mercredi 8 avril 2015

Esprit des Sens s'installe un soir au Purgatoire

Information ou communication ? On peut se sentir parfois le clavier entre deux extrêmes, en particulier quand nous sommes invités à la présentation de nouveautés.

Chacun fait en son âme et conscience, selon l'expression consacrée.

J'ai pour règle en tout cas de ne parler que de ce qui me plait.

Et ce soir j'ai apprécié la faconde joviale du cuisinier italien nous vantant les meilleures pâtes du monde, les Garofaloforcément italiennes, napolitaines de surcroît, parce que l'air y était très favorable pour sécher doucement les pâtes.

Il avait investi la cuisine d'Alain Cirelli, dans l'espace du Purgatoire, rue de Paradis à Paris.
C'était sans doute encore vrai au siècle dernier mais aujourd'hui personne ne croira qu'on les étend encore sous des hangars fraîchement ventilés par l'air marin comme il y a 250 ans, quand la marque a vu le jour.
Par contre je veux bien comprendre que l'emploi de filières en bronze permette, de par la porosité du métal, des imperfections sur lesquels la sauce accrochera mieux qu'avec des pâtes parfaitement lisses. Il est utile de rappeler d'arrêter la cuisson deux minutes plus tôt parce que l'ajout de la sauce finira de cuire l'ensemble.
J'ai appris un truc goûteux pour servir le plat : le saupoudrer d'une chapelure toastée et enrichie de zestes d'orange et de romarin haché. Ne reste qu'à ajouter quelques câpres, des filets d'anchois déliés à l'huile d'olive, et un mélange de sauge et de menthe hachées pour avoir un nid de Linguines et en prime le soleil dans son assiette.
J'ai goûté des Fusillone au potimarron et provola, très gourmandes en raison d'abord de leur taille. Et puis, comme toutes les pâtes Garofalo, une fermeté due à la sélection de semoule de blé. J'ajouterai qu'il y a une recherche de design toujours amusante, en particulier avec les radiatori géométriques que j'ai hâte d'expérimenter.
Peut-être avec des tranches de Tendre bœuf séché d'Aoste parce que cette viande est franchement très très bonne. Alors que sa voisine des Grisons, fort comparable, est plutôt poivrée, on a ici un léger goût citronné fort agréable.
Je ne dirai pas grand chose des autres nouveautés de cette marque, mon estomac ayant vite atteint ses limites.
Par contre c'est avec amusement que j'ai croqué dans les krisprolls en me rappelant de ce qu'Anna avait dit de la cuisine suédoise.
La dérision était au programme, nous permettant de nous croire reine de la fête ou "ham sensible".
Les travaux manuels eurent leur place, et pourquoi pas. J'ai customisé une planchette en suivant les conseils d'Emilie du blog Atelier Griottes. Je me suis exercée à la calligraphie avec Bruno Gigarelle qui nous a prêté ses outils professionnels. Décidément cet art est tendance puisque la veille les graphistes de Paulette avaient sans relâche écrit sur des sweat-shirts pour les invités de la soirée Edelweiss.
La grande découverte fut Bonneterre dont j'ignorais l'existence jusque là. J'ai du pain sur ma planchette si n'ambitionne de connaître chacune de leurs 500 références, toutes bio comme il en doit. Leur chocolat au caramel beurre salé et leur mendiant sont à se damner.
Leurs jus de fruits sont à la hauteur de ceux d'Alain Millat qui pour moi est la référence haut de gamme incontestée.
Et j'ai gouté aussi avec surprise l'eau des Abatilles qui m'a rappelé mes  dernières vacances à Arcachon, à quelques centaines de mètres de la source.


Cuisinart présentait une nouvelle plancha, idéale parce qu'elle sert conçue pour cuire des aliments selon deux températures différentes, une sur la moitié gauche de l'appareil, une autre sur la partie droite.

La soirée est certes moins ambitieuse qu'une Journée Marmiton mais nettement plus conviviale et au final absolument pas déceptive. Je n'ai pas lu les commentaires accrochés au bouquet d'or mais je suis sûre qu'ils furent positifs et élogieux pour les organisateurs.

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