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La publication des articles est conçue selon une alternance entre le culinaire et la culture où prennent place des critiques de spectacles, de films, de concerts, de livres et d’expositions … pour y défendre les valeurs liées au patrimoine et la création, sous toutes ses formes. A condition de cliquer doucement sur la première photo, vous pouvez faire défiler toutes les images en grand format et haute résolution, ce que je vous conseille de faire avant d'entreprendre la lecture des articles abondamment illustrés.

jeudi 17 décembre 2015

Vous reprendrez bien quelques sketches de Chevallier et Laspalès

Nous les connaissons depuis trente ans. Ils nous ont fait rire ensemble comme séparément. C'est un duo dont le public ne se lasse pas. Mais en fins humoristes ils regardent davantage la société que leur propre nombril et lorsqu'ils décident de remettre le couvert ils ont la sagesse d'inclure de nouveaux sketches sans renoncer à ceux qui les ont rendus célèbres.

On dit toujours Chevallier et Laspalès, en application du sacro-saint principe alphabétique ... Ils s'en amusent eux-mêmes en loupant leur descente des cintres sur un roulement de tambour et un balayage de poursuites dignes d'un spectacle de cirque. Ce sont des clowns et ils entendent le rester.

Régis Laspalès (à droite sur la photo) a fait des études aux Beaux-Arts mais c'est au cours Simon qu'il rencontre Philippe Chevallier (à gauche). En intitulant leur première composition "Pas de fantaisie dans l'orangeade" savaient-ils que le cocktail serait un succès jamais démenti ? C'est ce spectacle qui les a fait repérer par Philippe Bouvard (qui fut un grand dénicheurs de talents). Après 5 ans sur la chaine qui s'appelait alors Antenne 2 les voilà sur une "vraie" scène de théâtre, au Rond Point Renaud-Barrault.
Les succès se suivent, avec notamment C'est vous qui voyez en 1992. L'expression est passée dans le langage commun. Impossible de ne pas penser à eux quand on consulte les horaires des trains.

La SACEM leur attribue le prix de l'humour en 1999. Ils se lancent alors dans une carrière solo. Régis sera Landru dans la pièce éponyme. Ils se retrouveront sur les planches en 2001 pour Monsieur chasse ! On les revoit ensemble régulièrement au théâtre et au cinéma. C'est toujours le succès avec par exemple Ma femme s'appelle Maurice de Jean-Marie Poiré. Plusieurs reprises jalonnent leur parcours, comme le Dîner de cons en 2010.

Ils le disent eux-mêmes : on est comme Joséphine Baker. On a deux amours, le théâtre et les sketches. C'est donc en toute logique qu'ils soient de nouveau après 7 ans d'absence sur des scènes de music-hall depuis un an pour (re)présenter les grands classiques et quelques nouveautés.

Parmi elles une satire mordante de la carte bancaire dont le premier privilège est de payer plus cher que le simple péquin. Avec un raisonnement paralogique comme il se doit : je me fous que ce soit cher puisque j'y ai droit.

Le GPS, le mariage pour tous, les journalistes cinéma, les débats à l’Assemblée Nationale, les maisons de retraite, la réforme des régions sont quelques-unes de leurs autres nouvelles cibles.

Ils démontrent avec brio l'absurdité et l'incohérence de la féminisation des mots, exemples à l'appui.
On savoure toujours avec autant de plaisir les aventures des week-ends chez des amis qui ont les moyens. Ou encore l'énumération des types de pain que les boulangers mettent en avant, comme la pingolette : une pâte aux oeufs de pingouin.
Mais on découvre aussi le talent de Philippe Chevallier à parler québécois dans le texte, et à très grande vitesse. Ses précautions oratoires  j'sais pas si vous dîtes vous autre en français ... pourraient bien devenir un nouveau standard.
L'accumulation de lettres capitales qui compose le décor fonctionne plutôt bien et nos deux compères mouillent le smoking en acceptant de laisser plumer.
Sans crainte du ridicule ... même en costume de canard.
Vous reprendrez bien quelques sketches de Chevallier et Laspalès
Jusqu'au 3 janvier à l'Espace Cardin, à 20 h 30
quelques matinées à 16 heures vendredi 25 décembre et dimanche 3 janvier
relâche jeudi 24 et vendredi 1er
Photos Charlotte Spillemaecker.

mercredi 16 décembre 2015

Augustin, pirate des Indes au Buveur d'Encre


Encore un livre un peu spécial que j'ai découvert au dernier Salon du Livre Jeunesse de Montreuil. Marc Wolters propose aux enfants de partir avec son petit héros Augustin à la recherche du trésor de la princesse Daria avec un pirate chasseur d’épices, de Saint Malo à Pondichéry ! En chemin, le gamin rencontrera une baleine à bosse complice, un perroquet sûr de lui et des orangs outans farceurs.

Il a conçu l'ouvrage avec l'illustrateur Pierre Jeanneau sous forme de livre animé ... avec senteur cannelle. Cela ne pouvait que me plaire puisque je suis emballée par tout ce qui touche aux épices.

Fondées en 2001 par des auteurs et des illustrateurs "jeunesse", la démarche éditoriale des éditions Le buveur d’encre s’articule autour de deux pôles, un catalogue "classique" qui aborde des thématiques variées et un autre plus "pédagogique". La maison revendique son choix de textes littéraires avec des histoires qui proposent différents niveaux de lecture, avec un langage parfois soutenu, parce qu’il lui semble essentiel de familiariser les enfants à un vocabulaire différent de celui du langage parlé et d’amorcer avec eux un dialogue autour de sujets pluriels.
D’un point de vue graphique, la maison d’édition est sensible à l’adéquation entre l’image et le texte, et veille à ce que des images viennent enrichir l’histoire.
Le livre commence sur l'interrogation d'Augustin à propos d'un objet intrigant, un moulin à poivre. Il y aura évidemment les incontournables de ce genre d'aventure : un bateau, un trésor, un océan, un capitaine. Mais aussi un féroce tigre du Bengale ...
Augustin, pirate des Indes appartient à la catégorie des ouvrages pop-up, animés de fenêtres à soulever pour découvrir un sens caché.
Plus un petit grain de folie, en l'occurrence de poivre, pour pimenter le tout avec un humour accessible aux jeunes enfants.
C'est aussi un spectacle qui se joue sur la péniche sur berges au pied de Notre-Dame. Elle se nomme la Nouvelle Seine, mais que je n'ai pas (encore) réussi à assister à une représentation.
Les enfants y découvrent les épices sous une forme supplémentaire en humant cannelle, muscade et girofle.
Augustin, pirate des Indes
Ecrit par Marc Wolters, illustré par Pierre Jeanneau, au Buveur d'encre, 2015
Spectacle à La Nouvelle Seine - 3 quai de Montebello - 75005 Paris
Pour les enfants de 3 à 11 ans
A 14 heures les mercredis et samedis à l'affiche jusqu'en mars 2016 avant de partir en tournée dans toute la France (mais il est prudent de vérifier auparavant au 01 43 54 08 08)

mardi 15 décembre 2015

Pains d'épices, bière et chocolat, pour finir en tchaï (presque) comme à Madras

Ce n'est pas mon style de poster une recette que j'ai reçue par communiqué de presse. Je ne jetterai pas la pierre à d'autres bloggeurs mais ce genre de procédé m'exaspère. Surtout quand la dite recette n'est pas réaliste. Même si la photo qui l'accompagne est appétissante.

Je peux par contre m'inspirer de ce que je reçois. C'est ce que j'ai tenté en croyant pouvoir reproduire sur un pain d'épices un nappage au chocolat à partir d'un caramel à la bière.

Les photos parlent d'elles-mêmes. Ce fut une "cata" sur le plan esthétique, parce que gustativement l'idée se défend.

J'avais choisi une bière de Noël, l'Affligem en l'occurrence. J'ai commencé par la faire bouillir avec une cuillère à café d'un mélange d'épices des Neiges Saravane pour en corser davantage le goût.

J'ai fait réduire des deux tiers jusqu'à obtenir un mélange très sirupeux. J'ai alors ajouté du sucre en poudre, remonté le feu, puis cassé une demi tablette de chocolat dans la casserole.
Auparavant, et même si la manière de Christophe Felder de faire le pain d'épices est remarquable, j'ai suivi ma propre recette que je vous avais promise et que voici, directement inspirée de la version allemande des Nürnberger Lebkuchen :

Ingrédients :
200 grammes de sucre
300 grammes de farine (complète si possible)
1 paquet de levure chimique
150 grammes de noisettes moulues
3 cuillère à soupe de cacao
1 cuillère à soupe de gousse de vanille râpée, ou un sachet de sucre vanillé
1 cuillère à soupe de cannelle
1 cuillère à café de clous de girofle moulus
250 ml de lait
150 grammes de beurre
4 oeufs
3 cuillères à soupe de miel
Préparation :
Mélanger sucre, vanille, cannelle, farine, levure, noisettes, cacao et clous de girofle.

Faire chauffer un peu le lait, y ajouter le beurre et le laisser fondre. Laisser refroidir un peu.

Ajouter au mélange précédent et mélanger rapidement.

Ajouter les oeufs et le miel. Vous devez obtenir une pâte très homogène.

Mettre cette pâte sur une plaque légèrement beurrée et faire cuire à four chaud (200° environ) 15 minutes.

Laisser refroidir et couper en petits morceaux. Vous en obtiendrez une centaine.

J'en ai découpé en carrés comme je le fais tous les ans. Et d'autres ont été "emportepiécé" en forme d'étoiles filantes. J'avais dans l'idée de les napper de ce fameux caramel au chocolat. J'ai obtenu un magma informe, plutôt bon, mais imprésentable :
Par contre le reste de ce nappage, dissous dans un lait bouillant a donné une boisson très proche des fameux tchaï que l'on sert dans le Sud de l'Inde et qui se font avec un mélange de thé et de lait sucré dans lequel on a infusé du gingembre, de la  cardamome, des clous de girofle et de la cannelle, ce qui correspond aux épices que j'ai employés.
Faire un tchaï avec une bière, je n'y aurais pas pensé spontanément ! Mais je recommencerai.

lundi 14 décembre 2015

Chansons aux enchères avec Laurent Viel bientôt aux Mathurins

Laurent Viel était un des chanteurs de la "Rue de la belle écume" que j'avais beaucoup apprécié. Ce soir il rodait son nouveau spectacle musical, au Théâtre de l’Archipel, 17 Boulevard de Strasbourg 75010 Paris qui l'accueillait pour une avant-première exceptionnelle.

Sous le titre de "Chansons aux enchères" il nous immerge dans cette chanson française immortelle dont il est un fervent défenseur. Il sera à partir du 15 Janvier au Théâtre des Mathurins 36 rue des Mathurins 75008 Paris les vendredis et samedis à 19h00 (et en matinée les samedis à 17h00).

Retenez bien ces dates si vous avez envie de passer un moment très agréable. C'est un vrai interprète. Il donne du sens au texte que nous entendons dans toutes ses facettes. Ce serait absurde de dire que Laurent chante "bien". Il fait beaucoup mieux et plus encore.
Son spectacle ne se situe pas dans la veine des remakes qui promettent de faire revivre les années 80 ... et des poussières. Il est très actuel et en même temps respectueux des oeuvres et de leurs créateurs. Il n'imite pas mais il sait donner un coup de neuf à des chansons qui auraient pu prendre de l'âge.

On commence par la Vente aux enchères que Gilbert Bécaud a écrite en 1970, en lançant du même coup la carrière d'un violoniste québécois, Paul Cormier, qu'il rebaptise Monsieur Pointu.

Ce soir c'est Monsieur Garcia qui est invectivé par Laurent Viel et c'est un guitariste.

Par sa manière d'amener le sujet, le chanteur justifie pleinement le titre de son spectacle. Il lance chaque chanson, ou chaque morceau de chanson comme autant de joyaux qu'il sortirait de sa musette.

On redécouvre la Bohème, écrite par Charles Aznavour en 1965 qui devient une chanson douce. On a envie de balancer la java sur l'Accordéoniste chantée par Edith Piaf en 1954. Rupture de ton avec l'évocation de Sylvie Vartan à travers Toi jamais (2008) que la salle reprend en choeur comme un reproche en imaginant s'adresser à J H, autrement dit Johnny Halliday.

Place au romantisme avec Michèle, une chanson très nostalgique interprétée par Gérard Lenorman autour du souvenir d’un premier amour, qui est un hommage aux Beatles non seulement via le titre et l’allusion à "Yesterday" dans les paroles mais aussi par la composition musicale que l'on aurait pu attribuer au groupe anglais.

Humour aussi avec cette définition empruntée à Sacha Guitry : le mariage, c'est résoudre à deux des problèmes qu'on n'aurait pas eus tout seul.
Suit un medley qui enchaine Mylène Farmer, Guesch Patti (Etienne, 1987), Alain Bashung (Vertige de l'amour, 1981), Desireless (Voyage, voyage, 1989) et Dave ( Du coté de chez Swan, 1975) que le public ne peut pas s'empêcher de fredonner avec délicatesse, jusqu'à être interrompu par Laurent d'un Bang bang qui nous ramène en 1966 à Cher dont le titre sera plus tard par Sheila (2007).
A ce stade les spectateurs sont conquis. Et ce n'est pas fini. Voilà du costaud, du sérieux, du lourd, du sévère avec Est-ce ainsi que les hommes vivent d'Aragon, chanté par Léo Ferré, et le Tango des joyeux bouchers de Boris Vian, qui nous promet avec un écho inquiétant Faut qu'ça saigne ... (1954)

Ne me quitte pas de Jacques Brel (1954) s'affronte brièvement avec La javanaise (1963) de Serge Gainsbourg. Avec Ces gens là (1966) Laurent Viel est au sommet de la réinterprétation.
Il descend dans la salle pour chercher "sa" Gabrielle, un succès écrit par Long Chris et composée par Tony Cole pour Johnny Halliday (1975). Où sont les femmes, interrogera Patrick Juvet deux ans plus tard.
Laurent rejoint son guitariste pour Il venait d'avoir 18 ans, (Dalida, 1975) suivi d'un Comme ils disent (Charles Aznavour, 1972) absolument magistral. Les paroles de Bidonville (1975) Claude Nougaro annoncent que la fin du spectacle se rapproche :
Serre-moi la main, camarade.
Je te dis : "Au revoir".
Je te dis : "A bientôt".
Il nous manque un dernier petit bijou, superbe et déchirant, Drouot (dont Barbara a écrit les paroles et composé la musique en 1974 avec Roland Romanelli : ... rien ne lui restait plus, pas même ce souvenir, aujourd'hui disparu...
Des souvenirs, on en a désormais à ne plus savoir qu'en faire ... Et l'envie de chanter a investit la salle qui fredonne maintenant dim, dam, dom en boucle comme Stromae dans Je cours (2010). Nous sommes devenus la Foule sentimentale d'Alain Souchon (1993).

Les chansons sont faites pour voyager mais pas que. Laurent Viel nous en fera une ultime démonstration avec son compère Thierry Garcia qui l'accompagnera pour une "petite" dernière sur sa toute petite guitare. À quoi sert une chanson, si elle est désarmée ? comme le chantait Julien Clerc en 1992  avec Utile.
Personne ne saurait répondre de manière exhaustive. Ce qui est certain c'est que ce soir elles ont ravivé beaucoup de souvenirs et nous ont donné des joies très simples, que nous avons partagées en harmonie. Pour cela, merci à Laurent et Thierry. Continuez longtemps à nous enchanter !

Dans la salle ce soir on pouvait voir Roland Romanelli, avec qui il partageait l'affiche de la Rue de la belle écume. Le musicien avait écrit, composé et arrangé Barbara vingt ans d'amour en 2008. Il reprendra un spectacle comparable avec Rébecca Mai au Théâtre Rive Gauche, du 28 janvier au 9 février 2016, dans une mise en scène d'Eric-Emmanuel Schmitt sous le titre Barbara et l'homme en habit rouge, parce que ce parfum était son préféré.

Chansons aux enchères
Un spectacle de Laurent Viel (chant) et Thierry Garcia (guitares)
Conçu en collaboration avec Xavier Lacouture.
Au Théâtre des Mathurins
36 rue des Mathurins, 75008 Paris
A partir du 15 janvier 2016
Les vendredis et samedis à 19h00
Matinée les samedis à 17h00

dimanche 13 décembre 2015

Madame le lapin blanc de Gilles Bachelet au Seuil Jeunesse

Quelle idée astucieuse de croquer avec autant d'humour l'envers du décor des Aventures d'Alice au pays des merveilles en ayant choisi le lapin. A l'origine le livre de Lewis Carroll n'était pas destiné aux enfants.

Celui de Gilles Bachelet s'adresse à eux mais on peut, une nouvelle fois, inverser la situation. Je vous assure qu'un adulte y prendra beaucoup de plaisir. Il a glissé tellement de références que c'est un bonheur de le découvrir.

Je dois au Salon du Livre Jeunesse de Montreuil d'avoir eu l'occasion d'ouvrir ce bijou parce qu'Alice était le thème central de l'exposition cette année.

Je ne vais pas tout vous révéler, mais vous y croiserez non seulement les personnages d'Alice mais d'autres "références" en matière de littérature jeunesse comme une certaine Beatrix (Potter). J'y ai même trouvé le prénom de mon fils, pourtant pas très courant.

Ce n'est pas tout à fait un hasard si l'on voit surgir un Deux ou un Sept de Pique, un Cinq de Coeur ... Madame le Lapin blanc a beau chasser la poussière de la collection de montres de son mari il sera toujours en retard et aura du mal à ne pas oublier son anniversaire.
Elle a tant à faire avec sa nombreuse famille qu'il faut lui pardonner ce coup de fer malencontreux. Ses talents de couturière feront un miracle quelques pages plus loin.
Chaque page fourmille de détails adorables. Comme Sophie la girafe qui, même dans le monde des lapins demeure le jouet le plus populaire.
Les 100 façons d'accommoder les carottes méritent d'être détaillées. J'adore la Pièce montée du mariage de la carotte de mon chat (numéro 93).
Quant au chat du Cheshire il est bien entendu transparent et son museau porte le masque de son sourire narquois si caractéristique.
Les bestiaires de la Mare de larmes et celui du Pays des Merveilles peuplent une école très spéciale. Vous découvrirez pour votre propre plaisir (que je vous conseille tout de même vivement de partager avec une cohortes d'enfants ... sages ... ou qui le deviendront) une galerie de personnages retors et vous serez confronté au paradoxe, à l'absurde et au bizarre… C'est merveilleux !
Madame le lapin blanc de Gilles Bachelet au Seuil Jeunesse, octobre 2012

samedi 12 décembre 2015

Noël sous le signe du Veggie

Noël est pour beaucoup d'entre nous le temps de se retrouver en famille et de partager de bons moments de plaisir et de convivialité. Mais nous sommes aussi de plus en plus nombreux a en avoir assez de la sempiternelle dinde aux marrons du 25 décembre à midi !

Je fais d'ailleurs amende honorable d'avoir publié il y a quelques jours une recette de chapon. Une fois n'est pas coutume ...

J'approuve l'idée de faire évoluer nos habitudes alimentaires et opter pour un repas de fête végétarien (du moins pour partie), sans pour autant renier le plaisir des papilles.

Avec ces recettes Veggie Christmas, Bjorg vous propose de nouvelles idées étonnantes et gourmandes en démontrant qu'il est possible d'allier gastronomie familiale et alimentation végétarienne.

Je les ai goûtées pour vous et j'en partage 6 aujourd'hui, toutes végétariennes évidemment, mais aussi sans gluten pour pouvoir satisfaire toutes les exigences de vos invités.

vendredi 11 décembre 2015

Ça sent le roussi

Venez partager cet anniversaire surprise un vendredi jusqu'au 5 février 2016 à 19h30 au Théâtre les Rendez-Vous d'Ailleurs, 109 rue des Haies, 75020 Paris.

Telle était l'invitation que j'avais reçue pour fêter la quarantaine de Susie, une rousse flamboyante, amie de plusieurs de mes amis.

C'est comme ça que je me suis retrouvée assez loin de chez moi pour le meilleur ... et pour le roussi.

Il n'y a pour le moment que 10 représentations programmées. Ouvrez votre agenda et cochez une date. Toute la bande rassemblée autour de Caryn Trinca le mérite. Cet anniversaire est avant tout une histoire d'amitié qui dure depuis 18 ans. Il a fallu beaucoup de travail et de persévérance pour que le projet quitte le statut du rêve pour devenir réalité. "finisse" par aboutir.
Demain, Susie aura 40 ans. Charlie, son mari, lui aura préparé un anniversaire-surprise auquel il aura convié tous leurs amis dont… sa maîtresse. Alors Susie se prépare : elle répète ! Pour ne pas être déstabilisée, elle passe en revue chaque invité, anticipe chaque situation, chaque émotion, chaque réaction pour pouvoir les simuler parfaitement, le soir venu. Et triompher ! Mais cette répétition ne se passera pas tout à fait comme prévu…
Pour le moment ce sont Les Rendez-Vous d’Ailleurs qui accueille le spectacle. C'est un nouveau théâtre privé situé dans l’Est parisien et  dédié au spectacle vivant depuis mai 2010.

Située au 109 rue des Haies, dans le vingtième arrondissement, dans un ancien atelier de confection, la salle, d'une capacité de 50 places est dirigée par Hélène Perraguin et Philippe Bohée et convient parfaitement à toutes les formes de café-théâtre ou de cabaret.

Caryn Trinca est comédienne, chanteuse, auteur, danseuse aussi. Elle a débuté aux Folies Bergères dans Les Années Twist de Roger Louret avant d'intégrer la troupe des Stylomaniacs dirigée par Claude Lemesle. Elle se forme à la danse et rejoint Piaf je t'aime à l'Olympia et au Cirque d'hiver.

Elle rencontre alors Jacques Rouveyrollis, créateur lumière, qui lui promet de l'éclairer quand elle aura son spectacle. Cette petite phrase ouvre une perspective nouvelle et donne à Cary l’envie de relever le challenge : être seule en scène accompagnée d’un musicien et raconter une histoire sensible et drôle.

Entre temps elle a notamment joué les rôles de Juliette dans “Musical Suspect”, Pénélope dans “Ulysse le retour de Troyes”, la Fée des bois dans “Pinocchio le Musical” et Lulu Warnicker dans l’adaptation française de Broadway “Footloose”. Elle a co-écrit puis interprété le rôle d’Ellen dans la comédie musicale “Le Chant de Coton” qui associe texte, chansons et langue des signes. C’est avec Frédéric Chevaux qu'elle partage l’écriture de Ça sent le roussi et c'est Vincent Heden qui a mis ses  paroles en musique.

Entourée d'une équipe artistique expérimentée et passionnée, elle a pu financer la création par ses propres moyens : location de salles de répétitions, location d’un théâtre pour le show case et une représentation le 6 avril dernier à l’Auguste Théâtre à Paris, location d’un studio pour l’enregistrement des 8 chansons, premiers costumes, premiers décors… avant le lancement d'un crowfounding sur Ulule.

Ce n'est pas à proprement parler un seule en scène puisqu'un pianiste l’accompagne. Et bien que l’interprétation de la pièce repose sur ses épaules vous constaterez qu'il est un personnage à part entière.

Susie représente la femme de quarante ans avec tous ses questionnements, au tournant de sa vie. Elle se révèle, se libère et va se confronter à la nécessité de faire des choix que le public suit avec empathie ... et approuve.

Son co-auteur Frédéric Chevaux découvrait le résultat final ce soir avec beaucoup d'émotion. Il était jusque là monopolisé par les représentations du Roi Lear, où il joue en ce moment.
Ça sent le roussi
Une pièce de Caryn Trinca et Frédéric Chevaux
Aux Rendez-Vous d’Ailleurs, 109 rue des Haies, 75020 Paris
Le vendredi à 19 h 30
Avec Caryn Trinca et Antoine Mérand

Mise en scène Vincent Heden assisté de Florence Trinca et Valérie Masset
Paroles Caryn Trinca
Musiques Vincent Heden
Création Lumière Vincent Guiot
Photographe plateau Olivier Bernard
Il est rare que je recommande un restaurant dans le même billet amis je n'hésite pas quand c'est vraimetn bon. J'ai diné ce soir là au Sohna Punnab, 76 Rue des Pyrénées, 75020 Paris, 01 53 27 81 59. Je me suis régalée de spécialités indiennes avec un poulet tandoori, suivi d'un curry de crevettes et d'une coupe de glaces figurant sur la formule menu, servie le soir, généreusement, avec classe et sourire. Le restaurant assure la livraison à domicile dans un rayon de 5 kilomètres.

jeudi 10 décembre 2015

Comment un pirate met une journée à l'eau et comment on sauve la situation

J'avais promis un spectacle original à des enfants et nous nous sommes retrouvés un peu largués (prévisible me direz-vous pour une pièce parlant de pirate et devant se dérouler sur une péniche) pour cause de défection du comédien, malade.

Déjà qu'il est pénible en ce moment d'affronter la crainte de sortir, si c'est pour être en rade ... autant faire encore un effort, pousser un peu plus loin et aller voir les vitrines de Noël.

J'ai de tels souvenirs de celles du Bon Marché que c'est là que nos pas nous conduisirent. Nous n'avons pas été déçus du voyage !

Nous avions un doute, pensant qu'il y aurait foule. Me croirez-vous si je vous dis que j'ai pris ces photos un samedi en plein milieu de l'après-midi ?
Savez-vous que les lutins naissent dans des boules de neige et se livrent joyeusement à des glissades ?  l'histoire ne dit pas si c'est avant ou après avoir aidé le Père Noël à confectionner les jouets.
Chaque vitrine présente une scène différente. C'est très réussi.
A intervalles réguliers la musique s'arrête. Les lumières s'éteignent. Le temps d'observer les personnages et ça repart de plus belle.
C'est féérique.

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