mardi 23 décembre 2014

Une friandise ... oui mais laquelle ?

C'est de saison. On a envie de faire plaisir et de surprendre sans pour autant faire d'erreur de goût. Trop d'originalité pourrait déconcerter. J'ai eu envie de partager avec vous quelques douceurs auxquelles vous n'auriez peut-être pas pensé.

Pour commencer je vous emmène dans la Maison de la Prasline Mazet, qui est installée à Paris au 37 rue des Archives. C'est un paradis sucré digne des personnages de contes de fées et l'accueil  de Joffrey y est délicieux.

Je connais les praslines depuis fort longtemps car j'ai habité en Région centre, pas très loin de Montargis où se trouve la maison-mère. Elles sont toujours commercialisées dans de jolies boites dorées et elles sont indétronables en tête des ventes, mais il existe bien d'autres spécialités.

Par exemple les Grelons et Givrettes, qui sont des amandes et noisettes caramélisées, enrobées de chocolat au lait, puis saupoudrées de sucre glace.

Depuis l'an dernier les Mazettes, (photo ci contre), amandes caramélisées grillées, enrobées de chocolat blanc et d'une crème de pistache, sont arrivées en force pour les fêtes.

Mais il existe aussi des bonbons rares, comme les Karas, présentés comme des bijoux dans une boite écrin transparente. Les fruits torréfiés sont enrobés trois fois dans un caramel à peine blond pour laisser voir l'amande, la noisette, la noix et la pistache. On ne les trouve qu'en boutique et qu'en fin d'année.

On vient aussi, et de plus en plus, chez Mazet pour ses tablettes de chocolat. Il existe 17 variétés. c'est dire qu'on peut avoir l'embarras du choix.

Certains clients n'achètent que ça, comme le Noir Orange Girofle qui a beaucoup de succès.

Un charmant petit oiseau a retenu mon attention, celui-là même qui orne le calendrier de l'Avent et qui a été dessiné par Caroline, Céline et Sophie, les créatrices de mini labo, qui est un studio de création parisien et une marque d'objets du quotidien.
En chocolat blanc, au lait ou noir, ces Voeux en chocolat sont à croquer, mais chacun est accompagné d'une carte où on peut écrire ses voeux et qui, elle, pourra être conservée.

Enfin je signale que sur le site de Mazet on peut trouver quelques recettes que j'ai créées avec la gamme Mazet cuisine. Elles figurent aussi sur le blog : des délices de noisettes, un Paris-Montargis qui est "ma" version du gâteau Paris-Brest et, plus original, un saumon sucré-salé d'inspiration acadienne, servi avec un saumon en tagliatelles.

Il y a aussi chez Mazet les Kaloudjas dont la consonance russe m'a fait penser aux Kanougas d'un autre confiseur, basque cette fois, la maison Pariès, installée bien entendu à Biarritz, Bayonne et Saint-jean-de-Luz ... et à Paris au 9 bis rue Saint-Placide, dans le 6ème.
C'est en 1905 que le chocolatier Jacques Damestoy a inventé des caramels très tendres et parfumés pour conquérir les riches Russes de Biarritz. Il fait tourner un globe terrestre. Son doigt s'arrête sur la ville de Kalouga, un nom lui inspire celui de Kanouga.

Cette année la maison propose l'alliance entre la douceur de ce mythique caramel au beurre salé avec la force du piment d'Espelette. Il n'est pas violent et apparait en fin de bouche. On l'appelle malgré tout Kaxu (prononcer cachou) qui signifie "Attention" au pays Basque.

Le Kanouga existe en plusieurs variations gourmandes : café-noisettes, chocolat, vanille-amandes, café et chocolat-noix, emballée chacune dans une couleur différente.

Restons dans les pays nordiques. Voici enfin une spécialité gastronomique Jovinienne que vous ne connaissez probablement pas, un délicieux bonbon qui s'appelle le Dagmar, et qui a vraisemblablement été créé au début du vingtième siècle. Son nom évoque celui de la princesse danoise, née princesse Dagmar, et qui fut, par son mariage avec l’empereur Alexandre III, impératrice de Russie.

Le Dagmar connut ses heures de gloire dans les années soixante. A cette époque, sa réputation dépassait largement la ville de Joigny et les limites du département de l’Yonne, avant de tomber dans l’oubli.

C'est le grand chef de Bourgogne, Michel Lorain, qui décida de remettre le Dagmar au goût du jour, dans son laboratoire de la Côte Saint Jacques où ils sont fabriqués, selon les mêmes procédés artisanaux qu’autrefois, par le chef pâtissier de la Maison. Ils sont vendus à la boutique et via Internet.
Le Dagmar est un petit caramel mou au chocolat enrobé d’une fine pellicule croustillante de caramel. Leur préparation est longue et délicate car chaque bonbon est découpé puis trempé à la main dans le caramel.

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