lundi 31 décembre 2012

Un hamburger pour le Réveillon, mais gourmet alors ...

Un hamburger pour le réveillon ... Vous me direz : il faut oser ! Et pourquoi pas si vous avez des jeunes à table, jeunes ... de corps ... ou/et d'esprit.

J'ai tenté l'expérience, sans même le pain idéal, ces petits buns qui sont un régal dès qu'on les fait maison, mais avec une baguette tradition franchement formidable. Succès assuré. Comme quoi c'est la démarche qui compte. Il faut dire que j'avais été encouragée par Philippe Conticini (le célèbre chef de la Pâtisserie des Rêves) que j'avais entendu dire qu'il avait fait une tarte aux pommes à tomber avec de la pâte feuilletée industrielle trouvée dans le frigo d'amis qui l'avaient invité à un barbecue.

Tout est dans l'âme que l'on met et dans le savoir-faire qu'on a acquis des expériences précédentes. Et surtout il ne faut pas avoir peur de se tromper. C'est le seul moyen de s'autoriser à progresser.

J'avais "potassé" Hamburger gourmet, un livre écrit par l'équipe du restaurant Blend, et publié par Marabout. L'ouvrage à la couverture cartonnée noire sur un hamburger en trompe l'oeil est devenu le chouchou des rédactrices des magazines à la mode en quelques semaines. J'ai intégré la marche à suivre, assimilé l'équation talon + pattie + sauce + salade + couronne. Y avait plus qu'à ...

Pattie ? Oui c'est comme cela qu'on dit pour la viande (ou le poisson) à laquelle, et c'est là un des secrets, on ajoute le quelque chose qui change tout.
J'ai choisi des petits carrés de chorizo et de fourme d'Ambert. On les incorpore avec les doigts, pour ne pas briser la chair, et on forme une sorte de creux au centre de chaque pattie pour que la cuisson soit homogène (cela ne se verra pas par la suite). Ne hurlez pas mais on sale avant de cuire, 3 minutes de chaque coté si on aime le saignant.
Pour la sauce, j'ai mélangé de la crème de moutarde Martin Pouret avec de la moutarde forte de Dijon et ajouté des rondelles de cornichons à la moitié de la préparation, celle destinée au talon, alors que la couronne recevrait uniquement les deux moutardes.
J'avais du mesclun. Et voilà le résultat, élégant car la baguette reste emblématique de la cuisine française et que le mélange de salades est raffiné, et surtout très très gourmand.

A vous de jouer en version canaille ou aristocratique .... genre royal avec foie gras ou truffes. Tous les coups sont permis.

Et si vraiment l'aventure vous effraie mais que vous voulez quand même goutez la recette, allez chez les créateurs, à savoir Blend, 44 rue d'Argout 75002 Paris, Tél. : 01 40 26 84 57. Le midi, le menu est à 15 €, difficile de faire mieux.

Attention, le 31 décembre le restaurant fermera à 15 heures alors si vous voulez vraiment un hamburger pour le Réveillon il vous faudra le faire vous-même en s'inspirant de leurs recettes. Blend ne fait pas de vente à emporter.

Hamburger Gourmet, de David Japy, Elodie Rambaud et Victor Garnier, Marabout, octobre 2012
Le restaurant Blend est ouvert du lundi au samedi de 12 h à 14 h 30 et de 19 h30 à 23 h.
Leur site : www.blendhamburger.com

dimanche 30 décembre 2012

Poursuivons la visite de Vaux-le-Vicomte dans ses décorations de fête


Hier nous étions à Vaux et je vous avais annoncé que nous pousserions aujourd'hui la porte du Grand Salon qui abrite le Sapin des paons. Cet objet fut délicat à installer et il est arrimé au plafond par sécurité.

Il fallut 5400 objets pour donner de la matière à ce géant.

Auquel il faut ajouter les figurines que l'on sort d'une grande malle pour offrir à chaque petit garçon, chaque petite fille grâce à un partenariat avec la maison Papo qui depuis 15 ans multiplie les créations de princes, princesses, dragons et chevaliers, devenant ainsi la référence dans le domaine de la figurine.



Le choix de cet oiseau est peut-être venu du tableau ornant le Cabinet du roi (voir plus loin), à moins que ce ne soit les individus qui crient dans les jardins qui ont inspiré le décorateur.
La Bibliothèque est ornée des Sapins des Pays du Nord. Avec toujours une cheminée flamboyante.
 
Un Père Noël à taille humaine trône ici, satisfait d'avoir achevé les cadeaux.
La Chambre du Roi (dont je vous rappelle que sa majesté n'y a jamais dormi) a été investie par les Sapins d'argent pour la seconde année.
Il faut quasiment pencher la tête pour voir la literie. Les visiteurs ne tarissent pas d'éloges et c'est bien parce que j'ai pu revenir sur mes pas en fin de journée que j'ai pu faire ces photographies.
Les jardins commençaient à s'animer sous les feux des guirlandes électriques. Le ciel prenait des couleurs intenses, absolument éblouissantes et le public y était encore nombreux.
Voici le Cabinet du Roi, avec le fameux tableau et une décoration fournie, mais de taille plus modeste, enfin tout est relatif.
Nous traversons une pièce minuscule, d'apparence anodine. Et pourtant c'est là que Vatel, le cuisinier de Fouquet,  composa le menu qui le rendit célèbre, et qui fut le dernier puisqu'il se suicida en croyant n'avoir pas assuré le faste prévu.
 La Chambre du Maréchal du Villars n'est pas davantage décorée.
La Salle des Buffets fait peau neuve avec une nappe rouge et de la vaisselle de la manufacture de Gien contemporaine, très réussie, et que les visiteurs peuvent acquérir à la boutique.
Le gâteau fait saliver ainsi que la pyramide des macarons que la maison Ladurée a installé ici. Peut-être bientôt pourrons nous gouter des friandises siglées vaux ...
Le assiettes sont très élégantes avec ces serviettes brodées du monogramme de Nicolas Fouquet.
Descendons à l'entresol. Sur la table destinée initialement au personnel on a la surprise de revoir les pièces montées des chocolatiers qui étaient à l'honneur au Palais du Chocolat. Et le parfum qui s'en dégage est toujours aussi intense, comme l'était au rez-de-chaussée celui des bougies aux épices.
Les moules sont toujours aussi brillants. C'est grand dommage qu'on ne puisse pas acquérir leur réplique en silicone, ne serait-ce que pour faire la Sachertorte de Babsie dont je vous parlais en début de mois.
Le soleil est presque couché. il irise les murs de teintes roses et le ciel est splendide.
 Le manège ne désemplit pas.

 Ainsi s'achève la visite, en repassant sous l'arche qui ouvrait hier le premier billet .
D'autres photos de Vaux-le-Vicomte en cette période de fêtes dans le billet publié hier.
Un reportage sur le Palais du Chocolat en novembre 2012
Et une visite du château fin novembre, qui se poursuit par le Musée des Equipages.

Pour encore plus d’informations, il vous est possible de consulter le site internet de la manifestation. 
Et celui du château pour suivre le programme. L'année 2013 verra le 400 ième anniversaire de Le Notre. On imagine que cela ne passera pas inaperçu ....

samedi 29 décembre 2012

Vaux-le-Vicomte brille pour Noël et pour les enfants

Le domaine de Vaux-le-Vicomte est toujours en remaniement. Après sa transformation en Palais du Chocolat en novembre dernier, le voilà en château des Mille et une Nuits. 

C'est difficile de l'imaginer lorsqu'on arrive par la majestueuse allée de platanes qui se dressent sur un ciel d'un azur immaculé. Enfin quand on ne loupe pas le fléchage qui est un peu clairsemé. Serait-ce parce qu'il appartient à un propriétaire privé ? C'est un peu stupide parce qu'un tel endroit participe au prestige de la France et mérite qu'on ne se perde pas en route.

Nous sommes à quelques jours de la fin de l'année. Les chevaux sont prêts à accueillir les bambins. Le vin chaud diffuse son parfum pour les grands.
Le manège est régional et c'est un vrai limonaire qui diffuse la musique.
Nous sommes maintenant habitués à voir le dôme sans les échafaudages et les bâches.  Sa restauration était devenue cruciale pour la santé des toitures. Une centaine de sapins sont arrivés de Corrèze pour "habiller" la cour d'honneur qui pour le moment n'étincelle pas encore. Il est environ quatorze heures. Le soleil est au zénith et je vous emmène à la découverte des pièces du château qui sont inondées de lumières. Ce sont plus de 14500 objets qui ont été choisi par Eric Naudin, le décorateur, pour créer une féérie à la mesure de ce lieu d'exception.
C'est un rituel depuis six ans : le château est spécialement mis en scène pour les fêtes de fin d'année et la magie se poursuivra jusqu'au 6 janvier. Dès l'entrée l'effet est saisissant et l'oeil ne sait sur où se fixer.
Chaque pièce est réchauffée par une cheminée où crépite de véritables buches. Je n'ai pas réussi la mise au point mais elles sont toutes équipées d'une plaque aux armes de l'illustre fondateur Nicolas Fouquet, un écureuil qui était son animal fétiche.
Nous pénétrons dans la Chambre carrée pour admirer les Sapins des Princesses, deux immenses arbres aux ailes de papillon, qui n'auraient pas déplu à Diane, l'héroïne de la tapisserie XVII° qui couvre le mur.
 Le sol semble recouvert d'un manteau de neige semé  de roses rouges.
Entre les noeuds, on aperçoit des ballerines et leurs chaussons ne sont pas loin ...
Les Sapins des glaces ornent le Salon des Muses, à commencer par la cheminée qui diffuse une bonne température.
Cette fois ce ne sont pas de roses mais des hellébores qui ont été choisies. Le Cabinet des jeux s'ouvre dans un coin de la pièce. La crèche a été installée dans le sapin comme l'année dernière. Mais en 2013 elle sera dans un autre endroit. les décorations ne sont jamais totalement identiques d'une année sur l'autre.
Dehors le bassin de la Couronne est au repos et c'est assez surprenant de la voir briller au soleil alors que d'autres années l'eau est gelée et la neige poudroie les statues.
L'antichambre d'Hercule est totalement dédiée aux Enfants, avec des pères de Noël de toutes les origines, y compris du Nord, comme le dernier de ce billet.
Les champignons couvrent un sol jonché de feuilles d'automne et la pièce embauche du parfum d'épices des bougies.
Demain nous pousserons la porte du Grand Salon ... Pour l'heure je vais assister à une représentation du Bossu de Notre Dame, parce que Vaux présente aussi un spectacle en cette fin d'année. Les enfants y sont rois, ou du moins princes et princesses !

Articles les plus consultés (au cours des 7 derniers jours)