jeudi 21 février 2008

PETIT-DEJEUNER A L'HOTEL DE CRILLON



Vrai coup de coeur
Franchir la porte à tambour d'un grand hôtel équivaut à la traversée du miroir d'Alice.

Nous voici, non pas tout à fait au Pays des merveilles, mais tout de même dans un palais. Tout y est calme. Les conversations se mènent un ton en-dessous, et vous parviennent assourdies comme les bruits de la campagne un jour de neige.

Je ne saurais raconter par le menu ce que j'ai dégusté ce matin là, il y a un peu plus d'un an. Mais le
souvenir de ce moment demeure indélébile.

On s'adresse à vous avec déférence, sans préciosité. On dépose sur vous un regard bienveillant. On vous offre un sourire vrai.

Car ici on ne dérange pas, on est accueilli. On ne s'assoit pas, on prend place. On ne mange pas, on déguste. On savoure. On respire. Sereinement.

Ici on n'est pas un client, mais un hôte. Et je vous assure qu'on prend très vite ses aises dans un tel endroit.

Le personnel manifeste une sincère envie de vous faire simplement plaisir. Rien ne pose problème, ni le titre du journal qu'on aimerait lire tout en buvant son thé, ni la température du breuvage, ni le souhait de goûter chacun des plats qui sont disposés sur le buffet.

Et si vous vous êtes attardés et qu'il est l'heure de transformer la salle pour le brunch (vous aviez en toute humilité opté pour une formule petit-déjeuner/buffet) on vous invitera à terminer votre petit-déjeuner dans le salon attenant ... sans s'étonner qu'après deux bonnes heures d'agapes vous soyez encore d'attaque pour continuer à grignoter une ultime viennoiserie et céder à la tentation d'une petite cuillerée d'une délicate confiture de Christine Ferber.

Vous pourrez même deviser ensuite avec votre cher et tendre (car qui mieux que lui pouvait vous accompagner dans un lieu si mythique ?) sur un canapé plus intime dans l'immense couloir jouxtant la terrasse. Vous pourrez aussi bien y rédiger votre correspondance que vous jetterez dans la boite aux lettres des Postes des temps anciens qui trône dans le hall.

Votre seul regret sera sans doute de n'avoir pas les moyens d'y passer une nuit. Mais les deux tiers de la journée vous laisseront un parfum de revenez-y ...

Pour en savoir plus sur l'hôtel de Crillon

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