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La publication des articles est conçue selon une alternance entre le culinaire et la culture où prennent place des critiques de spectacles, de films, de concerts, de livres et d’expositions … pour y défendre les valeurs liées au patrimoine et la création, sous toutes ses formes. A condition de cliquer doucement sur la première photo, vous pouvez faire défiler toutes les images en grand format et haute résolution, ce que je vous conseille de faire avant d'entreprendre la lecture des articles abondamment illustrés.

jeudi 24 juillet 2008

LES "S" d' AUSSOIS ... S comme Sport, Sueur et Souffrance

Finies les sorties folkloriques, nous abordons la montagne, la vraie, la haute. Enfin du Sport.

Vous n'imaginez pas comme cela monte !!!!!!!!! monte !!!!!!! monte !!!! Si je vous dis 900 mètres de dénivelé en trois heures est-ce que cela vous permet de vous représenter l'effort ? Ce n'est ni le Pérou ni le Népal mais c'est tout de même trois fois la hauteur de la Tour Eiffel. On m'a promis du paysage, mais je ne trouve pour l'instant que de la Sueur ( et des larmes, je ne sais plus qui avait dit cela ... ). Je Souffre comme une bête. Je me fais une promesse : si j'arrive entière en haut je m'inscris pour Koh-Lanta.


Faut avouer que la vue est belle. On Souffle le temps d'un pique-nique.

Et maintenant voilà que cela redescend. C'est pas le même chemin qu'à l'aller mais cela descend tout autant. Vous n'imaginez pas comme c'est dur !!!!! Chaque pas est une douleur. Si j'arrive entière en bas je raccroche les bâtons.

Heureusement qu'il y a des torrents où faire une halte salutaire ... Si je pouvais m'y jeter ...


On a beau en avoir "plein les pieds" ils sont quand même en bon état !

Superflu de frimer au bord de la (petite) piscine : les tendons ont trinqué. Maintenant c'est avec l'ascenseur que je rejoins ma chambre qui n'est ... qu'au 2ème étage.

Et je repense à Winston Churchill qui, interrogé sur le Secret de sa forme répondait malicieusement avec son accent anglais : no Sport !

mercredi 23 juillet 2008

LES "S" d' AUSSOIS ... S comme Seigneur, Souris et Sceau


Autrefois le Seigneur percevait un impôt sur l'emploi du four, du moulin et du pressoir qu'il était chargé, en contrepartie, d'entretenir. Cette redevance s'appelait "banalité".
Mais "banal" désigne aussi "qui est à la disposition de tout le monde".

Quoiqu'il en soit il existe toujours à Aussois le "four banal" où un boulanger vient dans les grandes occasions faire cuire le pain, aidé de quelques bénévoles, tout autant que lui soucieux de perpétuer la tradition.


La lumière m'a attirée au retour d'une balade. Je suis entrée et j'ai apprécié aussitôt la chaleur des flammes. Le pain ne serait cuit que le lendemain. Pour l'heure il s'agissait de remettre en chauffe le four qui n'avait pas servi depuis plusieurs mois.


Nous étions un petit groupe à deviser autour de ce feu de camp d'un autre âge. J'ai appris que pour protéger le pain des rongeurs il fallait suspendre cette étagère (accrochée au mur sur la photo) au plafond de la cuisine par des fils de fer, jamais par une corde. Parce que il n'y a que le fil de fer qui puisse résister aux pattes agiles des Souris, capables de s'accrocher à n'importe quoi d'autre, même à la verticale.

Pour reconnaitre leur miche de pain après cuisson les habitants y apposaient une marque, comme un Sceau. En général on fait ici deux tournées de pain, puis à la troisième on cuit tout ce que les habitants apportent : pain, gâteau ... ou viande. Cela m'a rappelé des souvenirs alsaciens. Une des spécialités y est le baeckhoffe dont je vous joins une recette.

Ce plat, littéralement "four du boulanger" tire son nom du fait que les familles peu aisées rassemblaient dans une terrine ovale des restes de viande, qui y avaient macéré depuis plusieurs jours avec du vin blanc. Ces terrines étaient déposées chez le boulanger qui lui, les mettait dans son four, le temps aux familles d'aller à la messe. L'office durait alors jusqu'à 3 heures, le temps aux viandes (en général un mélange de trois viandes : du porc, du mouton et du boeuf) de devenir fondantes et de parfumer les couches de pommes de terre posées en alternance.
On dit aussi que c'était le plat du lundi, jour de lessive, quand les femmes n'avaient pas le temps de surveiller la cuisson, ce dont le boulanger s'acquittait pendant qu'elles lavaient ... au moins pendant 3 heures puisque c'était sans machine à laver. D'ailleurs à Aussois il n'y a pas loin à aller car le four banal est à côté du lavoir !

Dimanche 27 juillet Aussois organise la fête du pain et fera ronfler son four. Çà va chauffer !

mardi 22 juillet 2008

LES "S" d' AUSSOIS ... S comme Seguin, Sabot et Sang-froid

Juste au sortir d'Aussois on est dans la prairie. On entend les clochettes qui tintinnabulent aux cous des chèvres.


Elles sont tranquillement en train de paître quand surgit un petit chien noir et blanc qui les rassemble en un tour de main patte.








Et voilà tout le troupeau rassemblé pour la traite !










Celle-ci s'appelle Sarde (cela ne s'invente pas !) et elle fait un bisou à la bergère. Cette vision me fait rêver à cette autre chèvre ...







Qu'elle était jolie la petite chèvre de M.
Seguin! Qu'elle était jolie avec ses yeux doux, sa barbiche de sous-officier, ses sabots noirs et luisants, ses cornes zébrées et ses longs poils blancs qui lui faisaient une houppelande !

Je vous passe les détails mais elle s'enfuie de son enclos. La voici dans la montagne.

Plus de corde, plus de pieu... rien qui l'empêchât de gambader, de brouter à sa guise. C'est là qu'il y en avait de l'herbe ! usque par-dessus les cornes ... Et quelle herbe! Savoureuse, fine, dentelée, faite de mille plantes. C'était bien autre chose que le gazon du clos. Et les fleurs donc ! ... De grandes campanules bleues, des digitales de pourpre à longs calices, toute une forêt de fleurs sauvages débordant de sucs capiteux !

(...) S'avançant au bord d'un plateau, une fleur de cytise aux dents, elle aperçut en bas, tout en bas dans la plaine, la maison de M. Seguin avec le clos derrière. Cela la fit rire aux larmes. Elle se croyait au moins aussi grande que le monde.

A ce stade je change l'histoire. Parce que l'aventure de cette petite chèvre courageuse a servi de leçon. Avec la réintroduction de l'ours dans les Pyrénées et le retour du loup dans le Mercantour et les Alpes, on a proposé aux bergers de prendre le chien de montagne des Pyrénées en tant que chien de protection. Pour que les petites chèvres ou les moutons ne se fassent plus dévorer par aucun grand méchant loup.

Ils sont maintenant à peu près 500 Patous (c'est le nom de leur race) qui effectuent leur travail ancestral : rester avec le troupeau, le protéger non seulement des loups ou des ours, mais aussi et peut-être surtout des chiens errants. Ces chiens ne sont pas des chiens d'attaque mais de dissuasion. De part leur présence et leur grande taille, ils découragent déjà de nombreuses agressions de prédateurs.

Marchant la plupart du temps en tête de troupeau, le chien inspecte le terrain avant l'arrivée des animaux puis crée, autour du troupeau, une zone de protection qui lui permet d'anticiper l'approche de tout intrus. Dès qu'il y a un mouvement de panique, les brebis ou les chèvres ont tendance à se regrouper autour du chien. Le patou est apte à supporter la solitude, plus attaché au troupeau qu'à la présence du maître. Il peut rester en estive avec les ovins sans voir le berger pendant plusieurs jours.

La première réaction du chien de protection est d'aboyer (pour avertir l'étranger de sa présence, pour alerter son berger et son troupeau). Dans le même temps, il s'interpose entre le troupeau et le ou les intrus.

Si ceux-ci ne tiennent pas compte de cet avertissement ou si le prédateur est réellement agressif, le chien peut alors aller jusqu'au contact physique. Vous trouverez beaucoup de judicieux conseils sur le site Midi-Pyrénées. Malheureusement on déplore de plus en plus d'attaques contre l'homme. On raconte beaucoup de choses négatives autour de ces chiens alors la prudence s'impose.

(Merci
pour sa contribution involontaire à cette chronique à Alphonse Daudet, à qui j'ai emprunté la Chèvre de M. Seguin, qui est l'héroïne d'une des Lettres de mon moulin, parues en 1860, et à Eric pour ses photos)

dimanche 20 juillet 2008

LES "S" d' AUSSOIS ... S comme Sapeur, Salve et Sarde

Hier je vous avais laissé en compagnie des femmes d'Aussois en costume Savoyard. Mais les hommes n'étaient pas moins élégants.

Jugez plutôt : je ne vais pas me lancer tout de suite dans une explication compliquée, encore une fois liée à l'Histoire avec un grand H. Il suffira pour l'instant de retenir que les uns sont en costume sarde, les autres en costume impérial. Si vous voulez tout savoir de ces hommes, lisez l'article qui leur est consacré sur le site d'Aussois.

Tous sont Sapeurs-pompiers.

Un mot qui commence avec un S évidemment.

L'origine du mot sapeur-pompier remonte à l'époque de Napoléon (pas Napoléon III à qui l'on doit que la Savoie soit actuellement française, non à Napoléon Ier) . D'immenses fêtes furent organisées à Paris à l'occasion de son mariage en 1810 avec Marie-Louise. Un incendie éclata au cours de l'une d'elles et fit des dizaine de victimes.

Les "Garde Pompiers" de l'époque furent incompétents et totalement dépassés par ce drame. Napoléon, toujours créatif, créa alors un bataillon de sapeurs. C'est pourquoi la gestion des incendies est depuis ce jour, du domaine des militaires pour Paris (d'où le nom sapeur-pompier). En Province, la plupart sont volontaires.


Du temps où Aussois était Sarde, le village disposait d'une section locale de la garde Nationale pour se défendre des envahisseurs potentiels (alors ... les Français principalement) ... tous volontaires équipés d'armes et portant l'uniforme. En 1855 on leur attribue une pompe à incendie. En 1860 la Garde est dissoute puisqu'Aussois devient française (vous vous souvenez : je l'ai raconté hier). Mais .... on garde les uniformes et les armes en créant une Compagnie de Sapeurs-Pomiers. Il suffit en quelque sorte d'ajouter la lance à incendie au fusil, les casques aux plaques d'épaulettes et de conserver les coupe-chou, très impressionnants.


Le rite sarde de faire la parade avec fusils, cors, clairons, tambours et costumes d'empire s'est conservé jusqu'à nos jours. Toutes les occasions sont bonnes pour défiler en tenue d'apparat.


et les voici tous au repos ... avant la tonitruante et traditionnelle Salve de baïonnettes qui résonne régulièrement depuis 153 ans sur la place du village ...

... prêts à écouter quelques morceaux de choix joués par la clique menée par le tambour-major. Comme ils sont fiers et dignes ces Sapeurs d'Aussois !

LES "S" d' AUSSOIS


Trois S se cachent dans le nom de cette toute petite ville où il est facile de passer des vacances en toute Simplicité, pour se refaire une belle Santé dans le Silence des montagnes.

Mais ce S se tortille comme les Sentiers de randonnée qui ont bien failli m'épuiser (900 mètres de dénivelé en 3 heures de marche c'est trop de Souffrance). Cette lettre revient sans cesse m'asticoter.

Commençons par le commencement : la Savoie. Son histoire est assez compliquée et je vais la simplifier à l'extrême : elle a été régulièrement occupée du XV° au XVIII° siècles par les Italiens, les Français (à plusieurs reprises) et même les Espagnols. Elle a aussi appartenu au royaume de Sardaigne. Plus récemment, Napoléon III s'engage à aider la Sardaigne à unifier l'Italie en échange de la Savoie (et du Comté de Nice). L'accord est signé à Turin en 1860. Mais la région connaitra encore une occupation italienne puis allemande pendant la seconde guerre mondiale. Cela fait donc moins de 150 ans que la Savoie est française. Encore faudrait-il peut-être plutôt dire qu'elle est "européenne" ? Difficile de juger de ce qui est politiquement correct.


Toujours est-il que les habitants d'Aussois se sentent les héritiers de la tradition et nous font vivre leur passion avec Simplicité. Ils acceptent avec un joli Sourire de se laisser photographier lorsqu'ils sortent dans la rue en costume d'apparat.













Mais cela fait suffisamment de S pour aujourd'hui. Je reviendrai un jour prochain sur les fêtes auxquelles j'ai assisté dans le village.

jeudi 10 juillet 2008

REPONSE A L'ENIGME DU 28 JUIN

J'ai trouvé le temps de scanner la reproduction de la toile qui m'a influencée et que voici. C'est Nu debout peint par Nicolas de Staël en 1953.

Vous n'étiez pas très loin.
Preuves d'une part de votre culture et d'autre part de l'air de famille de ma réalisation avec l'originale.

Evidemment, cela pose la question de la légitimité de l'inspiration. Mais de grandes expositions ayant été consacrées par exemple à Matisse versus Picasso, à Art et Publicité (sur le thème qui copie sur qui ?) je ne me sens aucun état d'âme. Ce tableau m'a donné envie de produire moi-même quelque chose . Et voilà tout.

La peinture (et la mosaïque en l'occurrence) ne sont-elles pas comme la cuisine ? Sans la recette on aurait du mal à se débrouiller seul(e) mais en disposer ne diminue pas le mérite de la réussite du plat parce que rien n'est jamais gagné d'avance.

On a parfois le sentiment que tout a déjà été inventé. Faudrait-il que nous cessions alors d'essayer? C'est commode : cela nous dispenserait de faire des efforts ... mais cela nous retirerait aussi quelques satisfactions ...

la mienne, la sienne, et le travail en cours que vous aviez découvert en gros plan

Depuis que je m'intéresse à ce qu'écrivent certains bloggueurs (plutôt "euses" d'ailleurs ...) je suis épatée par le formidable appétit de vivre et l'immense aptitude de l'être humain à développer des pensées positives, en recyclant les idées des uns et des autres, tout en apportant sans relâche une touche personnelle.

S'il ne me fallait que ces raisons pour continuer à produire des billets celles-ci me suffiraient.

mercredi 9 juillet 2008

UN AMOUR DE GATEAU

Inoule propose de nous aider à partager nos recettes en famille. Elle collationne des recettes
  • Qui rappellent notre enfance ou des moments familiaux heureux...
  • Que l'on aime faire et refaire sans se lasser d'année en année...
  • Qu'on nous réclame à chaque fois...
  • Avec lesquelles le succès est assuré...
Je lève la main : j'en ai une qui répond à tous ces critères. Et qui attend dans la mémoire de l'ordi depuis le 16 mars. Combien de fois ai-je appelé ma maman au téléphone pour lui redemander les proportions in extremis en raison d'une urgence absolue parce qu'il fallait apporter un gâteau pour la fête de l'école, parce que ceci, parce que cela, et puis parce que rien, parce que maintenant il est admis que c'est le meilleur et qu'il ne sera jamais détrôné. C'est notre madeleine familiale à nous ... Cela deviendra peut-être la vôtre !

C’est le gâteau de tous les anniversaires. La recette à ne jamais perdre.



4 œufs, jaunes et blancs séparés
100 grammes de sucre
7 barres de chocolat (140 grammes)
125 grammes de beurre
100 grammes de farine
th 5 pour 30 minutes


Petits conseils de base pour ceux qui craindraient de se lancer :
On bat les jaunes avec le sucre (qu’on verse en pluie, pas trop vite, sinon les jaunes vont cuire, disait ma grand-mère)
On met le chocolat à fondre aux micro-ondes avec le beurre
On mélange les deux préparations

On ajoute la farine tamisée (dans l’idéal avec l’objet photographié rien que pour vous, trouvé trois francs six sous dans un vide-grenier, mais on peut prendre une passoire et frotter la farine avec une cuillère pour l’affiner, c’est simplement plus long)

Puis, instant délicat, on incorpore les blancs battus en neige (vous remarquerez qu’on vous conseille toujours d’avoir une neige ferme … C’est elle qui fera « monter » le gâteau parce qu’il y a de l’air dedans)

Pour le moule on peut prendre un rond, classique, un carré, qui autorisera des décorations audacieuses (avec un pochoir et du sucre glace, c'est du très vite fait/très bien fait) mais la préférence de TOUTE la famille va à ce moule en forme de cœur, pour allier le fond et la forme, l'intention et le goût. Le jour où j'ai pris cette photo je n'avais rien fignolé et je vous montre cet amour de gâteau dans sa version ultra-basique.
En toute simplicité.

mardi 8 juillet 2008

EN REPASSANT PAR LA LORRAINE ...

En attendant que je révèle la solution de l'énigme lancée le samedi 28 juin, je vous en soumets quelques autres, mais je vous laisserai pas cette fois chercher longuement ... les réponses sont à la fin de l'article.

Question numéro 1 : D'abord, et pour rester dans le cadre de la mosaïque, où ai-je pu photographier cet animal ?


Question numéro 2 : Quel est celui-ci ? Et que fait-il ?



Question numéro 3 : Qui est ce personnage et quelle est sa philosophie du bonheur ?



Réponse numéro 1 : Le coq est l'emblème des Brasseries de Saint-Nicolas-de-Port. Fermées en 1986, elles sont devenues un musée. Y aurait-il un rapport avec le coq rouge à la patte levée qui est aussi l'emblème de la partie francophone de la Belgique ? Il existe d'ailleurs une bière belge qui s'appelle le Coq hardi.

Réponse numéro 2 : Nous sommes toujours à Saint-Nicolas, et il s'agit d'une cigogne, vue de dessous, en contre-plongée ... comme celle-ci, encore plus haut


Des dizaines de cigognes vivent perchées sur les toits, les cheminées et les poteaux de la ville. C'est l'aboutissement d'une belle aventure.

En août 1976, et arrivant d'Afrique, une quarantaine de cigognes atterrissent sur les cheminées de la Brasserie et sur les tours de la Basilique pour se reposer de leur migration. Elles reviennent en 1992. Or la disparition de l'espèce est alors très engagée parce que ces oiseaux sont chassés au cours de leurs migrations estivales : ils représentent un gibier intéressant. D'où l'idée au départ un peu "folle" de tenter la réintroduction - dans cette petite ville- de cette espèce qui jusqu'à présent était plus emblématique de l'Alsace que de la Lorraine.
4 couples furent installés dans un enclos en 1994. Ils sont plus de 40 actuellement.

Les cigognes vivent d'abord en famille dans cette gigantesque volière où elles sont nourries pendant 3 ans. A ce stade elles ont perdu l'instinct migrateur et on peut donc alors les laisser évoluer en liberté. Elles cohabitent facilement avec les humains qui ne les gênent pas. Et l'enclos est devenu une attraction régionale.


Réponse numéro 3 : C'est Stanislas, dont je citais la célèbre maxime dans la première chronique nancéenne du premier mai : le vrai bonheur consiste à faire des heureux, et que je montrais main tendue.


Cet été encore le spectacle Son et Lumière est toujours aussi magnifique sur la place Stanislas et attire toujours autant de monde. On ne se lasse pas de le revoir. J'y ai rencontré samedi soir presque tous les nancéens que je connais ...

Douze séquences s'enchainent pour 15 minutes d'une succession fantasque, forte et émouvante de personnages, et de symboles de l'histoire et de l'art nancéiens, avec des musiques très évocatrices, parfois célèbres. J'ai pris quelques photos dont certaines ont pu échapper aux quelques gouttes d'eau, aux déclenchements intempestifs de flahs et éviter les déplacements de la foule. Les quatre clichés que j'ai sélectionnés ont tous été pris du même endroit. Ils illustrent 4 des 12 tableaux projetés sur l'immense façade de l'hôtel de ville, inondée de lumière rouge, or et jaune avant le spectacle proprement dit.

séquence 1 : le Charivari du Tirailleur ou le cauchemar obscurantiste

séquence 2 : Georges de la Tour, le peintre de la lumière, avec la musique de Josquin Desprez

séquence 3 : construction architecturale filaire, sur le requiem en Ré mineur, de Mozart

séquence 4 : la maxime de Stanislas :"le vrai bonheur consiste à faire des heureux" avec le concerto brandebourgeois n°5 de JS Bach

séquence 5 : les grilles de Jean Lamour

séquence 6 : les satires de Grandville (1803-1847), extraites des Métamorphoses du Jour(qui pourraient faire penser à l'imagerie d'Epinal) avec le quintette opus 14, Final du Carnaval des animaux de Saint-Saens


séquence 7 : l'impressionnisme, avec des tableaux de Claude Monet, sur le thème musical de l'aquarium

séquence 8 : le verre, retour aux décors de la Place, Amphitrite et Neptune


séquence 9 : l'Art Nouveau, oeuvres de Daum, Gallé, sur la musique d'Erik Satie

séquence 10 : de l'aérostatique au pictural, autour d'Emile Friant , accompagné par Duke Ellington

séquence 11 : invitation à l'art moderne

séquence 12 : le rendez-vous des figures nancéennes célèbres avec au final la photo d'Ingrid Betancourt et les souhaits de bonheur pour elle et sa famille, sur la musique de Bastien Bastienne de Mozart

tous les soirs à 22h45 du 4 juin au 14 août, à 21h45 du 15 août au 23 septembre

vendredi 4 juillet 2008

GRANDS yeux GRANDES oreilles dans le QUARTIER du Noyer Doré

Grands Yeux Grandes Oreilles c'est le nom d'une association socio-culturelle qui conjugue avec bonheur et talent Art plastique, Mosaïque et Art Thérapie sous la houlette de trois artistes et de dizaines d'enfants de ce quartier d'Antony (92).

Quand on m'a parlé de leur travail j'avais entendu leur sigle GYGO comme l'expression d'adolescents pressés qui marmonnent "j'y go" pour dire allez j'me casse, à plus ... On avait essayé de me convaincre d'aller admirer les mosaïques que le groupe avait installé dans des halls d'immeubles. J'avais songé à quelque chose de "gentillet".


J'y suis allée mercredi, entraînée par mon amie Christine et c'est une petite fille de CE2 prénommée Ange qui m'a ouvert les portes des immeubles. Heureusement que mon appareil photo n'a pas été trop défaillant parce que le voyage vaut le détour. C'est un travail magnifique et magique qui métamorphose ce coin qu'on a longtemps appelé le Grand Ensemble. Inutile d'ajouter des mots aux images. Regardez plutôt.
































Et vous aussi vous allez devoir attendre un peu pour admirer les autres photos que par suite d'un petit contretemps technique je ne peux pas mettre en ligne actuellement ...
à moins que trop pressé vous alliez sur place boulevard des Pyrénées à Antony, tel 01 55 59 94 91 . Allez, on reprend :













Autant de merveilles qui ensoleillent les entrées de ces immeubles ...


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