jeudi 28 juillet 2016

Le Mont Saint Michel y passer la nuit, épisode #2

Hier je vous racontais comment le Mont-Saint-Michel reprend peu à peu son caractère maritime.

Nous nous étions quitté au bout de la passerelle, avec plein cadre ces bâtiments si reconnaissables, entre le drapeau français tricolore et la bannière aux armes de la Normandie.

On les devine de loin. C'est l'Auberge de la Mère Poulard, une célébrité qui a réellement existé, aujourd'hui devenue emblématique du site et dont bientôt je vous raconterai ce que je sais à propos de son omelette légendaire.
Je ne prétendrai pas que loger dans ce cadre soit un bon plan, au sens économique de l'expression. A vous néanmoins de guetter les promotions car il y en a.

C'est en tout cas une expérience hors du commun, un peu comme celle de passer une nuit dans un palais vénitien. Le calme y est royal. C'est ce qui surprend le plus les parisiens que nous sommes. À part quelques cris de goélands.

Il faut expérimenter, au moins une fois dans sa vie ces espaces hors du temps. Le Mont-Saint-Michel et Venise ont ceci en commun de n'être traversé par aucune voiture, ce qui fait que ce n'est pas bruyant et qu'en soirée, prendre un verre fenêtre ouverte sur la baie est une occasion de vivre un moment de calme absolu.

Et puis l'un comme l'autre ne sont pas pollués par des panneaux publicitaires 4 par 3.

Vous pourrez opter pour les Terrasses de la Mère Poulard, ou encore l'Ermitage aux volets verts, qui est en quelque sorte l'annexe des terrasses et qui plus est la dernière demeure d'Annette Poulard.

Je vous invite à cliquer sur "plus d'info" pour suivre le déroulé entier de ce billet consacré à l'hôtellerie et bien sûr aussi sur la première photo pour regarder les clichés en diaporama plein écran.



La façade de l'Ermitage est en grès, mais celle du Mouton Blanc au caractère plus médiéval avec ses bardeaux de bois ne manque pas de séduction. Chacun se situant à quelques pas de l'entrée. Tout est proche ici. Les distances sont en quelque sorte abolies.
Le choix est vaste. Le nec plus ultra est tout de même de dormir à l'Auberge, un hôtel du XIXe siècle à 2 minutes à pied du musée historique et à 4 de l'abbaye.
Les chambres sont confortables et quelques échantillons de douceurs Mère Poulard vous attendront près de la bouilloire.
Vous pourrez sans attendre vous livrer à une dégustation comparative fenêtre ouverte sur le large.
Evidemment on dinera sur place et on fera une balade sur les remparts et dans le noir. Mais j'en reparlerai un autre jour. Focalisons nous sur la nuit et le silence si étonnant car même la mer ne fait aucun bruit. Ne vous attendez pas à ce que les flots viennent battre les rochers. On pourrait avoir le sentiment de se trouver au milieu d'un lac.
Le lendemain la vue est saisissante sur la baie, avec au loin le barrage. On peut évidemment prendre le petit-déjeuner en chambre mais je préfère le cadre idyllique de la salle des Remparts, située au premier étage.

Premier décision difficile, la table, près d'une fenêtre ...
... ou sous les tableaux hommages des célébrités ayant séjourné dans les lieux ...
Ensuite, l'exploration du buffet va prendre du temps. Par quelle boisson commencer ? Café, thé, chocolat, jus de fruits ? Le jus de pomme Mère Poulard est délicieux.
Le chocolat est labellisé et les thés correspondent au trio essentiel : Pur Ceylan, Darjeeling ou English Breakfast.
Continental ... à la française avec viennoiseries, cake et pain-confitures, avec là encore une diversité très large de pots étiquetés Mère Poulard (et que l'on pourra donc retrouver en boutique)
... ou façon brunch à l'américaine, tout est possible. le chef Alain Grespier a retenu d'un séjour aux Etats-Unis l'idée de servir des bagels.
Le plateau de fromages est digne de la Normandie avec notamment son "colonel" comme on appelle le Livarot, et le camembert Gillot au lait cru. Preuve que la Bretagne est une province amie : le beurre est labellisé Paysan breton, encore une référence de qualité.
Bien sûr vous pouvez disposer dans votre assiette de la charcuterie, ou des œufs brouillés avec des tranches de lard et des haricots.
Les oeufs brouillés des restaurants sont une gourmandise. Mais je comprends qu'on puisse se faire cuire .. son oeuf à la coque. Les coquetiers Mère Poulard ne demandent qu'à servir. Leur qualité est sans défaut. Tous en provenance depuis très longtemps du même producteur, installé à Vessey. 
Vous trouverez aussi des céréales, des fruits frais, ou secs, et des yaourts.
On a envie de flâner, de se pencher pour photographier la flèche d'un peu plus près que la veille, à l'arrivée. Ou d'apprécier la hauteur des remparts.
 
Les premiers touristes arrivent par le pont-passerelle. Sans jouer les moutons de Panurge, il est temps de partir à l'assaut de la ville médiévale ou de traverser la baie, non ?
Auberge de la Mère Poulard
Grande Rue, 50170 Le Mont-Saint-Michel
Téléphone : 02 33 89 68 68

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