lundi 21 octobre 2013

Marmiton a réunit ses adhérents dimanche 13 octobre 2013

Cela faisait longtemps que Christophe Duhamel, le fondateur de Marmiton, songeait à l'organisation d'une rencontre qui rassemblerait aussi bien les internautes qui viennent chercher une recette sur le site que les bloggeurs qui y postent leurs recettes. C'était le dimanche 13 octobre et cela ressemblait à ce qu'on avait pu vivre avec 750 grammes ou à l'occasion de journée comme SugarNweb ou AperoNweb.

L'entrée était fixée symboliquement à 1€, mais on pouvait donner plus, sachant que la totalité du montant des entrées était versée à une association caritative (Les Potagers de Marianne).

Cette Journée Marmiton a eu lieu 8 rue de Valois, toute la journée à partir de 10h et jusqu'à 18h pour 2 heures, 4 heures, toute la journée si on le souhaitait. Il y eut des ateliers, des démonstrations, des discussions, et surtout beaucoup de convivialité.

Pas une goutte d'alcool mais d'excellents jus de fruits. Ceux, nature, apportés par le Palais-Royal, siglés Alain Millat qui est selon moi la Rolls des jus de fruits.

Et puis d'autres que l'on découvrit centrifugés pour composer des cocktails inspirés des Power Juices qu'affectionne  Florence Servan-Schreiber.
Je me suis satisfait d'un Luxe et Volupté : avocat, épinards, lait de coco, orange et banane, réalisé avec une drôle de machine qui est un extracteur de jus.
Un barista excellait dans le Latte Art. Selon lui, le résultat est tributaire du café, du lait (qui doit être frais et entier, donc très gras, déjà sucré - le Grand Lait de Candia pourrait convenir) ... et puis le coup de main évidemment.
Un quizz permettait de tester nos connaissances en matière de salade. Pas facile, les yeux bandés, de différencier la frisée de la scarole ... la roquette étant plus facilement repérable. Je fus plus habile avec les herbes aromatiques que j'emploie beaucoup.
L'atelier était piloté par Florette, la marque historique de cette 4ème gamme qui regroupe fruits et légumes frais prêts à l'emploi, lavés, épluchés, égouttés, coupés et conservés dans une atmosphère sans air.

Pour la laitue et l'Iceberg, qui rosissent très vite avec l'oxygène de l'air on doit modifier l'atmosphère. Les jeunes pousses se gardent mieux. Le secret de la conservation c'est le maintien de la chaine du froid à 3°, y compris pour l'eau de lavage des légumes.

Tout a démarré en 1987. La marque jongle avec les lieux de production pour pouvoir fournir toute l'année : la Normandie, la Baie du Mont-St-Michel, le Haut du Cotentin ... puis plus tard la basse vallée du Rhône ... et en hiver l'Espagne et l'Italie.

La marque est un peu plus chère que ses concurrents mais elle ne travaille qu'en agriculture raisonnée et le choix des types de feuille pèse sur le prix final. Quant à savoir pourquoi elle a pris le nom de Florette, c'est tout simplement que son créateur était un fan de Marcel Pagnol. Rien d'étonnant à ce que l'atelier de fabrication s'appelle Manon.
Petits et grands pouvaient aussi s'initier à la décoration de gâteaux en pâte à sucre, découvrir des desserts à base de lait condensé ou des desserts italiens. Ou faire des dégustations insolites.
Impossible de tout faire. J'ai passé un certain temps à suivre la master-class référencement et initiation video dans le studio Marmiton. L'atelier de cuisine indienne fut plus long que prévu. Du coup je n'ai pas pu m'arrêter à tous les stands et c'est au moment d'écrire ce compte-rendu que je m'aperçois que j'en ai manqué un certain nombre.
J'en avais l'intention mais je n'ai pas pu suivre une recette de courge, pas plus que le Bourgui Burger ou le haché de veau ... et je n'ai pas vu une frite de pain perdu, ni une algue ou les huiles essentielles. Ni encore ce qui se "mijotait" dans le Laboratoire.
J'ai participé à l'atelier pain indien ... Je connais Sanjee et j'apprécie son savoir-faire, et j'ai sans doute eu aussi l'intuition que j'appliquerais bientôt ses conseils puisque j'ai entendu parler d'un film indien intitulé The LunchBox (je l'ai vu depuis, c'est un bijou de tendresse et il sera bientôt chroniqué sur le blog).

Il me semble que l'atelier pain indien a quelque peu débordé en terme de temps mais le moins qu'on puisse dire c'est que nous avons vraiment mis la main à la pâte. Nous avons fait plus qu'assister à la réalisation et je me sens maintenant capable de refaire les deux recettes. A commencer d'abord avec les galettes à farine non levée, les chapathi. Ensuite, avec la même pâte, mais agrémentée d'ail, de gingembre et de coriandre, on fera des parathas.

Le chapati est le pain traditionnel le plus consommé en Inde. On n'y met pas de fromage, de la Vache qui rit, sauf si on veut faire plaisir aux français. En effet cette recette a été inventée un jour dans un restaurant qui a cherché à innover. De plus le naan est plus souple parce qu'il y a du yaourt dans cette pâte.

Ingrédients pour 8 : 300 g de farine de blé complète (T110)
3 cuillères à soupe d’huile végétale (pas d'huile d’olive qui masquerait le goût des épices)
½ cuillère à café de sel
15 à 20 cl d’eau (tiède pour aider au pétrissage), des graines de cumin

On commence par délayer le sel avec 15 centilitres d’eau.
On mélange la farine tamisée avec l’huile de colza, puis on mouille peu à peu avec l’eau salée.

On travaille la pâte environ 10 minutes, jusqu’à ce qu’elle soit ferme (comme une pâte brisée) et élastique. Si on dispose de temps on recouvre d'un linge mouillé et on laisse reposer 1 heure environ.
On divise la pâte en 8 petites boules que l'on repétrira une fois qu'on aura ajouté des graines de cumin. On re-étalera en cercles d’environ 2 millimètres d’épaisseur et de 20 cm de diamètre.Chacune sera plus ou moins ronde, et d'épaisseur plus ou moins régulière.
En Inde on emploie un plateau de bois comme gabarit.
Faire chauffer une plancha pour en cuire plusieurs en parallèle mais la poêle à crêpe fonctionne très bien pourvu qu'on n'y mette aucune matière grasse. La cuisson demande 5 min à feu moyen. Des bulles se forment, aplatissez-les délicatement à la fourchette.

Retourner la galette, et la faire dorer 5 min de l’autre côté. Attention, on ne retourne qu'une fois.
A la sortie de la poêle, étaler une noix de beurre frais ou de ghee, sauf si on veut les conserver quelques jours (5 à 6 jours dans un torchon humide pour qu’ils ne sèchent pas avant de les réchauffer au four au moment de servir).
On peut superposer les galettes et les couper ensemble.
On poursuit avec les parathas
Garniture :
4/5 gousses d’ail ou de la pâte à l'ail, également de la pâte à gingembre, du sel, de l'huile végétale, 1 botte de coriandre que l'on émincera
Cette fois on étale la pâte en rectangle fin le plus grand possible sur lequel on place la garniture.
On réaliser un premier pliage dans la longueur.
Puis on roule la pâte très serrée en rond comme un escargot.
On abaisser ensuite délicatement le rond de pâte roulée.
On cuira ces galettes comme les précédentes. Elles peuvent se manger seules, ou en accompagnement d’un raita, ou d’un curry d’agneau.
On pourrait aussi imaginer une version sucrée avec des amandes hachées finement, du miel et de la noix de coco.


Christian Duhamel peut être satisfait de cette première Journée Marmiton qui arrive dans la continuité des cuisines ouvertes qui rassemblent de plus en plus de personnes le premier jeudi de chaque mois.

La coutume veut que chaque participant reparte avec un sac alimenté par les marques présentes... Il contenait le dernier numéro du magazine Marmiton, un coupon de réduction de Florette, une briquette de 20 cl de lait Gloria, un chocolat à la réglisse avec la carte de visite du distributeur sans doute pour donner envie d'en savoir plus.

Il y avait aussi, et ce fut une surprise, un éventail dont je n'ai pas compris l'intérêt, et aussi un gadget dont j'ignorais l'existence, un flexible phone stand. Je n'en ai pas décelé l'intérêt téléphonique (le truc donné au cours de l'atelier vidéo consistant à bloquer son portable dans un verre le temps de filmer sa recette m'a semble fort judicieux).  En fin de compte ce flexible pourrait servir à bloquer une papinette ...
J'ai appris dans le magazine Marmiton de septembre-octobre que les Français sont les plus gros consommateurs de beurre au monde, que Louis XIV appréciait (déjà!) la sauce de soja. J'y ai trouvé d'amusantes combinaisons de plateau-télé (p.24), un vadémécum très intéressant sur les sucres (p.40) et un dossier complet sur les pâtes où j'ai trouvé la recette de la sauce puttanesca (p.63) que j'avais envie de faire depuis longtemps.

C'est un classique du moment mais la Compotée de fruits d'automne (p. 109) est un peu dynamisée avec la présence du Pommeau. Revenant de Normandie, je plébiscite.

Pour terminer, passage dans la marmite d'un photo call original et sympathique
Marmiton n'a pas fini de nous surprendre. L'équipe sera au Salon du Chocolat. On se dit donc à bientôt.
Pour en savoir plus, ... le site de Marmiton.

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