Publications prochaines :

La publication des articles est conçue selon une alternance entre le culinaire et la culture où prennent place des critiques de spectacles, de films, de concerts, de livres et d’expositions … pour y défendre les valeurs liées au patrimoine et la création, sous toutes ses formes. A condition de cliquer doucement sur la première photo, vous pouvez faire défiler toutes les images en grand format et haute résolution, ce que je vous conseille de faire avant d'entreprendre la lecture des articles abondamment illustrés.

mardi 19 avril 2011

Dix places à gagner pour le Salon Saveurs

Le Salon Saveurs ouvrira ses portes du 13 au 16 mai prochain à l'Espace Champerret et je dispose de 10 entrées pour vous, lecteurs de A bride abattue.

Pour en gagner une il suffit de m'adresser un mail à l'adresse abrideabattue@orange.fr avec vos coordonnées en répondant à deux questions :

- Quelle est la recette publiée sur le blog que vous avez eu envie de faire ou que vous auriez envie de goûter ?
Pour les consulter il faut se reporter à la catégorie bon petit plat

- De tous les articles publiés au cours du mois d'avril lequel vous a le plus intéressé ?
Les titres des billets figurent en colonne de droite sous "Archives du blog"

Les dix premiers à m'adresser une réponse complète remporteront une invitation au Salon qui leur parviendra par courrier électronique.

La liste complète des exposants n'est pas encore connue mais je sais déjà que je retrouverai avec plaisir certains des producteurs que j'ai rencontrés au Salon Papilles en fête ou au Salon de l'agriculture.

lundi 18 avril 2011

La 25 ème Nuit des Molières accueille les nominés sur le tapis rouge

L'équipe du Gai mariage était venue au grand complet et méritait vraiment le Molière de la pièce comique. Le jury récompensa Thé à la menthe ou t'es citron, une pièce formidable certes, mais qui avait déjà concouru l'an dernier.

Tous les nominés ne sont pas montés par le grand escalier mais quand on les apercevait derrière nous (ceux qui ont lu le billet précédent savent que je me trouvais en haut des marches dans la meute des photographes) on leur demandait de fouler le tapis rouge. Après vous avoir montré dans le billet précédent des invités plus ou moins célèbres voici ceux qui étaient venus avec l'espoir de monter sur scène recevoir un Molière et qui sont repartis sans. Michel Galabru a exprimé combien il compatissait avec eux, ce qui m'a donné l'idée de leur consacrer cet article. Je les avais presque tous vus sur scène, et appréciés.

Roland Giraud et Maaïke Jansen venaient eux aussi pour le Molière de la pièce comique et Maaïke, sa partenaire à la scène comme dans la vie, espérait aussi recevoir celui de la comédienne. Il est vrai que son énergie porte le Technicien du début à la fin sur les planches du Palais Royal.
J'imagine que Niels Arestrup et son partenaire André Dussolier, tous deux autant formidables l'un que l'autre dans Diplomatie ont été fort déçus. C'était ce soir leur dernière représentation avant la reprise déjà programmée pour le 1er octobre.

Jean-François Balmer, extraordinaire Georges Pompidou pour la télévision, et Béatrice Agenin, somptueuse Marie de Médicis sur la scène des Mathurins, auraient rêvé qu'Henri IV reparte avec le Molière du théâtre privé. A ce titre, le comédien n'a pas eu davantage de chance que Niels et André. Christian Hecq repartira avec la statuette du meilleur comédien.
L'équipe d'Henri IV se consolera tout de même avec le Molière des costumes. Le théâtre avait agit de façon prémonitoire en exposant les croquis de Jean-Daniel Vuillermoz.

Aurore Auteuil, la blonde fille de Daniel, et Anaïs Demoustier, la brune, sont arrivées ensemble. Toutes deux prétendaient au titre de jeune talent féminin. Ce fut Georgia Scalliet qui l'obtint mais Anaïs n'allait pas perdre son sourire : elle a reçu le prix Romy Schneider en avril dernier des mains d'Isabelle Huppert.
Davy Sardou (le fils de Michel, décidément cette année les enfants de star sont légion) est venu avec sa compagne Noémie Elbaz, sans obtenir la récompense du jeune talent masculin. Tout comme Gregory Benchenafi qui interprétait le rôle titre de Mike avec beaucoup de justesse.

La troupe de Mike n'aurait d'ailleurs pas démérité de recevoir le Molière du spectacle musical. Leur performance au Théâtre Comedia cet hiver était excellente et leurs sourires éclataient en ce début de soirée.
Julie Depardieu est apparue, radieuse, derrière Sarah Biasini, laquelle accepte avec bonne volonté qu'on fasse toujours référence à sa maman, Romy Schneider.

Ce serait exagéré de dire que Julie a provoqué une émeute mais presque. Je n'ose imaginer ce qui se serait produit si elle avait été accompagnée du futur papa. Les photographes n'avaient de cesse de faire des clichés de profil pour mettre en relief son ventre rond.

Il faut reconnaitre que, vue de face, sa robe de dentelle noire dissimulait incroyablement ses formes.

Et elle s'est prêtée de bonne grâce aux injonctions.


Juste avant, c'était Valeria Bruni Tedeschi qui avait suscité des acclamations, surtout lorsqu'elle laissa glisser négligemment son châle de dentelle, révélant un dos nu parfait. Sa mère, Marisa Borini, actrice et pianiste concertiste elle aussi provoqua les cris. Il est vrai qu'elle est la belle-mère du Président de la république ... puisque Carla Bruni est la petite sœur de Valeria. Ni Julie, ni Valeria n'obtinrent la statuette de la meilleure comédienne. Ce fut Catherine Hiegel qui l'emporta.
On murmurait que Patrick Bruel ne décolérait pas d'avoir été "oublié" par le jury (et je suis certaine qu'Alain Delon, qui joue une Journée ordinaire avec sa fille, était dans le même état d'esprit). Il faut dire que Michel Drucker avait été le premier à lui mettre cette idée en tête il y a précisément un an alors que les répétitions du Prénom n'avaient même pas commencé sur la scène du théâtre Édouard VII.
Ses camarades de jeu, Jean-Michel Dupuis, tout de noir vêtu, et Guillaume de Tonquédec, en chemise à pois, étaient par contre tous deux en lice pour le Molière du comédien dans un second rôle ... qui leur sera ravi par un Guillaume Gallienne au top de sa forme. Maxime d'Aboville, pourtant formidable Prince Condé, n'aura pas été plus chanceux.













D'autres ont sans doute rêvé pareille récompense. Si leurs spectacles sont repris ils figureront peut-être sur la liste 2012. On pourrait alors voir revenir Anne-Marie Lazarini, pour les Serments indiscrets, ou Lionel Abelanski, qui est sensationnel dans la Méthode Grönholm.












Michel Didym
, directeur de la Manufacture, basé à Nancy, (au centre sur la photo ci-dessous) espérait légitimement une récompense puisque le Mardi à monoprix était nominé dans trois catégories. Mais il n'a pas eu la chance de Thé à la menthe. Rappelons quand même que si les Molières assurent un coup de pouce aux pièces et aux comédiens qui les reçoivent il n'empêche que le public a toute compétence pour apprécier beaucoup d'autres spectacles et que la dynamique de l'offre témoigne combien le théâtre est bien un art vivant.La sonnerie de début retentit. Rendez-vous bientôt pour vous raconter les coulisses de la cérémonie.

dimanche 17 avril 2011

La 25 ème Nuit des Molières deux heures avant le lever de rideau

Les cristoliens flânaient au bord de leur lac sans soupçonner la fébrilité qui animait la Maison des Arts de Créteil (94). L’endroit se préparait à célébrer pour la seconde année consécutive la cérémonie des Molières que la grande famille du théâtre attend avec autant d’émotion que celle du cinéma pour les Césars.

Rien ne laisse présager qu’un coup de théâtre aurait pu se produire à quelques dizaines de mètres du boulevard de la Croisette, puisque c’est bien ainsi que se nomme l’allée d'où j’ai pris cette première photo d’une série de presque 150 dont je ne publierai que les plus intéressantes de mon point de vue (et dans plusieurs billets abordant différents moments de la cérémonie).

L’an dernier j’étais assise dans la salle et j’ai suivi la soirée en tant que spectatrice. Cette fois je suis debout, parmi les photographes accrédités pour la manifestation, et je suis restée jusqu’à la fin en coulisses. La perspective est radicalement différente.

Je vais essayer de vous faire vivre les choses autrement qu’elles vous ont été montrées sur votre écran de télévision, sans adopter non plus le langage convenu que vous pourrez lire dans les magazines.

Créteil est quand même un peu le bout du monde comme le dit l'animateur de la soirée Laurent Lafitte, même pour la banlieusarde avertie que je suis. Le dimanche les bus fonctionnent au ralenti. Il est prudent de prévoir deux heures de route par les transports en commun. Ne comptez pas sur le conducteur pour vous orienter, ni sur les habitants. C’est à se demander quel est le public de cette salle de spectacle. Odette fut providentielle pour me faire économiser quelques centaines de mètres et rejoindre directement la terrasse.

Il était 18 heures. La lumière était encore vive. Les photographes se disputaient ce qu’ils croyaient être les meilleures places juste devant les portes de verre. Je m’installais toute seule en haut de l’escalier recouvert du tapis rouge, m’assurant le calme et une vue plongeante sur les arrivées (face à moi) et, en pivotant, sur les conversations entre professionnels (derrière moi).

Andrée Damant, merveilleuse comédienne à l’affiche à Montparnasse, est arrivée parmi les premières et, le temps que j’échange quelques mots avec elle à propos de son rôle dans Au nom du fils qu’il est urgent d’aller voir au Théâtre de poche, la meute des photographes s’était agglutinée autour de moi sans ménagement.

Ma présence étonnait les plus aguerris qui commençaient à être mi-amers, mi-agressifs : c’est à cause de gens comme vous, les bloggeurs, qu’on perd notre boulot ! Cela reste à voir parce que un bon tiers ne connaissait pas les invités et fallait voir comme ils étaient contents que je leur souffle les noms, les orthographes, la catégorie dans laquelle ils étaient nominés, leur cursus … même qu’à la fin j’ai demandé en riant si je ne pouvais pas prétendre à toucher des droits.

On a donc pactisé. Je les laissais mitrailler, ce qui n’est pas ma méthode pour obtenir un scoop. Je regarde avant de déclencher. Je ne veux pas être noyée sous les clichés. Et comme me l’a conseillé Sabine Weiss c’est le cadre qui compte. En échange ils ne m’ont pas éjectée, loin de là, même si parfois je devais courber l’échine pour me glisser dans une petite fenêtre, comme on s'en rend compte ci-dessous.Fallait les entendre crier une fois que j'avais soufflé à ceux qui débutent dans le métier le prénom de la comédienne ou du comédien : Fanny ! Fanny ! Fanny ! Fanny ! à droite, à gauche, encore, s’il-vous-plait Fanny, au moins 50 fois, avant de tout à coup paniquer, mais c’est qui qu’est à coté d’elle ? Son fils, Maxime.

Et les revoilà à crier de plus belle, Maxime, Maxime, Maxime ! Fanny, plus près de Maxime ! merci Fanny ! Les plus jeunes demandaient Fanny qui ? Mais Cottençon bien sûr !



C’est là qu’on voit qu’on a vieilli, quand on doit expliquer qui sont Evelyne Pagès, Patrick Préjean, Daniel Russo (venu avec sa fille Charlotte), et même Jacques Toubon (ancien ministre de la justice, marié depuis presque 30 ans à Lise, que les photographes people aguerris n’hésitent pas à appeler familièrement Lison).

TF1 programmait en seconde partie de soirée le film Paparazzi que j'avais le sentiment de vivre en "live". J'ai évité aux photographes de "passer à coté" de Julien Sibre que j'avais repéré sur la dalle et que je leur ai présenté.

Heureuse initiative puisque l'auteur-metteur en scène-comédien repartira avec 3 Molières.


Je leur dois à l'inverse de m'avoir renseignée sur des personnalités que je n'aurais pas reconnues sans aide, n'étant pas habituée à les voir de près. Comme la chanteuse Cecilia Cara, merveilleuse interprète de la comédie musicale Il était une fois Joe Dassin, Enzo Enzo, si radieuse devant Amanda Lear, ou la discrète Chloé Lambert qui alterne avec bonheur télévision et théâtre.















Pierre Lescure, avait annoncé une très belle salle à la conférence de presse d'annonce du palmarès. Il y eut néanmoins peu de vedettes ce soir, en dehors de celles qui étant nominées comme Julie Depardieu, Aurore Auteuil ou Valéria Bruni-Tedesci qui venaient avec l'espoir de se voir remettre le trophée et repartirent sans. Leurs photos illustreront le billet de demain.

On vit apparaitre quand même quelques personnalités du grand écran comme Dominique Besnehard, ou du petit écran, des habitués de la Bande à Ruquier (Stéphanie Bataille et Eric Naulleau) ou de la scène comme Shirley et Dino, Mathilda May avec son papa Victor Haïm, dont la pièce Jeux de scène, allait être jouée ce soir, Pascal Légitimus ...
Et puis des fidèles de la cérémonie, Annie Duperey, Brigitte Fossey, Danièle Evenou et sa bande d'amis.















Le soleil déclinait. Il était temps pour les invités de gagner leurs sièges puisque la retransmission allait avoir lieu en direct, et pour moi de descendre en coulisses. Dans le deuxième billet je vous montre les personnalités nominées et non récompensées. Le troisième reviendra sur la cérémonie proprement dite.

samedi 16 avril 2011

Les serments indiscrets aux Artistic Athévains

(billet mis à jour le 22 février 2012)Lucile et Damis sont promis l'un à l'autre et tous deux manifestent une ferme réticence à l'engagement du mariage. Jusqu'au jour où ils se rencontrent et où le charme opère. Chacun se retrouve à la fois prisonnier de son serment et réfractaire à l'idée d'être le premier à le transgresser.

Indiscret est un mot avec lequel on entretient une certaine confusion. Ce ne sont jamais les questions qui manquent de discrétion mais ... les réponses. Ainsi l'amour de Lucile pour Damis éclate-t-il au grand jour alors que les protagonistes se jurent le contraire en toute bonne foi.

Tout sur la scène exprime finement cette indiscrétion qui vient de l'intérieur. En jouant avec les références dans un constant équilibre entre cacher et révéler, taire et dire. Les indices sont multiples pour faire surgir des images qui se dissolvent vivement comme les images d'un livre d'histoire que l'on feuilletterait en écoutant la pièce.

On me montre un clavecin gainé de rouge. J'entends quelques portées de notes cristallines et j'entrevois la méridienne de Madame de Staël ...

Lucile évolue dans une robe de crêpe. Je songe à Joséphine ...

Lisette fait onduler les tombées de fleurs de son tablier. Je pense au Printemps de Botticelli ...

Les rochers émoussés, luisant de lumière m'emportent sur une grève ...

Le fringant commandant de frégate, valet de Damis, semble être une parenté lointaine de Chateaubriand.

Les personnages se glissent dans le décor, s'y découpent nettement avant de dissoudre. C'est bref, c'est net, c'est léger. Dans un pur esprit romantique, et sans nuire au texte qui fait résonner le sentiment de lui pour elle et réciproquement.

L'engagement effraie les deux jeunes gens, craignant de perdre leur liberté. Il fait encore davantage peur aux domestiques, craignant de perdre leur emploi. Frontin résume la problématique : l'intérêt des serviteurs est que leurs maitres demeurent dans le célibat pour conserver leurs postes.

Sauf si ... valet et soubrette éprouvaient des sentiments de même nature. Qui sait ? Car enfin comme le reconnait Lisette le mariage pourrait bien représenter un avantage car la vie est pleine d'embarras et un mari est là pour les partager.
Marivaux est un auteur classique et on pourrait reprocher à Anne-Marie Lazarini d'avoir eu de lui une vision romantique plus proche de l'esprit de Musset. C'est ce parti pris là que j'ai apprécié jusqu'au bout. Y compris son humour qui rassemble tous les invités de la noce autour d'un perroquet surtout quand on sait que l'animal qui peut vivre jusqu'à 80 ans reste fidèle toute sa vie à la même femelle.

Les Serments indiscrets de Marivaux
mise en scène Anne-Marie Lazarini, assistée de Bruno Andrieux
décor et lumières François Cabanat, costumes Dominique Bourde
avec Jacques Bondoux, Cédric Colas, Frédérique Lazarini, Isabelle Mentré, Julie Pouillon, Dimitri Radochévitch et Arnaud Simon

Création Les Athévains au Théâtre des Artistic Athévains

mardi 20h, mercredi et jeudi 19h, vendredi et samedi 20h30, samedi et dimanche 16h, relâche lundi
45 rue Richard Lenoir, 75011 PARIS, M° Voltaire, Tél: 01 43 56 38 32
jusqu'au 24 avril 2011

reprise du 3 au 29 avril 2012 toujours aux Artistic Athévains
mardi 20h ; mercredi et jeudi 19h ; vendredi et samedi 20h30 ; samedi et dimanche 16h ; relâche lundi
et en tournée :
le 27 janvier 2012 à 20h45 à Saint-Germain-en-Laye, au Théâtre Alexandre Dumas, Jardin des Arts, place André Malraux 78108 Saint-Germain-en-Laye réservations 01 30 87 07 07
les 27, 28 et 29 mars 2012 à 20h à Oullins, au Théâtre de la Renaissance, 7 rue Orsel 69600 Oullins réservations 04 72 39 74 91

vendredi 15 avril 2011

Sardines en rouleau de printemps

Les éditions Marabout viennent de sortir une série de tous petits livres, riches de recettes culte à réaliser avec des produits qu'on adore : les carambars, les coquillettes, le Nutella, les Petit-beurre Lu, la Vache qui rit, le lait condensé sucré, la crème de marrons ... et les sardines en boite où je me suis plongée sans tarder.

On y trouve les classiques préparations de type rillettes, ou dips mais aussi des idées beaucoup plus originales et pourtant très simples. Comme la salade niçoise où les sardines remplacent tout bonnement le thon.

On pense rarement à ce poisson pour des soupes et on a tort. C'est facile de préparer une crème de tomates en mixant 1/2 litre de sauce tomate avec autant d'eau et 2 boites de sardines à l'huile égouttées. Y'a plus qu'à saler, poivrer et faire chauffer avant de servir.

Il y a quelques versions grill, obtenues après avoir ajouté des ingrédients dans la boite qui passera ouverte illico presto sous le grill. Les amateurs de pizza auront le choix entre 5 variantes, toutes appétissantes. La déclinaison "figues-sardines-gorgonzola" a ma préférence.

J'ai trouvé moult idées dans ce livre qui m'a incité à travailler la galette de riz pour composer des rouleaux de printemps d'un genre plus moderne que les classiques de la cuisine asiatique. D'ailleurs, depuis, je n'arrête pas d'innover avec cette technique qui permet de portionner les repas.

J'ai adapté la recette de la page 46 en fonction de ce que j'avais de disponible dans mes placards en remplaçant la menthe par la coriandre, sachant que le basilic thaïe aurait apporté une note plus intéressante encore, et en substituant au légume frais du soja bio en conserve (Carrefour) dont le croquant était tout à fait acceptable.

Pour faire 4 rouleaux il faut : 4 feuilles de riz, 1 carotte, 4 feuilles de laitue, 4 filets de sardines, 1 poignée de vermicelle de riz (ou de soja) cuit, 1 poignée de pousses de soja , 1/2 botte de menthe fraiche, de la sauce nuoc-mâm (ou soja).

On lave, épluche et taille une carotte en allumettes (ou en tagliatelles).
On réhydrate les feuilles de riz en les trempant quelques secondes dans une assiette d'eau tiède avant de les poser sur un torchon propre.

Sur chaque feuille on pose les aliments en superposant les couleurs. On replie des bouts avant de rouler assez serré.

On déguste en enveloppant le rouleau dans une feuille de laitue et en le trempant dans la sauce.

Sardines en boite, les 30 recettes culte, de Garlone Bardel, photographies de Valérie Guedes, collection les tout-petits de Marabout, 3, 50 €

jeudi 14 avril 2011

Lionel Melka en concert au pédiluve de Chatenay-Malabry

C'est une vraie chance qu'il existe des salles de concert comme le Pédiluve en dehors de Paris, avec une programmation digne du Café de la danse. Et j'ose espérer qu'elle n'est pas unique en son genre.

Lionel Melka a donné ce soir un concert qui a réjoui tout le monde malgré un titre difficile : les soirs sans. Le chanteur n'est pas à un paradoxe près. Hier il nageait dans le virtuel et incitait à répondre positivement à son invitation en chantant Click sur oui.

Depuis, il a plongé dans le réel et nous lance des messages négatifs qui reflètent le pessimisme qu'il a traversé. Il en émerge avec énergie. N'est plus blasé. Se réjouit d'avoir croisé les routes d'Alice Dona, de Rose et de Jacques Higelin qui, chacun à leur manière ont eu un impact positif sur son destin.

Il a suivi les cours de l'atelier de la première qui lui a donné le coup de pouce qu'il fallait au bon moment alors qu'il débarquait de Guadeloupe sans connaitre grand monde dans le milieu. Grâce à sa présence sur myspace il a assuré la première partie des concerts de Rose, elle-même une débutante puisqu'elle présentait son premier album. Le challenge était énorme pour Lionel qui peut être fier d'avoir connu des standings ovation et qui n'en revient pas d'avoir été choisi ensuite si vite par Higelin pour assurer sa première partie.

Il lui rend aujourd'hui hommage avec le titre Cigarette, avant de faire une allusion à un autre grand monsieur de la chanson, Serge Gainsbourg, avec Clin d'oeil Melody Nelson. Chanter devant le public d'Higelin offrait l'assurance d'une belle visibilité auprès d'un public très large, entre 25 et 65 ans. Ces expériences ont forgé son âme de rockeur. Ce soir son fan club s'est même étendu au-delà de 90 ans. Il fallait voir certains habitués de la salle taper des pieds et battre des mains les yeux pétillants. Faut reconnaitre que Lionel diffuse une énergie très communicative avec une bonne humeur qui ne le quitte pas.

Il maitrise le show et parvient à créer une sorte d'instabilité qui maintient ses musiciens en alerte. Rien ne déstabilise le guitariste arrangeur underground (Jean Fabien Dijoud dit Jeff), le batteur (Camille Gaudou) et le violoniste-bassiste de talent (Benjamin Violet). Ni une corde de guitare rompue pendant les balances. Ni une panne de son en plein concert. Lionel poursuit en trio avec Camille et Benjamin pendant que Jeff cherche une solution. Et puis ensuite, Lionel s'assoie sur le gradin, dos au public, pour gratter un air de plus.

Difficile de croire qu'il a traversé une période noire tant il fait preuve de philosophie. Il se pose lui même la question dans les paroles de Pourquoi . Il chante qu'il est blasé, gavé, de s'entendre mentir, qu'il annonce son départ, sous la plainte nostalgique du violon et des arpèges de sa guitare. Il nous fait peur en nous menaçant d'être Absent mais il reste souriant et redevient vite joyeux. Et quand il chante je t'emmerde on ne se sent pas le moins du monde personnellement attaqué.

Pour l'heure c'est lui qui écrit ses paroles -toujours en français- et assure ses compositions mais il serait partant pour que des auteurs qui ont une plume marquée comme Loic Antoine ou Babx lui envoient un texte. L'avis est lancé !
La première tournée des Soirs sans s'achevait ici, dans cette salle du Pédiluve où Lionel Melka s'était installé en résidence en janvier, le temps de peaufiner le rythme du concert avec ses nouveaux musiciens dans des conditions plus confortables qu'en studio. Ils repartiront en septembre pour un plus grand périple sur toute la France. D'ici là vous pouvez télécharger légalement l'album sur ezic.fr ou en commander le support physique.

On le compare à Arno, Johnny Cash, Tom Waits, et même Hubert-Félix Thiéfaine, quand ce n'est pas aussi Higelin. Le public a besoin de références pour se rassurer. J'ai envie d'ajouter le nom de Joe Cocker dans cette même mouvance de chanteurs à la voix rauque. Dans peu de temps son nom n'aura plus besoin de comparaison. L'urgence est qu'il se constitue son répertoire qui pour le moment oscille pas mal, entre le ton jazzy de Tout va bien (2004), le rock déjanté, limite groovie de Click sur oui (2008) et le blues rock des Soirs sans (2010) et allez savoir, peut-être slam ou électro avec le prochain album ...

Pour en savoir plus vous pouvez cliquer sur le blog de Lionel : http://lionelmelka.over-blog.com/ ou sur le compte-rendu d'un autre concert donné au Pédiluve, avec The Rodeo en février.

Le Pédiluve se trouve dans l'enceinte du Théâtre La Piscine récemment reconstruit 254 avenue de la Division Leclerc, à Chatenay-Malabry (92).
Les jeudis soirs à 20 heures les musiques se déclinent sur tous les tons : classique, soul, chanson, jazz ... à 8 € la place. Le Bar ouvre ses portes à 19h00 pour une restauration légère ( un plat chaud, un dessert et une boisson pour 5 € ).
Lieu intime, convivial, trait d'union avec le passé nautique de l'équipement, il est devenu désormais une salle de concert de 80 places qui compte en région parisienne. Renseignements et réservations au 01 41 87 20 84 ou sur le site de la structure.

mercredi 13 avril 2011

Haute Diplomatie au théâtre de la Madeleine

Niels Arestrup et André Dussolier arriveront juste à temps pour la cérémonie des Molières dimanche 17 avril après avoir assuré la dernière représentation de Diplomatie ... avant la reprise déjà annoncée le 1er octobre prochain. Et c'est heureux parce que la pièce est formidable et leur interprétation tout autant.

J’ai vu le spectacle dans les pires conditions, coté Jardin, sur une chaise éloignée, me disant qu’à moins d’être pourvue d’un cou d’autruche je ne verrais rien. Je me rassurais en me persuadant que l’acoustique serait bonne. Erreur : je n’ai pas perdu une miette du duel car la mise en scène permet à tous les spectateurs de profiter du spectacle. Je vous le dis pour vous rassurer. Cette fois tout siège est bon à prendre.

On connait tous cet épisode de l’Histoire contemporaine, encore proche. Plusieurs quartiers de Paris ont failli sauter la nuit du 25 aout 1944, juste avant l’arrivée des Alliés et on doit la sauvegarde de la capitale à la désobéissance d’un général allemand. Et pourtant il se dégage un suspense formidable de la pièce que Cyril Gely a brodé avec force circonvolutions rhétoriques.

Dans la réalité le diplomate suédois Raoul Nordling a tenté de dissuader le général von Choltitz, alors gouverneur de Paris, de mettre le feu à la ville. C’était le propos du film de René Clément, Paris brûle-t-il ? et du terrible face à face entre Orson Welles et Gert Froebe dans une suite de l’hôtel Meurice. Le général reste seul pour prendre sa décision.

Cyril Gely fait revenir le diplomate suédois. Il imagine une fiction plausible, à partir des tempéraments supposés des personnages ayant réellement existé, autour d’un sujet qui revient de manière récurrente dans la vie politique : le devoir de désobéissance. Question philosophique qui pourrait surgir aux épreuves du Bac et qui taraude forcément l’être humain.

Il ne s’agit pas de restituer la vérité historique mais de traiter les choses d’un point de vue plus global, et plus psychologique autour d’une problématique qui pourrait nous concerner un jour, à plus d’un titre.

Niels Arestrup interprète Dietrich von Choltitz et André Dussollier joue Raoul Nordling, le consul général de Suède à Paris. Tous deux sont sur la liste des nominations comme meilleur comédien. Je rêverais d’un résultat qui les placerait ex-aequo parce que si le premier est excellent c’est parce que le second l’est tout autant.

Niels Arestrup évolue avec subtilité et délicatesse, sans jamais perdre un accent allemand d’une telle légèreté qu’on le jurerait naturel. La gamme des sentiments de son personnage évolue sur un large registre, gagnant l'empathie d'un public qui ne pouvait pas être disposé à le donner gratuitement à son personnage. On sait que c’est un immense comédien mais réussir à tirer les larmes de l’assistance avec un tel rôle relève du génie.

André Dussolier ne lâche pas le terrain sur lequel il avance comme un chat qui se parie capable de faire reculer un éléphant. C’est un moment de pur régal dont on ne perd pas un murmure. Si vous n'avez pas le temps d'y aller d'ici la fin de la semaine ce sera un superbe cadeau de Noël pour vos amis et votre famille.

Quant à moi il me tarde d'être à dimanche pour les entendre de près.

Diplomatie de Cyril Gely
Avec André Dussollier, Niels Arestrup, Roaman Kané, Olivier Sabin et Marc Voisin.
Mise en scène de Stephan Meldegg
Conseillère artistique Béatrice Agenin
Décors Stéphanie Jarre, Costumes Véronique Périer
Lumière Roberto Venturi, Son Michel Winogradoff

dernière représentation le 17 AVRIL 2011 à 15h avant la reprise du 1er Octobre au 31 décembre, du mardi au vendredi à 21h, le samedi à 18h et 21h

Théâtre de la Madeleine, 19 rue de Surène, 75008 Paris, 01 42 65 07 09

Articles les plus consultés (au cours des 7 derniers jours)