mercredi 19 mai 2010

Effilochée de lieu jaune à la mode de Toscane

D'accord le titre est ronflant mais cela m'est venu en cherchant un nom qui sonne l'Italie. La faute à Frédéric Berqué dont les très belles photos de sa Cuisine à bâbord m'ont fait un peu divaguer.

J'ai reçu ce dernier-né de la collection Toquades de First éditions hier soir dans le cadre du partenariat engagé avec Babelio et j'étais aux fourneaux dès aujourd'hui. Non pas pour exécuter une recette mais pour laisser libre cours à mes propres envies.

Je vous explique pourquoi : ce livre m'a tout d'abord enthousiasmée parce que je me sens toujours un peu coupable de ne pas manger assez souvent de poisson. Je trouve ce type de plat difficile à réussir. Je dois ce que je sais à ma grand-mère qui était davantage familière des abats, escargots et autres plats bourguignons en sauce. Préparer un poisson ne m'est donc pas "naturel".

Ce fut la déception dans un second temps car il n'y a rien de très original dans les propositions de Frédéric Berqué. Qu'à cela ne tienne je me suis lancée dans une version tribord. Et c'est là que ce livre est finalement une valeur sûre. Parce qu'il présente tout l'éventail des déclinaisons faciles et classiques qu'on peut souhaiter faire avec poisson et fruits de mer. Et c'est ce type de livre qui manque trop souvent sur nos étagères. Avec Cuisine à bâbord vous garantissez la réussite de votre diner.

Voici donc la version tribord du mille-feuille de cabillaud à l'écrasé de pomme de terre de la page 48.
Ce que j'ai gardé : les pommes de terre, cuites avec leur peau, épluchées encore chaudes et écrasées à la fourchette avec huile d'olive et basilic. et puis le principe de la présentation en utilisant un emporte-pièce rond garni d'écrasé de pomme de terre mais sur 2 cm seulement de hauteur et surmonté de morceaux de poisson émiettés chauds.

Ce que j'ai ajouté : une purée de brocolis, que j'ai intercalée sur deux autres centimètres entre pomme de terre et poisson; une décoration avec une cuillerée à café d'un confit de citron au gingembre, une tomate cerise caramélisée (deux cuillères à soupe de sucre dans une poêle chaude et le tour est joué) et une olive noire.

Ce que j'ai changé : j'ai préféré du lieu jaune, beaucoup moins cher et tout autant goûteux.

J'ai servi avec une salade verte mélangée avec quelques feuilles de roquette pour apporter un peu d'acidité et un jus de tomate jaune pour surprendre les convives avec un peu de douceur.

Le citron confit au gingembre est un des produits-phares du Coq noir, une société familiale née de la culture malgache et réunionnaise, installée à L’Ile la Sorgue (84800) dont la devise est "cuisine facile pour cuisine gourmande".

J'ai découvert les jus et nectars de fruits d'Alain Milliat il y a presque deux ans au Murano, le temps d'un brunch d'exception que j'ai raconté dans le détail ici. Hélas, ce fournisseur, qui a démarré dans les années 90 au pied des Pyrénées, a ensuite été rayé de leur carte. Imaginez ma joie quand j'ai vu l'alignement des petites bouteilles à Nancy dans le frigo de l'Epicerie du goût qui distribue aussi le citron confit.

Épicerie du Goût, 4 place Vaudémont (juste derrière la place Stanislas) - 54000 Nancy 03 83 20 28 21

2 commentaires:

Eléonora a dit…

Quand on parle de Toscane, j'arrive et je découvre un plat plein de soleil...j'adore moi la toscanina de la région Florence. De plus, on adore ce soleil et on en manque dans notre Alsace...alors, je vais me mettre de côté ce lieu jaune à la mode de mon pays....A bientôt !

helene a dit…

j'adore, c'est trop joli
on en mangerai
helene

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