dimanche 15 mars 2015

Troisième Journée Marmiton

Il y eut une première journée, chaleureuse, un peu désordonnée mais passionnante. Je me souviens notamment d'un atelier photo ou j'ai appris de nouvelles techniques. L'année suivante les organisateurs avaient vu trop large en louant la Citė de la Mode. Ils ne pouvaient pas prévoir qu'une grève des transports allait dissuader bon nombre de visiteurs de venir. Toujours est-il que les ateliers étaient très variés, les intervenants réellement intéressants. Ce fut une belle journée.

Forcément, personne ne doutait que la troisième édition serait d'un niveau encore supérieur. Nous avons déchanté brutalement. Dès 11 heures la file d'attente dépassait une heure trente. L'endroit avait été vu trop juste. L’Espace Pierre Cardin n'est pas immense. Il fallait attendre que les premiers partent pour que d'autres entrent. On avait froid. On s'ennuyait. On croisait des personnes déçues parce que c'était trop bruyant, bondé et que l'on ne voyait rien des démonstrations ...

Pling ! ... Trop drôle : un SMS arrive sur mon portable me rappelant qu'on nous attend nombreux ! Tu m'étonnes !!!! Oh la boulette ! Ce n'est même pas moi qui le dis, mais Marmiton qui avait prévu un atelier (prémonitoire) sur ce thème. Il n'empêche que Anne Demay de Panier de Saison n'a pas démérité. J'en ai gouté une, je ne sais pas par quel miracle, et c'était super bon.

Quand l'heure est enfin venue d'entrer dans la salle j'ai été saisie par le brouhaha et par la cohue. Si je n'avais pas quelque estime pour Christian Duhamel je serais repartie illico sans songer à amortir les 5 euros de droit d'entrée.

Il y avait sans doute des découvertes à faire mais il fallait se faufiler et arriver au bon moment près des tables. Adel, le candidat de Top chef était en pause cigarette, je tâcherai de revenir plus tard. Les stands étaient pris d'assaut. Donnant envie de sortir. Il faisait frais, quasi froid dehors. L'atelier smoomthie ce sera pour l'après- midi, si je suis encore là.

Un seul endroit était vide, la cuisine reconstituée à l'envers. On peut s'y amuser le temps d'une photo mais cela ne meuble pas une journée.

Une bouchée de sandwich du monde conviendra pour calmer la faim du déjeuner. J'avais tort de craindre d'engranger des calories traîtresses. Je suis rentrée at home la faim au ventre.
On peut quand même remercier Laetitia et Claire qui n'ont pas arrêté de rouler des tortillas et de les partager.

Ici c'est un mélange d'ananas, chèvre frais, mangue et coriandre.
Valérie Ramiand du blog La Francesa aux fourneaux a fait une démonstration de burritos végétariens en nos rappelant que ces galettes garnies constituent au Mexique un plat consistant. On les achète roulés dans du papier d'alu pour pouvoir les manger très chauds dans les camions.

La chaine Chipotle commence à s'implanter à Paris notamment sur les Grands Boulevards et dans le quartier de grenelle. Si Valérie condamne l'emploi de l'alu qui est dramatiquement polluant, elle approuve ce type de nourriture qui est équilibré. l'absence de protéines animales est compensé par l'emploi de céréales (le pain) et de légumineuses (haricots rouges).
Elle a préparé un guacamole (prononcer guacamolé) avec chair d'avocat, jus de citron vert, sel et huile d'olive, dont elle tartine la tortilla.
Dessus elle ajoute quelques rondelles de tomates, du maïs doux, des haricots rouges, du cumin (pour donner une saveur de type chili), beaucoup de coriandre pour sa tige citronnée et riche en fer, et de l'oignon rouge qu'elle conseille de faire tremper dans l'eau glacée si on veut en atténuer le coté piquant tout en gardant sa croustillance.
Ensuite elle roule très serré en piquant des bâtonnets de bois pour maintenir le rouleau. On peut réchauffer les galettes entre deux assiettes au-dessus d'une eau bouillante. Si au Mexique on prend une grande galette aujourd'hui elle n'avait que des petites à sa disposition.
Après le Mexique, la Suède avec Anna du site http://annikapanika.com pour une découverte intitulée Koka... à la suédoise qu'elle a proposé avec son amie et complice Birgit de cookingout qui a fait un gâteau de la couronne à la pomme de terre et aux amandes particulièrement délicieux m'a-t-on dit.

Anna a préparé des Dill sill fil avec sérieux et humour, si bien qu'on a autant appris sur son pays d'origine que sur les habitudes culinaires des habitants.

Stockholm signifie étymologiquement ile des bateaux, en réalité un archipel. C'est à ses yeux la plus belle ville du monde. Elle nous a rappelé que c'est un pays aussi grand que la France pour une population égale à celle de Paris. Qu'en raison du climat il y a peu de légumes, en tout cas en terme de variétés parce qu'on n'y manque pas de pommes de terre. A tel point que là-bas on ne dit pas je mets la table mais je mets les patates en route pour inviter la maisonnée à se préparer à manger.

N'allez pas croire qu'on s'y goinfre. En Suède, on mange pour vivre et pas l'inverse. les mamans recommandent à leurs enfants de beurrer le pain Wasa du coté opposé à celui qui a des trous car ce serait trop. On mange beaucoup de fromages mais ils sont tous faits avec du lait pasteurisé. beaucoup de glaces aussi, même en hiver.

et on consomme énormément d'épices : gingembre, cardamome  safran (comme dans la brioche de la sainte Lucie), girofle et cannelle. Pour caricaturer ce qui est salé est servi avec de l'aneth et ce qui est sucré avec des airelles.

Les légumes poussent bien, mais l'été est si bref ... On y achète certains légumes à l'unité, comme l'endive, ce qui fait dire à Anna qu'ici on est "pourri gâté".

On s'y régale de fruits, surtout des baies, comme les fraises des bois, ou la framboise arctique qui est jaune orangée (et qui doit être cuite). Anna se souvient, enfant, avoir cueilli ces fruits en les enfilant sur une paille comme le font tous les petits suédois.

Il y a  énormément de champignons et de pommes. Les concombres, eux, viennent des Pays-Bas. On en mange la peau, comme celle des pommes de terre, en toute logique dans un endroit où les légumes sont une denrée précieuse.

Elle a ponctué la réalisation de sa recette de petites blagues concernant les voisins norvégiens, dont les suédois se moquent comme nous des belges. Ceci étant la recette avançait ... avec comme ingrédients : Ingrédients:

1 pot de hareng marinés à la moutarde
2 Krisprolls
2 c à soupe de mascarpone
1 c à soupe de moutarde de Meaux
10 dl de filmjölk ou lait Ribot ou meme du Fjord (mais attention il n'y a pas de fjords sur les cotes suédoises, et pour cause !)
1g d’agar agar (pas nécessaire avec le Fjord)
1 petit concombre
1 petite betterave
quelques branches d’aneth
On sort les morceaux de harengs du pot et on les coupe en petits morceaux tout en gardant la sauce. Si on utilise autre chose que du Fjord, on fait chauffer la sauce du pot de hareng avec l’agar agar et on réserve.

On mélange le filmjölk ou le Fjord avec la mascarpone, la moutarde (et la sauce à l’agar agar).

On émiette les krisprolls et on les répartit dans les verrines. On ajoute les morceaux de hareng puis la crème. (On met au frais pendant 30 min si on a utilisé l’agar agar).

On coupe en tout petits cubes les betteraves et les concombres que l'on répartit dans les verrines avant d'ajoute quelques brins d’aneth lavés.
Tout au long de la journée, Lesieur et sa Cuisine POP’ulaire formaient des Duos du quotidien,  inattendus, dans le but de surprendre et vous régaler. Une excellente idée sauf que les inscriptions étaient blindées jusqu'à point d'heure. Dommage, j'aurais eu une idée pour employer les nouveautés, pas parce qu'elles sont empilables mais parce que l'huile de sésame est une vraie tentation.
J'aurais volontiers tenté le moelleux à l’huile d’olive, le cake banane et huile de noisette, le pain d’épices caramélisé à la clémentine, l'oeuf poché piperade express et crème de camembert, le duo de chorizo et croûtons, le samossa de volaille à la coriandre sauce relevée et citrons confits, j'en passe et des meilleurs ...
Que dire de plus ? Le vrai plaisir à consisté à revoir des têtes connues, à tailler la bavette comme on dit mais ce n'est pas le but premier d'une telle journée. L'atelier d'Anna m'a donné envie de partir en Suède.

Cette journée ne restera pas dans les mémoires. On est reparti avec le sac de toile rempli par un numéro de Marmiton, ancien bien sûr. Beaucoup d'entre nous l'avaient déjà... Pas sûr que je vais avoir envie de revenir l'année prochaine.

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