronews et les éditions Lattès à Clélie Avit, de crainte de passer la nuit à le lire puisqu'on m'avait prévenue que personne ne résistait à la qualité éditoriale.

Elsa n’a plus froid, plus faim, plus peur depuis qu’un accident de montagne l’a plongée dans le coma. Thibault a perdu toute confiance le jour où son frère a renversé deux jeunes filles en voiture. Un jour, Thibault pénètre par erreur dans la chambre d’Elsa et s’installe pour une sieste. Elle ne risque pas de le dénoncer, dans son état. Mais le silence est pesant, même face à quelqu’un dans le coma. Alors, le voilà qui se met à parler, sans attendre de réponse.

Ce qu’il ignore, c’est que pour Elsa, tout est fini, jamais elle ne se réveillera. Mais tandis que médecins, amis et famille baissent les bras, Thibault, lui, construit une relation avec Elsa. Est-il à ce point désespéré lui-même ? Ou a-t-il décelé chez elle ce que plus personne ne voit ?


Le livre s'est vendu très cher aux enchères avant même sa publication en France par 19 pays. Il a été traduit dans presque autant de langues. Hollywood "tourne autour". Un éditeur turc qualifie le roman d'époustouflant, métaphore de l'arc-en-ciel, rappelant le potentiel de l'amour à provoquer des miracles invisibles aux yeux de tous.

Je me méfie d'être trop enthousiaste dans mes jugements car je sais que cette belle énergie promotionnelle risque de provoquer un effet inverse. Abondance de compliments peut bloquer le lecteur qui estime que je lui vole sa liberté de penser.

C'est un peu ce qui m'a freinée à ouvrir le roman. Le sujet aussi, puisque j'avais quelqu'un de ma famille qui se trouvait dans une chambre d'hôpital, à vivre une situation semblable.

J'ai fini par surmonter mes appréhensions mais je referme le "roman phénomène qui a ému le monde entier" avec une certaine déception.

Ayant rencontré Clélie Avit je connais les intentions de cette jeune femme et elle me semble promise à un vrai avenir d'écrivain. Son calme face au succès annoncé plaide en sa faveur. Il paraît que ce que j'écris est universel. Pourtant je ne m'attendais pas à cela en abordant le thème si délicat de la fin de vie.

Il n'empêche que j'ai eu le sentiment (peut-être parce que je connais la genèse du roman) que tout avait été écrit dans une certaine urgence au détriment d'un style qui se cherche encore. On pourrait positiver et y voir une plume énergique.

L'histoire se veut morale, parfois même moralisatrice : tout le monde a un coeur, reste juste à savoir ce qu'on en fait (p.59). C'est une ode à l'amitié solide, à cet unique rempart efficient en cas de coup dur. Comme les personnages sont sympathiques avec leur tempérament ! Et c'est très judicieux d'avoir osé nous montrer un jeune homme qui ne craint pas de montrer et de vivre ses émotions. C'est rare. Comme on a envie aussi de détester le corps médical quand il prend des airs de supériorité pour décider de ce qui est bien ou mal pour un patient.

J'ai été confrontée à la suffisance d'un chef de service s'arrogeant le droit de suspendre un traitement sans qu'il y ait eu d'ailleurs d'acharnement thérapeutique préalable. C'est vrai que c'est révoltant et que cela mérite d'être pointé.

Mais il y a dans ce roman, qui est très dialogué, beaucoup de fiction, ce qui en atténue à mon sens la portée. Je ne pense pas que les réactions d'Elsa soient justes et cela m'a dérangée. Qu'elle n'ait pas perdu la notion du temps me semble improbable. On est loin, de mon point de vue, de la qualité d'un Scaphandre et le Papillon, pour citer un ouvrage comparable.

Il n'y a sans doute pas eu de travail éditorial, à proprement parler. La règle, dans le cadre du Prix Nouveau Talent doit être de publier en l'état. Et sans délai.

Les redites sont fréquentes. Les allusions à "ce-livre-dont-vous-êtes-le-héros" finissent par être vraiment répétitives et ce type d'humour un peu maladroit.

Il n'empêche que je salue le travail de Clélie qui témoigne d'un vrai sens du détail, car on se doute qu'elle n'a pas eu le loisir de faire une véritable enquête sur le sujet. Pour un premier roman, s'inscrivant dans la "commande" d'un concours, elle a parfaitement répondu à l'appel d'offres. Au sens propre comme au sens figuré puisque le défi consistait à traiter cette assertion de Marcel Pagnol : Tout le monde pensait que c'était impossible. Un imbécile est venu qui ne le savait pas, et qui l'a fait.

Bien entendu je ne me permettrais pas de traiter l'auteur d'imbécile, bien au contraire. Et je serai très attentive, et bienveillante à son prochain livre.

Je suis là, de Clélie Avit, Editions JC Lattès, en librairie depuis le 27 mai 2015

dimanche 5 juillet 2015

Fraicheur scandinave

Voilà une salade idéale et simple pour surmonter cette vague de chaleur.

On mélange un reste de pâtes avec du concombre tranché très finement, des radis en minces rondelles, des petits sprats au dos bleuté et au ventre argenté.

On assaisonne avec la sauce salade de son choix, ou faite maison.

Je recommande une version moutardée.

On saupoudre d'aneth pour la touche scandinave.

C'est frais, surprenant, croquant ...





Y a plus qu'à glisser le saladier (j'ai choisi une terrine à foie gras Appolia parce qu'elle a un couvercle et parce que sa couleur est originale) dans le panier pour le pique-nique rituel des bloggeurs culinaires qui se retrouvent chaque premier dimanche de juillet et d'août dans le Parc de Bercy depuis sans doute une dizaine d'années et qui est annoncé sur FB par Murielle de La Table Monde depuis qu'elle en assure la coordination.

Vous pourrez lire les compte-rendus de quelques éditions précédentes en consultant sur le blog le libellé pique-nique.

vendredi 3 juillet 2015

Je teste le Revitive

Ce soir débutent les premières vraies "grandes" vacances avec, pour certains, des projets d'évasion. On se dit qu'avec l'arrêt du stress du boulot et la perspective d'un soleil à l'horizon tout va forcément bien se passer.

Sauf que la canicule fait son oeuvre et que le corps ne suit pas. En temps "normal" l'été peut être difficile mais quand on est épuisé c'est pire.

Ceux qui peuvent lever le pied, au sens propre comme au figuré, ont bien de la chance. Ceux qui doivent encore patienter ont plus de mal, surtout en fin de journée, quand les jambes n'en peuvent plus de nous avoir porté.

Dans les cas extrêmes leur lourdeur peut provoquer des douleurs et les chevilles trahir un début d'oedème.

C'est alors qu'une petite machine apparemment anodine peut devenir un allié intéressant pour accélérer ce qu'on appelle le retour veineux en reboostant la circulation sanguine.

Les vibrations électriques de la Revitive (c'est son nom) picotent et stimulent les muscles des jambes.

On place ses pieds nus (sans chaussettes ou collants) sur les emplacements adéquats. On règle l’intensité, qui peut varier entre un niveau de 1 à 50 avec le modèle de base, le Revitive LV qui est celui que j'ai ... sous les pieds. Il faut dépasser le stade des picotements jusqu'à ressentir de véritables viibrations, mais qui ne doivent jamais être douloureuses.

C'est parti pour 20 à 30 minutes d'un travail qui assura après quelques séances des jambes saines et légères. Vivement recommandé en été, l'appareil s’utilise tout au long de l’année pour optimiser ses bienfaits (ce ne sont pas quelques séances qui permettent d'obtenir un résultat visible). Et si vous combinez ce moment avec un vrai temps de pause, par exemple un moment de lecture, le bienfait sera double.

Les jeunes gens ou les sportifs qui n'ont aucun souci n'en ressentiront sans doute pas l'utilité. Ils seront juste agréablement surpris par ce qu'ils interpréteront comme une stimulation de leurs fibres musculaires mais ils ne sauront pas juger le moindre bénéfice immédiat.

Le Revitive n'est pas à considérer comme un gadget. Il répond à un besoin de santé et je rencontre de plus en plus d'adeptes de cet objet. Force est d'admettre qu'il s'adresse à des personnes qui ont de réels soucis de circulation sanguine, mais sans gravité néanmoins, même si le modèle IX a été conçu pour ceux qui ont des symptômes plus sérieux.

Je vous signale néanmoins quelques contre-indications :
- le port d’un pacemaker,
- un traitement ou des symptômes relatifs à une thrombose veineuse profonde existante,
- le premier trimestre de grossesse.

En cas de doute, je vous invite bien entendu à consulter votre médecin pour un avis médical.

mardi 30 juin 2015

Dîner en terrasse chez Paul, place Dauphine

Il fait beau, très beau même ... trop me direz-vous pour une terrasse... sauf si elle a un peu d'ombre. Je vous emmène ce soir chez Paul, place Dauphine, à deux pas du Palais de Justice, sur l'ile parisienne de la Cité.

Jacques Sageau est un passionné de gastronomie qui est tombé sous le charme de cette Place. Epaulé par son fils Maxime, il est devenu depuis janvier 2015 le propriétaire de trois établissements mitoyens, le Caveau du Palais, Paul et le Bar du Caveau.

J'avais beaucoup aimé cet hiver l'atmosphère (et la cuisine) du Caveau du Palais. Je m'apprêtais à découvrir la terrasse de la Maison Paul, un bistrot un peu rétro. Cette institution a vu le jour au tout début du 20ème siècle, dans l’une des plus anciennes maisons de la place Dauphine, au numéro 15.

Sa grande salle de 55 couverts présente une double exposition sur la place dotée de sa terrasse chauffée quand c'est nécessaire, et sur le Quai des Orfèvres.

Son décor, dans le style des brasseries parisiennes, a été totalement rénové et les cuisines ont été refaites à neuf. Pourtant, rien ne semble avoir bougé dans ce cadre authentique aux banquettes rouges et aux fresques murales du siècle dernier appréciées des touristes comme des magistrats du tout proche Palais de Justice.

Un chef créatif imagine quotidiennement une entrée, un plat du jour et un dessert à l’ardoise selon son inspiration et les produits du marché.

Vous ne trouverez pas de menu chez Paul. Les plats, issus d’une cuisine traditionnelle française et de terroir, évoluent régulièrement autour de plusieurs standards de la bistronomie parisienne.

Conscients des préoccupations de la clientèle, un grand nombre sont étiquetés "sans gluten" pour faciliter leur repérage.

Nous avons opté pour un classique du bistrot mais qui ne souffre pas l'à peu près. Les Sardines à l'huile "JC David" millésimées 2012 et pain toasté ont rempli leur mission et méritent une excellente note.
Plus originale, la Poêlée de gambas aux épices douces et mousse d'avocat au piment d'Espelette, servie dans un verre cocktail.

lundi 29 juin 2015

Du nouveau dans la beauté ... et au-delà chez Marque Repère

Voilà un billet qui pourrait passer pour un article sponsorisé ... mais non. Je n'écris que ce qui me plait et cela ne me gêne pas de vanter une marque en particulier quand je suis convaincue de ses qualités.

C'est le cas de Marque Repère qui porte bien son nom depuis 1997, en proposant des produits en moyenne 30% moins cher à qualité égale avec les concurrents.

On compte maintenant 6000 références dont 296 issues de l'agriculture biologique, principalement dans la gamme facilement repérable par son nom, Bio Village.

J'apprécie aussi beaucoup la gamme Chaque jour sans gluten depuis 2013 qui s'enrichit de 2 nouveaux produits. Il reste encore une énorme marge de progression puisque cette gamme ne compte encore que 14 produits. Si vous subissez cette intolérance vous pourrez quand même vous régaler avec leurs pâtes (faites à partir de farine de riz). Elles sont parfaites.

Sur le plan de la beauté, les avancées sont là aussi très visibles. J'ai été invitée à un "repérage malin"  dans la boutique de Une Mère, une Fille à Paris qui a achevé de me convaincre.
J'y ai découvert la gamme Mots d'Enfants, composée de 110 produits d'hygiène/soins et alimentaire. Comment parler de tout ?

dimanche 28 juin 2015

Cecilia Samartin publie en France son premier roman, Nora ou le paradis perdu

Le premier livre que j'ai lu de Cecilia Samartin fut l'année dernière La promesse de Lola. A raison d'un roman par an son éditeur français rattrape le retard en sortant cette fois ci le roman avec lequel elle a démarré sa carrière d'écrivain, en 2004 aux Etats-Unis.

Il s'agit de Ghost Heart (intitulé aussi Broken Paradise) qui parait à l'Archipel sous le titre de Nora ou le paradis perdu. C'est le cinquième ouvrage publié en France par cet éditeur.

Cecilia Samartin est une écrivaine américaine d’origine cubaine née à La Havane en 1961, pendant la révolution cubaine. Ses parents se sont réfugiés aux Etats-Unis alors qu’elle était encore bébé et elle  a grandi à Los Angeles. Elle a fait des études supérieures en psychologie à l'Université de Californie et en thérapie familiale à l'Université de Santa Clara. Elle travaille depuis plusieurs années aux États-Unis auprès d'immigrants en provenance des pays d'Amérique latine.
J'ai eu le plaisir de rencontrer Cecilia à l'occasion de sa venue en France où elle a conquis un large public depuis la publication du Don d'Anna. C'est une femme authentique, animée de fortes convictions et surtout de l'immense regret que son pays natal, Cuba, ne soit pas libre comme on pourrait le penser.

Cette soirée eut lieu pendant la canicule et nous avons apprécié de nous rafraichir avec un jus de citron à la framboise. mais je n'ai pas arrêté de penser au Cuba libre qui est un cocktail à base de rhum, de citron vert et de cola, appelé aussi rhum-Coca. Son nom date de 1900, année de la perte de Cuba par les Espagnols, et fin de la guerre d'indépendance.

Selon la légende, cette appellation viendrait d'un soldat américain qui, commandant cette association, porta un toast "Por Cuba libre! " (Pour Cuba libre !), qui était le leitmotiv des troupes américaines durant la guerre. L'essor du cocktail date de l'époque de la Prohibition, où la mafia profita de Cuba comme base arrière du trafic d'alcool.

Le Cuba libre est aussi parfois appelé ironiquement mentirita ("petit mensonge" en espagnol) par certains Cubains ainsi que par leurs voisins dominicains qui ne considèrent pas l'île comme libre avec le régime castriste au pouvoir encore actuellement. Cecilia partage sans nul doute ce point de vue et ses romans sont un hommage à sa terre natale.

Les confidences qu'elle recueille dans son travail de thérapeute lui servent de terreau pour alimenter des romans qui ont de multiples points communs et qui pourraient sembler autobiographiques tant ils sont crédibles.

Nora ou le paradis perdu raconte l'histoire d'une petite fille qui se pose beaucoup de questions, tout à fait légitimes pour une enfant scolarisée dans un établissement religieux mais qui, de retour à la maison, grandit au contact avec une bonne vouant un culte aux saints africains.

Ajoutez à cela que sa cousine Alicia lui dit voir Dieu et que ses parents sont de fervents catholiques. Alors quand sœur Margarita leur annonce qu'il faudrait que Nora songe à prendre le voile la petite fille se demande quelle est la nature exacte de cette vie sainte qui est censée l'attendre. Échappera-t-elle à ce destin religieux ?

Cecilia Samartin trace à partir de cette question au final anecdotique le destin parallèle de Nora et d'Alicia sur un quart de siècle, entre 1956 et 1981. Nora fuira avec sa famille la révolution cubaine tandis qu'Alicia s'éprendra d'un Noir révolutionnaire et que son père subira l'enfer de l'incarcération.

L'auteur a beaucoup insisté sur l'exactitude des faits qu'elle relate, ce que le lecteur ressent parfaitement. Il n'y a aucune exagération, nous a-t-elle assuré. On peut prendre le roman comme une vraie histoire. C'est mon premier livre, et c'est sans doute le plus personnel.

Elle va jusqu'à comparer Cuba à l'Afrique du Sud en insistant sur le fait que cette ile est faussement paradisiaque. Elle démontre magistralement qu'il n'y a pas que les cigares et le rhum. Et, pleine d'espoir malgré tout elle pointe que ce n'est pas un gouvernement qui change le monde, ce sont les gens.

Ses personnages sont forts, généreux, idéalistes. Il se dégage quelque chose de l'ordre du religieux dans leur courage et la manière qu'ils ont de se lancer à corps perdu (à coeur perdu ?) au secours de ceux qu'ils aiment. Le thème du coeur fantôme revient régulièrement, justifiant le titre original. Quand la vie lui devient insupportable Nora suit le conseil de sa nounou lui recommandant de protéger son coeur pour qu'il ne soit jamais atteint. On verra que le remède n'est pas magique mais la fin sera malgré tout heureuse, parce que Cecilia est une optimiste né. Et on l'approuve.

Elle retrouvera dans quelques jours son pays d'adoption où elle a commencé à écrire le nouveau roman, toujours en américain. Ce sera (encore) un roman générationnel qui aura trois femmes pour héroïnes.

On la laisse savourer quelques jours de vacances parisiennes en compagnie de son mari et on se surprend à rêver à Cuba un jour réellement libre que l'on sera heureux de visiter sans faux semblants. D'ici là il faut mettre ce roman dans la valise. C'est un voyage à faire !
Nora ou le paradis perdu, (titre original Broken Paradise) traduit de l'américain par Colette Joyeux, l'Archipel 2015
La promesse de Lola (titre original Mofongo) traduit de l'américain par Maryline Beury, l'Archipel, 2014
Rosa et son secret, traduit de l'américain par Mélanie Carpe, l'Archipel 2013
La belle imparfaite, (titre original Tarnished beauty) traduit de l'américain par Mélanie Carpe, l'Archipel 2012
Le don d'Anna, (titre original Vigil) traduit de l'américain par Mélanie Carpe, l'Archipel 2011

samedi 27 juin 2015

Des funambules entre Terre et Ciel au festival Solstice

Le Festival Solstice vise toujours plus haut, toujours plus fou. L'édition 2015 se clôture par une promenade de haut vol à la Cité-Jardin de Chatenay-Malabry (92).

Rendez-vous avait été donné ce soir au public devant le Rex pour une soirée renversante, digne d'un film d'action à grand spectacle. 

Odile Gheysens et Violaine Garros sont deux danseuses qui ont évolué d'abord en miroir, ensuite en se répondant l'une l'autre, dans une chorégraphie extrêmement soignée, entre grandes envolées et langoureux pas-de-deux.

La façade du cinéma a comme basculé de 90° pour créer l'illusion d'être devenue une piste de bal. Le talent des artistes nous a vite fait oublier qu'elles avaient la tête en bas.
Vous pouvez voir un extrait de ce spectacle, intitulé Suspend's, dans le clip officiel du dernier CD de Dominique A, Eléor, pour illustrer la chanson Au-revoir mon amour avec les Calanques en toile de fond.


Soudain, ce fut la Fanfare opus 2 de Circa Tsuica qui fit diversion pour entrainer la foule derrière ses saxophones, tambours et clarinettes.
Les musiciens-acrobates ont enchaîné quelques prouesses entre deux coups de trompette, invitant à les suivre jusqu'à l'ancien bassin de la place François Simiand où le funambule Denis Josselin effectua une grande traversée entre ciel et terre.
Rendez-vous l'année prochaine, toujours en juin et entre Antony et Chatenay ... 

vendredi 26 juin 2015

Couscous du soleil et petits légumes de Tipiak

C'est nouveau. Tipiak a imaginé un Couscous du soleil aux petits légumes et, hasard du calendrier, le voilà en linéaire pendant le Ramadan.

Je pourrais aussi bien dire que le nom est bien trouvé en cette période de canicule. Mais le plus important est que cette recette donne un air de vacances à un plat que l'on fait de manière très (voire trop) classique quand on emploie une semoule toute prête.

Je l'ai cuisiné avec un sauté de porc en choisissant délibérément, puisque les légumes étaient déjà présents, de l'associer avec des fruits, ce que je n'avais jamais osé faire jusque là.

Je vous donne la marche à suivre avec mes commentaires.

Il y a deux sachets dans la boite. C'est bien pratique pour se risquer à faire deux plats différents. Le mode d'emploi préconise un sachet pour 3/4 personnes. On peut considérer que les parts sont correctes pour 3.

Il est recommandé de faire gonfler les graines 7 minutes avec la quantité d'eau prévue et un filet huile olive. C'est tout à fait correct, et le résultat est parfumé si on choisit par exemple une AOP des Baux de Provence.

Auparavant j'avais fait revenir un oignon et les morceaux de viande dans une poêle. J'ai transvasé dans une cocotte et ajouté alors des morceaux de pomme, et de poire, dont j'ai retiré le coeur mais pas la peau pour que leur chair ne se délite pas à la cuisson. Je voulais conserver leur aspect pour qu'à la dégustation on retrouve bien le goût des fruits.

J'avais des branches de citronnelle dans le congélateur (c'est une manière idéale d'en disposer à la demande). J'en ai mis deux dans la préparation ainsi qu'une cuillère à dessert de curry Madras Saravane.

J'ai déglacé la poêle avec un reste de vin blanc, que j'ai fait bouillir avant de l'ajouter sur la viande en le versant le long de la paroi. C'est parti pour un long mijotage à feu doux.

J'ai servi dans une jolie assiette à couscous, venant de Nabeul, en disposant la semoule, les fruits, la viande, et arrosé avec le jus de cuisson.
Tipak a d'autres nouveautés, comme un quinoa à la cuisson parfaite. Je reviendrai sur le sujet cet été.

jeudi 25 juin 2015

Kiki, Le Montparnasse des années folles à la Huchette


Il est toujours émouvant pour moi d'entrer dans la salle du Théâtre de la Huchette où 2 pièces d'Eugène Ionesco, La Leçon et La Cantatrice Chauve (jouées en ce lieu depuis 1957 sans interruption) ont contribué, dans mes jeunes années, à éveiller mon goût pour le théâtre.

Mais ce soir, autre temps, autre décor ; nous avons rendez-vous avec Kiki, dans l'ambiance du Montparnasse des "années folles". Elle est là, devant nous, sur scène, jouée par Milena Marinelli, formidable interprète de cette artiste au destin exceptionnel. Nous sommes curieux de l'entendre, ravis de nous plonger dans cette époque si particulière qui révéla tant de peintres aujourd'hui si bien reconnus.

Qui n'a jamais entendu parler de Kiki, leur modèle et leur muse, peintre elle-même, actrice de cinéma, chanteuse de cabaret ? Mais qui connaît intimement son parcours semé de moments douloureux et de chances inespérées ?

Elle fut muse et modèle pour les grands peintres de l’Ecole de Paris, témoin de l’éclosion de Modigliani, Soutine, Fujita, Utrillo, Desnos, Cocteau, Man Ray et tant d’autres… Kiki fut aussi peintre, chanteuse et "amuseuse" de cabaret, toujours animée d’une irrépressible envie de "donner de la gaité aux gens".

En 1929, Paris s'amuse avant de connaître la crise, et elle, à 28 ans, rédige déjà ses mémoires grâce à son nouvel amant, Henri Broca, fondateur du magazine Paris-Montparnasse dans lequel paraissent les premiers chapitres. Une édition américaine est envisagée, Ernest Hemingway en écrit la préface, mais le puritanisme américain juge les propos trop osés...

Ressorti de l'ombre en 2005, les Souvenirs retrouvés de Kiki de Montparnasse sont publiés aux éditions Corti. Ainsi Hervé Devolder avait-il à sa disposition une documentation authentique pour réaliser ce spectacle subtilement intitulé "fantaisie musicale".

La "fantaisie", ce sont les anecdotes de la vie de Kiki qui nous sont contées, livrées simplement, sans retenue aucune. Elle raconte d'abord son enfance, son amour pour sa grand-mère qui l'a élevée dans le plus grand dénuement, elle, Alice Ernestine Prin, née en 1901 à Châtillon-sur-Seine, d'une union illégitime.

Triste réalité, mais elle nous rassure d'emblée : "ce n'est pas du Zola". Ayant rejoint sa mère à Paris, sa vie n'est guère plus prometteuse jusqu'à ce que sa rupture avec elle change la donne. Rire, sourire, c'est maintenant l'alternative proposée au spectateur. Je ne souhaite pas faire l'inventaire de tous les évènements biographiques cités - ils sont si nombreux ! - mais je ne résiste pas à l'envie de vous faire partager la série des épisodes croustillants qui concernent sa virginité, finalement déflorée par le peintre russe Maurice Mendjizki dont elle tombe amoureuse, et qui ont toute la fraîcheur des émois de l'adolescence.
L'aspect "musical", ce sont bien sûr les chansons qui ponctuent, complètent les récits. On y retrouve le style des chanteuses de cabaret avec lequel Milena Marinelli est tout à fait à l'aise. Elle chante, accompagnée au piano par Ariane Cadier, dissimulée derrière un voile au fond de la scène mais à la présence certaine.

Le décor est sobre - un zinc, celui de la Rotonde, de la Coupole, du Jockey ou celui de son propre cabaret, l'Oasis ...

Un accessoire vestimentaire fait soudain basculer le statut de Kiki : c'est le chapeau, le bibi ; reléguée dans l'espace du seul bar avant de le porter, la femme accède à la salle dès lors qu'elle peut s'en montrer coiffée ; elle est bibi, elle est Kiki.

Elue "Reine de Montparnasse", elle n'en est pas moins rattrapée par les réalités de la vie, les maladies de ses proches (sa mère, Henri Broca) auxquelles elles fait courageusement face.

Kiki a des ressources infinies. Le spectacle qui la présente est fort bien rythmé, à voir sans modération.

Kiki, Le Montparnasse des années folles 
Fantaisie musicale d’Hervé Devolder et Milena Marinelli
Mise en scène et musique de Hervé Devolder
Avec Milena Marinelli et au piano Ariane Cadier
Costumes : Michèle Pezzin
Lumières : Denis Koransky
Chorégraphie : Catherine Arondel
Assistante à la mise en scène : Pauline Marbot
Théâtre de la Huchette, 23 rue de la Huchette, 75005 Paris,
Depuis le 17 juin 2015
Du mardi au vendredi à 21h et le samedi à 16h.

Photos Lot
( Cet article a été rédigé par Anne, qui est allée voir le spectacle ce soir. Je l'en remercie)

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