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La publication des articles est conçue selon une alternance entre le culinaire et la culture où prennent place des critiques de spectacles, de films, de concerts, de livres et d’expositions … pour y défendre les valeurs liées au patrimoine et la création, sous toutes ses formes. A condition de cliquer doucement sur la première photo, vous pouvez faire défiler toutes les images en grand format et haute résolution, ce que je vous conseille de faire avant d'entreprendre la lecture des articles abondamment illustrés.

mardi 19 novembre 2019

Le caviar d'Aquitaine, or noir de la France

J'ai découvert le caviar il y a quelques années et au fil des rencontres j'ai fini par m'intéresser sérieusement au sujet, en particulier quand j'ai appris que quelques producteurs français s'étaient unis pour faire reconnaitre une IGP sous le nom de Caviar d'Aquitaine.

Depuis, j'ai eu l'opportunité de faire quelques dégustations et de comprendre le chemin entre l'oeuf (d'alevin) et l'oeuf (de caviar), et qui est plutôt long puisqu'il ne peut pas se situer en-dessous de 7 ans.

C'est un produit de luxe certes, mais on peut le consommer toute l'année. Cependant il est très tentant de l'associer au Champagne en période de fêtes. C'est ce que j'ai fait dans l'émission Une journée à ... qui sera diffusée sur Needradio dimanche 8 décembre de 16 heures à 17 heures où je mets ce produit à l'honneur avec la Maison de Champagne Le Brun de Neuville qui est une coopérative.

Cet article est complémentaire en permettant une illustration par l'image.

Faire le choix de mettre du caviar au menu de Noël ou de la Saint-Sylvestre sera toujours moins onéreux qu'un repas au restaurant car il n'a pas besoin d'accompagnement sophistiqué. De bonnes petites pommes de terre en robe des champs peuvent suffire.

On peut en être fier. Le caviar français est désormais reconnu comme un des meilleurs au monde. On était loin de le penser en 1988 quand les premières femelles ont commencé à produire l'or noir au Moulin de la Cassadotte qui fut le premier à en élever.

Caviar girondin depuis 1776
Des traces très anciennes attestent de cette réalité historique. Cependant il faut admettre qu'il était peu récolté. Jusqu'en 1920 les pêcheurs d'esturgeons (qui étaient abondant à l'état sauvage dans la région) capturaient le poisson pour sa chair et se débarrassaient de la poche des oeufs en la jetant à l'eau ou aux poules. On ne savait pas comment les préparer et il faut bien reconnaitre qu'à l'état naturel ils n'ont quasiment pas de goût. On raconte qu'une princesse russe expliqua qu’on pouvait faire quelque chose de ces oeufs. Les bars à caviar se sont épanouis au bord de la Garonne, notamment près de Saint-Seurin-d'Uzet, et on raconte que Jean Gabin, Mistinguett et Danielle Darrieux en étaient de fidèles clients. Les sandwichs au caviar étaient proposés comme une alternative au jambon ou au pâté.

C'est sans doute surtout l'arrivée d'Emile Prunier dans la région qui fut décisive. Il était déjà importateur de caviar russe et il vit tout de suite le profit qu'il pouvait tirer de cette spécialité locale. En 1921, il installait neuf pêcheries d'esturgeon sur les bords de la Garonne, de la Gironde et de la Dordogne.

lundi 18 novembre 2019

Le nouveau réfrigérateur Sub-zéro

Ce n'est pas tous les jours que je découvre un appareil électroménager beau comme un camion, correspondant en tous points à ce que je rêverais d'avoir chez moi.

Le nouveau réfrigérateur réfrigérateur/congélateur PRO3650 de la marque américaine Sub-zéro née en 1945 est transparent comme une vitrine. Plus question d'oublier ce qu'on a sur ses tablettes… ou dans ses bacs parce qu'il dispose (aussi) d'un tiroir cloisonné, également à froid ventilé, et l'air frais et humide dans la zone haute humidité Bio-Fresh d'un tiroir, doté d’un capot vitré hermétique, ce qui en fait l'endroit idéal pour la conservation des fruits, des légumes et des denrées délicates.

Son design en métal sculpté est superbe, 100% acier inoxydable brossé intérieur comme extérieur. Sa praticité évoque les astuces de rangement d'un dressing avec notamment une clayette coulissante totalement extractible pour un accès plus aisé aux aliments, et un système d’ouverture de grille "Flip-up" pour un accès à la zone moteur facilité.

Des plats en acier inoxydable facilement amovibles peuvent se fixer sur les clayettes et aller au four quand ce sera utile. Il dispose d'un filtre à eau et d'une fabrique de glace automatique de 3Kg.

Sur le plan technique son système de réfrigération à double compresseurs haute technologie offre une haute garantie. Les circuits du réfrigérateur et du congélateur sont dissociés comme on le pressent.

Le filtre de purification de l’air est breveté Nasa. Il assure l'élimination des rejets de gaz éthylène (par certains fruits), des virus et bactéries. L’air est automatiquement filtré toutes les 20 minutes, ce qui prévient ainsi la détérioration des denrées.

La porte vitrée triple épaisseur offre une garantie anti-UV permettant de placer l'appareil en n'importe quel endroit. Les températures se contrôlent par le biais d'un affichage tactile. Je ne vois pas ce qu'on pourrait ajouter pour qu'il atteigne la perfection.
Mais le plus étonnant a été d'apprendre qu'il était doté d'un mode Shabbat de 120 heures afin de respecter les traditions religieuses, en désactivant
– l'éclairage intérieur qui s'allume porte ouverte, 
– toute la signalisation sonore et visuelle, 
– l'affichage de la température, 
– les fonctions SuperFroid, SuperFrost, sous réserve qu'elles aient été activées au préalable, 
– la minuterie (sous réserve qu'elle ait été activée au préalable). 
L'appareil est construit à basée à Madison, dans le Wisconsin. Et quand, en plus, ce qui sort de ce fridge a été cuisiné par la vénitienne Laura Zavan, c'est régal assuré !
La marque Sub-zéro est, depuis l'an 2000, associée à Wolf, autre spécialiste mais cette fois du chaud, qui propose des cuisinières, plaques de cuisson, fours, blenders, toasteurs, ... et depuis peu une batterie de cuisine. Tous correspondent à un "investissement" mais la qualité est sans égal.
Show-room 135 rue d'Antibes - 06400 Cannes
Photos réalisées à l'Atelier Saint-Paul - 42 boulevard St Germain - 75005 Paris

dimanche 17 novembre 2019

Attendre un fantôme de Stéphanie Kalfon

Stéphanie Kalfon est une auteure choisie par les 68 premières fois qui avait découvert son premier roman, Les Parapluies d'Erik Satie il y a deux ans, couronné du Prix littéraire des musiciens en 2018.

J'ai rallié le groupe depuis et j'ai lu avec intérêt son second, Attendre un fantôme, qui raconte l'histoire de Kate, une jeune fille de dix-neuf ans, tenue par sa famille, et surtout sa mère, à l'écart de la mort accidentelle de Jeff, son ancien amoureux dans un attentat en Israël.

Cette mère incapable de dire bonjour (p.19) nous est présentée comme une bourgeoise vivant comme une femme de ménage (p. 22). Elle est étouffante, pour Kate, comme pour pour son mari, phagocyté à tel point que le cognement de ses dents à lui contre ses mots à elle fait ressurgir le fantôme emprisonné (p.23).

Le surgissement du mot fantôme à ce moment là me laisse supposer qu'il ne serait pas le défunt fiancé dont l'absence pouvait le placer dans cette situation pour peu que la jeune fille continue à espérer son retour. 

Cette mère odieuse avec tout le monde ne s'accorde pas le moindre plaisir. Elle est (sans surprise) anorexique et surtout terriblement toxique sans que j'ai pu lui trouver la moindre circonstance atténuante. L'écriture de Stéphanie Kalfon grimpe vite dans un crescendo glaçant : Les gens qui l'aiment, s'ils veulent lui faire plaisir, doivent ne jamais être heureux. c'est normal, la moindre des choses est de rester moindre (p. 24). Plus loin (p. 70) elle couvrira d'un linceul de paroles les mots de sa fille.

La vie est injuste. Jeff, philosophe, part avec en tête ce vers magnifique de René Char (p.35) : Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder, ils s'habitueront. Jeff ne reviendra pas.

Et pourtant j'ai aimé cette écriture sans concession. Peut-être parce que j'ai connu une mère qui ne pouvait pas vivre différemment... Et bien sûr parce que l'auteure a le sens de la formule.

Stéphanie analyse autant l'absence des vivants, ou du moins l'absence de leurs sentiments que le vide des disparus qu'elle compare à la neige, ils n'effacent pas le réel mais le blanchissent, comme on le dit d'un accusé à tort blanchi au seuil de la mort.

Situé au début des années 2000, ce roman décrit une période révolue (p. 31) avec une précision chirurgicale assez jouissive.

Cette mère qui parle seule, fait les demandes et les réponses, prend terriblement vie sous nos yeux (p.72) en assénant une démonstration implacable. Ne cherchons pas : elle aura toujours raison. Même à vouloir vivre le chagrin de sa fille par procuration.

Le roman est plutôt court (130 pages) mais d'une extrême densité.

Il s'achève avec une autre réponse à méditer en le refermant : Etre malheureux, c'est attendre un fantôme.

Attendre un fantôme de Stéphanie Kalfon, Joelle Losfeld éditions, juin 2019 

samedi 16 novembre 2019

Le Festival du Bien Manger de Rungis au Grand Palais

Beaucoup de manifestations auront émaillé l’année 2019 pour célébrer dignement le cinquantième anniversaire de Rungis.

Ça valait le coup de braver la fermeture des stations de métro et de RER pour rejoindre la verrière du Grand Palais où le Marché de Rungis était à l'honneur sous le titre Le Festival du Bien Manger de Rungis au Grand Palais sous le haut-patronage du Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, qui veut célébrer le savoir-faire culinaire et l’art de vivre à la française, et avec Thierry Marx, comme parrain.

Vous êtes chanceux puisque le Chef Étoilé animera une master class intitulée "La cuisine, maîtrise du geste et du temps" demain 17 novembre à 11h30 et en accès libre.

Tout s'organise autour de rencontres authentiques pour favoriser les expériences gustatives et humaines. Le marché gourmand rassemble 120 exposants, interprofessions et acteurs du monde de la gastronomie, sur 15000 m2, pour découvrir une sélection de plus de 300 produits frais en provenance directe du Marché de Rungis, comment pourrait-il en être autrement ... et pour une fois disponibles à la vente aux particuliers sans qu'ils aient besoin d'avoir une carte spéciale.

Cerise sur le gâteau, les curieux, épicuriens ou simples amateurs du bien-vivre pourront découvrir tous les secrets de nombreux chefs et MOF (Meilleurs Ouvriers de France), qui partagent leur passion en toute simplicité, via des démonstrations et Masterclass.

J'ai suivi une démonstration (hier plaisir de retrouver François Gagnaire, le chef d'Anicia sur lequel j'ai publié un article sur le blog le 4 janvier 2018). Il avait bien entendu préparé une recette avec des lentilles.

J'ai aussi rencontré Babette de Rozières que je retrouverai avec plaisir sur le Sagasdom, le Salon de la Gastronomie des Outre-Mer et de la Francophonie qu'elle organise porte de Versailles du 31 janvier au 2 février 2020.

Des produits régionaux ou plus exotiques, font aussi partie de l’invitation au voyage des sens pour faire découvrir les cinq secteurs d’activité du plus grand marché de produits frais au monde : marée, produits carnés, fruits et légumes, produits laitiers et traiteurs, horticulture et décoration.
Même s'il y avait de superbes viandes ce sont surtout les fruits et légumes qui m'ont attirée. Vous pouvez encore venir aujourd'hui et faire votre marché à des prix plus que raisonnables et à une qualité exceptionnelle, par exemple auprès de Butet Rungis ou du Groupe Omer-Decugis.
Souvent les gadgets sont stupides. Cette fois j'ai apprécié de ramener une "chaussette "pour transporter une pomme dans mon sac, de préférence une Pink Lady.
J'ai découvert (en toute modération) la gamme des cidres Mauret, et vous pourrez comme moi goûter une des meilleures gambas du monde au stand de Reynaud. Je me suis souvenue d'une nuit passée au Pavillon de la Marée.

vendredi 15 novembre 2019

J'accuse de Roman Polanski

J'accuse est un drame historique. On connait tous ce scandale où se mêlent erreur judiciaire, déni de justice et antisémitisme. Et pourtant cette coproduction franco-polonaise et britannique met en lumière des aspects cachés de la machination, sans doute parce qu'elle met en cause les pouvoirs publics bien au-delà de ce qu'on a fait passer pour une "erreur" judiciaire.

Ce qui est passionnant c'est que l'affaire est racontée du point de vue du Colonel Picquart (Jean Dujardin) qui, une fois nommé à la tête du contre-espionnage, va découvrir que les preuves contre le Capitaine Alfred Dreyfus (méconnaissable Louis Garrel) avaient été fabriquées.

A partir de cet instant et au péril de sa carrière puis de sa vie, il n’aura de cesse d’identifier les vrais coupables et de réhabiliter Alfred Dreyfus alors même que le moins qu'on puisse dire est que ce n'était pas du tout son ami.

Même si on dit que le film américain réalisé par William Dieterle en 1937, La Vie d'Emile Zola, a déterminé l'intention de Roman Polanski à reprendre le sujet, le mérite de Roman Polanski est de faire la lumière sur la machination que je croyais avoir été déjouée uniquement par l'intervention d'Emile Zola, ce que renforce le titre retenu finalement, car il devait à l'origine porter celui de "D".

Que le réalisateur soit lui-même de nouveau impliqué dans une affaire de moeurs ne devrait pas entrer en ligne de compte dans le jugement que l'on porte sur son oeuvre, et encore moins conduire au boycott comme j'ai pu le lire sur les réseaux sociaux. Entendons nous bien je ne cautionne rien mais s'il fallait boycotter tous les artistes (et écrivains) dont le comportement n'est pas parfait nous allons rayer beaucoup de nom des bibliothèques, cinémathèques et musées ... 

Plusieurs avant-premières ont été annulées par les actions de militantes féministes. C'est regrettable car la condition de la femme est plutôt mise à l'honneur dans le scénario. Et puis ne pas aller voir le film c'est d'abord mettre les comédiens à l'index. Ce sont d'ailleurs surtout eux que je salue ainsi que l'intérêt que cette affaire soit décryptée au plus près de la vérité ... en espérant que des faits semblables ne se reproduisent pas. Etre condamné sur de fausses preuves me semblent le niveau au-dessus de l'erreur judiciaire et totalement intolérable.


jeudi 14 novembre 2019

Dans les forêts de Sibérie

Cela fait un mois que Dans les forêts de Sibérie est à l'affiche au Théâtre de la Huchette et qui d'autre que William Mesguich aurait pu s'emparer de cette expérience exceptionnelle pour la faire revivre sur la scène ?

Je ne me risquerai pas à dire lequel des deux est le plus habité par ses passions.

Sylvain Tesson (Prix Renaudot 2019 pour La Panthère des neiges) avait fait le choix de s’isoler au milieu de la forêt sibérienne, en bordure du lac Baïkal, pour y réapprendre le bonheur de la lecture et goûter pleinement le plaisir de la réflexion solitaire.

Il s'était promis de faire cette retraite avant ses quarante ans. Il lui fallut sept ans pour monter le projet qui fut tout sauf un coup de tête.

Et si la liberté consistait à posséder le temps ? Et si le bonheur revenait à disposer de solitude, d'espace et de silence - toutes choses dont manqueront les générations futures ? Tant qu'il y aura des cabanes au fond des bois, rien ne sera tout à fait perdu.

Son livre éponyme a été publié en 2012 chez Gallimard. Il a été récompensé du Prix Médicis essai et il a convaincu beaucoup de lecteurs que la métamorphose était possible par l'immobilité davantage que par le voyage. Ce livre a changé ma vie m'a dit une amie.

William Mesguich incarne cet homme qui est encore pour partie resté dans la cabane. Ce n'était pas facile parce qu'on pouvait penser ce roman inadaptable au théâtre. Comment rendre compte de la solitude, de la température extrême, de l'immensité de la nature et aussi de la détresse de considérer les conséquences de son choix de vie par un message sur le téléphone satellitaire ? William le fait avec le talent qu'on lui connait.
Quand le spectacle commence on porte le regard coté jardin sur la cabane miniature qui semble être un refuge pour oiseau. Le comédien est assis sur les marches, à cour, et nous explique qu'il avait trop de lecture en retard et une lassitude extrême à faire les courses, ce qui l'avait motivé à faire retraite dans la clairière des Cèdres du Nord, dont le nom évoque précisément une résidence pour personnes âgées. J'ai noté cette "introduction", rigoureusement exacte au demeurant, parce que j'habite ... une certaine ... allée du Cèdre.

L'humour reviendra avec l'énumération de la liste du matériel, et plus tard avec une blague russe. Ce registre n'est pas très habituel dans le jeu de William (même s'il est capable d'excellence en comédie et je pense en particulier à Chagrin pour soi où je l'avais trouvé prodigieux). Il apporte une respiration à un texte qui pourrait être lourd à soutenir, en particulier quand il adopte une position christique.

L'adaptation de Charlotte Escamez a probablement imposé d'accepter des coupures car le texte aurait été trop long pour être donné dans sa totalité. Il était essentiel, et c'est réussi, de placer quelques respirations et d'instiller un certain suspens quant à ce qui peut se passer, aussi bien en terme de bonnes que de mauvaises surprises : il y a morsure plus douloureuse que la solitude.

Le propos écologique est lui aussi fidèlement rendu. La poésie s'invite sous la forme d'une mésange. La cheminée de la maquette de l’isba fume. On y est et on s'allège nous aussi du barnum de la vie parisienne !
Le décor évoque la forêt dont on veut bien croire qu'elle peut devenir une nef de silence. Il est intéressant de souligner la portée philosophique de la réflexion que l'isolement amena Sylvain Tesson à formuler. Il n'est pas certain qu'il soit parvenu à se donner par la suite la possibilité du bonheur minimum, mais son exemple doit nous servir de leçon.

Le spectacle m'a donné envie d'ouvrir le livre pour en savourer la substantifique sève à mon rythme. J'ai alors remarqué qu'il en diffère vraiment. William termine en disant : Je repars en sachant que je reviendrai. Sylvain (dont le prénom semble aujourd'hui prédestiné puisqu'il signifie étymologiquement "forêt") l'achève par ces mots : point final.
Dans les forêts de Sibérie
D’après le livre de Sylvain Tesson
Avec William Mesguich
Au Théâtre de la Huchette
23 Rue de la Huchette - 75005 Paris
Du mardi au vendredi à 21h, le samedi à 16h jusqu’au 30 novembre
Et le samedi à 16h et 21h à partir du 7 décembre.
Relâches les 19 et 21 novembre, 24 décembre 2019 et 1er janvier 2020
Reprise au Poche Montparnasse à partir du 4 février 2020 du mardi au vendredi à 19 heures et au moins jusqu'au 8 avril

mercredi 13 novembre 2019

L'affaire Moussorgsky

J'ai vu cette Affaire Moussorgsky (qui s'orthographie parfois avec un "i" final et parfois aussi avec un "u" au lieu de "ou") à Paris, en septembre dernier, dans l'amphithéâtre de la Cité de la musique mais je sais que le spectacle est en tournée en région.

Vous aurez donc peut-être la chance de pouvoir y assister.

C'est un conte musical créé par la compagnie A toute vapeur, à savourer en famille à partir de 8 ans sous la forme d'un après-midi de théâtre-concert "jazz", iconoclaste et inattendu, au charme teinté par la magie du conte.

mardi 12 novembre 2019

Un banana bread ... oui mais sans gluten

Je suis une adepte du Banana Bread et j'ai déjà publié sur le blog une recette qui fonctionne très bien mais qui ne convient pas tout à fait aux personnes qui sont intolérantes au gluten.

Sachant que vous êtes nombreux dans ce type de situation j'ai pensé qu'il serait utile de tester une version véritablement "sans". Et franchement je me demande si le résultat n'est pas supérieur en terme de saveur ...

J'ai utilisé la farine tous usages sans gluten de Mon Fournil qui présente aussi l'avantage d'être bio.

On mélange 3 oeufs entiers avec 100 grammes de sucre en fouettant fortement;

On ajoute 3 bananes écrasées (et je n'ose dire le prix que je les ai payées, une misère car elles étaient très mûres et le magasin s'apprêtait à les jeter).

Puis 100 ml de lait et 50 grammes de beurre fondu.

Enfin 200 grammes de farine avec 1 sachet de levure chimique.

En dernier j'ai "enrichi" la préparation de 70 grammes de noix de Pecan et de 50 grammes de pépites de chocolat.

Après avoir versé dans un moule rectangulaire j'ai posé sur le dessus une banane (la quatrième, un peu moins mûre) coupée en deux dans le sens de la longueur, trempée dans du jus de citron puis dans le sucre. C'est juste une question d'apparence à la sortie du four mais ce n'est pas indispensable.

Cuisson à four chaud, 45 minutes à 180°
Je suis certaine que les noix de Pecan apporte une douceur que les noix "classiques" ne peuvent pas donner. Le chocolat est une  gourmandise supplémentaire.
Décidément, après le kasha, également de Mon Fournil, je pense que je vais poursuivre mes découvertes des produits de la gamme.

lundi 11 novembre 2019

J’ai perdu mon corps, premier film (d'animation) de Jérémie Clapin

J'ai été envoutée par ce film d’animation très particulier, qui s’adresse à un public d’adultes, que je suis allée voir au Rex de Chatenay-Malabry mais qui passe dans beaucoup de cinémas en France en ce moment.

Il s’intitule J’ai perdu mon corps et retenez le nom du réalisateur. C'est le premier film réalisé par Jérémie Clapin. Il ne va sans doute pas en rester là et tout le monde dit qu’il est promu à un bel avenir.

Le scénario est tiré du roman "Happy hand" paru au Seuil en 2006. Contrairement à ce que le titre peut laisser croire c’est un roman écrit par un français qui s’appelle Guillaume Laurant. Happy Hand a une proximité phonétique avec l’expression Happy End, qui signifie joyeuse fin. L’auteur a voulu faire un jeu de mots en modifiant l’expression en Happy Hand, qui, traduit littéralement, devient Joyeuse main.

dimanche 10 novembre 2019

Comment j’ai dressé un escargot sur tes seins avec Miguel-Ange Sarmiento

J'avais vu une version de ce texte du dramaturge Matéi Visniec qui m'avait exaspérée (et c'est plutôt rare).

Je m'étais juré de ne jamais réitérer l'expérience. C'était avant de savoir que Miguel-Ange Sarmiento allait interpréter le texte, sous la direction de Rémi Cotta, qui assure aussi une scénographie que je qualifierai de ... totalement évidente, sans pouvoir vous la raconter parce que je ne veux pas vous priver du plaisir de la découvrir. Effet de surprise garanti !

En conséquence les photos sont banales et il va falloir me faire confiance.

J'ai été envoutée par la qualité du jeu du comédien qui rend plausible ce qui pourrait être absurde. Quelle poésie lorsqu'il avoue avoir déposé son coeur sur la table ! Et qu'il s'agisse d'une table de camping ne change rien à la beauté des sentiments et à la poésie du contexte.

Il parait que ce fut un succès dès sa création au Théâtre le Bout, rue Frochot en février dernier. Je veux bien le croire et je confesse donc que je suis passée à coté  ... comme j'ai pu louper l'Ombre, la première pièce si magnifique d'Alma Brami, heureusement reprise en ce moment au Studio Marie Bell. Voilà deux seuls-en-scène, très différents, mais qui tous deux sont servis par d'immenses comédiens. Car le théâtre n'existe que vivant.

Dans Comment j’ai dressé un escargot sur tes seins, une femme use de ses charmes pour séduire, enflammer, galvaniser son amoureux. Mais aussi pour le fuir, lui revenir, le retenir, le quitter ou l’envahir. Et lui, étourdi par la valse que lui impose sa Muse, est prêt à subir son propre équarrissage pour la conquérir et lui prouver son amour.
L'art de Miguel-Ange est de nous entrainer dans cet imaginaire si particulier qui par moments frôle la magie. Une bande-son qui fait la belle place au chant des grillons et à quelques cris d'oiseaux. Quelques accessoires savamment choisis. Une mise en scène précise. Le charme opère. La comptine enfantine est vite oubliée. Il nous fait croire au miracle amoureux qui conduit à la métamorphose.
Il y a des textes qui semblent avoir été écrits pour un comédien en particulier. Il faut croire que celui-ci a trouvé son "maitre" puisque Miguel-Ange Sarmiento a décidé de l'interpréter aussi deux fois en espagnol, qui est sa langue maternelle. L'exercice lui a plu. Alors il va récidiver bientôt en italien et en anglais, qui sont d'autres langues qu'il maitrise parfaitement. Et il jouera aussi en japonais ... au Japon, preuve que cet escargot va voyager très loin.

Comment j’ai dressé un escargot sur tes seins de Matéi Visniec
Mise en scène et scénographie de Rémi Cotta
Avec Miguel-Ange Sarmiento
Au Théâtre de la Contrescarpe
5 rue Blainville - 75005 Paris
En novembre : les samedis 9 et 23 à 14h30.
En décembre : les samedis 7 et 21 à 14h30.
En janvier : le samedi 4 à 14h30.
Attention, représentations des 23 novembre et 21 décembre en espagnol, et les autres jours en français

La photo qui n'est pas logotypée A bride abattue est de Fabienne Rappeneau

samedi 9 novembre 2019

Léonard de Vinci, L'enfance d'un génie de Brigitte Kernel

Voilà un spectacle à voir en famille, et ce n'est pas si fréquent au Studio Hébertot, voilà pourquoi je le souligne.

On va énormément entendre parler du peintre florentin Léonard de Vinci (1452-1519) cette année, décédé il y a maintenant 500 ans. Mais le connait-on vraiment ?
C'est la question à laquelle a répondu Brigitte Kernel en se plaçant à portée du jeune public avec son livre, Léonard de Vinci, L'enfance d'un génie, paru en mars dernier aux éditions Leduc.

Elle a ensuite repris son texte pour l'adapter au théâtre avec Sylvia Roux. Le pari était de le rendre accessible à un large public et il est réussi. Sans doute aussi par la magie d'une scénographie onirique et efficace et de la mise en scène de Stéphane Cottin, qui a su, comme toujours, trouver le moyen de faire vivre tous les personnages alors qu'il n'y a qu'un comédien sur la scène.
La passion pour l'anatomie de Vinci est le fil directeur d'une mise en scène qui sollicite astucieusement les cinq sens du public. Le recours à une série de mannequins en bois, identiques à ceux que les peintres et sculpteurs emploient comme modèle artistique est très astucieux à plus d'un titre. C'est un objet que Vinci a du manipuler à de nombreuses reprises tant il était obsédé par représentation des proportions idéales parfaites du corps humain. On connait son Homme de Vitruve (ou le proporzioni del corpo umano secondo Vitruvio en italien), dessin annoté, réalisé vers 1490 à la plume, encre et lavis sur papier, et dédié à l’empereur romain Auguste. C'est aussi une évocation de l'enfance puisqu'étymologiquement le mot mannequin signifie "petit homme" et il permet de donner vie à chacun des personnages. 
Le spectacle est sensible et met en lumière, grâce au jeu nuancé de Grégory Gerreboo, les différentes facettes du tempérament du jeune Léonard. Quoique né d'un père millionnaire, on ne dira pas qu'il a été gâté par la vie. Cet homme est un tyran et la séparation d'avec la mère est vécue comme un traumatisme. Par chance un grand-père bienveillant et une belle-mère affectueuse apporteront du réconfort à ce garçon sensible, rêveur ... et surdoué.
Le spectateur qui a surtout l'image d'un vieillard, peintre de la célébrissime Joconde (une huile sur bois achevée vers 1519 conservée au Musée du Louvre) et inventeur de machines complexes, découvre un Léonard amoureux d'une mésange (il faut croire que cet animal a des pouvoirs particuliers pour installer la résilience car Sylvain Tesson éprouvera une semblable attraction dans ses Forêts de Sibérie), végétarien par conviction, qui dessine pour oublier ses tristesses et oser croire en un avenir meilleur. Il aura toute sa vie cherché à se protéger en ... écrivant à l'envers.
Le studio Hébertot démontre encore une fois sa caractéristique d'être un lieu d'expression contemporaine.
Je vous recommande de lire ensuite l'ouvrage Léonard de Vinci, L'enfance d'un génie de Brigitte Kernel, éditions Leduc, en librairie depuis mars 2019. Et pourquoi pas, d'aller aux beaux jours dans la vallée de la Loire, découvrir le Clos Lucé où vécu cet artiste et qui est partenaire du spectacle.

Léonard de Vinci, L'enfance d'un génie de Brigitte Kernel
Adaptation de Brigitte Kernel et Sylvia Roux
Mise en scène Stéphane Cottin
Avec Grégory Gerreboo et la voix de Lisa Schuster
Scénographie de Sophie Jacob et Stéphane Cottin
Lumière de Marie-Hélène Pinon
Costumes de Chouchane Abello-Tcherpachian
Son de Cyril Giroux.
Au Studio Hébertot - 78 bis boulevard des Batignolles - 75017 Paris
01.42.93.13.04 www.studiohebertot.com
Du 9 novembre au 25 janvier 2020, les samedis à 17h

vendredi 8 novembre 2019

Que faire avec du kasha ?

Cela fait plusieurs années que je voulais cuisiner du kasha mais, ne sachant pas m'y prendre, je remettais toujours à plus tard. Jusqu'à ce que je découvre que Mon Fournil en proposait et que je réalise que c'est en fait du sarrasin décortiqué et grillé.

C'est cette torréfaction qui lui donne ce goût si particulier, très agréable, proche de la noisette, sans commune mesure avec la laideur du produit une fois cuit car, il faut le reconnaitre, il tient alors franchement de la bouillie.

D'ailleurs, en Europe centrale, en Russie, en Ukraine et en Pologne on appelle kasha les bouillies à base de sarrasin mondé, mais aussi de maïs, de riz, de blé, d'avoine, d'orge ou de millet cuits à l'eau, au lait ou au gras.

Outre le goût, que j'aime beaucoup, il présente l'intérêt d'être sans gluten, donc a priori très digeste. Je rappelle que la farine de sarrasin a le même avantage et que les "galettes" sont tolérées par tous les intestins à l'inverse des crêpes de blé.

Au risque d'insister je rappellerai que le sarrasin n'est pas une céréale malgré son surnom de blé noir et son utilisation équivalente lorsqu'il est broyé en farine. Les feuilles de la plante ont la forme d'un coeur. Son fruit, fragile, donne une seule graine qui sera récoltée, décortiquée et le cas échéant grillée pour être ensuite consommée en tant que kasha.

On peut les cuire pour en faire une purée, la manger seule ou l'incorporer à des légumes. J'ai préféré l'employer de deux manières. D'abord en boisson en faisant tout simplement infuser deux cuillerées à soupe dans une grande tasse d'eau bouillante, environ 5 minutes, mais on peut pousser jusqu'à 10. Je vous conseille de goûter. Le breuvage est trouble mais délicieux et n'a aucunement besoin d'être salé ou sucré.

J'ai récupéré les graines pour les ajouter à une fondue composée de "un poireau, un oignon, deux gousses d'ail, deux carottes (finement tranchées à la mandoline Microplane), un morceau de fenouil, une tige de citronnelle, une  feuille d'oseille) et sur laquelle j'avais préalablement fait cuire un filet de poisson en papillote au micro-ondes.
Un tour de moulin de poivre et une pincée de sel truffé en ont fait un plat de "riche" sans me ruiner.

Le sarrasin est hautement nutritif, énergétique et très facile à digérer. Inutile donc de prévoir de grosses quantités. Il contient jusqu'à 8% de protéines, des acides aminés, mais aussi des vitamines (B1, B2, B3, B6, E), des minéraux (magnésium, potassium, cuivre, calcium, fer et phosphore), des fibres solubles et des composés anti-oxydants.

Il favoriserait la circulation sanguine, permettrait d'abaisser le taux de cholestérol et et de lutter contre le diabète. En thé ou en légume j'ai donc adopté le kasha qui va devenir un classique de mes repas.

jeudi 7 novembre 2019

Livres débordés de Lorena Velázquez au Centre Culturel du Mexique

Le Centre culturel du Mexique à Paris a quarante ans cette année. Il est la vitrine de la culture mexicaine sur la scène française et sa mission principale est la diffusion de la culture et de l'art mexicains ainsi que la coordination des échanges culturels entre les deux pays.

L'exposition Livres Débordés présente au public Français une partie de l'oeuvre foisonnante de Lorena Velázquez qui aborde avec sensibilité la question du temps qui passe en la reliant à celle de l'environnement.

L'artiste s'interroge et nous pose la question : Que laisserons-nous derrière nous ? Quel sens peut-on donner à la vie ?

Le paysage, la ville et l'être humain sont les trois passions de cette artiste qui n'a cessé de les photographier du Mexique à la France, en passant par la Californie. Outre la qualité de ses interrogations Lorena Velázquez s'inscrit dans l'objectif (réussi) du Centre culturel de laisser une trace.
Elle a voulu traduire huit années de travail à travers huit livres, peu classiques puisqu'ils se déploient en trois dimensions, en laissant parfois échapper le sujet qui devient témoignage, combat ou chant. L'intitulé de "livre débordé" est amplement justifié.
On le voit parfaitement au Rez-de-chaussée avec celui-ci intitulé Un monde sans fleurs au sujet de la crainte de la disparition de notre écosystème.

mercredi 6 novembre 2019

Le confort de l'autruche, un récit de Martine Magnin

Le confort de l'autruche s'annonce comme un récit, à juste titre. Je suis admirative du courage dont a fait preuve Martine Magnin pour se lancer dans l'écriture de ce livre, qui n'est pas son premier.

Il en aura fallu quatre auparavant pour creuser le sillon de la mémoire.

Mon seul reproche est d'avoir placé les textes de la psychanalyste Anne-Catherine Sabas au début du livre, et même- si je puis me permettre de le dire- également le premier chapitre. Parce qu'ils conditionnent le lecteur.

Je conseille de démarrer page 27 (et de lire les premières pages après) alors que la petite Jenny a deux ans et demi.

Le récit est sobre et pudique, mais implacable, et on ne peut rien faire d'autre que tenir la main de l'enfant en espérant qu'elle trouvera l'aide indispensable. On ne la voyait pas comme ça sa vie ... mais on ne pourra pas la refaire.

Martine Magnin dénonce avant tout le comportement des proches, mère et grand-mère, engluées dans un égoïsme alimenté par des mensonges. D'autres l'ont fait. Je pense en particulier à Andrea Bescond avec Les chatouilles. L'expérience des unes aideront-elles les autres ? Je l'ignore mais il est capital que la parole soit libérée. Et que les signes soient plus vite repérés.

Est-ce parce qu'on la menaçait de l'enfermer comme toutes les petites filles qui parlent trop qu'une fois adulte Martine s'est tournée vers l'écriture ? Jolie manière de contourner l'interdit !

Ce livre est aussi un très bel hommage au père. Et la preuve que la résilience n'est pas un vain mot.

Le confort de l'autruche, de Martine Magnin, Fauves éditions, mai 2019 

mardi 5 novembre 2019

Des volailles, oui mais labellisées Auvergne

La filière des Volailles Fermières d'Auvergne (Label Rouge et IGP Auvergne) m'avait invitée aujourd'hui à participer à un atelier culinaire à l'Atelier des Sens (32 rue Vignon – 75009 Paris).

C'est historique, l’activité rurale des siècles derniers a surtout été consacrée en Auvergne à la conquête progressive de la montagne pour développer les pâturages destinés aux bovins, en même temps que se mettait en place la sélection des races bovines régionales : c’était là le travail des hommes.

Dans le même temps, les femmes, elles, se consacraient à l’élevage de volailles et, jusqu’aux années soixante, il était fréquent d’élever, dans une ferme, plusieurs centaines de poulets par an, ainsi que des canards et des oies. D’importants marchés aux volailles se tenaient alors, chaque semaine dans les départements de l’Allier, Puy-de-Dôme et Haute-Loire.

En 1894, un petit volailler s’installait à Escurolles, dans l’Allier, où l’activité de cette maison se poursuit encore aujourd’hui. Le SYVOFA (Syndicat des Volailles Fermières d’Auvergne) a inscrit sa démarche d’organisation dans un cahier des charges rigoureux depuis sa création en 1967. Il est aujourd’hui le groupement qualité de cette filière, sous la présidence de Marc Saulnier, avec qui nous avons pu échanger au cours de cette matinée.
L’origine Auvergne est une promesse d’authenticité et de saveur parce que la région est réputée pour la pureté de sa nature et la qualité de ses produits régionaux. Les Volailles Fermières d’Auvergne sont élevées en plein air au cœur des grands espaces auvergnats, avec à peu près chacune 2 mètres carrés de parcours possible. Le bien-être animal est respecté et l'accès à de vastes étendues d’herbe confère aux volailles une chair ferme au goût généreux. Elles bénéficient du Label Rouge, seul signe officiel qui atteste un niveau de qualité supérieure, et arborent également une IGP Auvergne qui garantit aux consommateurs leur origine de terroir.

Tout est étudié, depuis les conditions d’élevage, la qualité de l’alimentation (garantie 100% française et végétale, sans OGM), l'absence de traitements antibiotiques et anticoccidiens de synthèse, la prophylaxie préventive et l’utilisation de méthodes alternatives naturelles telle que la phytothérapie ou l’homéopathie si cela est nécessaire. Ainsi Ail, Thym, Origan, Citron... sont utilisés pour renforcer naturellement les défenses immunitaires des Volailles d'Auvergne. Ces nouvelles conditions d’élevage concernent actuellement 180 éleveurs mais dans un avenir proche pourraient être étendues à l’intégralité des éleveurs de la filière. Et tout le monde a déjà mis en place des "barrières sanitaires" pour éviter l'introduction de bactéries, notamment les sur chaussures et le lavage très rigoureux des mains.

A savoir : si par malchance l'animal doit recevoir un traitement antibiotique il conservera le label rouge mais ne pourra pas revendiquer l'appellation "volailles d'Auvergne".

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