J'ai suivi les pas d'Anais, de l’office de tourisme, qui s'est glissée dans la peau de plusieurs femmes célèbres en leur temps à Châtenay-Malabry (92) et dont j'avoue que j'ignorais tout.Nous avons commencé au 98, rue Jean Longuet, devant ce qui fut la maison de Madame de Verchère dans l'ancienne propriété privée du XVIIIe siècle composée d’un ensemble de bâtiments et communs aujourd’hui disparus (une ancienne manufacture de cire, une maison de jardinier, …). Elle y emménage en 1913 pour y vivre 18 ans dans ce qui fut donc d'abord une résidence particulière. En 1931, elle la vend à Jean Longuet (1876-1938), Maire de Châtenay-Malabry, qui exprimait que le bâtiment du 64 de la rue était devenu trop petit, sans se douter que cette contrainte allait se répéter quelques années plus tard.
En 1977, un nouvel Hôtel de ville est construit au fond du parc (ainsi que le lycée Mounier car l'espace le permettait) alors que l'ancienne mairie devint la bibliothèque-discothèque municipale Jean Moulin jusqu'au début des années 2000, puis le conservatoire municipal. C'est aujourd’hui le Pavillon des arts qui abrite l‘office de tourisme de Châtenay-Malabry, ainsi que des expositions et activités culturelles.
A noter que le kiosque d'origine subsiste encore dans le jardin.
En 1977, un nouvel Hôtel de ville est construit au fond du parc (ainsi que le lycée Mounier car l'espace le permettait) alors que l'ancienne mairie devint la bibliothèque-discothèque municipale Jean Moulin jusqu'au début des années 2000, puis le conservatoire municipal. C'est aujourd’hui le Pavillon des arts qui abrite l‘office de tourisme de Châtenay-Malabry, ainsi que des expositions et activités culturelles.
A noter que le kiosque d'origine subsiste encore dans le jardin.
Deuxième arrêt devant la grille du Chateau de la Roseraie, 1 rue du docteur Le Savoureux pour nous parler d’Adèle d'Osmond, comtesse de Boigne (1781-1866).Adèle d’Osmond a grandi à la cour de Versailles où elle joua avec le premier Dauphin, fils de Marie-Antoinette. Etant royaliste elle fut contrainte à s’exiler avec sa famille à Londres où elle épousa en 1798, le Comte de Boigne, général ayant fait fortune aux Indes. Elle n’avait que 16 ans et l’union fut un échec. Après leur séparation la comtesse revient en France en 1804 et s’établit à Paris mais venait ici tous les étés pour y tenir, pendant plus de 30 ans, un salon littéraire, où elle invitait notamment son voisin René de Chateaubriand, madame de Staël et madame Récamier. Sa chambre est demeurée à l’identique au bout du premier étage mais le château n’est pas ouvert à la visite.
La propriété fut ensuite vendue à un agent de change influent à la Bourse de Paris, Alexandre Roland-Gosselin (1786-1854), déjà propriétaire de l’ancienne demeure Arouet. L’ensemble compose le parc du CREPS tel qu’on le connaît aujourd’hui. Racheté par le département, le château va bientôt cesser d’être d’un bâtiment administratif du CREPS.
La propriété fut ensuite vendue à un agent de change influent à la Bourse de Paris, Alexandre Roland-Gosselin (1786-1854), déjà propriétaire de l’ancienne demeure Arouet. L’ensemble compose le parc du CREPS tel qu’on le connaît aujourd’hui. Racheté par le département, le château va bientôt cesser d’être d’un bâtiment administratif du CREPS.
Le troisième arrêt, devant une partie privée de ce qui fut la maison de campagne du père de Voltaire, est consacré à Emilie du Chatelet (1706-1749), femme de lettres, mathématicienne et physicienne française, figure du Siècle des Lumières. Elle fut la première femme publiée à l’académie des sciences (où elle se classa à la deuxième place alors que Voltaire a échoué).Son formidable destin est consécutif à l’éducation qu’elle a reçue de ses parents, à l’égal de ses frères. Ils organisent un cercle littéraire aux réunions duquel elle est autorisée à assister. Ils reçoivent dans leur salon parisien des scientifiques, philosophes et écrivains tels que Fontenelle qui lui donna des cours de sciences, mais aussi Jean-Baptiste Rousseau, ou encore François-Marie Arouet (qui n'a pas encore pris le pseudonyme de Voltaire).
Elle sait lire couramment l’allemand, l’anglais, le grec et le latin dès ses douze ans. Elle aime particulièrement les mathématiques et la physique en prenant des cours auprès de savants de renom et en lisant les ouvrages majeurs de physique. Mais elle est autant douée pour la musique, apprend à jouer du clavecin et à chanter l’opéra ; elle pratique également la danse et le théâtre. L’assiduité et le goût de l’étude qu’elle montre avec précocité seront un des axes principaux de son livre Discours sur le bonheur.
Elle a épousé en 1725 François Claude du Châtelet. Le marquis a trente ans et elle dix-neuf. Pris par sa carrière militaire, il ne voit sa femme que très rarement. Se rendant compte de ses propres limites autant que de ses capacités intellectuelles, il la laisse vivre librement sachant qu'il était fréquent pour les aristocrates de l'époque d'avoir des liaisons. Ils seront amis toute leur vie et auront quatre enfants. Hélas elle décédera des suites de son quatrième accouchement.
Ce sera Samuel König, disciple de Jean Bernoulli, qui lui fera découvrir la physique de Leibniz dont elle a contribué à diffuser en France l'œuvre physique, notamment en prouvant expérimentalement sa théorie selon laquelle l'énergie cinétique (appelée à l'époque "force vive") est proportionnelle à la masse et au carré de la vitesse.
Etant libre, elle sera la maîtresse du marquis de Guébriant, du maréchal de Richelieu, de Pierre Louis Moreau de Maupertuis, membre de l'Académie des sciences, auprès duquel elle prit des cours de mathématiques et qui fut le premier savant français à relayer les théories d'Isaac Newton en France. Quand elle a vingt-sept ans, elle retrouve Voltaire qu'elle avait déjà côtoyée quand elle n'avait qu'une dizaine d'années. Il est maintenant âgé de trente-neuf ans. Leur liaison durera quinze ans et ils se rencontreront souvent en Lorraine où ils s’installeront ensemble loin de la vie mondaine mais ils vinrent parfois ensemble à Châtenay où on peut voir plusieurs statues en son hommage.
C'est une femme qui aima très tôt les plaisirs de la vie, cédant à certaines extravagances, collectionnant les robes, les chaussures, adorant les bijoux, ce qui lui vaudra le surnom de "Madame Pompon-Newton" par Voltaire qui l'aida par ailleurs à prendre conscience de la liberté de penser par elle-même, l’encouragea lui aussi à poursuivre ses recherches scientifiques, la poussant à traduire en français les Principia Mathematica de Newton — peu connu en France à cette époque.
Etant libre, elle sera la maîtresse du marquis de Guébriant, du maréchal de Richelieu, de Pierre Louis Moreau de Maupertuis, membre de l'Académie des sciences, auprès duquel elle prit des cours de mathématiques et qui fut le premier savant français à relayer les théories d'Isaac Newton en France. Quand elle a vingt-sept ans, elle retrouve Voltaire qu'elle avait déjà côtoyée quand elle n'avait qu'une dizaine d'années. Il est maintenant âgé de trente-neuf ans. Leur liaison durera quinze ans et ils se rencontreront souvent en Lorraine où ils s’installeront ensemble loin de la vie mondaine mais ils vinrent parfois ensemble à Châtenay où on peut voir plusieurs statues en son hommage.
C'est une femme qui aima très tôt les plaisirs de la vie, cédant à certaines extravagances, collectionnant les robes, les chaussures, adorant les bijoux, ce qui lui vaudra le surnom de "Madame Pompon-Newton" par Voltaire qui l'aida par ailleurs à prendre conscience de la liberté de penser par elle-même, l’encouragea lui aussi à poursuivre ses recherches scientifiques, la poussant à traduire en français les Principia Mathematica de Newton — peu connu en France à cette époque.






























