vendredi 14 mars 2008

KNITTING IN PROGRESS AT BRENTANOS

Cette photo de grenouille vous étonne ... l'explication viendra plus loin. Ce n'est pas parce qu'outre-manche les Français sont surnommés "froggies" que je l'ai choisie.

Let me begin with some few words in English in order to celebrate the Dutch Knitters.
They visited last week-end French Knitters, showing us marvellous little things made with a knitting technique whose name is Twined Knitting.

Twined Knitting is also named tvåändsstickning, tvåändssticka, tvåändsstickat, krokmaskan or two-end knitting.

Thank you for your smile and see you next year !!!

C'était difficile de résister au plaisir de citer cette technique suédoise particulière de tricotage sans donner les mots utilisés par les visiteuses hollandaises que j'ai rencontrées chez Brentanos. L'une d'elles, Carla, a d'ailleurs créé un groupe spécialisé dans cette pratique.
Carla a aussi créé un autre site depuis son voyage à Paris.

Le TK est une sorte de jacquard bicolore mais le croisement des fils sur l'envers (en les torsadant derrière chaque maille) confère au tricot des propriétés particulières. Le tricot s'en trouve un peu raidi et alourdi mais le vent n'entre pas dans les mailles comme nous l'assure Carla. C'est tout ce qu'on attend d'une paire de moufles.

On trouve peu de renseignements sur cette pratique même dans les différents blogs spécialisés "tricot" mais j'ai une petite documentation personnelle que je peux communiquer à qui le souhaite.


Brentanos, pour ceux qui l'ignorent, est une librairie franco américaine qui s'est ouverte à Paris il y a plus d'un siècle au 37 avenue de l'Opéra, dans le deuxième arrondissement. Elle a un rayon loisirs créatifs, patchworks, tricot assez exceptionnel qui, évidemment, attire les tricoteuses de toutes nationalités.

La librairie est connue aussi pour son café-tricot du samedi matin mais, travaillant presque tous les samedis, je n'avais encore pas réussi à m'y rendre. Dommage, car l'ambiance y est très agréable. Et pour ma première visite j'ai été plutôt gâtée.

Marie-Christine puis Claudie m'ont enseigné la technique de tricotage du ruban (dont le nom Geniale était plutôt mensonger si je puis dire) sur laquelle j'étais en panne depuis un an. J'avais acheté deux pelotes, un peu trop chères ... pour les tricoter à une occasion très spéciale : la journée mondiale du tricot qui avait lieu sur les colonnes (noires et blanches) de Buren, dans la cour du Palais-Royal le 9 juin 2007. Cela faisait peu de temps que je m'étais remise au tricot et je m'étais entortillé les aiguilles ...
Le fond de la librairie était envahi.
Ambiance joyeuse entre les habitués, les visiteurs et les nouveaux-venus.

L'emploi du masculin pluriel vous étonne ? C'est que dans la langue française le masculin l'emporte sur le féminin.
Comme autrefois, lorsque le tricot était interdit aux femmes et donc l'apanage des hommes.

Un garçon s'est glissé dans le groupe, faisant sensation avec un manteau immense, torsadé en laine Noro.
Après avoir longtemps et beaucoup regardé, Frédérik s'est lancé il y a trois ans, encouragé par une amie. Cela fait rudement plaisir de rencontrer "pour de vrai" un tricoteur. Troublant comme la photo ratée de son superbe ouvrage que je me promets de rephotographier une prochaine fois. La photo publiée sur le site de Carla est "un peu" plus nette. C'est la troisième de l'article intitulé Paris 2008- Paris Tricot.

Comparativement à son œuvre je devrais réussir à décrypter la grille de ce livre japonais "two fingers in the nose" !







L'intérêt c'est que les stylistes japonais ont modernisés des modèles irlandais qu'ils ont traduits sur des grilles qui s'avèrent compréhensibles pour peu qu'on ait l'esprit logique. Autrement dit c'est pas du chinois ! Cliquez donc sur la page que j'ai scannée pour vous et elle s'affichera pleine page et très lisible, n'est-il pas ?

Mais ce samedi matin là je vais choisir prudemment une simple écharpe avant de m'engager plus avant dans des modèles japonais plus élaborés.
Il me faudra malgré tout appeler Corinne au secours, alors que c'est simple comme bonjour.
(merci Corinne pour ta patience!!!)

Difficile de bavarder et de tricoter !
Les gling-gling des aiguilles chutant sur le carrelage rappelle les artistes à l'ordre. Les habitués contournent la difficulté : elles tricotent sur place des choses qui montent toutes seules, sans regarder leur ouvrage, ce qui leur permet de causer.
De temps en temps elles sortent un trésor de leur sac. L'objet passe alors de main en main.

On se donne des trucs, des bonnes adresses, y compris sur le net, comme cette adresse de blog concocté par un homme (encore un qui font deux) : Brooklyn Tweed

L'observation du groupe est riche d'enseignement. Chacun tricote à sa façon. Je savais déjà qu'il y a plusieurs manières de monter les mailles puis de tricoter, de droite à gauche ou l'inverse selon les pays. A la française, à l'allemande. Ce matin je constate que même avec une méthode identique la tenue des aiguilles est aussi personnelle que la tenue d'un stylo. C'est le résultat qui compte.

Je m'applique sur mon ouvrage. Je compte les mailles. Je ne parviens pas à mémoriser le point. (de retour chez moi je réaliserai l'ampleur du ridicule tellement il est basique). Trop d'informations d'un coup me perturbent. Six rangs après avoir démarré j'aperçois une erreur.

You had better to frog it s'exclame Carla (ou Hilly) en riant !

Ah ! Non ! Je ne vais pas détricoter. Vous n'entendrez pas, mesdames, le coassement de la grenouille dont le bruit ressemble à celui de la maille qu'on détricote si on va vite. Il faut dire que les animaux sont comme les humains : ils ne parlent pas la même langue selon le pays où ils vivent !

Je lâche les trois mailles incriminées que je remonte en passant le fil correctement cette fois comme si je les crochetais. Ni vu, ni connu. Voilà.

Time is over. L'heure est venue de se dire au-revoir. On plie bagage. Les tricoteuses hollandaises vont se rendre au Salon de l'Aiguille en Fête dont j'apprends qu'un coup de projecteur y est donné cette année justement sur le Japon.

J'ai peur de me laisser tenter par beaucoup de choses et d'y casser ma tirelire alors je rentre sagement dans mon home-sweet home.

En sortant de la librairie cette façade d'immeuble attire mon regard. Cliquez dessus pour l'agrandir et vous lirez comme moi l'inscription "Au gagne petit" sur le fronton . Cela s'applique bien au résultat de mon tricot.



A défaut de me casser la tête, je découvre au moment de reprendre mon ouvrage là où il en était comme un petit souci :

Je n'aurais jamais cru qu'une aiguille pouvait se casser d'un coup en trois morceaux.
D'accord, c'était du plastique, mais je l'aimais beaucoup parce qu'elle était légère et un peu souple, ce qui est un avantage pour tricoter des torsades.

Je retournerai ASAP (As Soon As Possible) au café-tricot dont je peux suivre les aventures sur le blog de Brentanos. J'ai vu qu'il y avait des liens pour augmenter mes connaissances en tricot japonais ...

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