samedi 3 octobre 2015

Mini Héros en 3D relief à la Géode à partir du 7 octobre 2015

Vous y viendrez parce que c'est la Géode .... Premier écran hémisphérique au monde sur lequel les images atteignent dix fois celles du cinéma classique. L'inauguration a eu lieu en mai 1985. Bien avant que les parcs d'attraction proposent une animation en 3D. Personne n'avait encore chaussé de lunettes spéciales dans une salle de cinéma et Octopus n'était même pas un projet. Ou n'était même pas encore dans les cartons.

Je me souviens malgré tout de cela projection d'un documentaire d'une quinzaine de minutes sur l'Ouest américain auquel j'avais eu accès à Epcot Center (ouvert en 1982 par Walt Disney), à Orlando en Floride au début des années 80. Sponsorisé par la General Electric, le film était diffusé sur un écran circulaire selon le procédé Omnimax entourant une cinquantaine de spectateurs, debouts, cramponnés à une barre. Nous nous sommes tous retenus de nous aplatir, le nez sur la moquette, au passage d'un troupeau de bisons. Cette attraction a été supprimée en 1999.
La Géode offre des conditions autrement plus confortables et son écran est sans commune mesure. La qualité de l'image est assurée par une pellicule hors normes de grande largeur de 70 mm à défilement horizontal.
Le dispositif -très impressionnant- est visible quand on quitte la salle par l'escalier du fond. Rendez-vous compte : le système de projection pèse plus de deux tonnes et le système sonore, d’une puissance inouïe de 21 000 watts, est encore unique au monde. À l’écoute, le son est totalement enveloppant. La Géode est la seule salle OMNIMAX® équipée de 12 canaux dont certains situés au-dessus et en dessous des spectateurs. Sans compter les 4 hauts parleurs géants pour les effets spéciaux dans les graves.

Mini Héros est conçu comme un "vrai" film avec des décors, deux personnages principaux, un tamia et une souris, des personnages secondaires et un scénario. C'est un drame qui se déroule en 24 heures dans la pure tradition de la tragédie grecque. ll y est question de vie, de mort, de solidarité, et d’aventures. Que les enfants soient rassurés : tout finit bien même si les images sont souvent très impressionnantes.
Le tamia est un petit mammifère rongeur de la famille des écureuils. La souris sauterelle est mangeuse de scorpion. Tous les deux sont de minuscules créatures et, pour chacun d’eux, la journée sera faite de drames et de dangers, que seul leur courage leur permettra de surmonter.

Leur existence est brève mais elle se consume avec éclat. Et que serait la vie sans défi ?

On est bluffé par la beauté d'une averse avec des gouttes d'eau grosses comme des perles, par la structure d'un cristal de givre, ou par la poésie de la chute d'une feuille qui semble atterrir en douceur sur nos genoux. Un gland prend la taille d'une pomme derrière l'objectif du réalisateur, Mark Brownlow. Et la course d'un escargot devient une performance que l'on découvre en gros plan. Par contre même si j'ai compris que nous étions proches de l'hiver, j'ai trouvé les couleurs sombres.

Certaines prises de vues sont véritablement hallucinantes. Je n'avais jamais vu d'aussi près une souris s'ébrouer pour sécher sa fourrure, les poils dressés. L’usage inhabituel du grand angle, le jeu des profondeurs de champ et de ralentis inédits à 1000 images seconde pour mettre en évidence la fragilité des petits êtres face à un environnement hostile, associés à une post production utilisant quelques retouches numériques subtiles, en mettent plein les yeux tout en préservant la véracité des animaux et de leur environnement. Même si parfois les floutages sont un peu complaisants.

Les gros animaux sont gigantesques. L'orignal à une corpulence de mammouth. Les serres d'un Grand Duc sont monstrueusement affolantes et la langue d'un serpent à sonnettes contraint presque toute l'assemblée à fermer les yeux d'épouvante. C'est le miracle de la 3D relief.
L’écran est incliné à 30° et les 400 fauteuils des gradins sont à 27° par rapport à l’horizon. Quelle que soit sa place, le spectateur est immergé dans l’image mais je vous conseille malgré tout de choisir un fauteuil dans le tiers supérieur de la salle dont l'architecture en elle-même est impressionnante comme un manège hollywoodien.
Il a fallu deux ans de travail d’écriture et de prise de vues et la mobilisation de nombreux chefs opérateurs. S'il a été tourné comme on le fait habituellement en documentaire le montage et les commentaires l'ancrent dans le domaine de la fiction pour en faire une sorte de conte qui va réjouir les familles et les enfants à partir de 4/5 ans pendant les vacances de la Toussaint et de Noël.

Mini Heroes a bien mérité d'être le coup de coeur du public lors du Festival des 30 ans de la Géode il y a quelques mois. Il est programmé en exclusivité à la Géode à partir du 7 octobre 2015.
A propos des deux héros :

Un jeune chipmunk (tamia striatus en français) de quelques mois à peine est déjà confronté à l’âge adulte et à une mission très difficile dans une forêt tempérée d’arbres à feuilles de chênes caduques d’Amérique du Nord. Il doit réussir à trouver son propre territoire, le défendre et rassembler des provisions suffisantes de nourriture avant le début de l’hiver.

Les tamias sont incapables d’accumuler suffisamment de graisse pour survivre tout l’hiver, aussi ils doivent faire des réserves de glands, tombé des chênes, des hêtres et des érables. La nourriture, qui est stockée dans un terrier souterrain, est essentielle à la survie de l’animal. Le stock doit être suffisamment important pour l’alimenter durant toute la période froide et durer au moins six mois, voire neuf mois si les conditions météorologiques sont extrêmes. S’activant du lever au coucher du soleil, il se dépêche pour apporter suffisamment de graines dans son terrier.
Pour transporter ses aliments, il utilise les poches extensibles de ses joues, dans lesquelles il loge jusqu’à 7 glands, six dans les poches et un entre les incisives ! Mais la compétition pour la nourriture est féroce et près de 50 % des réserves durement gagnées sont volées par d’autres animaux, y compris par d’autres tamias. Les combats entre tamias ne sont pas à prendre à la légère, surtout quand les animaux sont jeunes et inexpérimentés. Ils peuvent même être mortels face à des individus plus vieux et plus agressifs.

Quand le froid arrive, le tamia peut faire tomber la température de son corps de 33°c à 5°C, et entrer en état de torpeur. Durant l’hiver, il sortira régulièrement de son sommeil pour se nourrir. Pour ce faire, il doit faire remonter la température de son corps à 33°C, ce qui peut ne prendre qu’une heure. Une fois que le tamia s’est nourri, cette température retombe à 5°C.

Bien que les tamias puissent avoir des portées de dix petits, leur taux de survie est extrêmement bas. Ils n’ont qu’une chance sur 300 de survivre jusqu’à l’âge de trois ans. La vie dans les forêts est dure et le jeune tamia doit affronter non seulement les changements de saison et les concurrents, mais aussi les risques de prédation. Chassés par de très nombreuses espèces, les tamias émettent un cri d’alarme quand ils voient un prédateur et, à l’instar des suricates et des écureuils terrestres, ils émettent des cris d’alarme différents pour des dangers terrestres ou aériens. Confronté au froid et à la faim, le jeune tamia de cette histoire doit éviter les prédateurs géants qui habitent les sombres profondeurs de la forêt alors qu’il tente de récupérer ses provisions volées.
Une famille de petites souris-sauterelles (Onychomys torridus) vit dans un des déserts les plus chauds d’Amérique, le désert de Sonora. Ce désert, qui abrite plus d’espèces venimeuses que toute autre région des Etats-Unis, n’est pas fait pour les animaux peureux. Par une douce soirée d’été, après s’être aventurée trop loin de chez elle, une jeune souris se retrouve toute seule en territoire inconnu.

Mais si la souris sauterelle est petite par sa taille, elle compense par son attitude. Même si elle a l’air très mignonne, cette dure à cuire est faite pour survivre dans l’un des habitats les plus cruels de la planète. Elle fait montre d’une bravoure à toute épreuve. Alors que la nuit tombe, elle apparaît pour chasser et désarmer des scorpions mortels. Souris et scorpions sont de vieux adversaires, ils se côtoient depuis des millions d’années, et son évolution a donné un avantage à la souris : elle a développé une immunité au venin injecté par le dard du scorpion d’écorce. Elle a également la capacité de transformer les neurotoxines du scorpion en analgésique.

Ce rongeur carnivore est un prédateur féroce qui mange aussi des sauterelles, des millepattes et parfois des lézards et d’autres souris. Quand elle s’approche de sa proie, la souris sauterelle ferme les yeux et utilise ses pattes et ses vibrisses pour repérer sa cible. Les souris élevées par leurs deux parents sont plus agressives et plus efficaces pour attaquer et tuer leurs proies que celles qui sont élevées par un seul parent.

Ces souris ont une façon peu commune de revendiquer leur territoire et d’avertir les autres de leur présence : elles se dressent sur leurs pattes postérieures, rejettent la tête en arrière et hurlent à la lune comme un loup miniature. 

La nuit, la souris sauterelle est la reine, mais le soleil levant apporte de nouveaux dangers. Perdue et seule, notre jeune souris doit trouver un moyen de rester en vie dans la chaleur du jour et affronter les créatures étranges qui habitent ces sables brûlants. De jour, le désert de Sonora est un univers où la chaleur est implacable, atteignant souvent 48°C. 

1 commentaire:

Stephie a dit…

On y était, avec mon fils, et on a beaucoup aimé aussi ;)

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