lundi 7 juillet 2014

Rentrée littéraire 2014 sur A bride abattue

On annonce une rentrée littéraire d'enfer avec plus de livres encore que les trois années précédentes. On attend pas moins de 607 romans français et étrangers, avec parmi eux des auteurs célèbres comme Emmanuel Carrère, Olivier Adam, ou David Foenkinos.

Je serai d'abord fidèle à d'autres que je "suis" comme on dit dans le jargon, comme Frédérique Martin, Marie-Hélène Lafon ou Sophie Van der Linden dont j'ai tant aimé le premier roman l'été dernier. J'avais alors lu ceux-ci.

J'ai aussi un peu de retard à rattraper ... comme d'habitude direz-vous, et vous aurez raison, mais on ne peut pas tout faire. Je me demande d'ailleurs si une année je n'aurai pas l'idée de faire une "fausse" rentrée ... en prenant sciemment des livres de septembre 2007, soit l'année juste avant la création du blog.

Quand je constate en librairie qu'un livre n'a que deux mois pour y faire sa place je suis tellement scandalisée que j'aimerais que les bloggeurs (ce ne sont pas les journalistes qui s'y mettraient !) permettent à quelques ouvrages qui le méritent d'avoir une seconde chance en faisant leur promotion.

Certes il y a des exceptions pour durer, mais il faut s'appeler Shakespeare ou Sartre.

Je sacrifierai malgré tout volontiers à la célébrité en chroniquant Grégoire Delacourt parce j'ai beaucoup apprécié la Liste de mes envies. Et Amélie Nothomb parce que si elle a ce rituel de "pondre" un roman par an (c'est elle-même qui en parle avec ces mots) j'ai celui d'inaugurer la série de mes chroniques de rentrée par le sien depuis 5 ans.

Pétronille (chez Albin Michel) et On ne voyait que le bonheur (chez Lattès) figureront donc la vingtaine d'autres titres que je me suis promise de lire cet été. Tout n'est pas sur la photo ci contre, d'autres titres pourront encore arriver. N'hésitez pas à me laisser en commentaires vos avis, critiques et suggestions.

Je mettrai ce billet régulièrement à jour en associant au fur et à mesure les liens (il suffira de cliquer dessus pour ouvrir l'article correspondant) sur la liste ci-dessous qui, en quelque sorte, est celle de mes envies ... de lecture et qui est classée par ordre alphabétique d'auteur, histoire de ne pas faire de hiérarchie :

Toute ressemblance avec le père, Franck Courtès, Jean-Claude Lattès, septembre 2014
On ne voyait que le bonheur, Grégoire Delacourt, Jean-Claude Lattès, août 2014
Les hommes meurent, les femmes vieillissent, Isabelle Desesquelles, Belfond, 14 août 2014
Une vie d'emprunt, Boris Fishman, traduit par Stéphane Roques, Buchet Chastel, 28 août 2014
Pierre contre ciseaux, Inès Garland, traduit par Sophie Hofnung, Ecole des loisirs, mars 2014
Omaha, Norman Ginzberg, Editions Héloïse d'Ormesson, 5 juin 2014
La nuit commencera, Thierry Illouz, Buchet Chastel, 4 septembre 2014
Etranger dans le mariage, Emir Kusturica, traduit par Alain Cappon, Jean-Claude Lattès, 24 septembre 2014
Joseph, Marie-Hélène Lafon, Buchet Chastel, 28 août 2014
L'Histoire d'un amour, Catherine Locandro, Editions Héloïse d'Ormesson, 21 août 2014
Sauf quand on aime, Frédérique Martin, Belfond, 14 août 2014
Pétronille, Amélie Nothomb, Albin Michel, 21 août 2014
Le voltigeur, Marc Pondruel, Jean-Claude Lattès, septembre 2014
Les amants spéculatifs, Hélène Risser, Jean-Claude Lattès, septembre 2014
Power Patate, Florence Servan-Schreiber, Marabout, janvier 2014
L'incertitude de l'aube, Sophie Van der Linden, Buchet Chastel, 21 août 2014
Une semaine dans la vie de Stephen King, Alexandra Varrin, Editions Léo Scheer, 3 septembre 2014

Les titres qui ne sont plus à l'encre noire ont déjà été lus, pas forcément chroniqués, mais en voie de l'être.

dimanche 6 juillet 2014

Nouvelle visite au Parc Zoologique de Paris

J'avais eu la chance de le visiter avant sa réouverture. J'aurais pu me contenter de mettre à jour ce que j'ai publié le 5 avril. J'ai préféré le laisser intact et reprendre les choses en ajoutant les photos des animaux qui sont arrivés depuis ... ou ceux qui ont (comme le lamentin) pris la pose devant mon objectif.

Il me semble qu'après un certain temps d'acclimatation certains d'entre eux en font désormais à leur guise. J'ai eu la chance de voir le paresseux de près. Il est désormais en liberté dans la serre tropicale et son jeu préféré est de se cacher derrière les bouches de ventilation. Vous avez donc une probabilité très faible de l'apercevoir, d'autant qu'il se déplace à la vitesse de quelques centimètres par quart d'heure.

En faisant peau neuve, le zoo de Vincennes est devenu le Parc zoologique de Paris. Si l'architecte a conservé les rochers parce que le public estimait leur démolition sacrilège, la nouvelle version ne ressemble quasiment plus à l'ancienne. On ne reconnaît que la piscine des loutres... où elles sont revenues dans l'eau tourbillonnante, et la volière des vautours, dont la voracité reste impressionnante :
Le chantier fut considérable. Il a duré trois ans et il fallut trouver aux animaux des lieux d'accueil pendant les travaux de rénovation, voire de reconstruction. Seules les girafes sont restées, étant donné la taille du troupeau et la difficulté à les transporter.
Un mois après sa réouverture officielle le Parc est toujours aussi minéral mais les animaux y sont en plus grand nombre, pour la grande joie des enfants.
Cliquer sur le lien ci-dssous pour continuer la visite

samedi 5 juillet 2014

Nouvelles galettes chez Bjorg et suite de mes expériences avec les Microcakes®

Vous avez du remarquer combien j'étais fan des Microcakes® Jean Dubost que j'utilise à tout bout de champ depuis que je les ai découverts (voir liens en fin d'article).

Si bien que quand j'ai reçu un colis Bjorg Bio-Nutrition avec leurs nouvelles galettes je ne me suis pas posé de question à propos de la boite de filets de maquereaux.

Mon intention a tout de suite été de faire (au micro-ondes) une timbale de maquereau ceinturée de rondelles de courgette, le tout sur un lit de carottes râpées.
Je l'ai tout de suite ouverte pour tester une version Microcake® salée. 

J'avais placé dans le fond du moule des rondelles de carottes, des rondelles de courgette sur le tour, après l'avoir huilé pour assurer le démoulage (si j'avais su !!!), rempli de maquereau à la moutarde, ajouté des rondelles de carottes, puis de nouveau du maquereau. 

J'ai mal calculé mon coup. Le moule n'était pas assez rempli. Tout s'est effondré au démoulage mais c'était très bon. Je pense, maintenant que j'ai plus d'expérience en la matière, qu'il aurait fallu combiner avec du pain ou un produit équivalent.
Mais je recommande particulièrement la cuisson des carottes râpées au micro-ondes. Elles sont savoureuses et encore un peu croquantes.

J'ai compris ultérieurement ma bévue en découvrant que la diététicienne de Bjorg emploie les galettes comme support, notamment sous des rillettes de maquereaux à la moutarde.

C'est effectivement une excellente solution pour combiner des entrées (et même un plat ou un dessert ... voyez comme je me suis "rattrapée").

J'ai sincèrement beaucoup de mal à différencier à l'aveugle riz sésame et épeautre son d'avoine. Le second est peut-être un tout petit peu plus sec et je le trouve à peine un peu salé. Une fois recouverts d'une préparation je défie quiconque de percevoir une différence.

Sur riz sésame (qui aura la préférence des régimes sans gluten) je mets un fromage frais dense, des lamelles de poivrons confits (ma fameuse recette ultra digeste 2 fois 2 minutes au micro-ondes puis vinaigre salé et repos quelques heures) et de la ciboulette pour donner un autre goût et faire joli.
Les galettes 4 céréales, carrées, plus fines m'ont suggéré une architecture de courgettes braisées et de tomates, avec des olives aux anchois et une quenelle de fromage frais.
Contrairement à ce qu'on pourrait supposer ces galettes se découpent parfaitement au couteau et sont donc faciles à manger sur assiette et en société.
Variante sur riz sésame avec courgettes braisées (chaudes cette fois) et un oeuf au plat, saupoudré de graines de sésame.

Sur épeautre son d'avoine, une version sucrée, toujours avec le fromage frais qui est si bon, des abricots rôtis à la plancha, refroidis "à température ambiante" et du citron vert râpé à la microplane.
Bjorg Nutrition c'est toute une gamme de cuisine saine.
Consultez leur site, très bien conçu et inscrivez-vous aux ateliers qui sont offerts. Ils sont très bien menés par Valérie Jacquier. J'en ai suivi un il y un an et cela reste un très bon souvenir.

Autres recettes dans un Microcake® Jean Dubost :
Une version sucrée avec une Tatin et avec des brioches 
Et deux autres, salées tomate et thon et timbale normande au boudin
J'ai trouvé du vinaigre Vincotto chez les Producteurs de caractère et les moules sont notamment sur la toile comme on dit, ici.

vendredi 4 juillet 2014

Terre Ferme ... quand la ferme s'invite en ville

L'inauguration vient de se terminer. C'était dans un village essonnien de la banlieue sud, Verrières-le-Buisson que Marc Defrance, fondateur de Terre Ferme a mis en relation les producteurs qu'il a sélectionnés et les acheteurs qui avaient passé leurs premières commandes sur le site de la toute jeune entreprise dont je vous reparlerai très bientôt.

Chacun pouvait goûter avant de valider, voire de modifier la liste des produits. Et en général, ce fut pour repartir plus chargé que prévu.

J'étais là, par amitié d'abord, parce que je connais Marc "depuis toujours" et que je lui accorde une confiance absolue.

Je n'ai aucun doute sur les critères de sélection de ses producteurs, ce qui m'autorise à soutenir son projet sans réserve.

C'est une belle alternative aux AMAP (dont la liste d'attente est souvent si longue qu'elles de"viennent inaccessibles ou à d'autres intitiatives comme La Ruche qui dit Oui. le site est déjà riche de plusieurs références et devrait s'étendre dans les semaines qui viennent.

Le slogan de Marc, c'est "la ferme s'invite en ville". Et, pour moi, quoi de plus juste qu'une vache pour accueillir les visiteurs ? Un animal habillé pour la circonstance dans un Vichy tendance.

J'ai monté pour l'occasion une création de Virginie, l'initiatrice de Cocorikraft, dont j'ai fait la connaissance au dernier Salon de l'Agriculture.
L'animal a rempli sa mission de porte-cartes et a fait de l'oeil aux clients pour les inviter à venir chercher un sachet de sel offert par la maison.
Un sel dont ils devraient se souvenir puisqu'il était parfumé au citron vert pour sublimer la viande qu'ils avaient probablement achetée. Chaque sachet a été rigoureusement pesé pour représenter 100 grammes, histoire de ne pas faire de jaloux, et de faire un clin d'oeil, qui donna ultérieurement le mot salaire.

J'avais pour l'occasion une balance de précision Little Balance décorée de citron et de menthe (si vous ne croyez pas au hasard il est temps de changer d'avis). Cette marque propose un large choix de produits dans les 2 univers que sont les pèse-personnes et les balances culinaires et se positionne en spécialiste du pesage. Elle a défini de nouvelles tendances à l’esprit moderne et décoratif ainsi que des modèles exclusifs comme celui que j'ai utilisé.

jeudi 3 juillet 2014

Adieu au langage de Jean Luc Godard

Il faudrait, m'a-t-on dit, le voir une paire de fois pour le comprendre. Soit. Sauf que moi j'aime comprendre du premier coup ou renoncer ... à comprendre.

Lire le résumé donne des clés. Mais après tout je ne suis pas sûre que ce soit nécessaire. Je vous en fais grâce.

Si comprendre c'est bien "prendre avec soi", on peut dire que cet Adieu au langage est compréhensible car on n'en sort pas insensible. Les images de forêt en automne, de bords de lac et de cosmos (les fleurs ... quoique le ciel soit lui aussi très présent) nous poursuivront longtemps.

Il faudrait aussi le revoir en pointant l'écran de son smartphone avec Shazam (un weblogiciel de reconnaissance très utile) tournant en permanence pour décoder l'origine de tel ou tel morceau. Le cinéaste n'emploie que des fragments, jamais plus de 10 secondes, alors à part la 7ème de Beethoven, et la chanson enfantine ponctuant les dernières images, Malbrough s'en va en guerre, il faut être érudit pour reconnaitre.

J'ai scruté le générique de fin mais il est laconique et crache si vite les références qu'on ne peut pas mémoriser plus de quelques noms : Tchaikovsky dans le domaine musical, et puis Cocteau, Artaud, Aragon, Apollinaire, Sartre, Beckett, Byron ...

Certes, il ne faut pas être très cultivé pour repérer dans le domaine politique les hommages à Machiavel, Richelieu, Bismarck, Marx, Hitler, Soljenitsyne, Mao, Che Guevara, tous ces noms sont cités en voix off, comme je crois, dans le domaine artistique, Rodin, Nicolas de Staël, Monet (quant à Courbet et Cranach c'est peut-être mon cerveau qui me joue des tours), ainsi que le sociologue Ellul.

Godard glisse aussi des références subtiles à son propre cinéma, le bleu de Pierrot le Fou, les fesses du Mépris ... et à son intimité, puisque le chien s'appelle Roxy Miéville, portant le nom de sa compagne dont il n'a pas eu d'enfant.

Son film est aussi difficile à regarder qu'à suivre. Les images sautent parfois; la 3 D ne fonctionne pas constamment; certains plans sont volontairement flous. L'histoire est décousue. C'est chaotique, numérique, linguistique, mélancolique, philosophique, idéologique, artistique, scatologique aussi, ... unique et polémique de toute évidence, ... humoristique enfin pour qui saura décoder l'inscription "usine à gaz" qui est tronquée à l'écran.

J'ai noté tout de même quelques vérités :
Tous ceux qui manquent d'imagination se réfugient dans la réalité.
Le bonheur n'est pas une idée neuve.
On attribue un Nobel de littérature, mais jamais de peinture ou de de musique.

Godard octogénaire, c'est à peine croyable. Il nous offre une réflexion que l'on ne décodera sans doute que dans quelques années. Quand nous serons définitivement entrés dans un monde où on ne projettera plus que des films en 3 D, reléguant aux archives les longs métrages en couleur comme l'est aujourd'hui le noir et blanc. Un monde où on échangera les smartphones comme on le faisait de nos livres.

Une chose est sûre : Ah Dieu O langage est monté comme une usine à gaz qui donnera du fil à retordre aux lacaniens.

mercredi 2 juillet 2014

Le fondant bio au chocolat de Mon Fournil

Je sais faire un gâteau au chocolat 100% maison. La "meilleure" recette a été publiée il y a longtemps. Elle fut un incontournable des anniversaires de mes enfants. Elle l'est encore. Et je vous la redonne parce que c'est un basique qu'il faut avoir sous la main. J'avais intitulé le billet "Un amour de gâteau".

J'avais aussi imaginé bien plus tard une version incluant de la crème de marron, et qui était une alternative savoureuse.

On n'a pas toujours le temps de faire les choses dans les règles de l'art et il existe des préparations qui sont de qualité, avec par exemple une promesse bio comme celle de Mon Fournil.

J'ai ainsi testé le Fondant au chocolat Bio de cette marque plutôt spécialisée dans le pain maison (y compris sans gluten), ce qui me fait penser que cela fait un moment que je n'en ai plus fait et que je m'y remettrais volontiers ...

Je suis un peu bornée ... Quand j'ouvre un sachet de "préparation" je pense naïvement que je n'ai pas à me préoccuper de lire le mode d'emploi avant. Sauf que tout n'est pas systématiquement dans la boite.
Ici il faut ajouter 2 oeufs, 200 grammes de beurre ramolli et 100 ml de lait tempéré. Je n'avais pas de lait. Il était trop tard pour ressortir et en acheter et j'étais charette (ayant promis un gâteau pour le lendemain).

Ce genre de situation rend inventif. J'ai pris du lait ... d'amande. Et j'ai diminué le temps de cuisson de 5 minutes pour être certaine qu'il soit vraiment fondant.

Résultat un gâteau ultra moelleux qui avait un petit goût ... d'amande, sans en avoir la texture. Tout le monde m'a demandé la recette !

mardi 1 juillet 2014

Une plancha, oui ... mais Appolia

Des planchas il en existe de toutes sortes. Classiquement c'est un appareil assez encombrant qu'on ne peut utiliser qu'en extérieur. Impossible pour moi depuis que je vis en appartement.

Jusqu'à ce que j'apprenne que Appolia, qui est un fabricant de céramiques culinaires, français, fabricant en France, dont j'utilise les plats depuis des années (ils n'ont pas pu vous échapper : ils sont colorés et esthétiques à la fois) s'est lancé dans cette aventure en concevant une plaque de cuisson qui va directement (pour moi) de la gazinière à la table et bien entendu également du barbecue (à gaz ou électrique uniquement) à la table pour ceux qui feront cuire en extérieur.

La perspective de pouvoir "faire une plancha" quelle que soit la météo est plutôt séduisante cette année.

Rectangulaire, assez légère, et facile d'entretien, la plancha d'Appolia existe en trois couleurs, toutes foncées (pour le moment ?). La matière employée supporte le contact avec la flamme et permet de griller viandes, poissons, et légumes sans brûler les aliments. Sa superficie coïncide à celle d'une grille de barbecue et est adaptée au plus grand des brûleurs d'une gazinière.
Le rebord évite les projections et facilite le retournement des aliments et l'ai d'abord employée de façon classique, pour des brochettes, des légumes et un steack de poisson. 

Comme je voulais absolument pouvoir poser ensemble et sur le même dessous de plat une poêle et un fait-tout afin que chacun se serve lui-même en viande et légumes et qu'il n'existait pas de dessous de plat à ma convenance je l'ai fabriqué moi-même en mosaïque. J'ai donc le dessous de plat rectangulaire king size idéal pour y accueillir cette plancha :
L'essayer c'est l'adopter. J'y fais aussi rôtir des abricots sur du caramel (je vous déconseille de le faire vous-même avec du sucre en poudre, car là ça attache). Servis sur un fromage frais ferme, lui-même recouvrant une galette de riz voilà un dessert rapide et parfumé, surtout si on râpe du citron vert à la microplane juste avant de servir.
Je me suis risquée aussi à cuire à coté un oeuf au plat en laissant un peu d'espace entre les fruits et l'oeuf. Même si mes enfants sont horrifiés par mes manières ... je peux dire que ça fonctionne très bien.
Je compte bien vérifier dès qu'il fera un peu frais si on peut détourner cette plancha en version raclette, voire même si on peut y cuire quelques galettes et crêpes. Cela me semble très probable.

En tout cas, pour plagier une publicité très ancienne je ne l'échangerais pas contre une version "classique" et encombrante. Selon la formule consacrée l'essayer c'est l'adopter.

lundi 30 juin 2014

Au fil d'Ariane de Robert Guédiguian

Au fil d’Ariane, le nouveau film de Robert Guédiguian, est en salles depuis le 18 juin, trois ans après les Neiges du Kilimandjaro. C'est une véritable ode à l'amour, bien plus qu'un "film d'amour" comme je l'ai lu quelque part.

Le réalisateur célèbre de multiples formes d'amour : l'amour filial, l'amour de son prochain, l'amour courtois, l'amour passion et j'en oublie sans doute.

Car ce n'est pas une démonstration comme l'aurait fait Rohmer. C'est un vrai film (je ne dis pas que Rohmer ne faisait pas de "vrais" films), avec un scénario bien ficelé. Et viendra le temps où on s'extasiera sur le cinéma de Robert Guédiguian comme on le fit sur celui d'Alain Resnais.

Derrière l'homme il faut, dit-on, chercher la femme  ... Sabine Azéma pour l'un, Ariane Ascaride pour l'autre. Actrices, muses, épouses ... encore et toujours de l'amour.

Le scénario est conçu comme un labyrinthe où s'engage Ariane, et nous avec. Faut suivre... Le verbe suivre est d'ailleurs l'occasion d'un subtile jeu de mots quand elle dira je "suis" personne, ne voulant  pas signifier qu'elle n'est personne. Et que plus tard elle répondra à la question Vous me suivez ? par "Je suis. Je suis de plus en plus".

Il est facile de se laisser porter par les images. Les cinéphiles apprécieront les références. Le réalisateur  emploie un autre terme, plus imagé :
Ce sont plutôt des révérences, ou pour dire autrement, je signe des "reconnaissances de dettes" ! On est pétri de toutes les choses qu’on a lues dans les livres et vues au cinéma, au théâtre, dans les musées, partout. Je rends hommage à tous ceux qui ont compté pour moi, depuis toujours : à Pier Paolo Pasolini avec le premier texte lu par Jack (Jacques Boudet) qui évoque la nécessité des mythes et des rites, à Anton Tchekhov avec le second texte qui parle de l’éternelle beauté du Monde qui existait bien avant nous et qui existera bien après nous. Je rends hommage à Brecht avec la chanson de Kurt Weil  Comme on fait son lit, on se couche. Je rends hommage à Aragon et Jean Ferrat. Que serais-je sans toi est une chanson qui m’a bouleversé, très jeune, à dix ans et me bouleverse toujours... Quand j’évoque les "morts sans sépulture", je pense forcément à Jean-Paul Sartre.

J’ai eu aussi envie de rendre hommage à tout un cinéma très libre et décalé : je pense à Drôle de drame de Carné-Prévert, par exemple... Et puis il y a des hommages à Vivre sa vie de Jean-Luc Godard, où Jean Ferrat chante Ma Môme, Cabaret de Bob Fosse à travers le costume d’Anaïs Demoustier lorsqu’elle répète au théâtre, bien sûr à Federico Fellini et La Dolce Vita avec la scène de la fontaine, à Pier Paolo Pasolini et L’Evangile selon Saint Mathieu avec ces "pèlerins" qui arrivent au Frioul et Des oiseaux, petits et gros où il y avait un corbeau qui parle, tandis que chez moi, c’est une tortue...
J'ai remarqué d'autres évocations. Les premiers plans m'ont fait penser à l'univers ultracontemporain de la maison de Mon Oncle de Jacques Tati, la scène de la danse sur le pont à West Side Story, la transformation d'Ariane en serveuse dans le petit restaurant de l'Olympique à Bagdad Café ...
Au-delà de l'analyse cinématographique il y a un film très sensible qui se présente dès le générique comme une "fantaisie". Les premiers plans sont en noir et bleu avant que n'apparaisse le vert, puis le rose au fur et à mesure que la caméra progresse dans un décor qui semble avoir trempé dans des flots de peinture blanche.

Ariane fait un gâteau au chocolat. Elle semble triste. Le gâteau d'anniversaire croule sous les bougies mais les invités s'excusent les uns après les autres, pensant chacun être le seul à le faire. Ariane prend son passeport, sa voiture et s'en va.

Elle fera de multiples rencontres. On lui proposera constamment des défis qui ne la dérouteront pas (c'est le cas de le dire) de la voie qu'elle a décidé de suivre : Si je suis chiche ? Je suis même que ça, lancera-t-elle au garçon qui l'invite à une balade en moto.

La voilà devant le restaurant de bord de mer qui était le lieu central d’A la vie, à la mort !, à Ponteau, où le patron, Gérard Meylan, toujours formidable, lui suggère de l'installer près d'un autre convive, parce qu'une femme qui mange toute seule au restaurant, ça ne se fait pas, c'est incompréhensible.

C'est ça, je suis une femme incompréhensible, approuvera-t-elle.

Ariane Ascaride est merveilleusement filmée, qu'elle soit en robe, en pantalon, en tenue de scène ou en pull troué.
Ce café, au nom Olympique, deviendra l'Olympe quelques plans plus tard. Et ce ne sera pas le seul glissement de scénario.

On entendra une tortue parler (avec la voix de Judith Magre) ... soulignant le dialogue intérieur du personnage principal. L'animal est surtout le symbole du cheminement personnel. On se déplace d'ailleurs beaucoup. A moto, en voiture, en bateau ... et on revient toujours au point de départ.

Jean-Pierre Darroussin campe un chauffeur de taxi mélomane qui met du Schubert pour calmer sa cliente (avec la Truite) avant de la conduire "vers les ports je sais pas". 

Si vous n'aimez pas Jean Ferrat passez votre chemin parce que ses chansons ponctuent une scène sur deux. On ne voit pas le temps passer, la Montagne, la Femme est l'avenir de l'homme, la Môme, et le magnifique Que serais-je sans toi ?
Le personnage de Martial, ancien gardien du Museum d'histoire naturelle, hanté par des cauchemars est une belle figure de l'altérité.

Ce film est un écrin avec de multiples joyaux. Beaucoup y verront un rêve, une utopie peut-être, mais  sans aucun doute une anthologie de toutes les expressions du sentiment amoureux.

dimanche 29 juin 2014

Des microcakes en version sucrée avec les nouvelles brioches Harrys

J'ai découvert de nouvelles recettes de brioches chez Harrys qui m'ont donné envie de les utiliser avec les Microcake® Jean Dubost de diverses manières.

Il y a eu il y a quelques jours une timbale de boudin à la normande.

Aujourd'hui je reprends cette même brioche beurre demi-sel et crème fraiche dans un Riz à l'impératrice à ma façon et qui me donnera aussi l'occasion d'utiliser le vinaigre Vincotto pour un dessert.

Cette fois la brioche sera intégrée dans le dessert après l'avoir découpée avec un emporte-pièce de taille adéquate. On la posera sur la dernière couche d'ananas juste avant de refermer le moule.

En premier on place des morceaux d'ananas dans le fond. Puis on arrose de vinaigre Vincotto (si vous n'en avez pas prenez un caramel).
On recouvre d'une couche de riz (déjà cuit) puis de l'ananas, un soupçon de rhum dilué dans un peu d'eau sucrée (sinon le dessert sera amer) et la couche de brioche.
Jolie surprise au démoulage. D'ailleurs chaque invité pourra s'en charger lui-même au dernier moment.
Les petits moules Microcake® sont utiles aussi en pique-nique pour faire par exemple un ersatz de baba au rhum en combinant brioche imbibée de rhum (et eau sucrée) avec une crème dessert genre de celle qu'on se lève pour elle ... si vous voyez ce que je veux dire. Il y a quatre petits trous dans le couvercle mais en transportant debout le risque de fuite est limité. Bien entendu on ne démoulera pas. Vous les trouverez notamment sur la toile comme on dit, ici.
Et je redonne à ceux qui aiment la glace une recette qui a eu un grand succès : une tranche de brioche grillée, une boule de glace (faites mieux que moi qui n'ait pas modelé un joli dôme avant de faire la photo) et on recouvre de crème dessert.
La version spéculoos conviendra à une glace vanille ou nougat sous une crème parfumée saveur Petit beurre ou Spéculoos (mais oui, ça existe). Il existe aussi d'ailleurs une brioche Harrys au spéculoos.
Elle s'accorde très bien avec la poire.
Des trois nouvelles variétés de Harrys j'ai choisi celle au praliné pour l'associer avec de la mangue en procédant de manière désormais classique :
Des quartiers de mangue puis caramel puis brioche et on recommence en terminant par la brioche, soit en la découpant à l'emporte-pièce soit en tassant les chutes restantes. le démoulage risque d'en pâtir mais sans incidence sur le goût.
La question que je n'ai pas réglée c'est l'accord de la couleur du contenant avec le contenu ... comme si cela pouvait avoir une quelconque importance !
Autres recettes dans un Microcake® Jean Dubost :
Une version sucrée avec une Tatin
Et deux autres, salées tomate et thon et timbale normande au boudin
J'ai trouvé du vinaigre Vincotto chez les Producteurs de caractère

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