mercredi 28 mai 2008

NANCY en MAI : Compétition ou complémentarité ?

Chronique nancéenne numéro 28 : Chauvin n'était pourtant pas nancéen

Etre né dans un terroir où l'on a pu grandir, fonder une famille, conserver ses copains d'enfance, confère une solidité qui s'accompagne d'un attachement parfois aveugle à sa région. Je comprends que l'on puisse en toute bonne mauvaise foi affirmer que l'on vit dans le plus bel endroit du monde et le défendre bec et ongles.

C'est ce que font nombre d'habitants de Nancy qui regardent Metz comme une rivale illégitime (pour connaitre aussi Metz je peux vous dire qu'on s'y sent autant lorrain de pure souche qu'ailleurs). On appelle cela du chauvinisme, du nom d'un soldat qui serait né ... à Rochefort et qui fut le héros d'une légende incarnant le patriotisme napoléonien.

Tout est prétexte à se mesurer. J'entends proclamer que Nancy reprend le dessus sur sa voisine parce que les équipes de basket et de football sont toutes deux en Première Ligue. Je vois comparer les niveaux de population : Metz est gagnante sur le nombre d'habitants (125 000 contre 106 000) mais Nancy la devance si on prend toute l'agglomération en considération (300 000 contre 215 000).

Bénéfice à Metz coté infrastructure avec une autoroute tracée à 15 km au Nord, une gare TGV et un aéroport plus proches.

Nancy se prétend plus animée avec une vie estudiantine dynamique à l'image des 24 heures de Stan qui viennent de se dérouler encore cette année dans une franche bonne humeur. Pour en savoir plus sur cette manifestation originale pilotée par l'ENSAIA (l'Ecole Supérieure d'Agronomie et des Industries Alimentaires) cliquer ici.

Sur le plan touristique, place d'honneur à Nancy pour son patrimoine, ses musées, sa proximité avec les Vosges, réservoir d'oxygène. Sur le plan économique, avantage à Metz avec ou grâce au magnétisme luxembourgeois qui dope l'emploi et les investissements.

Poursuivre l'inventaire des paramètres pourrait exacerber les rivalités entre les deux pôles à l'instar des bagarres que se livraient les enfants de Longeverne et de Velrans dans la Guerre des Boutons de Louis Pergaud dans les années 60.

Ce serait aussi oublier que c'est l'union qui fait la force.

1 commentaire:

marie-claire a dit…

Il y a des photos sympa des 24 heures de Stan (entre autres) sur kaoua.fr
plus précisément à http://kaoua.fr/2008/05/18/les-24-heures-de-stanislas/
Allez vous y promener ...

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