
Ils agissent tout en sourire et tout en souplesse, avec une complicité qui ne se relâche jamais.
Mosi est un artiste d'origine péruvienne dont le nom comporte les lettres
I et
O tout comme son compère
Fnico.
Entre eux le défi est permanent. Sans mot dire. Avec un geste du menton, un doigt qui pointe une des planches. Sur une bande-son plutôt décalée où une voix d'enfant intervient pour exprimer quelques réflexions sur des
paradoxes.
Prenez par exemple un bouton pression et songez à la force qu'il faut parfois pour en détacher les deux morceaux. C'est petit ... mais costaud.
Quel que soit le jeu que l'on s'invente, l'important est qu'on ne s'ennuie pas. Et sur ce plan Fnico et Mosi sont maitres à bord de leurs curieuses combinaisons.




Ils commencent assez sobrement, en augmentant les difficultés à mesure. Puis ils s'accrochent l'un à l'autre et s'entrainent sans se lâcher comme s'ils étaient
menottés.
La bande-son est une ponctuation qui ne prend pas beaucoup de place dans l'imaginaire du public qui croit reconnaitre des ambiances de bord de mer. Peu importe qu'en réalité tout soit électronique.

Leur spectacle est étonnant parce qu'ils réalisent leurs performances en libérant
le rire des spectateurs qui n'ont même pas peur pour eux alors qu'ils prennent des risques énormes. Comme le disait un enfant d'environ 7 ans : c'est du sport, çà ! Et le gamin doit s'y connaitre parce qu'il portait casque et protèges-tibias qu'il n'avait pas pris la peine de retirer pour assister à la soirée.
Le public suit l'action sans voir le temps passer, totalement absorbé par la
théâtralité des actions. Les opérations d'assemblage sont complexes et entretiennent un certains suspense.

Les jeunes sont ravis de découvrir l'apparition d'un T qui se lit comme un message codé.




Pas eux !
Tout le programme du festival sur le site de
Firmin Gémier/ la Piscine, qui est aussi un Pôle Cirque.
Et pour en savoir plus sur la
Compagnie Ieto.