samedi 17 mai 2014

Mundo Meu, le second album de Flavia Coelho, brésilien en diable

Qu'est ce que je l'aime ce nouvel album de Flavia Coelho que j'écoute en boucle. Il s'en dégage une énergie communicative qui me dope.

Chaque titre a une couleur musicale différente. C'est familier et surprenant à la fois comme l'était son premier album Bossa Muffin, salué comme gommant les frontières entre les genres, entre tradition et modernité.

On a écrit que c'était un savoureux mélange entre les trésors harmoniques de la samba et de la bossa nova, les mélodies obsédantes des musiques populaires nordestines, les syncopes chaloupées du reggae, la tchatche virtuose du raggamuffin, les pulsations fondamentales des musiques africaines, et voire par instants les tonalités de la rumba catalane.

Tout ce que je peux ajouter c'est que Flavia a réussi à se renouveler, à surprendre encore une fois et je suis sûre qu'à la première écoute vous serez vous aussi convaincu par le monde qu'elle nous fait entendre.

Le succès de son premier album lui a permis de faire plus de 200 concerts. Ce qui aurait été vécu comme un enfer par certains fut pour elle du bonheur à l'état pur. Chanter lui est si naturel ... Il faut savoir qu'elle chante depuis l'âge de 6 ans et qu'elle est entrée dans le monde professionnel à 14.

Sa rencontre avec le bassiste camerounais Pierre Bika Bika qui la considère presque comme sa fille a été déterminante. Avant, disait-elle, je faisais une musique 100% brésilienne. Maintenant je sais que je m'inspire aussi de sources africaines, en particulier le Sénégal et le Cameroun.

Le succès ne lui est pas monté à la tête. Quand elle découvrit l'effervescence musicale parisienne en 2002 elle n'a eu de cesse de revenir en France quitte à sacrifier un peu de son succès. En 2006 la revoilà dans notre capitale, prête à suivre une nouvelle école, celle de la rue, chantant dans le métro, dans les petits bars, passant le chapeau, bataillant contre elle-même.
Rien d'étonnant à ce qu'elle ait reçu après cela le trophée Femme en or 2013. Capable d'allumer un festival ou une grande scène comme celle du Printemps de Bourges où on l'a vue le 26 avril, elle  sera à l'affiche de l'Olympia le 17 octobre 2014 l'Olympia ... après avoir enregistré seulement deux disques. Quel artiste pourrait rêver mieux ? Et pourtant Flavia tient à rester ce qu'elle est, en toute simplicité.

Vous devinerez que Mundo Meu, qui signifie "Mon monde" est le résultat de beaucoup de travail.  Dès qu'un air lui trottait dans la tête, elle le jouait sur sa guitare et elle le fixait sur son téléphone portable, un ordinateur ... et a bossé sur la maquette pendant plus d'un an jusqu'à arriver à un résultat qui la satisfasse.

Flavia repousse toutes les limites en terme de sonorités. Elle chante toujours en portugais, qui est sa langue maternelle, en n'hésitant pas à employer l'argot de sa langue natale et à puiser dans le réservoir de son histoire de vie. Les racines des immigrés brésiliens lui parlent beaucoup, autant que l'amour, et l'amitié. Elle a une jolie formule à ce propos, disant que ne pas avoir d'amis c'est comme aller à la plage sans soleil.

Sa palette musicale est vaste et belle. Elle donne envie d'entrer dans son monde. Vous pouvez vous en faire une idée en l'écoutant interpréter le titre "Vazio" extrait de ce nouvel album, en session live guitare voix enregistrée dans les allées du Printemps de Bourges pour le magazine L’Express :

Printemps de Bourges: en session avec Flavia Coelho



L'album Mundo Meu réalisé par Victor-Attila Vagh et mixé par Tom Fire sera dans les bacs le 3 juin, juste avant le coup d’envoi du Mondial (mais c'est un hasard).

Entourée de Patrice, Tony Allen, Speech d’Arrested Development, Fixi & l’Ultra Bal et Woz Kaly, elle y déplie son monde intérieur comme une carte urbaine immense et multicolore, chantant la beauté mais aussi les dangers de son pays natal.

Son flow y résonne sur un Baile Funk urbain. Le Repente de papa devient Afrobeat. Le Forró et la Samba retrouvent des couleurs et se la jouent Hip-Hop. Les racines de la musique africaine poussent au milieu des chants Kanak. Le boléro revisité danse le ragga, et les musiques d'Europe de l'Est s'invitent sous les tropiques en faisant un détour par la Jamaïque. 

Vous pourrez la suivre en concert :

• 17/05 Fête de l’Huma, Méricourt (62)
• 20/05 Festival de Cannes, Cannes (06)
• 23/05 Festival de Jazz de Millau, Millau (12)
• 31/05 Festival Algues aux Rythmes, Arradon (56)
• 03/06 Divan du Monde – Release Party, Paris (75)
• 08/06 Festival Terres de Blues, Marie Galante (97)
• 13/06 FestivaLuna, Ruoms (07)
• 14/06 Le Tamanoir, Gennevilliers (92)
• 20/06 Fête de la Musique, Bruxelles (BE)
• 21/06 Fête de la musique, Lyon (69)
• 28/06 Festival Muzikair, Montargis (45)
• 29/06 Festival Horizon, Saint Avertin (37)
• 05/07 Les Escapades, Saint Arnoux (04)
• 29/07 Festival Emmaüs Lescar-Pau, Lescar (64)
• 31/07 Gap en FaMiSol, Gap (05)
• 01/08 Reggae Sun Ska, Bordeaux (33)
• 02/08 Festival d’Eté, Noirmoutier (85)
• 08/08 Jardins du Monde, Apt (84)
• 15/08 Festival AxoPlage, Monampteuil (02)
• 16/08 Festimusic La Plume, Talairan (11)
• 17/10 Olympia, Paris (75)

Photo crédit Eric Marcel

1 commentaire:

Anonyme a dit…

UNE ARTISTE COMME ON LES AIME !
pleine de vie,pleine d'envie ,de générosité ,qui transmet une belle énergie sur scène,elle aime la vie et nous fait aimer la vie! allez la voir sur scène ,elle a su s'entourer de musicien et forment aujourd'hui un groupe . allez les voir en concert et surtout achetez son album!

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