Publications prochaines :
vendredi 29 mai 2026
Le Château du Rivau #2 le château et l'exposition Métamophoses
vendredi 15 mai 2026
Une femme à la mer avec Nathalie Lucas
Les samedi 2, mardi 5 et lundi 11 mai puis le samedi 23 mai à 15 h et le mercredi 27 mai à 21 h
Au théâtre des Gémeaux - 84000 Avignon à 11h 40
jeudi 22 janvier 2026
Grignan et la Drôme s'apprêtent à célébrer le 400 ème anniversaire de la Marquise de Sévigné avec faste
Si je dis faste c'est parce que j'aime ce mot mais il y en aura pour tous les goûts, du plus simple au plus grandiose. On sait tous combien la marquise de Sévigné aimait les mots alors ils seront à l'honneur.En 1644, à l’âge de dix-huit ans, elle épouse donc Henri de Sévigné, gentilhomme breton issu d’une vieille famille. Le couple vit entre Paris et la Bretagne, partageant une existence mondaine intense. En 1651, Henri de Sévigné meurt dans un duel provoqué par ses aventures galantes et à seulement vingt-cinq ans, la marquise choisit de préserver son indépendance et de se consacrer entièrement à ses deux enfants, Françoise-Marguerite et Charles.
Le lancement aura lieu le 5 février au département de la Drôme avec la projection du film Madame de Sévigné, réalisé par Isabelle Brocard, avec Karin Viard et Ana Girardot, sorti en salles le 28 février 2024 et tourné pour partie à Grignan. La soirée aura lieu à Valence, à l'Hôtel du département, gratuit, mais sur inscription obligatoire.mardi 24 juin 2025
Je suis retournée à Giverny
Giverny est un lieu mythique. C’est là que Claude Monet, qui employait quelque 7 jardiniers à l’année, a composé un jardin à la manière d’une palette, avec une multitude de touches de couleurs.
jeudi 24 février 2022
Chroniques noires d’un hussard de la république par Lou Garance
vendredi 7 mai 2021
Angie ! de Marie-Aude et Lorris Murail
samedi 7 novembre 2020
Sauveur & Fils Saison 6 de Marie-Aude Murail
Sauveur Saint-Yves est un colosse au prénom prédestiné pour lui donner envie de sauver, si ce n’est le monde entier, en tout cas les patients qui s’adressent à lui, et principalement des enfants qui sont presque tous en recherche d’identité et de modèle. Il est donc devenu psychologue clinicien par vocation et si l’auteure nous rappelle au fil des épisodes quelles sont les règles déontologiques de la profession on s’aperçoit que cet homme en enfreint plusieurs et qu’il a surtout beaucoup de mal à régler ses propres problèmes. Bref, il est humain et c’est (aussi) ce qui nous le rend si sympathique.
Il y a toujours un hamster en couverture, dans une posture positive. Si cette fois celui-ci navigue sur un bateau de papier le nom de Redoutable est de bonne augure. C’était a priori un étrange choix que de donner un tel animal comme compagnon pour les enfants qui vivent au 12 rue des Murlins. Sa durée de vie excédant rarement deux ans, il s’avère judicieux car il offre la possibilité d’évoquer régulièrement l’indispensable travail de deuil que nous devons tous faire à propos de personnes disparues ou de projets échoués. Marie-Aude aurait cependant pu retenir le chat car on s’aperçoit dans cette saison 6 qu’elle en connaît un rayon sur le sujet (page 235).
On apprend toujours beaucoup de choses en lisant chaque épisode, la plupart du temps complété en fin d’ouvrage par plusieurs pages de précisons sur le vocabulaire employé. Avec celui-ci j’en sais plus sur la PNL (p. 39, la folie et le déni (p. 284) et surtout sur la caractérologie (p. 74). J’ai d’ailleurs interrompu ma lecture pour faire moi-même le test du MBTI, et bien m’en a pris. Je me connais mieux, ce qui me fait désormais apprécier l’injonction de Socrate, Connais-toi toi-même.
Ce livre est conçu pour se lire indépendamment des précédents mais il me semble que le lecteur en tirera un bénéfice moins important. On s’attache aux personnages et on est pressé de connaître leur évolution, d’autant que leurs soucis sont très caractéristiques de ceux qui animent les adolescents et dont jusqu’à présent on parlait peu comme l’homosexualité ou la transition de genre, deux sujets qui tiennent particulièrement à coeur à l’auteure qui est tout autant soucieuse de laisser la réalité sociale pénétrer ses ouvrages. Ainsi les Gilets jaunes ne sont pas absents de ce numéro.
Elle a depuis toujours une capacité d’écoute et de recyclage hors du commun des confidences qu’elle glane lors de ses rencontres avec des jeunes. On peut la suivre lorsqu’elle donne des conseils pour lutter contre la dépression engendrée par notre époque (p. 256). Et quand je lis son effarement à propos de l'addiction des enfants aux réseaux sociaux je crois l’entendre s’exprimer à haute voix. La série n’est pas née seulement de son imagination mais surtout du recueil de témoignages.
Je suis bien curieuse de savoir comment les Saint-Yves vont traverser l’année suivante. Quel sera le sexe de l’enfant dont Louise accouchera ? Comment sera le bébé de Frédérique ? Qu’adviendra-t-il de la romance entre Gabin et Alice ? Comment évoluera la santé de la grand-mère de Grégoire et celle de Koslo ? La saga a beau naviguer entre la pure fiction et le vraisemblable on se surprend à y croire et à se sentir un peu de la famille, surtout à l’approche des fêtes de fin d’année puisque le roman se termine à cette période, ... en 2018 tout de même.
dimanche 13 octobre 2019
Sauveur et Fils Saison 5, de Marie-Aude Murail
Le club des amateurs de Sauveur et Fils sera heureux d'apprendre la sortie de la Saison 5 dans lequel Marie-Aude Murail est toujours très engagée à défendre l’égalité homme/femme mais aussi la vie si difficile des agriculteurs.Le plus terrible c’est le suicide dans le monde agricole même si je connais cette triste réalité. Par contre j'ai découvert, horrifiée, la mort des vaches (p. 215) en raison de la négligence de ceux qui jettent des canettes sur les talus : La faucheuse les déchiquette en petits morceaux, et après, ça se retrouve dans nos champs et puis dans le fourrage pour nos bêtes. Ces petits bouts de métal coupants, ça leur troue la panse, ça leur déchire les intestins, ça peut même atteindre la membrane du cœur. C’est la troisième vache qu’on perd cette année, et celle-là allait vêler. On n’a pas besoin de ça, en plus du reste. Le reste, c’était deux suicides d’agriculteurs dans la région en un mois.
Elle continue aussi de dénoncer ceux qui utilisent les réseaux sociaux pour nuire à autrui et elle a raison de souligner qu'on ne peut tout de même pas injurier impunément. On peut obliger les opérateurs à lever l’anonymat, et les peines encourues laissent rêveur. Jusqu’à 45 000 € d’amende, et même une peine de prison, si les insultes sont à caractère homophobe ou raciste (p. 264).
Elle réitère les conséquences de l’usage du portable sur un enfant très jeune. Je ne suis pas surprise des troubles autistiques chez des enfants surexposés comme ce petit Maxime (p. 247). Les troubles sont réversibles si on agit à temps. Plus tard (p. 242) on assistera presque en direct à un accident mortel causé par la consultation d'un message téléphonique en conduisant. Néanmoins le psychologue semble un peu perdu dans toutes les pathologies. On a la confirmation dans cette saison de son caractère superstitieux. A ma grande stupéfaction, il ira même jusqu’à faire un quimbois (p.197).
L'humour demeure néanmoins et on découvrira que la clientèle du psychologue semble évoluer, suite à des recommandations d'un employé de Jardiland qui le conseille en tant que comportementaliste animalier.
On apprend qu’un chat repère instinctivement la détresse humaine via les phéromones que nous émettons et nous réconforte grâce aux vibrations réparatrices de son ronronnement. L'animal joue donc un rôle de "soutien émotionnel" ... comme dans L'ami, le dernier roman de la New-Yorkaise Sigrid Nunez, devenue un véritable phénomène littéraire outre-Atlantique.
L'alimentation devient un thème important. Le jeune Lazare penche de plus en plus vers une alimentation excluant la viande. Et Marie-Aude aborde un thème jusqu’à maintenant très peu traité en littérature, celui de l’addiction au sucre. Elle propose même aux lecteurs de répondre à trois questions pour vérifier le niveau éventuel de leur trouble (p.171) sur le niveau de consommation, leur difficulté à se limiter, et surtout le besoin d'en consommer en dehors des repas.
Elle précise qu’il est très difficile de se débarrasser d’une mauvaise habitude, pas parce qu’elle est mauvaise, mais parce qu’elle est habituelle (...) mais très judicieusement elle nous donne un "truc" en suggérant de remplacer une habitude que par une autre (de préférence moins nocive).
On le sait, elle s’inquiète aussi des troubles de genre. Elle aborde donc le dysphorique de genre inquiétant d’une réassignation sexuelle. Marie-Aude a mis d’elle même dans ce roman (à travers les problèmes de grossesse), et s’identifie sans doute à Sauveur lorsqu’il explique ce qu’est la sublimation à Eliott : on renonce à changer de sexe et on devient écrivain (p. 187).
Dans ce cinquième opus chaque enfant de la famille recomposée tente de prendre sa place. Leur histoire se tisse en filigrane des faits de société chers à l'auteure qui continue à les creuser.
Marie-Aude Murail nous offre un roman très social, complètement en phase avec les inquiétudes qui concernent de plus en plus de lecteurs. Faut-il y voir une conséquence de la crise ... mais il est souvent question de budget et du coût des séances.
Etant une lectrice attentive j'ai relevé une erreur (sans nul doute un clin d'oeil de Marie-Aude) : il n'y a pas de salon de thé qui s'appelle Le Loir dans la théière à Orléans. C'est plutôt au Piano dans la théière que Louise va donc retrouver ses copines. Mais quand elle viendra rue des Rosiers à Paris elle pourra y déguster une de leurs fameuses tartes au citron meringuées.
Un loir ... un hamster ... on reste dans la même famille. Et si vous voulez lire les autres billets consacrés à Sauveur et Fils, c'est ici.
Sauveur et Fils Saison 5, de Marie-Aude Murail, Ecole des loisirs, septembre 2019
samedi 31 août 2019
L'Ecole des Loisirs et Rue de Sèvres font leur rentrée
La rentrée littéraire concerne autant les jeunes que les adultes. Sous peine de radoter j'ajouterais que les grands gagneraient à lire cette littérature dite "jeunesse" qui concerne tout le monde.mercredi 3 octobre 2018
Skorpios au loin avec Niels Arestrup, Ludmila Mikael et Baptiste Roussillon
Le soir de la présentation de saison des Bouffes Parisiens Jean-Louis Benoît disait que c'était la première fois qu'il montait une pièce dite de "conversations", lesquelles sont en général situées dans un salon, ou sur un quai de gare. L'originalité de Skorpios au loin est que l'action se déroule sur un espace en mouvement.
Le méga yacht vogue par un beau ciel d'été vers les côtes de Ligurie et le décorateur Jean Haas a fait en sorte, avec une scénographie néanmoins très simple, de rendre cela palpable parce que le ciel passe de l'ombre au crépuscule et à la nuit.
Le spectateur a d'emblée l'impression de ressentir un léger souffle de vent, suggéré par une douce musique d'orchestre, le bruit des vagues, les cris des mouettes. Churchill est alors dos au public, face à la mer. Il se plaint de n'avoir pas fermé l'oeil de la nuit et s'étonne que le bateau soit encore à quai, à Monte Carlo. Il est encore plus surpris d'apprendre que la "Reine Christine" soit à bord. Le "sauveur du monde libre" s'en dit ébloui. Il faut dire que la pièce est une fantaisie, mot grec signifiant "apparition".
Il a réclamé son matériel de peinture. Le public peut ignorer que l'homme politique avait ce don mais l'actrice, qui est aussi collectionneuse, a vu l'exposition qu'il a faite à New York et le complimente : votre peinture est troublante.
dimanche 5 août 2018
La putain du dessus d’Antonis Tsipianitis
La putain du dessus fut un succès au Théâtre de la Huchette et c'était légitime que le spectacle fasse escale en Avignon.
Erato (Emilie Chevrillon) arrive sur scène en mantille et toute vêtue de noir, embrasse la croix, tremble encore à l'idée que son mari pourrait revenir. Il est pourtant mort et enterré. Le temps est venu de préparer le blé qu'on mange en Grèce pour éloigner les morts. La jeune femme a subi des violences conjugales d'autant plus pernicieuses que son époux était policier, et qui plus est, corrompu.Je me suis mariée comme quelqu'un qui signe les yeux fermés une formule hypothécaire sans avoir vu les petits caractères.
La mise en scène est sobre, laissant la place à Emilie Chevrillon pour jouer dans une palette toute en nuances.
Un texte d’Antonis Tsipianitis
Adaptation: Haris Kanatsoulis et Chantal Stigliani
Mise en scène de Christophe Bourseiller
Avec Emilie Chevrillon
Au Théâtre de l'Arrache-Coeur • 13, rue du 58ème RI • 84000 Avignon • Tél : 04 86 81 76 97
Du 6 au 29 juillet 2018 à 18 h 40
Relâche les 9, 16 et 23 juillet
Les photos qui ne sont pas logotypées A bride abattue sont de Laurencine Lot
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