dimanche 2 mars 2008

VOIR LA VIE EN ROSE AVEC SONIA RYKIEL

J’ai passé une après-midi dans les coulisses de la mode, une fois n’est pas coutume, en ce vendredi d’année bissextile. Et je préviens le lecteur que l’article va être long. Je pourrais couper et faire plusieurs épisodes. Mais sur un blog c’est toujours le dernier qui se retrouve le premier et de pôle position en superposition cela risquerait d’être … décousu. Un comble … Prêt ?

Encore un avertissement : je n'ai pas volé de photos du défilé, alors il vous faudra faire un effort d'imagination. Pour vous aider j'ai glissé des photos libres de droits, évocatrices de ce que j'ai vu. Avec plus ou moins de bonheur.
(à la fin de l'article vous trouverez les liens pour aller consulter 55 vraies photos du défilé, dont mes préférés portent les numéros 2, 6, 13, 21, 34, 47 et 55 que je regrette bien de n'avoir pas été autorisée à reproduire, dura lex, sed lex)

12 heures 01 j’arrive à Saint-Germain-des-Prés.

La rue des Saints Pères m’est familière pour l’avoir si souvent empruntée à bicyclette. C’était il y a longtemps. J’en connaissais alors chaque boutique. Enfin … chaque vitrine. Je n’oserais pas entrer chez Sonia Rykiel. Mais rien n’interdit d’admirer !

Les messages qui défilent en lettres lumineuses sur les marches du grand escalier, me sont pour beaucoup familiers ou m’évoquent des souvenirs personnels.

Je cite, dans le désordre :

A quoi bon soulever des montagnes quand il suffit de passer par-dessus .
Elle n’est pas folle. Elle est
différente. Cassavettes.
Ce que le public te reproche, cultive-le, c’est toi. Cocteau

Je vous souhaite d’être follement aimée. André Breton
Chasse le naturel, il ne reviendra pas. Sonia Rykiel
Quand je n’ai plus de rouge, je prends du bleu. Picasso
(quand on disait à ma grand-mère qu’elle n’avait pas le droit de faire ci ou çà elle répondait : eh bien je prendrais le gauche)
Tes désirs sont mes désordres.
JMB
(reprenant presque mot pour mot le titre d’une série
américaine actuelle)
e pericoloso sporgersi

(phrase qui m’a toujours fait rire quand je prenais le train. Elle était gravée sur chaque fenêtre, comme si on ne savait pas qu’il était dangereux de se pencher au dehors. Maintenant cela ne risque plus, on ne peut pas ouvrir les fenêtres des trains climatisés. Ce qui rend la phrase encore plus drôle)

Etre d’avant-garde, c’est savoir ce qui va être à la mode,
être d’arrière-garde c’est l’aimer encore.
Choisir, c’est se priver du reste. André Gide
(j’ai une formule plus positive que je dis souvent à ceux qui n’acceptent pas d’entendre un refus: dire non à quelque chose, c’est s’autoriser à dire oui à tout le reste)
New shoes always hurt

(si des chaussures vous font mal à l‘essayage, n’acceptez pas de croire qu’un jour elles ne vous feront plus mal, elles vous blesseront toujours. Laissez-les à d’autres)
Prenez vos désirs pour des réalités. Rêvez l’impossible.

Comme tout cela me plait ! Je pousse la porte de l’entrée administrative.

Une enveloppe violette (en réalité couleur zinzolin pour les puristes) attend à mon nom. Le rêve se concrétise.

Car mercredi matin, après avoir entendu Sonia et Nathalie Rykiel sur RTL, j’avais en toute spontanéité et dans un élan du cœur, envoyé une lettre, rédigée d’un trait pour leur souhaiter un bon anniversaire et exprimer le vœu d’assister un jour à un défilé de haute couture. Le soir même j’étais exaucée. Surprise et heureuse, ayant du mal à y croire malgré tout. Cette lettre, je ne la publierai pas. Elle demeure entre elles et moi. Mais puisse cet exemple donner à d’autres femmes la foi dans leurs entreprises !

Je vérifie l’adresse du défilé : c’est bien Espace Ephémère, Jardin des Tuileries. J’ai l’angoisse de ne pas trouver, d’arriver en retard, d’être refoulée à l’entrée.

Je me fais un sang d’encre.

Il faut grignoter un petit quelque chose pour tenir. Rue Bonaparte, la vitrine du pâtissier Pierre Hermé est irrésistible.

J’aurais pu choisir un Ispahan, une alliance subtile de la crème à la rose, du letchi et de la framboise dans une enveloppe moelleuse et craquante de macaron, pour rester dans une tonalité proche du carton. Mais j’opte pour le 2000 feuilles, un praliné en une succession de textures croustillantes et moelleuses, en souvenir de mon grand-père maternel qui adorait le mille-feuilles.

J’ai le souvenir ému de ses soupirs quand je déployais des tissus dans l’espace de la salle à manger et qu’il me surprenait des aiguilles plein la bouche. J’étais alors « sa petite Coco ».

Il fait franchement froid place Saint-Sulpice. Je garde le sac transparent qui pourra me faire un chapeau, pas chic, mais de choc.

Je relis le carton d’invitation. Il s’agit de la future collection automne-hiver. C’est finalement de saison.

Je regrette de ne pas avoir songé à acheter au moins une tablette de chocolat pour offrir à S.R. après le défilé. Elle sera sans doute épuisée. J’hésite à retourner à la pâtisserie.

Voici le bus. Je descends à Concorde. Et de tente blanche en barnum blanc je commence à me croire dans un mauvais rêve. L’heure tourne et je tourne aussi. Le sol est boueux, glissant. J’avance aussi vite que la prudence me l’autorise. Petite pancarte discrète « Défilé Sonia Rykiel ».

14 heures, Une queue immense s'allonge de personnes impatientes.

Un célèbre réalisateur de cinéma (E.C. pour les intimes) qui râle de ne pas avoir reçu de carton et qui énerve les hommes de la sécurité. Du coup je me demande si mon carton est bien valable et où je dois attendre. On m’ouvre la barrière alors que je demandais où je devais faire la queue. La mention INVITE SONIA RYKIEL suivie de L P est un sésame.

L.P. Comme Liste privée ? Liste Personnelle ? Je ne sais pas. Et apparemment je ne suis pas la seule puisqu’on me conduit jusqu’aux estrades.

Nathalie Rykiel (la fille de Sonia, mais surtout PDG de la marque) règle les ultimes détails du défilé. Les photographes sont installés. Nous sommes à la fois dans le noir et aveuglés de lumières.Je ne sais pas où me mettre. Je bénis mon grand imper noir qui m’assure une certaine discrétion.

14 heures 45 on fait entrer (pour de vrai). Et je ne sais toujours pas où me mettre. Le service d’ordre est dubitatif. Vous devez être « Standing ». En clair, cela signifie « Debout », donc en haut , derrière. Ce qui offre un excellent point de vue.

Des couturières de la maison engagent la conversation : Vous devriez vous asseoir. Faites comme nous. On libèrera les places quand les invités seront entrés. C’est pas près de commencer.

Elles m’apprennent que L.P. signifie, comme vous l’avez sans doute deviné, laissez-passer. Je parcours le carton noir posé sur les gradins. J'en prendrai un après le défilé.

Elles sont fébriles, pressées de voir les modèles qu'elles ont réalisés sur des bustes. Fières aussi de travailler pour une maison toujours française, et pour une patronne si simple, dont les visites enchantent l'atelier.

Des vedettes arrivent que je ne reconnais pas. Comme cette magnifique grande brune en salopette fuschia (la fameuse couleur …) tenant un sac moutarde siglé SR qui provoque une émeute. Rihanna, chanteuse de R & B qui vient de fêter son vingtième anniversaire. Les photographes s’insultent. C’est tout juste s’ils ne la renversent pas.

Quelques tenues extravagantes, surtout portées par des hommes. Un grand baraqué, avec barbe fournie, pull scintillant et collier à grosses mailles dorées n’est pas moins déplacé qu’un de ces huissiers dit huissier à chaînes qui filtre les entrées dans l’hémicycle du Sénat. Si le ridicule tuait … Mais dans l’ensemble l’assemblée se distingue par la simplicité.

N’empêche que ce matin je me demandais quoi porter pour ne pas avoir l’air d’un sac. J’avais opté pour une jupe noire, des collants noirs, des bottines (encore noires) pour marcher à l’aise, et un pull Sonia Rykiel noir, bordé d’une rayure beige. Puisque j’avais un morceau de collection, c’était l’occasion … Une couturière estimera l’âge de la pièce à au moins 25 ans. Du pur vintage.

Tiens, E.C. a réussi à se faire accepter. Il est au premier rang. Non loin de Marc-Olivier Fogiel. Ma voisine espère apercevoir Frédéric François qui vient de tourner un film sur SR pour M6. Ce ne serait pas plutôt Frédéric Mitterand ? (mais Frédéric François est à l'Olympia). D’autres visages me « disent quelque chose » mais je ne suis pas assez dans le coup pour reconnaître alors Anne-Florence Schmitt (directrice de la rédaction de madame Figaro), Claudine Hesse (rédactrice de mode du même magazine), ou Carine Roitfeld (rédactrice en chef de Vogue Paris). On me désigne Salomé, la plus jeune petite fille de la créatrice qui sautille d'un gradin à l'autre.


J’évalue rapidement le nombre de places assises : 1800. Nous sommes probablement presque 2000. Face à face, de part et d’autre de l‘allée centrale, comme dans un théâtre élisabéthain sur des traverses surélevées, en guise de bancs, recouverts de velours noir, inconfortables s'ils n'étaient légèrement rembourrés.

Il fait très chaud. Autour de moi on parle italien, anglais, japonais … Au premier rang, si on n’est pas du show-biz on a l’ordinateur portable sur les genoux et on travaille…

15 heures 11, la salle s’assombrit encore. On retire les plastiques qui protégeaient la moquette noire. Un souffle d’air frais salutaire descend du plafond suspendu. C’est parti. Les crépitements des photographes ne vont plus s’arrêter.


La gigantesque toile noir et blanc qui dissimule
l’entrée des coulisses prend vie sur l’air d’Il n’y a plus d’après, la chanson écrite par Guy Béart pour Juliette Gréco en 1960

Maintenant que tu vis
A l'autre bout d'Paris

Quand tu veux changer d'âge

Tu t'offres un long voyage

Tu viens me dire bonjour

Au coin d'la rue Dufour

Tu viens me visiter

A Saint-Germain-des-Prés


Sonia Rykiel fête les 40 ans de sa maison de couture
en
swingant avec des airs de sa jeunesse qui n’ont rien perdu de la leur et qui parlent aux jeunes d’aujourd’hui. Ce n’est plus la voix de Juliette Gréco. C’est chanté avec l’accent anglais et on voit immédiatement la vie en rose.

Sur les mannequins , ce ne sont pas des moutons qui caracolent comme ceux que la princesse Diana avaient tricoté sur les siens, mais des lapins angoras, immenses, qui inspirent l’envie de cajoler. Voilà donc ces intarsias annoncés sur le carton noir ... A ce stade, ce n'est plus du tricot mais du grand art !

Les accessoires sont dans le ton : des sacs ventrus, bordés d’énormes pompons. Tout cela est sautillant et léger. Comme les écharpes, nouées dans le dos, qui ondulent sur les hanches.

Je suis bouché bée devant ces longues écharpes. La tricoteuse que je suis re-devenue réalise que ce ne sera pas facilement imitable. Il faudra y passer des nuits. Mon Dieu, combien de pelotes il va falloir tricoter pour s’en faire une semblable ? Au jugé, je dirais une quinzaine sans compter les franges. De quoi relancer l’industrie de la laine, qui en a urgemment besoin.

N.B. : Prévoir quelques pelotes supplémentaires pour faire des breloques légères comme ces énormes pompons qui danseront autour d’un sac.

Je reconnais l’air de Laisse tomber les filles, écrite et composée par Serge Gainsbourg en 1964 pour France Gall. Chantée ici par April March, une américaine née en 1965, qui a interprété ce standard comme générique du film de Quentin Tarantino (Death Proof, Boulevard de la mort) sous le titre de Chick Habit, et qu'on peut aussi entendre associé à une pub pour une marque de voiture. Le défilé prend une tournure nettement plus rock and roll. Cette musique va longtemps me trotter dans la tête. Ecoutez plutôt !

Des collants de couleur explosent sous les robes noires. Une lavallière violette sautille sur un haut doré, une jupe noire sépare un gilet violet de ses collants assortis.

Les rayures s’exaltent, variant en largeur, en longueur, et se superposent dans une symétrie toujours dynamique. Roses (décidément le rose vif sera la couleur de l’hiver prochain), oranges, prunes … Un petit chapeau rond, melon noir, ponctue avec humour une silhouette de dandy revue et corrigée. Des pastilles aux couleurs acidulées comme des smarties éclairent une cravate, mais elles peuvent aussi bien illuminer une robe entière sans que cela ne fasse « trop »


Si le manteau est blanc,
simplissime sur des collants noirs, les rayures des gants de cuir apporteront une note d’humour sensuel pour qui y verrait des griffes. Et pour accompagner une robe blanc cassé rien de mieux que des mitaines de dentelle. L’accessoirisation semble couler de source comme la voix de Vanessa Paradis.

Les talons sont hauts, très hauts, comme le sont toutes ces chaussures plateformes. Dans les 10-15 cm. C’est la seule ombre au tableau. Cela risque d’être difficile de s’y mettre…. lorsque cette mode sera établie et que les magasins ne nous proposeront plus rien d‘autre.

Serge Gainsbourg chante la javanaise. Ne vous déplaise … Mais rien ne déplait à la salle qui applaudit. Les modèles du soir ondulent sur le corps des mannequins comme des voiles. Elles sont nues et habillées à la fois. Les imprimés sont démesurés : des chevaux et des corps de femmes nues. L’inspiration est tropézienne.

Sonia Rykiel est connue pour avoir inventé –par accident ou par nécessité- les coutures à l‘envers, supprimé les ourlets, ôté les doublures, allégé le vêtement. Son génie est d’avoir poussé plus loin le bouchon lancé par Chanel avant elle. Elle concrétise le mouvement autour d’un concept qu’elle baptise la « démode ». Le carcan est définitivement jeté aux orties.

Le mot révolution ponctue le refrain et c’est bien de cela qu’il s’agit. Le final est grandiose, scintillant.

Nathalie apparaît, entourée de Sonia à sa droite, et de Gabrielle Greiss, la nouvelle directrice de la création de la ligne de prêt-à-porter, parmi tous les modèles, plus pailletées les unes que les autres. Le public applaudit debout. Je ne vois plus rien.

Le spectacle a duré 10 minutes, le temps d’un feu d’artifices.

Certains se sauvent, vers d’autres défilés sans doute. D’autres bavardent gentiment. Je descends les marches pour sortir en suivant le mouvement. Me voici backstage sans avoir rien demandé. Je ne me sens pas franchement à ma place mais je ne vais pas rebrousser chemin tout de même. L’atmosphère est sereine, extrêmement respectueuse. Chacun fait ce qu’il doit faire.

Il n’y a plus aucune personnalité au look extravagant. Aucun risque de tomber sur un personnage comme celui qui a inspiré celui de Miranda Priestly dans le livre Le Diable s’habille en Prada (récit autobiographique de Lauren Weisberger, ex-attachée de presse de la rédactrice en chef de Vogue USA, adapté par David Frankel pour le cinéma avec Meryl Streep).

Je suis frôlée par une Florence Foresti discrète. Mademoiselle Agnès interviewe Sonia Rykiel puis Nathalie pour Canal +. Alexandra Golovanoff prend la suite pour Paris Première. Les assistantes de Sonia sont attentives et attentionnées. Fatiguées sûrement par de longues semaines de travail intensif mais d’une gentillesse patiente et d’un calme olympien. Si le monde de la mode est bouillonnant et excessif ce n’est pas aujourd’hui et pas ici.

D'aucuns diront que Sonia Rykiel est plus fantasque qu’Alice au pays des merveilles. Ce n’est certes pas une ingénue. Il émane d’elle quelque chose de félin et de fellinien. Une panthère noire en robe anthracite qui répond aux questions tout en gardant un œil sur les filles de sa tribu. C’est une femme sphinx.

Le défilé était joyeux, dopant. J’avais vécu un moment d’exception et je voulais remercier la créatrice.

Les images du défilé repassent en boucle dans ma tête. L'animal a surgi dans la collection en références directes et en subtiles inférences. Lapins magiques qui se sont exposés sur le plastron ou le dos d’un pull, chevaux galopants qui se sont décalqués sur les robes de soirée. Le cygne s'est métamorphosé en bijou sur la tête des femmes. Le cuir a joué avec les couleurs pour prévenir que la main gantée serait bien capable d’un coup de griffe. La fourrure a gonflé la taille qui n’est plus de guêpe.

Cette collection anniversaire n’est pas à la mode. Elle est LA mode.
C’est de la haute-couture, mais elle semble curieusement accessible. Intemporelle … comme la bande-son du défilé. Surprenante, osée, et cependant proche de ce qu’on a envie de porter pour être belle. Les mannequins étaient de grandes filles toutes simples, à la coiffure de lycéenne, sans maquillage remarquable. C’est par le vêtement qu’elles se sophistiquent.
Vous me direz que c’est l’effet 40ème anniversaire, que je suis emballée parce que c’est le premier et unique défilé auquel j’ai assisté.

Non, c’est bien plus. Pas besoin d’être spécialiste pour comprendre que les femmes ont toutes en elles quelque chose de Rykiel. Comme il n’est pas davantage nécessaire d’être soi-même peintre pour apprécier une toile d’artiste.

Cela semble alors si facile d’entrer dans le monde de Rykiel.

Comme Picasso elle conjugue de multiples autres talents comme l’écriture. C’est une hyperproductive, prête à défendre toutes ses passions, gourmande ambassadrice du chocolat. Mais de toutes ces facettes, c’est la grand-mère qui me touche le plus. Et sa petite fille virevoltante a bien de la chance.

Un bouquet d’anémones (encore du rose tyrien !) est posé sur la table basse. Alors me vient la folle idée de lui offrir un duo de fleurs dans ces tons de rose. Le hasard (mais le hasard existe-t-il vraiment ?) veut que j’en ai une paire dans mon sac. Je bricole cela au crochet avec des restes de laine et je les porte en accessoires, en guise de broche ou de bague. (Je n’ai pas encore fait de photo. Cela fera l’objet d’un article spécifique et j’expliquerai alors comment je procède). Mes amies m’encouragent dans mes créations et je pense parfois avoir du talent, toutes proportions gardées cela va de soi. J’en ai toujours une deuxième paire sur moi comme d’autres ont des collants de rechange. J’appartiens à une génération où l’on a appris « à rendre » ce qu’on a reçu et je ne pouvais pas quitter l’endroit sans exprimer combien j’avais été éblouie.

16 heures 31, les interviews sont finies et on me fait signe d’approcher. Ce que j’ai dit manquait probablement d’intérêt. Sonia Rykiel a souri et posé ma petite chose avec délicatesse sur le bouquet, me concédant que sûrement oui ce serait la couleur de l’automne prochain. J’ai eu la fâcheuse impression qu’elle pouvait penser que j’attendais quelque chose. Alors il me semble que oui je l’ai embrassée. Je crois que j’ai fait très « province » à ce moment là.

Arielle Dombasle dit qu’il faut avoir l’éthique de l’admiration. Je m’en veux d’avoir un peu dépassé les bornes. Encore heureux que je n’ai pas demandé d’autographe !

Au moment où j’écris il y a encore très peu d’images disponibles pour se faire une idée de la collection. Le site de Madame Figaro me semble le seul valable.Vous pourrez admirer un diaporama très fidèle … Dans quelque temps vous pourrez aller sur le site officiel de Sonia Rykiel, qui est très beau, dont je vous redonne l’adresse, mais qui est à l’heure d’été, avec donc le film du défilé de la mode printemps 2008, celle qui, en fin de compte, sera portée demain.


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