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lundi 8 décembre 2008

Qu'y a-t-il dans la boîte ?

Des petits gâteaux de Noël bien sûr.
Ouvrons pour voir :

Voici d'abord les Cantucci. Je les annonçais depuis plusieurs jours, pour saluer le traiteur italien dont j'avais parlé le 20 novembre. Ils s'imposaient aussi pour célébrer la victoire du candidat de l'école de cuisine italienne Cucina di Casa Mia en demi-finale du championnat de France de cuisine amateur (article posté hier).

Puis des Palets aux raisins, et enfin des Anneaux délicats au citron. J'en connais une qui me réclame des recettes depuis que je lui ai mis l'eau à la bouche en l'emmenant visiter la kermesse de Steiner ... qui devrait être heureuse.

D'abord les Cantucci que d'aucuns appellent aussi biscotti (cuits deux fois). Je ne reviens pas sur l'histoire. J'insiste juste sur le fait que la recette n'emploie pas de beurre, sans aller jusqu'à dire que ce sont des petites gourmandises de régime.

On bat 2 œufs entiers + 2 jaunes avec 250 g. de sucre.
On ajoute 1 cuillerée à soupe d'anis, 1 cuillerée à café de bicarbonate de soude, 1 pincée de sel
et (c'est ma touche personnelle) 1 cuillerée à soupe d'eau de fleur d'oranger
300 grammes de farine tamisée
120 grammes d'amandes entières

C'est assez facile à travailler.
On forme alors de gros boudins en se farinant abondamment les mains que l'on fait glisser sur une plaque recouverte de papier sulfurisé. Il y a assez de pâte pour faire quatre gros boudins (deux par plaque). On enfourne à four froid comme toute préparation contenant du bicarbonate de soude (même si peu de gens suivent cette règle). C'est parti pour 20 minutes de cuisson en tout, th 6.
On les coupe en biais dès la sortie du four alors qu'ils sont encore brûlants. On fait basculer chaque "croquant" sur la tranche.
Et on remet 1 à 2 minutes à sécher dans le four encore chaud, justifiant ainsi le nom de bis-cotti.
Il reste deux blancs d'œuf. Nous allons les utiliser pour faire des Palets aux raisins secs.
Rien de plus facile : on mélange
100 grammes de raisins secs hachés
100 grammes de sucre glace
100 grammes d'amande en poudre
1 paquet de sucre vanillé (ou comme moi de l'extrait de vanille qu'une amie m'a ramené de Martinique) et un zeste de citron haché menu
les 2 blancs d'œuf qui nous restaient de la recette précédente, tel quel, sans les avoir battus en neige. (Vous remarquerez que cette fois il n'y a ni beurre, ni farine)
La pâte se forme presque "toute seule".

On dépose des petits tas sur une tôle recouverte de papier sulfurisé et on aplatit avec les doigts légèrement pour obtenir des palets.
La cuisson ne dure que 20 minutes à thermostat doux (4, pas plus)

Ayant omis de les aplatir avant cuisson je me suis rattrapée à mi-course en utilisant une grosse cuillère trempée dans l'eau entre chaque palet. C'était sans doute peu académique mais le résultat était tout à fait correct.
Enfin on peut, une fois refroidis les glacer au citron.

Et pour finir, le plus difficile, les Anneaux au citron qui sont des sablés au parfum délicat.

Faire rapidement une pâte sans la pétrir avec
300 grammes de farine
200 grammes de beurre
100 grammes de sucre
2 jaunes d'œuf
le jus de deux citrons

Abaisser finement sur une table farinée sans craindre d'employer beaucoup de farine.
Avec deux formes, une grande et une petite, découper des anneaux. L'étape est plutôt difficile. D'autant qu'il est compliqué de trouver deux verres dont les diamètres permettent de faire des anneaux ni trop larges, ni trop minces. (Il me semble qu'il serait plus judicieux la prochaine fois de m'organiser en amont et de découper des cercles dans deux bouteilles en plastique de diamètres adéquats. Ce serait plus "tranchant" que le verre)
On garde le petit rond du milieu pour faire des "petits" sablés.

Cuire à thermostat 4 jusqu'à ce que les sablés soient dorés mais encore clairs.
Les faire glisser prudemment sur une grille jusqu'à refroidissement

Ne me dites pas que ce sont des calamars ...
Et avec les deux blancs d'œuf restant vous savez ce que vous pouvez faire ...

Les deux dernières recettes ont été publiées par l'école Steiner en 1995 dans le livret "Les petits gâteaux de Noël de la kermesse".

lundi 28 décembre 2009

Y aura-t-il des roses à Noël ?

Oui bien sur ... si ce sont des roses de Noël !
Je ne résiste pas à ces fleurs si délicates dont on dit qu'une pincée rend fou.

Hellébore, tel est le nom savant de cette renoncule.

La table basse est un pur produit de récupération, 100% développement durable, inspiré des meubles danois d'une célèbre grande surface. Comme vous le voyez Copenhague a laissé des traces.

Quand au contenu de l'assiette ... je vous en donne la recette demain matin. Pour l'heure j'ai encore des Cantucci à faire d'ici ce soir.

Je suis un peu en retard cette année car en décembre 2008 ils étaient déjà dans la boite en début de mois. Pour ceux qui voudraient s'y mettre c'est ici.

vendredi 27 février 2026

Ma cuisine italienne, Bella Gigi ! de Grégory Cohen

A force de vous parler des vins italiens que j'ai dégustés sur Wine Paris vous êtes probablement curieux que j'aborde la cuisine.

Après Yalah, Grégory Cohen a poursuivi la balade gourmande au rez-de-chaussée du Food Court One Place qu’il a imaginé à Rungis. Nous voici maintenant à Bella Gigi et, en refermant le livre, je me dis qu’il serait très difficile de faire à la fois plus simple et davantage italien.

Tout s’explique quand on sait qu’il a des origines italiennes par son grand-père, qu’il a de nombreux amis italiens, dont le chef Denny Imbroisi à qui il rend hommage en reproduisant sa recette de Vitello Tonnato (page 39), qu’il adore cette cuisine généreuse, à laquelle il doit (peut-être) sa qualification à un casting avec les Gnocchi di patate (page 93).

On retrouve dans ce livre le ton familier et encourageant du précédent, poussant le cuisinier timide que vous êtes peut-être à se lancer pourvu d’acheter (de préférence au marché) d’excellents légumes. Gregory donne systématiquement des alternatives au cas où on n’aurait pas sous la main l’ingrédient idoine. Il propose souvent des accords mets-vins. 

Et surtout il explique le pas à pas de la confection des pâtes fraîches (page 8) et de la pizza (page 10), comme à la maison, ce qui n’est pas compliqué pourvu qu’on ait envie d’y consacrer quelques petites minutes. Cela fait longtemps que je me suis mise à faire moi-même les pâtes et je n’en reçois que des compliments. Si je fais (aussi) ma propre pâte brisée  je n’ai pas encore songé à faire celle de la pizza. Je me suis lancée et voilà le résultat.

Quelques pages plus loin on trouvera les modes de préparation qui font la gloire de la cuisine italienne : a la carbonara, surtout sans crème (page 71), all'amatriciana, autrement dit pimentée (page 95).

Les pizzas sont classiques, sobres, et appétissantes. On est dans une Italie authentique et familiale.

Il ne fait pas l’impasse sur cette spécialité vénitienne qui est devenue un phénomène de mode, le Spritz mais il en suggère une revisite intéressante en substituant l’Apérol au Limoncello (page 187).

Il a rassemblé des recettes qui font la part belle au pain, et c'est en toute logique que la première du livre est celle de la bruschetta incontournable en Campanie (page 15), sans oublier la soupe si traditionnelle (mais insuffisamment connue) Riboleta de Toscane (page 49). Vous aurez deviné combien la cuisine italienne est avant tout une cuisine régionale et Grégory Cohen fait référence à l'origine géographique de la recette pour la plupart d'entre elles. Il m'a semblé que la Vénétie y avait une place de choix.

Il est tout à fait dans l’air du temps en accordant la part belle aux végétariens, qui seront comblés par de grands classiques de la cuisine italienne.

Côté desserts, la liste est un peu réduite mais les plus emblématiques sont bien là : tiramisu, panna cotta et cannoli. Il aurait pu ajouter le baba de Naples d’autant qu’il a participé à l’élaboration de 4 rhums de Madagascar parfumés (au café, au chocolat, au poivre et à la vanille) sous la marque au nom de Mad, dont on appréciera le jeu de mots avec la folie. Et surtout qu’il le réussit très bien, preuve en image :
Il ne mentionne pas les cantucci (mais vous pouvez suivre ma recette) préférant les amaretti en justifiant son choix par sa gourmandise légendaire.

Evidemment on pourra préférer, et ce n’est pas antinomique, se régaler en goûtant les plats devant le joli comptoir de Bella Gigi.

Une question me brûle les lèvres sachant que le chef a longtemps vécu aux Etats-unis : Y aura-t-il un troisième opus avec Ma cuisine new-yorkaise, Schmatz !?

Ma cuisine italienne, Bella Gigi ! de Grégory Cohen, Éditions Leduc, en librairie depuis le 2 octobre 2025

vendredi 2 décembre 2011

Gourmandises de Noël dans une boite Grain de sel

C'est une petite boite en métal au couvercle transparent qui protègera la recette que vous allez faire des risques d'éclaboussure.

La formule des fiches recette, avec une photo au recto, la marche à suivre au verso, est bien pratique. On peut aussi les classer et reclasser, par ordre d'importance, d'envie à les réaliser ...

J'hésite entre les étoiles à la cannelle, les biscuits italiens aux amandes (les fameux Cantucci dont j'ai donné la recette il y a déjà trois ans ), les boules de Noël au gingembre, des biscuits aux fruits confits et aux amandes (si simples, si beaux, si bons), des cœurs à la confiture (avec une gelée maison bien sur), des spéculoos au chocolat, et puis les inévitables bonshommes en pain d'épice.Il va falloir se décider d'ici la Saint Nicolas, la Sainte Lucie et le 24 décembre parmi la cinquantaine de gourmandises, signées par des auteurs bien connus de la maison Tana, avec parmi eux Stéphanie de Turckheim, Emmanuelle Vasseur, Véronique Chapacou, Raphaële Vidaling, dont j'ai déjà eu l'occasion de dire combien j'appréciais le talent.

Gourmandises de Noël , collection Boîte de grain de sel, Tana éditions, 2010, 9,90 euros

jeudi 20 novembre 2008

Fromage ou dessert ?

Après la Belgique (qui a son Centre culturel 56 rue Quincampoix) c'est la Suisse qui a pris ses quartiers d'hiver dans la rue, précisément au numéro 38 . Alors dépêchez-vous d'aller y faire un tour si vous aimez les fromages. Rebaptisé Swiss Lounge, la façade rouge éclatant qui autrefois exposait les créations du Facteur céleste, abrite un bar à fromages éphémère, puisque le 29 novembre l'équipe de fromagers suisses retournera dans ses montagnes.

C'est un peu un cadeau de Noël avant l'heure car il est inutile de sortir votre porte-monnaie : la dégustation est offerte ! Même pas la peine de dire que vous venez de ma part pour être traité comme un VIP (je rappelle la traduction : very important people). D'où le nom de Lounge qui, en anglais, désigne le salon où l'on paresse.

La décoration est surprenante, avec sa moquette de plastique verte comme la bonne herbe dont se nourrissent les vaches helvètes, ses cloisons en bois brut, la table massive, les écrans haute définition qui sont des fenêtres ouvertes sur les paysages.













Mais l'endroit est confortable au-delà de ce qu'il est imaginable d'espérer dans le quartier des halles avec des canapés blancs comme neige, ponctués de coussins humoristiques.


Le sourire de toute l'équipe fait le reste. On goute, on regoute, on vérifie ses préférences. Est-ce que le sbrinz est meilleur en lamelles (il aura plus d'arôme) ou en petits morceaux (il sera plus salé, presque granuleux comme du parmesan) ? Entre les deux mon cœur balancera toujours.

On tape l'incruste sans se sentir importun. On échange les points de vue avec les habitants de la rue venus en voisins, avec les touristes, avec d'autres parisiens. Beaucoup de connaisseurs se mêlent à une clientèle surprise. Les avis sont unanimes : on aime tout. On découvre des associations auxquelles on n'avait pas encore pensé comme tome-courgettes (marinées dans une huile de noisette) ou tilsitt-raisin (pour des idées de recettes c'est ici) et une boisson surprenante. Elle a la couleur du jus de pomme, les bulles d'une célèbre boisson gazéifiée mais un gout radicalement différent. C'est la Rivella que les suisses boivent depuis tout de même plus de 50 ans.

J'ai découvert aussi des expressions suisses à l'humour aussi ravageur que celles qu'on trouve dans la bouche des québécois. Je vais peaufiner le vocabulaire pour consacrer un billet spécial sur le sujet. Parce que cela le vaut bien. Si vous-même avez dans votre panier des tournures suisses je suis prête à les collationner avec celles que j'ai apprises.


Les 12 meilleurs fromages suisses.sont exposés comme des oeuvres d'art derrière leur vitrine. Le prix de vente n'est qu'indicatif car le bar n'ayant pas eu l'autorisation de vendre vous ne vous sentirez pas le moins du monde poussés à acheter.

Mais vous n'aimez peut-être pas du tout, mais alors pas du tout le fromage. Allez-y quand même, pour sourire des photos de Maurizio Galimberti et pour déguster ... une glace. La Movenpick à l'ananas (rappelez-vous le billet d'avant-hier vantant les mérites de ce fruit dans les régimes amincissants ...) est un délice qu'il faut apprécier dans cette confortable causeuse délicieuse comme une bulle de silence ...

Durant toute la durée de l’évènement, de 12h à 15h, de minis sandwiches seront proposés gracieusement. Puis, à partir de 17h, un expert du goût officiera autour d’un thème traité en ateliers, conférences et dégustations (Christmas tapas, fromages et vins, Sweet and Sour etc..). La programmation est chaque soir différente. c'est toujours le principe de gratuité qui prévaut mais il faut penser à réserver (sur le site que vous trouvez en lien au début de cet article). D'ailleurs j'y retourne bientôt en soirée cette fois ...
Et si vraiment vous êtes résolument dessert, changez de pays. En route pour un petit coin d'Italie à Verrières-le-Buisson. Depuis que je vous ai appris qu'avec un billet de bus (1, 14 euro) vous pouvez circuler pendant une heure 30, vous n'avez pas d'excuse. La Bottega dei Sapori n'est même pas à 10 km de la capitale ! Si vous voulez snober Verrières (la ville où vécut Louise de Vilmorin avec André Malraux, qui accueillait le soir et les week-ends de nombreuses personnalités du monde littéraire et du show-biz de l'époque ...) allez au marché du Plessis-Robinson et demandez Mimmo les mardi, vendredi et dimanche matins. C'est la même maison.

A force de circuler dans la banlieue Sud et de regarder les prix j'ai remarqué que si les fruits et légumes sont nettement moins chers sur Antony (je vous renvoie au marché de rentrée que j'ai fait le 31 août) à l'inverse les produits italiens comme les salades de poulpe, les pâtes fraiches ... sont plus abordables à Verrières. A fortiori le mercredi parce que ce matin là, Laura fait même 20% de réduction sur les plats cuisinés. Elle vend les pâtes De Cecco qui seraient les meilleures du monde, loin devant les B ...(en 6 lettres, se termine par A, si vous voyez ce que je veux dire) à un prix inférieur à celui que vous fera la Grande Epicerie du Bon Marché. Pas la peine d'aller si loin pour les trouver.

Quand la maison sort du four ses panettones on sent la bonne odeur de brioche au milieu de la rue. C'est comme çà que j'ai été attirée la première fois. J'ai vu ensuite de minuscules babas. Etant souvent en Lorraine, le baba et moi sommes de vieux amis. C'est le cuisinier de Stanislas Leczinski, roi de Pologne, qui créa la recette : une sorte de kuglehof imbibé de rhum.J'ignorais que c'était aussi une spécialité du Sud de l'Italie.Surtout la variante au limoncello dont la liqueur de citron s'accorde parfaitement avec un carpaccio d'ananas (je ne vais pas recommencer à vanter les mérites de l'ananas ...).

Puis mon regard s'est posé sur les collections de petits gâteaux romains auxquels je ne résiste pas. Un jour on trouve (comme sur la photo) le feuilleté à la fraise, la figue, l'amaretti aux cerises d'Amarena, l'amaretti aux amandes et aux pistaches, le citron, le fero di cavallo (fer à cheval) ... mais d'autres jours ce seront les amaretti au chocolat et au café ou ces petits chaussons feuilletés que sont les sfogliatina au chocolat. En Italie, l'amaretti est le cousin de de nos petits biscuits secs. Ce sont des variétés de macarons aux amandes. Mais sans rapport avec les macarons de Nancy ... évidemment. Reconnaissons tout de même la qualité des macarons italiens puisque c'est ce pays qui les a inventés.

En Italie, pas de Noël sans le traditionnel "Panettone" apparu vers 1490 à Milan, et bien vite adopté partout. Il est de tradition de l'offrir pour les fêtes de fin d'année.
Chez moi et depuis que j'ai vécu en Alsace, pas de Noël sans Bredele, Pains d'épices, Menele, Spekulatius et autres spécialités germaniques. J'attends la neige pour m'y mettre mais je vous promet de vous livrer les recettes, photos à l'appui. Si vous ne pouvez pas attendre ce blog spécialisé vous fera patienter.
Plus récemment, j'accueille l'hiver avec des Cantucci (que certains appellent aussi Cantuccini, ou encore Biscotti di Prato, du nom de leur ville d'origine, en Toscane) aussi croquants que craquants parce qu'ils ne contiennent pas un gramme de matière grasse. Des biscuits de régime donc ...

Epicerie italienne : 34 rue Estienne d'Orves - 91370 Verrières-le-Buisson - 01 69 53 02 09
Swiss Lounge: 38 rue Quincampoix - 75004 Paris- jusqu'au 29 novembre

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