dimanche 14 juillet 2013

Le Manoir de Paris, 1ère maison hantée de France, chacun ses frayeurs ...

C'est une expérience assez particulière et je vous recommande cette visite du Manoir de Paris. Avec peut-être un seul conseil qui serait de l'entreprendre avec quelqu'un que vous appréciez et auprès de qui vous vous sentirez en confiance. Parce que vous allez explorer l'ampleur de vos frayeurs respectives.

D'emblée, et sans dévoiler le contenu du parcours, je tiens à vous rassurer : personne, ni être humain , ni animal (il n'y a d'ailleurs aucune bestiole de chair et d'os sur le parcours) ne vous touchera et au final vous en sortirez sans aucune terreur, à moins d'être claustrophobe ou phobique de l'obscurité. Mais dans ce cas je ne vous imagine pas entreprendre cette aventure. Allez tout de même voir la façade du Manoir qui est absolument magnifique et dont l'originalité saute aux yeux en plein milieu de la rue de Paradis, un nom prédestiné pour vous faire un voyage dans l'au-delà.

Il a investi la maison Hippolyte Boulenger, qui fut l'ancien magasin des faïenceries de Choisy-le-Roi et qui a été construit vers 1900 par Jacottin. Il est toujours entièrement orné de céramiques peintes formant une sorte de catalogue inaltérable de leur production. Sur la rue, la façade incrustée d'éléments de céramique, semble avoir été celle d'un théâtre.
A partir de 1978, ce bâtiment a hébergé le Musée de l'Affiche et de la Publicité dépendant de l'Union centrale des Arts décoratifs qui a, depuis,  réintégré le site de la rue de Rivoli. On a présenté des expositions temporaires d'affiches anciennes ou contemporaines rue de paradis jusqu'en 1991.

A l'intérieur subsistent le vestibule, la cour, la salle de réception de la clientèle, et, au premier étage, la grande verrière. Les compositions sont signées Arnoux et Guidetti. Le premier dirigeait l'atelier de décoration des faïenceries de Choisy-le-Roi, et s'est distingué par ses recherches sur la cuisson des émaux

C'est depuis presque deux ans une sorte de maison hantée par les légendes, plus ou moins vraies, qui se murmurent entre amoureux des histoires sombres.

On entre dans la première pièce (je me retiens d'écrire "cellule") par petits groupes. Si vous venez en couple vous serez seuls. Si vous êtes 4 ou 5 vous ne serez pas séparés mais il me semble que plus on est nombreux plus les peurs se communiquent de l'un à l'autre. Demandez dans ce cas à faire le parcours 2 par 2. Cela me  parait idéal. Personnellement je suis restée cramponnées à ma fille toute la visite, et réciproquement, mais nous avons adoré.
Elle a déjà programmé de revenir à la période d'Halloween avec ses collègues pour une soirée particulièrement "horrible". Il faut dire qu'alors le 3ème étage sera lui aussi ouvert et que le nombre de comédiens doublera entre le 19 octobre et le 4 novembre avec un tarif qui, lui, ne change pas. La queue pourra se prolonger sur toute la longueur de la rue alors prenez votre mal en patience !
Profitez de l'attente pour admirer les mosaïques ... sans vous laisser intimider par les comédiens qui, de mon point de vue, sont plus effrayants en pleine lumière que dans la pénombre.

Ils ont le coup de main pour se grimer en un temps record. Aucune fausse note entre maquillage et costume pour avoir un look d'enfer. Cicatrices, œil de verre, bouche de travers, voix d'outre-tombe, démarche clopinante et gestes saccadés ... vous allez frissonner, peut-être même hurler.
Chacun ses frayeurs. On ne réagit pas tous à l'identique. Tant qu'à faire il est amusant d'entrer dans le jeu et d'avoir de la répartie. Ce sont d'excellents comédiens qui, à partir d'une trame imposée, sont capables d'improvisations adaptées aux visiteurs dans une interactivité de proximité.
Pour une fois je n'ai pas pu prendre abondance de photos, ni noircir le carnet de notes qui me permet d'avoir la mémoire vive sur ce que je rapporte ensuite. J'ai profité à fond de l'expérience sans me soucier du contenu du témoignage que j'allais rapporter.

Nous sommes systématiquement de mauvais témoins ... Je me souviens tout de même d'avoir traversé une portion des catacombes et d'avoir courbé la tête pour me glisser dans les égouts. Mais je ne jurerais pas d'y avoir vu le crocodile qui s'y serait perdu.

Nous avons taillé la bavette avec un vampire, une fantôme (car il en existe bel et bien de sexe féminin), un égorgeur, une empoisonneuse ... Nous avons sympathisé avec un alchimiste sans parvenir à lui soutirer la formule pour changer le plomb en or. Le Bossu de Notre-Dame a cherché à nous intimider et  attendez-vous à ce que l'on sanctionne votre défaut le plus grave. Inutile de chercher à détourner la conversation : on saura débusquer votre point faible.
Arrivé au terme du parcours vous soupirerez d'aise d'en être sorti indemne tout en vous moquant des cris que vos camarades d'infortune poussent derrière vous. Comme ils sont trouillards !

Ce sera le moment d'acquérir un objet souvenir. Un petit crâne peut-être ... c'est très tendance depuis que Philippe Pasqua les collectionne ... et il n'est pas le seul.
Vous vous sentirez de taille à caresser le dragon de l'entrée et vous vous amuserez à poser pour la postérité ... ou pour alimenter votre profil Facebook avec les morts-vivants qui deviendraient presque vos copains.
Ne comptez pas sur eux pour faire ami-ami. Ils resteront impertubablement dans la peau de leur personnage.
Longtemps le regard de cette infirmière me suivra dans la rue ... sans que pour autant je ne fasse le moindre cauchemar dans la nuit qui suivit. Ouf !
Le Manoir est partenaire de l'opération Promenons-nous sur les Grands Boulevards.
 
Il s'agit d'un évènement qui associe plusieurs enseignes.

Un pass (non nominatif valable pour une personne) est délivré sur le premier site après achat d'un billet ou d'une prestation plein tarif.

Il ouvre droit ensuite à des réductions chez tous les autres partenaires, 25 % chez 1 Paris 2 Rêve.

Autres articles autour des Grands Boulevards :
La visite du Musée Gourmand du chocolat
Le Grand Rex et les Etoiles du Rex et les Noces de Jeannette
La Tour Jean Sans Peur
Le musée Grévin et le Salon de thé le Valentin
1 Paris 2 Rêve
Paris Story
Le roman de Tonie Behar Grands Boulevards chez JC Lattès, paru en juin 2013

Prochaine étape : l'exploration des passages couverts.
Le Manoir de Paris 18 rue de Paradis 75010 Paris
vendredi 18-22 heures
samedi et dimanche 15-19 heures
www.lemanoirdeparis.com

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