lundi 17 novembre 2014

Saperlipopette !, le restaurant de Norbert Tarayre à Puteaux

Nom d'une pipe ! C'est juste la remarque qui m'est venue en ouvrant ma boite aux lettres et en découvrant la très élégante invitation pour la pendaison de crémaillère de Norbert Tarayre. L'enveloppe, le carton et même le timbre étaient siglés au nom du restaurant, Saperlipopette. Ça en jette !

Norbert m’avait appelée personnellement, avec sa faconde irrésistible parce qu’elle est sincère. Je n'allais pas refuser de venir ce soir à l’inauguration de Saperlipopette !

Ne cherchez pas sur Google Map, vous trouverez une Street View exhibant des murs délabrés à faire peur.

Rien à voir avec le flambant neuf du restaurant à double entrée, au 25 rue Mars et Roty à Puteaux (92) et sur la place du Théâtre avec une ouverture battante de la largeur d’une porte à tambour.

Champagne ! Ce soir c'est la fête à tous les étages.

Dans la foule, des têtes connues, très connues ou un peu moins. Les chanteuses Anaïs et Amel Bent, des chefs tels Ghislaine Arabian et Christian Etchebest, des actrices, Biyouna, Marie-Sophie L et sa fille, le patineur Philippe Candeloro et Olivia, Fréderic Edelstein en tenue légendaire, casquette rouge vif, des stars du football, Raymond Domenech et Estelle Denis, des personnalités de la télé bien sûr Alexia Laroche-Joubert, Ariane Massenet (différente avec des lunettes), Valérie Damidot et Gysel Soares, une Miss France Laury Thilleman ... et surtout Amandine, l'épouse de Norbert.
Tout le monde évolua tout au long de la soirée de l'ombre à la lumière. Tous, sauf un, le célébrissime Nono qui ne décolla pas du photo-call.
Au bout du tapis rouge, Norbert n'a pas le sourire chiche. Il ne tient pas en place, sautant au cou de chaque invité, même au mien ...  Une épreuve ? Il semblerait que non. C'est un garçon a-do-ra-ble, un peu fou, mais qui a vraiment un beau caractère, et un talent qui est loin d'être mince.

Norbert a essuyé bien des revers avant de se faire un prénom grâce à Top Chef en 2012, l’émission culinaire de M6. Il est devenu un vrai artiste et sa rentrée média­tique est chargée, entre son émis­sion sur les gîtes de France, la prépa­ra­tion de son one-man-show culinaire à partir du 8 janvier 2015 à la Nouvelle Ève à Paris et ce travail de consultant culinaire, comme il le définit lui-même. Cet ancien de l'Entente-Sannois-Saint-Gratien sait courir sur le terrain sans s'essouffler.

S'il y a quelqu'un qui mérite de se faire égratigner ce serait plutôt son "copain" Jean Imbert qui, fidèle à la misogynie dont il fait preuve lors des tournages, était imbu de lui-même. Je n'ai pas apprécié la blague plutôt déplacée dont il m'a gratifiée dans le parking. Et à propos de stationnement suivez mon conseil : ne vous garez pas dans celui de Monoprix si vous ne voulez pas dormir à la belle étoile. Il ferme à 21 h 30, irrévocablement et sans état d'âme.

Nono (il se désigne lui-même sous ce diminutif) a mis le souffle à cet endroit. Mais il y a des chevilles ouvrières. Une sorte de quatuor de choc. Avec pour chef d'orchestre Akim Gaouaoui, propriétaire de L’Escargot, célèbre restaurant de la rue Charles Lorilleux, fermé en ce moment pour travaux. 
Aux cuisines, Yoanne Flament et Kevin Mateos qui se connaissent depuis trois ans. Ils travaillaient à l'Escargot. Ils ont établi la carte en collaboration avec Norbert. Chacun a soumis ses idées. Les points de vue ont été recoupés. Norbert a beaucoup d’idées …. Faut cadrer. Ils sont heureux d’être ici, ensemble. On sent tout de même que c’est une sorte de terrain de jeux pour ensuite retourner à l’Escargot "chercher des étoiles"... affaire à suivre donc.

Pour le moment c'est ici qu'ils sont. L’ou­ver­ture a eu lieu en oc­tobre, bien avant la pendaison de crémaillère. Et le succès n'a pas attendu la future carte. Il faut dire que le style bistronomique a le vent en poupe.

En nouvelle entrée il y aura un saumon crémeux (entendez par là mi-cuit) sommités de chou-fleur, condiment citron qui n’est pas encore au point (Il le sera demain. Comme cette équipe travaille vite !)

Un magret parmi les plats. On me montre les photos en me prévenant que ce n’est pas encore au point. La viande sera posée sur une mousseline de céleri. C’est Norbert qui a eu l’idée de l’associer à la vanille et c’est encore lui qui a finalisé le dressage. Avec simplicité parce que Norbert "n’aime pas trop la paillette".

En ouvrant la chambre froide, le duo de choc précise qu’il n’y a pas de congélateur, ce qui assure qu’ils ne travailleront qu’avec des produits frais qu’ils reçoivent chaque matin. On ne trouvera donc jamais de tomate à la carte en hiver.

La ravissante sommelière Elsa Robert, miss Oise cru 2011, nous fait coucou depuis la place du Théâtre.
Et bien sûr la pâtissière, Delphinefinaliste du Meilleur Pâtissier sur M6 qu’on appelle pour être photographiée devant "son" échelle. Elle bénéficie d’excellentes conditions de travail, avec un plan de travail immense, surmonté d’une grande fenêtre avec vue sur la place. J’ai vu des pâtissiers de chef étoilé bosser dans des cagibis.
Yoanne fait aussi défiler les photos des futurs desserts, en particulier un entremet praliné et croustillant avec mousse de Gianduja qui me fait déjà saliver. Il y aura un Baba au rhum avec une brunoise d’ananas, et un Paris Brest crème carambar en forme d’éclair avec un craquelin. Rien à voir me prévient-on avec celui qui sera servi ce soir en miniature.

Akim me glissera à l’oreille qu’il est très fier de verser des salaires corrects à tout le monde et d’avoir permis à des personnes sans emploi de retrouver un job : on est allé chercher des gens qui avaient besoin d’une formation.
L'ambiance est très animée. Dehors en premier lieu, autour des huîtres, des marennes de Schaller s'il vous plait. La brume qui se dégage du barbecue ne fait reculer personne. Les saucisses de Toulouse sont fondantes et gouteuses. On les dévore en hot-dogs avec appétit en prétextant qu'on cherche à lutter contre le froid. Il fait à peine frais, et presque pas de pluie.
Vous ne trouverez pas cela au menu du Saperlipopette mais c'était rudement bon. On se serait cru à une fête chez des amis.

A propos d'amis, voilà les Gipsy King qui font hurler de joie le propriétaire et rentrer tout le monde à l'intérieur.
La déco est osée, nom d’une pipe ! Du métal mais aussi de grandes tables de bois massif, des coins cosy, une cheminée, des oliviers, des rayonnages de livres, des objets insolites qui ne dénoteraient pas dans un cabinet de curiosités.
Un sol de carreaux en ciment, très années 40, posés comme un tapis.
Au plafond, des lumières à profusion, évoquant l'univers du vin et quelques chandeliers pour donner une ambiance de château.
C'est nuit de fête. On boit du champagne. Mais que mange-ton ? De la charcuterie ... 
Des légumes croquants ... 
Des fromages à tomber (mais oui) servis avec des pains excellents ... qui viennent de l’Univers des pains de Suresnes 
Et les desserts de Delphine.
J'ai débusqué sur son blog, qui s'appelle Caramel et Chocolat une recette de tartelette citron meringuée avec une pâte sans gluten qui ressemble à s'y méprendre à celle-ci. Ne vous privez pas de tenter de la reproduire.

Il parait qu'on juge un restaurant (aussi) à la tenue des toilettes. Il n’y a pas de toilettes ici. Ou plutôt un petit coin, fléché dès la troisième marche de l’escalier, et qui a tout d’un grand. Il a été pensé dans un esprit boudoir. On y joue le remake de Marilyn devant le miroir en se positionnant devant un souffle d'air super puissant en guise de sèche-mains.
La soirée n'était pas prête de s'achever mais je devais repartir. En traversant la place du Théâtre j'ai été intriguée par plusieurs rangées de porte-manteaux.
Quelle manière astucieuse de se créer une pièce supplémentaire en ouvrant simplement l'entrée des fournisseurs ....
Le lendemain, la fête était finie mais tout le monde était aux manettes. La preuve en images avec la nouvelle carte que je vous annonce ici.

Restaurant Saperlipopette!  Ouvert tous les jours, Accueil continu de midi à 23h
25 rue Mars et Roty ou 9 place du Théâtre,  Puteaux, 01 41 37 00 00
Métro La Défense

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