mercredi 14 février 2018

Prendre la Saint Valentin par la baguette

La Saint-Valentin est une fête devenue commerciale, mais au Mexique elle est traditionnellement dédiée à l'amour et à l'amitié comme je l'écrivais en vous donnant une recette de petites galettes en forme de coeur.

J'ai eu envie de m'amuser cette année en détournant une expression, marcher à la baguette et la déclaration d'amour du Bourgeois gentilhomme à la Marquise : D’amour mourir me font, belle Marquise, vos beaux yeux ...

On pourra donc offrir à l'être aimé une paire de baguettes à la française ... ou quelques bougies de Mathilde M, ou les deux, sans se ruiner puisque les baguettes sont vendues moins de 15€.

mardi 13 février 2018

Plus de dix ans ... déjà !

2760 articles publiés ... certes en l'espace de 10 ans mais tout de même ... Je n’aurais jamais pensé, quand j’ai démarré l’aventure du blog, qu’une décennie plus tard je serais encore les doigts suspendus au-dessus du clavier à réfléchir aux mots qui caractériseront le mieux l’entrée dans la onzième année, même si depuis douze mois le rythme s'est ralenti.

On n'imagine pas (et après tout tant mieux) ce que cela demande d'effort et de disponibilité pour considérer chaque spectacle, chaque livre, chaque exposition comme si c'était l'unique objet de mon attention.

Mes articles écrits dans le domaine culinaire sont plus faciles, mais ne demandent pas moins d'attention, surtout quand ils sont illustrés par de nombreuses photos.

Je ne suis pas masochiste. Toutes les rencontres sont sources de grand plaisir. Et j'ai des discussions passionnées avec les lecteurs du blog que je croise de plus en plus régulièrement, ce qui me surprendra encore longtemps.

Chaque année je me fais une (nouvelle) promesse comme on peut les lire sur les billets "anniversaire" précédents. Je voulais en 2017 refaire de la radio et c'est avec joie que j'ai intégré en septembre dernier l'aventure du Talk-show sur Needradio pour y traiter des faits de société comme le harcèlement au travail, l'addiction aux écrans, la progression de la chirurgie esthétique, en alternant avec des sujets plus légers comme la croyance dans l'astrologie ou la symbolique des prénoms.

Pour 2018 j'aimerais avoir l'opportunité de publier (sous quelle forme, je l'ignore encore) les reportages que j'ai faits cet été au Mexique. J'y ai passé cinq semaines dans un pays fabuleux, où les paysages sont paradisiaques, et où surtout les habitants sont d'une gentillesse incroyable. J'y retournerai très probablement puisque ma fille s'y installe.
J'ai ramené un millier de photos et plusieurs interviews. Je voudrais partager la culture, les coutumes,  la cuisine et le mode de vie des mexicains et le blog est un espace insuffisant.

On dit que tout vient à point. Un jour pourtant un jour viendra couleur d'orange ... sans doute comme le chantait le poète.

lundi 12 février 2018

La douleur de Emmanuel Finkiel

Juin 1944, la France est toujours sous l’Occupation allemande. L’écrivain Robert Antelme, figure importante de la Résistance, est arrêté et déporté. Sa jeune épouse Marguerite, écrivain et résistante, est tiraillée par l'angoisse de ne pas avoir de ses nouvelles et la poursuite de sa liaison secrète avec son camarade Dyonis.

Elle rencontre un agent français de la Gestapo, Rabier, et, prête à tout pour retrouver son mari, se met à l’épreuve d’une relation ambiguë avec cet homme trouble, seul à pouvoir l’aider.

La fin de la guerre et le retour des camps annoncent à la jeune femme le début d’une insoutenable attente, une agonie lente et silencieuse au milieu du chaos de la Libération de Paris.

Marguerite avait sans nul doute déjà le caractère volontaire qu'on lui connait mais elle n'était pas encore célèbre (même si Rabier la connait pour avoir déjà publié un livre). C'est bien plus tard qu'elle a écrit ce texte, qui résonne désormais avec les mots de la Duras (l'article n'est pas du tout péjoratif mais signifie au contraire sa grandeur).

Mélanie Thierry rend parfaitement tout cela sans jamais surjouer. Elle est le plus souvent très belle, très pâle, très femme, avec les lèvres rouges. Elle semble forte : je n'ai pas peur, j'ai fait un choix et je l'assume. Mais le personnage frôle la folie, et cela dès la première scène où son mari est peut-être derrière la porte où quelqu'un a sonné.

L'alcoolisme qui lui vaudra tant de soucis apparait déjà : le vin change tout, dit-elle et on comprend qu'il supprime toute inhibition, efface la peur, et la rend capable d'audace. On surprend aussi le conseil de Diony de stopper la corydrane, un cocktail d'aspirine et d'amphétamines dont les écrivains abusaient à cette époque.

L'essayiste Dionys Mascolo est interprété par Benjamin Biolay qui confirme son talent de comédien. Il n'est pas le premier chanteur à réussir à conjuguer deux carrières. Comme Aznavour ou Dutronc avant lui. On espère qu'il poursuivra.

Le troisième personnage du trio (où le mari est finalement une figure mineure, un prétexte) est Benoît Magimel qui offre une autre facette de ce que la relation amoureuse offre comme potentiel d'érotisme pour le personnage de Marguerite qui apprécie qu'il lui donne l'illusion de n'être pas séparé de son mari.

Le réalisateur Emmanuel Finkiel n'est pas tombé dans le piège de la reconstitution, même si chaque plan semble juste sur le plan historique. Il capte chaque vertige en un bouquet d'images floues ou noyées dans la brume et la fumée des cigarettes. On ne sait pas toujours si ce qu'on voit est bel et bien réel ou le fruit d'hallucinations, ce qui plaide pour le fait qu'effectivement cette femme est plus attachée à sa douleur qu'à son mari, dont elle divorcera peu de temps après le retour. Elle se complait dans cet état où l'a jeté la culpabilité d'être pleinement vivante. Et le léger tic-tac de la pendule exerce un lent supplice.

dimanche 11 février 2018

Ayez l'oeil, Bibiche arrive

Bibiche est un mot qui m’évoque une relation affectueuse et familiale, la jeunesse aussi, peut-être même l’adolescence. Et bien que je n’en ai plus l’âge il a toujours un fort capital de sympathie.

J’étais donc intriguée par l’apparition d’une ligne de sous-vêtements portant ce nom, imaginant quelque chose de moderne, à la limite de l’impertinence. C’est exactement ce que j’ai découvert en avant-première.

Les modèles ont été dessinés par une équipe de créateurs parisiens, et la fabrication a été conduite en bénéficiant du savoir-faire en corsetterie de Barbara, qui est une marque renommée dans ce segment.

Des armatures et une coupe corbeille feront pigeonner la poitrine. Celles qui ne veulent pas d’armatures trouveront des coupes à leur goût sans être privées de décolleté plongeant. Et si vous ne jurez que par le rembourrage vous serez également satisfaites. C’est peut-être un détail pour vous mais c’est essentiel pour moi : les modèles sont conçus spécialement pour les épaules dites fuyantes (qui laissent glisser les bretelles à longueur de temps) avec un système quasi magique d’attache au milieu du dos, ce qui assure aussi de jolies épaules sous une robe d’été.

samedi 10 février 2018

Du pain riche en omégas 3 avec Mon Fournil

Cela faisait un moment que la machine se reposait. Il était temps de la réveiller.

La préparation de Mon Fournil à l'épeautre et aux graines de chia m'en donne l'occasion.

Attention, bien qu'il ne s'agisse pas de farine de blé elle ne sera pas exempte de gluten, je le précise pour ceux qui ont de réels problèmes de santé.

Sa richesse en acides gras Omega 3 permet de maintenir une cholestérolémie normal.

100g de ce pain permettront de couvrir 80% des apports nutritionnels conseillés en Omega 3. Cette farine est également riche en fibres et source de protéines.

vendredi 9 février 2018

Sans écran, sans jeu vidéo, sans réseau mais avec Sophie Rigal

On le dit de plus en plus et c'est hélas vrai. Les dégâts occasionnés par l'addiction aux propositions de la sphère Internet sont de plus en plus graves.

Sophie Rigal-Goulard a publié trois romans drôles et pertinents qui sont autant des alertes que des réponses et surtout en premier lieu de vrais plaisirs de lecture ... à programmer pour les vacances.

Ce sont les atteintes à la vie privée par suite de publications sur les réseaux sociaux où le harcèlement pousse des jeunes au suicide ou -dans les cas les moins extrêmes- au décrochement scolaire. Marie-Aude Murail fait partie des auteurs de littérature jeunesse qui tirent la sonnette d'alarme depuis longtemps.

jeudi 8 février 2018

Des coeurs pour la Saint-Valentin

On se demande toujours quoi faire d'original pour le 14 février. Quand on sait que les prix des fleurs flambent (et ce ne sont pas les dernières chutes de neige qui auront arrangé les choses en bloquant les transports de marchandises) pourquoi pas offrir des gourmandises aux gens qu'on aime ?

Je n'écris pas le mot "amoureux" en m'inspirant de la coutume qui est appliquée au Mexique où la Saint-Valentin n'est pas "que" la fête de l'amour mais aussi de l'amitié.

J'ai préparé des coeurs. Qui se conservent très bien, donc que l'on peut faire cuire quelques jours avant le moment de les partager.

C'est une recette qui théoriquement permet de faire des biscuits proches des célèbres Petits-Beurre. Ici le secret c'est l'emporte-pièce que j'ai trouvé chez Mathon.

mercredi 7 février 2018

Ces mains sur mon corps de Régine Heindryckx

Régine Heindryckx a une très grande passion, ce sont les livres; A tel point qu'elle a fondé l'association "Lire c'est libre" en 2013 et qu'elle organise régulièrement des rencontres avec des  auteurs.

Une fois par an, depuis janvier 2015, elle réunit un aréopage très conséquent dans les salons de la mairie du 7ème arrondissement à Paris. C'est l'occasion de discuter, de faire dédicacer des romans, et d'assister à des conférences.

Régine lit énormément, chronique régulièrement, partage ses avis et sa passion. Elle a ce qu'on appelle un caractère bien trempé, mais toujours extrêmement respectueux et une sensibilité hors du commun.

Ajoutez à cela que l'érotisme est un autre de ses centres d'intérêt (mais elle en a énormément comme aussi la cuisine et le jardinage) et vous comprendrez que tout cela l'ait inspirée pour écrire.

Et comme on n'est jamais si bien servi que par soi-même elle a courageusement choisi l'auto-édition pour son premier roman, Ces mains sur mon corps.

Vous allez beaucoup aimer si vous avez apprécié 52 nuances de Grey  il y a cinq ans. On est à un niveau d'érotisme très comparable. L'histoire ne s'arrête pas à cela et on peut même dire que ce n'est que l'habillage d'une intrigue beaucoup plus puissante.

Le personnage de Margot (qui n'est pas Régine mais bien une femme de fiction) a vécu un moment particulier qui l'a traumatisée et que l'on découvre par petites touches au travers des hallucinations qui la saisissent régulièrement.

Cette mère de famille, bonne épouse en ce sens qu'elle n'a jamais songé à aller chercher ailleurs le plaisir que son mari ne lui donne pas, va soudainement être envoutée par Romain, à qui elle va proposer de devenir sa maitresse.

L'un comme l'autre ont leur part de secret que nous découvrirons au fil des pages. L'écriture est audacieuse. Régine n'a pas froid aux yeux. Sa Margot revient d'une guerre terrible et mérite tout le bonheur du monde.

Ce premier roman est réussi. J'espère que ses nombreux amis auteurs lui faciliteront le chemin vers un éditeur pour le second.

Ces mains sur mon corps de Régine Heindryckx, éditions Régine Papillon, disponible aussi en Disponible en e book depuis le 6 novembre 2017

mardi 6 février 2018

Connaissez-vous le mug infuseur Cilia ?

Je trouve qu'on est ridicule à s'enthousiasmer pour un "petit" article domestique et pourtant je m'y mets avec ce mug infuseur Cilia® que, vous allez le constater, j'utilise à toutes les sauces ...

Cilia est une marque de Melitta que vous connaissez dans l'univers du café. Elle existe depuis 1908, l'année ou Melitta Bentz inventa le premier filtre à café.

J'y reviendrai tout à l'heure. Il faudrait d'ailleurs célébrer davantage les trouvailles féminines dans l'univers de la cuisine, parce que leur esprit pratique fait des merveilles.

La photo est assez explicite pour mettre en valeur les qualités de l'objet. Sa transparence qui permet  de ne pas verser plus d'eau qu'il n'en faut. Et aussi de juger du degré d'infusion, même si on emploie un minuteur.

lundi 5 février 2018

Le cœur à l’aiguille de Claire Gondor

J'avais rencontré Claire Gondor au Livre de Paris et nous avions sympathisé. Elle m'avait parlé avec flamme de son livre. Je m'étais engagée à être attentive à la sortie. C'est fragile, un premier roman ... Que m'était-il arrivé ensuite ? Je n'ai pas eu le coeur à me lancer dans l'aventure.

J'ai revu Claire à une soirée organisée sous l'égide des 68 premières fois, toujours aussi souriante, et aussi passionnée à défendre son petit, mais sans chercher à imposer quoique ce soit.

J'ai été heureuse pour elle de constater combien Le coeur à l'aiguille avait été aimé et défendu. Evidemment je me suis remise en question. Je n'ai cette fois rien promis mais je l'ai lu et à mon tour j'ai envie de le soutenir.

L'action se déroule quelque part dans une anonyme banlieue parisienne, dans les années 2000. Soir après soir, Leïla  assemble une robe constituée des cinquante-six lettres que lui a adressées Dan, son promis parti au loin.

La trame de leur histoire commune se dessine lentement : leurs rencontres, leur complicité, leur quotidien, les petits riens qui donnent à tout cet amour son relief si particulier. Chaque missive fait ressurgir un souvenir, un paysage, une sensation, qui éclairent peu à peu la géographie de leur intimité passée.

C'est lui qui le lui avait demandé : prépare ta robe, j'ai ma permission (p. 93). J'hésite à vous dire  la tournure que ce projet, dont rien ne dit qu'il sera réussi, va très vite prendre. C'est un défi technique comme le sont les robes conçues en chocolat pour le Salon du même nom. C'est une forme de pèlerinage qui lui permet de revivre les moments passés avec son amoureux. C'est aussi un chef-d’œuvre digne d'une année de compagnonnage.

Cette magnifique déclaration d'amour à un absent est commencée l'été suivant le drame que le lecteur devine. La jeune femme a un rituel, lisant d'abord la lettre choisie, plusieurs fois, jusqu'à en vivre le rythme de ce qu'elle nomme le ballet des mots. Elle boit un thé noir très sucré, grignote des douceurs, et choisira ensuite un fil noir ou un fil blanc. Les phrases étaient vivantes, leurs bras devenaient lianes et s'emmêlaient, les virgules n'étaient que des oiseaux en goguette et les accents des feuilles mortes tordues par le vent (p. 20).

Composée de 56 carrés blancs d'une phrase ou deux, la robe de papier, brodée d’encre sera-t-elle portée un jour et pour quelle occasion ?

Parviendra-t-elle à panser la béance, tromper le désespoir, rassembler les morceaux de son existence en miettes (...) suturer la douleur pour la faire taire enfin ? (p. 43)

Les missives sont autant de pièces de puzzle qui sont assemblées dans un ordre qui n'a rien de chronologique. Chacune vient se placer à l'exact endroit où elle semblait destinée.

L'écriture de Claire Gondor est magnifique et suggestive et le roman est parfaitement construit. Leïla, petite fille, regardait sa mère repriser et coudre après le dîner (p. 12). La quiétude du temps suspendu a imprégné son enfance et c'est en toute logique qu'une fois adulte elle choisisse cette voie salvatrice pour éviter à ses pensées de s'éparpiller après le drame qu'elle a vécu.

Ma douce, je préfère ne pas te parler de ce qui se passe ici. Encore un mois. Un mois et je suis à toi. (p. 28)

Chaque lettre (celle-ci est la 29 ème) est brève. Dan n'est pas démonstratif mais ses phrases sont lourdes de sens et Leïla confie ses commentaires au lecteur. Celle-ci ressuscite des mots d'amour un peu sauvages : le bla-bla, les je t'aime et la guimauve (...) rien que de la parlotte (...) Moi je ne t'embobine pas, au lieu de dire sans faire, je fais sans dire (p. 29). Ces deux là sont fait pour s'accorder.

Chacun des motifs brodés sur le tissu était la réponse de Leïla aux images mentales suscitées par les missives de Dan. Chacun différent mais chacun lié au précédent par une continuité secrète, par le chemin invisible qui ne deviendrait apparent qu'à leurs retrouvailles. (...) A son retour. (...) Elle ne saurait jamais si elle avait réussi ... (p. 21).

Le Coeur à l’aiguille de Claire Gondor, en librairie depuis le 5 mai 2017

dimanche 4 février 2018

Des dents de loup ...

La recette vient de l'Est de la France, peut-être parce qu'il y avait des loups inquiétants dans ces contrées. J'avais envie de tenter ces gâteaux depuis longtemps pour leur forme particulière. Il me fallait un moule adéquat, que j'ai trouvé chez Mathon.

Classiquement les proportions sont de
350g de farine
3 œufs entiers
250g de sucre
250g de beurre

Mais j'ai adapté la recette avec :
165 g de beurre pommade
135 g de sucre en poudre
2 œufs entiers
235 g de farine

samedi 3 février 2018

Maria by Callas de Tom Volf

Après Barbara qui était déjà un film inclassable sur la vie d'une artiste voici Maria by Callas qui est un biopic sous la voie du documentaire. Le réalisateur n'a pas fait de casting pour interpréter Callas. il a demandé à Maria de le faire. Et c'est ultra réussi.

Le film commence par les images d’archives d'une interview noir et blanc dont plusieurs extraits seront diffusés régulièrement. Maria Callas y révèle des compétences hors normes de comédienne.

Son visage est très expressif et sa manière de parler exprime une palette d'émotions aussi large que lorsqu'elle chante. On comprend que Bernstein ait dit d'elle qu'elle était de la pure électricité.

vendredi 2 février 2018

Mémoire d'un tricheur

J’avais apprécié Olivier Lejeune, dans ce même théâtre Rive Gauche il y a deux ans, alors qu’il jouait dans Une folie, une pièce que j'avais beaucoup appréciée.

Sa carrière est prodigieusement remplie aussi bien au théâtre qu’au cinéma, et même à la télévision, en tant qu’auteur ou comédien. C’est un boulimique de travail, qui a collectionné les premiers prix.

J’ai eu la chance d’approcher cet acteur après le spectacle. Il revenait de Prague où il avait tourné une scène d'Edmond, film de Michalik dont la sortie est annoncée pour Novembre 2018.

La pression n’entame jamais sa bonne humeur. Cet homme peut tout faire sans tricher. Il est douée d'une mémoire exceptionnelle qui le dispense d'avoir besoin d'un prompteur. Il écrit des pièces de théâtre depuis l'âge de 6 ans …  et j’ai manqué de répartie. J’aurais dû lui demander à quand vos mémoires ?

jeudi 1 février 2018

Rencontre avec Philippe Delerm pour Et vous avez eu beau temps ?

La rencontre a eu lieu hier, à l'initiative de Babeliodans le 11e arrondissement, non loin du domicile parisien d'un auteur que la langue française parlée quotidienne intéresse parce que c’est la vraie vie.

Et vous avez eu beau temps ? est la neuvième publication de Philippe Delerm de textes courts. L'expression est étrange mais l'auteur nous a expliqué qu'il n'y avait pas d'autres mots pour caractériser ce genre d'écrit qui se trouve être le type de littérature avec lequel il existe le plus.

Depuis que Rémi Bertrand lui a consacré un essai en 2005 (Philippe Delerm et le minimalisme positif aux Éditions du Rocher) son style est systématiquement qualifié de minimalisme positif, et il est assez d'accord avec cette analyse.

C'est cette spécialité qui lui a permis d'entrer en 1997 chez Gallimard, par une petite porte, celle de la collection Collection L'Arpenteur pour laquelle il réalisera la meilleure vente avec La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules.

Il n'a perçu aucun à-valoir (une avance sur les droits d'auteur à venir) et le premier tirage fut limité à 2000 exemplaires. Personne ne se doutait de l'immense succès que cet ouvrage allait être. Il n'avait jusque là publié que de la poésie, aux éditions du Rocher où son éditeur lui avait tout de même affirmé : on est sur que vous êtes un auteur. Un jour ça se saura.

mercredi 31 janvier 2018

French Kiss

French Kiss est un spectacle musical qui est programmé 4 fois seulement et la prochaine aura lieu le 14 février, ce qui sera l’occasion d’une belle soirée Saint Valentin.

Fleur Mino y chante les sopranos de Broadway. Charmantes et sensuelles, romantiques et drôles, un brin fêlées... passionnées et parfois fragiles, elles sont irrésistiblement féminines.

La jeune femme interprète chacune de ses héroïnes avec une élégante simplicité. Son récital est une ode à l’amour, au plaisir de donner, de se donner !

La soirée commence par un instrumental plutôt enlevé qui met en valeur la différence de rapport que le musicien entretient avec son instrument.  Kevin Amos est au piano et Jennifer Hardy au violoncelle. Ils enchainent avec un second, plus mélancolique, Memory (tiré de Cats – Lloyd Webber) qui est un des airs que je trouve les plus beaux.

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