vendredi 10 juillet 2020

Je mange donc je suis est prolongée au Musée de l'Homme jusqu'à fin août 2020

Ce n'est pas très drôle de visiter un musée avec la buée sur les verres de mes lunettes. Respirer une surconsommation d’oxyde de CO2. Avoir les yeux qui louchent au-dessus de mon carnet de notes. Entendre autour de moi des voix caverneuses, assourdies par les masques. Devoir réserver en ligne, sans plus pouvoir improviser ...

Mais néanmoins je n'ai aucun regret car Je mange donc je suis est une des expositions qu'il faut avoir vues et c'est une chance qu'elle soit prolongée tout l'été au Musée de l'Homme (où vient de s'ouvrir Dernier repas à Pompéi). Elle aborde les aspects biologiques, culturels et écologiques de notre alimentation.

Mes yeux portent sur cette mise en garde de Paul Rivet, écrite en 1948 : l'humanité est un tout indivisible, non seulement dans l'espace, mais aussi dans le temps. La bienvenue au musée nous est toujours souhaitée par des enseignes multicolores installées il y a cinq ans, depuis la réouverture
Je mange donc je suis explore d'abord en quoi l'acte de se nourrir, vital et quotidien, façonne en même temps nos identités à travers des pratiques cultuelles, des rituels et des interdits, et quel rôle a joué l'alimentation dans notre évolution.Manger est une expérience personnelle, un acte social mais aussi un enjeu économique.

Le parcours est conçu pour intéresser les publics néophytes comme avertis, et tous les âges. L'expérience est singulière, à la croisée entre passé, présent et avenir, nourriture, culture et nature, arts et sciences.

La première salle commence, en toute logique par la présentation d'outils : les dents, les hameçons, les harpons, bien utiles pour pêcher car on consomme du poisson depuis environ 200 000 ans avant notre ère. La viande est elle aussi une nourriture préhistorique. Les commissaires ont conçu un parcours sérieux mais ponctué de pointes d'humour. Ainsi il est amusant de voir le paquet de Frosties à proximité de galettes de blé fossilisés.

Je suis surprise aussi de voir dans une vitrine l'appareil ménager que ma mère utilisait au quotidien. Le Robot Charlotte 1960 est donc devenu une pièce de musée.
En face, la fabrique du goût, explique combien nous sommes conditionnées dès l'enfance par le plaisir éprouvé en découvrant les aliments. J'apprends que c'est de deux à six ans que les enfants sont les plus néophobes, ce qui démontre que l'éducation au goût est fondamentale. Le goût est multi-sensoriel et on nous le démontre. On entend le fameux texte écrit par Marcel Proust en 1913 à propos de la petite madeleine, dit en boucle par André Dussollier.

La volonté de théâtraliser la scénographie est manifeste, avec des filets rouges et une alternance de salles obscures. Plus loin, un diorama interactif à double écran combinant, à gauche le bon ou le connu et à droite le mal ou l’inconnu présente six sujets : la vache, le canard, le poisson, le porc, les légumes, et peut-être le sujet le plus original avec les insectes. Je reconnais le slogan : Croquer, craquer, criquet ... On entend de la musique ponctuée de cris d’oiseau. On reconnaît, à son chapeau, le chef Marc Veyrat qui veuille des herbes sauvages et fait déguster la benoîte.
L’image du porc tabou s’oppose au cochonou. J’apprends que c’est une des viandes les plus consommées au monde. Elle est associée à la prospérité (rappelez-vous le petit cochon en forme de tirelire) et c’est pourtant l’animal impur par excellence dans la religion juive comme pour les musulmans. La viande fait de plus en plus l'objet de débats passionnés.

Y aurait-il des aliments masculins ou féminins ? Dans la vie comme à table, il existe des inégalités entre femmes et hommes qui ont une incidence sur le corps et peuvent être créatrices de souffrances. Il n'est pas tout à fait exact que les femmes mangeraient léger, et que les hommes préféreraient des plats roboratifs. Depuis le début du XX° siècle, certaines femmes se martyriseraient dans un corset dans un idéal de minceur et des mannequins anorexiques nous effraient alors que je découvre que dans d’autres pays, comme la Mauritanie, il existe des maisons d’engraissement où 40% de la population féminine ingurgitent quotidiennement 100 fois plus de calories que nécessaire, avec les conséquences terribles pour leur santé.
L’homme quant à lui travaille sa musculature comme en témoigne cette armure qui évoque les plaquettes de chocolat. Cet aliment occupe d’ailleurs une place à part dans l’exposition parmi les aliments aphrodisiaques ainsi que les huîtres, la pêche, l’asperge, l’aubergine. J'apprends qu' aller aux asperges signifie aller au tapin.

Manger peut aussi avoir un caractère magique et la nourriture être préparée pour les esprits ou des rituels religieux, dont la Cène est un exemple avec le partage du pain et du vin. Plusieurs artistes ont revu à leur manière le tableau de Léonard de Vinci (1495-1498) qui défilent sur un enregistrement vidéo, de la plus minimalisme, avec une table vide à la plus délirante. Voici, ci-dessous, The last supper qui montre une table encombrée de déchets peinte par Dina Goldstein
Un grand nombre d'objets sont fascinants. Par exemple cette superbe ostie de Salamanque.
L’igname est un aliment sacré. On nous en montre des gigantesques. Toutes les sociétés humaines partagent cette croyance selon laquelle en incorporant tel ou tel aliment on assimilerait certaines vertus d cela choses mangée. Malheureusement des espèces disparaissent pour une telle raison (on peut penser au requin pêché pour ses ailes) ou à l'inverse provoquent des pandémies catastrophiques comme la Covid 19 qui serait apparu en transitant par le pangolin dans un marché chinois.
Il y a tant de façons de manger. En Indonésie on se nourrit dans la rue, en achetant un plat à un vendeur ambulant qui traine sa carriole et qui cuisine sous nos yeux de manière improvisée. En Algérie les touarègues ont codifié la cérémonie du thé, différente de celle qui est célébrée au Japon.
Un film tourné au Japon montre comment les jeunes filles engloutissent leur nourriture en amenant le bol vers leur bouche et en utilisant leurs baguettes comme s’il s’agissait d’une truelle.

On devine que le film a été tourné avant le Covid puisque chacun puise dans le même plat avec ses baguettes. depuis cette pratique est prohibée et il existe des baguettes de service, de couleur noire pour être facilement reconnaissables. On nous prévient qu'il ne faut surtout pas planter ses baguettes verticalement dans le riz comme on le ferait avec des bâtons d’encens et surtout ne jamais les poser sur la table.
Aux USA il est fréquent de manger sur la table de son bureau. Vous remarquerez l'étiquette Covid bordée de vert, décrivant tous les gestes désormais interdits au visiteur. Mais restons zen ainsi que nous y invite ce mug :
La gamelle de l’ouvrier Picard du fin du XXe siècle (boîte à fricot) est en émail de couleur verte à l’instar de la lunchbox indienne alors que dans la vitrine située en face on trouve des objets destinés à faire la cuisine, comme cette mouflette en bois pour la purée de bananes (Pérou 2014) ou cette râpe indienne à noix de coco (achetée à La Chapelle Paris 2013).
Depuis une dizaine d'années, de nombreux pays ont cherché à faire reconnaitre leur patrimoine culinaire par l'Unesco. En 2010 la cuisine traditionnelle mexicaine - produit d'un métissage entre la cuisine amérindienne et espagnole- a été patrimonialisée. Ce pays possède une grande diversité culturelle et linguistique. Un Mexicain sur cinq se reconnait comme "indigène" et l'identité mexicaine s'appuie sur les multiples peuples autochtones comme sur des mythes comme le banquet de Moctézuma.
Il prend racine en 1519 quand, juste avant la colonisation espagnole de l'empire aztèque, l'espagnol Hernan Cortès rencontre Moctézuma, le souverain de Mexico-Tenochtitlan autour d'un repas qui deviendra au XXI° siècle le symbole de la fusion harmonieuse entre les cultures aztèques et espagnoles. Au menu ce jour-là figurait l'avocat, produit de luxe arrivé vers 1960 en Europe alors qu'il était le "beurre du pauvre" en Amérique.
Au milieu de la pièce une sorte d'autel célèbre l'art culinaire mexicain. Le tamales est une papillote cuite au four existant depuis la période pré-hispanique. On peut admirer un ex-voto d'Hassan Pascual Babylone, le saint patron de la cuisine (Puébla 1920), voir des bouteilles de tequila et de mescal et un tableau retraçant la rencontre entre Cortés et Moctezuma.

Les livres de recettes mexicains font partie des premiers écrits de cuisine nationaux dans le monde. Ce passage de l'oral à l'écrit définit et diffuse un idéal culinaire, qui repose sur des représentations sociales, politiques et identitaires. Le Nuevo Cocinero americano en forma de diccionario est une reproduction de l'édition de 1888 de Miguel Angel Porrua, Mexico DF.

Sur la gauche des calebasses de Michoacán décorées de fleurs colorées évoquant  l'artisanat polonais ou russe. Une assiette montre un des plats les plus traditionnels, le fameux Chile en nogada qui est un piment doux, farci de viande et nappé de sauce aux noix parsemée de grains de grenade. C'est un plat de fête qui commémore l'indépendance du Mexique le 16 septembre 1810. Selon la légende il aurait été inventé dans l'état de Puebla en l'honneur d'Agustin de Iturbide, premier empereur mexicain. Ses couleurs, -vert pour l'espérance, blanc pour la pureté et rouge pour la passion- évoquent celles du drapeau qui voit alors le jour.
Venu d'Amérique du sud, le piment a peu à peu trouvé sa place dans les habitudes alimentaires européennes. A l'époque où Christophe Colomb le rapporte en Europe, la consommation des espèces les plus piquantes reste alors marginale : elles sont plutôt cultivées à des fins médicinales.

A la fin du 17 ème siècle, une variété de piment venue des Antilles est cultivée à Espelette : elle est aujourd'hui emblématique de la cuisine basque. Le poivron, espèce de piment doux, occupe, quant à lui, une place importante dans la cuisine méditerranéenne.

Le tableau de Michel Garnier (1753-1829), Piment Piper Nigrum, datant du début du 19 ème, et provenant de la collection des bibliothèques, a tout à fait sa place dans l'exposition. De même que le "vert citron pichet" de Pablo Picasso.
De multiples porcelaines de Sèvres emplissent les vitrines avec notamment un service utilisé à l'Elysée. Mais c'est un tout autre thème qui est ensuite décliné, avec la Gastro diplomatie dont une vitrine nous initie au décodage du menu d'un banquet en l'honneur de Gambetta en 1881 sous un angle politique.

Il faut se souvenir que le grand homme était un héros de la guerre de 1870 pendant laquelle la France a perdu l'Alsace-Moselle. On y sert donc des saumons du Rhin sauce Tartare et un Buisson d'écrevisses de la Meuse qui renvoient aux Territories perdus. En légume une Salade Russe aux truffes pourrait apparait comme une provocation. En dessert le gâteau à l'ananas évoque les colonies, qui symbolisent la grandeur de l'empire français.
Si j'ai admiré les photos de plats réalisés par Christelle Brua (La pomme en trompe l'oeil), les  très graphiques mais peu appétissants Artichauts cuits concentré de mandarine, huile de courge et vinaigre de Xérès de Ferran Adrià et la très classique Pomme moulée "Elysée" de Guillaume Gomez (il s'agit de sa version élégante du pâté de pommes de terre) j'en ai retenu quelques autres extrêmement spectaculaires comme le Rubik's Cake de Cédric Grolet ou le Mille-feuille blanc d'Anne-Sophie Pic ou encore la Bûche Perpétua de Pierre Hermé :
Plusieurs chefs jouent avec les lignes, comme le Navet Buren de Pierre Gagnaire, en clin d’œil à Buren, un artiste que le chef qualifie d'étonnant, rigoureux, doux et tenace. La préparation est à base de navet, au goût volontairement neutre habillé par une eau de tomate au vinaigre de riz et l’autre moitié agrémentée d’encre de seiche. le menu "arts" qu'il avait inventé pour la FIAC comprenait aussi une "Côte de veau Douanier Rousseau", inspiré par la jungle, les lianes et les plantes luxuriantes entremêlées des tableaux du Douanier Rousseau, et réalisé à partir d’un enchevêtrement de légumes racines, d’herbes et de feuilles pour accompagner du veau, du cochon ou des langoustines. Pour finir le "Dessert Twombly", autour de cristaux de vent (des meringues ultra-légères), un coulis de fruits et de la tomate crue infusée au sirop de ginseng avec des poivrons verts.
Aucun doute que le design culinaire est de haute volée. Il suffit de regarder le Homard en mauve abyssale de Gérald Passedatle Vacherin tout Vichy de Pascal Barbot ou le Tomato and mozza again de Paul Pairet.

Il aurait été impensable de ne pas consacrer un hommage pâtissier pionnier que fut Antonin Carême au service de Napoléon, Talleyrand et des plus grandes cours d'Europe, spécialiste des pièces montées spectaculaires.
La Grande Fontaine de chocolat, Gilles Barbier (1965-) réalisée en 2014 revisite le motif de la nature morte, en proposant une réflexion sur le mouvement de la vie et du temps, entre volupté gourmande et annonce du pourrissement proche de ces denrées consommables. Les éléments qui la composent, moulés dans de la résine, semblent garantir la permanence de leur état, figés dans l'instant où le banquet s'offre aux convives. Le visiteur est invité à contempler ce gargantuesque trompe-l'oeil de saveurs et de couleurs, à l'heure de la surabondance mortifère qui agite nos sociétés de consommation.

L'exposition aurait été incomplète si elle n'avait pas abordé les impacts environnementaux liés à la production de ressources pour nourrir l'humanité aujourd'hui et celle de demain. On use la nature à force de la considérer comme un supermarché où l'on se servirait gratis sans se soucier du prix à payer. Je n'ai pas aimé les références à l’agriculture et à l'élevage intensifs dont je sais trop bien quels méfaits ils causent sur l'environnement comme sur l'individu. La surexploitation des carpes et d’autres poissons, le broyage des poulets mâles, les vaches aux mamelles difformes pour les rendre plus adaptées à la traite mécanique, le défrichement de la forêt primaire, l'appauvrissement des sols beaucerons ... peut-on raisonnablement espérer que cela cesse ?
Je préfère montrer ici le peigne à olives au-dessus du bidon de Kalamata.

On s'interroge sur l'accroissement du nombre de personnes qui se disent intolérantes au gluten et on réfléchit sur les vraies et fausses tomates cœur de bœuf ...
La coeur de boeuf est une ancienne variété de tomate dont le nom évoque la forme caractéristique. Elle se cultive sur un sol particulier et se conserve peu longtemps. Si l'on en trouve répondant à ces conditions, commercialisées généralement en circuits courts, la grande distribution réutilise ce nom pour désigner une variété de tomates côtelées, produite hors sol, et qui se conserve mieux. De quoi induire le consommateur en erreur. Sur la photo on découvrira, de gauche à droite, en commençant par la ligne du fond : la Pineapple (4- orange), la Green Zebra (6- verte), l'Andine cornue (3- de forme allongée), la Pêche jaune (5- jaune) et la Marmande (10- souvent confondue avec la coeur de boeuf).
Sur la première ligne : la Montfavet hybride (1), la Kumato (8), la Rose de Berne (2), la Noire de Crimée (7, très proche de la Kumato), et la Coeur de boeuf (9, à l'extrême droite).
L'exposition dénonce la surconsommation sacralisée dans les supermarchés, au travers du caddie démesuré de Lilian Bourgeat mais aussi de Water crisis, une oeuvre de Liu Bolin (né en 1973) un artiste chinois surnommé l'homme invisible, se confondant avec des canettes de boissons importées, entre body art, illusion d'optique et sculpture vivante. Il a fait sa spécialité de ce type d'oeuvres qu'il rassemble dans une série intitulée Hiding in the city. Ses photographies sont le fruit d'une performance de camouflage de l'artiste réalisée avec l'aide de ses peintres-assistants tandis qu'il pose devant un décor dans lequel il finit par se fondre. Le grand format est saisissant.
L'eau n'échappe pas au snobisme. Bling est une eau de source naturelle de English Mountain (Dandridge, Tennessee, USA), réputée pour être la plus chère du monde. Elle véhicule une image de luxe.
Abatille reproduit les codes d'une bouteille de Bordeaux, ... sa région ... Cloud juice est une autre eau d'exception, produite en Australie (Tasmanie).
Bien d'autres exemples sont données. On termine en juxtaposant des aliments qui ont traversés les époques comme tous ceux qui résultent de la facto-fermentation, par exemple le kimchi (ci-dessous) ou le kéfir (dont je donne une recette à la fin de l'article) qui est une boisson fermentée facile à réaliser, acidulée et pétillant,e riche en probiotiques.
La consommation des insectes n'est pas oubliée. J'en ai parlé déjà il y a cinq ans. On finit par les aliments déstructurés. Tout cela est assez flippant ...

Je mange donc je suis
Tous les jours, sauf mardi, de 11 à 19 heures
Il est indispensable de programmer exclusivement votre visite sur la billetterie en ligne.
Imprimez ou téléchargez votre billet et venez à l’heure exacte du créneau réservé.
Jusqu'au 31 août 2020 au Musée de l'Homme
17, place du Trocadéro - 75016 Paris - 01 44 05 72 72

Recettes de Christophe Lavelle, commissaire scientifique de l'exposition, en partenariat avec Marmiton : Kéfir de fruit
340 grammes de kéfir en grains
40 grammes de sucre
1 orange ou 1 autre agrume
1 litre d'eau et 1 bocal
Dans un bocal, verser l’eau, y diluer le sucre puis ajouter les grains de kéfir, les fruits secs, l’agrume (coupé en quartier).
Laisser fermenter 24h à 48h (le milieu devient trouble, des bulles sortent régulièrement des grains et les fruits secs remontent en surface).
Enlever les fruits secs et les quartiers d’agrume, filtrer la boisson et la transvaser dans des bouteilles avec fermetures hermétiques (type bouteilles de soda).
Rincer les grains et relancer une fermentation dans la foulée, ou stocker les grains dans un peu d’eau sucrée au frais dans l’attente d’une utilisation ultérieure.
Laisser la fermentation se poursuivre 2-3 jours à température ambiante dans les bouteilles fermées, puis conserver les bouteilles au frigo jusqu’à leur consommation.

Si vous êtes plus patient encore car il faut un délai d'un mois (mais les tomates ainsi préparées peuvent se conserver plusieurs mois… rendant cette recette réalisable à toutes les saisons) : Gaspacho de tomates lacto-fermentées 
10 tomates (environ 1 kilo)
30 grammes de gros sel
30 de sucre
3 cl d'huile d'olive
poivre
blender, bocal, verrine

Laver les tomates et les couper en 4.
Préparer la saumure en dissolvant 30 g de gros sel dans 1 litre d’eau.
Tasser les tomates au fond d’un grand bocal à joint étanche, couvrir de saumure et fermer le bocal.
Laisser fermenter au moins 1 mois.
Après fermentation, ouvrir le bocal, égoutter les tomates et les passer au blender en ajoutant le sucre et l’huile d’olive.
Servir en verrine avec un peu de poivre du moulin (et éventuellement quelques herbes et dés de crudités de saison).
-----
Conditions de visite
Le port du masque est obligatoire à partir de 11 ans.
Respectez une distance d’1,5 m minimum avec les autres visiteurs.
Pas de visite en groupe. Évitez les regroupements de plus de 10 personnes.
Suivez les parcours et les sens de visite en respectant la signalétique.
Désinfectez-vous les mains régulièrement en utilisant les gels hydroalcooliques mis à disposition à l'accueil.
Éternuez ou toussez dans votre coude.
Renoncez à votre visite en cas de fièvre ou d’autres symptômes du Covid-19.

Le Muséum national d'Historie naturelle s'est engagé à :
Développer des parcours de visite adaptés.
Réduire le nombre de visiteurs accueillis.
Procéder au nettoyage très régulier des espaces de visite et des sanitaires.
Mettre à disposition des agents d’accueil équipés de masques, pour répondre à toutes vos questions.

Les espaces suivants restent fermés dans l'immédiat : le Centre de ressources Germaine Tillion et la Bibliothèque de recherche Yvonne Oddon.
Les dispositifs tactiles sont éteints.
Le prêt de fauteuils roulants est maintenu. Les sièges pliables et aides optiques ne sont plus disponibles.
La boutique rouvre à partir du 1er juillet 2020.
Le restaurant-café Café de L'homme est fermé et ne rouvrira qu'en septembre.
Les consignes sont fermées.
Toutes les animations, conférences et projections sont temporairement suspendues.

Aucun commentaire:

Articles les plus consultés (au cours des 7 derniers jours)