vendredi 27 février 2009

César pour Séraphine, Agnès et quelques autres ...

La cérémonie des César vient de couronner un certain nombre de films qui avaient été célébrés sur A bride abattue. J'y vois un encouragement à continuer à écrire sur ce 7ème art qui n'est pourtant pas ma spécialité. (On trouvera en fin d'article le sommaire des billets consacrés aux films en compétition en fin d'article)

C'est Séraphine qui a reçu le plus de distinctions. Un film sur lequel je m'étais beaucoup investie. Non contente d'y consacrer une critique documentée j'avais aussi fait le portrait de son réalisateur, Martin Provost. La sincérité de notre entretien avait révélé de belles qualités humaines. J'avais poursuivi en allant voir les œuvres originales de ce peintre au Musée Maillol, occasion d'un article supplémentaire. La reconnaissance même tardive de cette artiste témoigne que la qualité triomphe toujours et ce succès rend optimiste.

César du meilleur documentaire aux plages d'Agnès. Voilà une autre réalisatrice qui mérite qu'on s'arrête sur elle ! Tout est bon chez elle ! A tel point que j'avais décidé de reprendre la critique que j'avais faite du film le Bonheur, pensant qu'elle avait pu passer inaperçue puisque c'était un des tout premiers du blog.

Séraphine et Agnès, il y a longtemps que je vous aime ! Mais également Philippe Claudel. Voulez-vous voir ou revoir les décors de son film césarisé ? J'avais photographié la maison bourgeoise, jeudi 8 mai 2008, pour illustrer une des chroniques nancéennes qui ont ponctué tout le mois de mai 2008 Nancy en Mai, Il y a longtemps que je t'aime
Plus tard je m'étais rendue dans la très jolie piscine ronde de Nancy thermal. Et j'avais écrit le 8 novembre 2008, sur le blog lorraine de coeur.com, A bâtons rompus avec ... Ondine, nageuse émérite

J'avais vu Entre les murs avant d'entendre la polémique qui a suivi. C'est vrai que sur le plan pédagogique il y aurait beaucoup à dire mais j'avais regardé ce film avec ma seule sensibilité sans chercher à le juger sur le fond.

J'avais découvert au même moment Valse avec Bachir. Le sujet était difficile. J'avais élargi mes recherches, pensant écrire un article pointu. Mais il est resté à l'état de brouillon. Il faudra que je le reprenne très vite.

Il m'avait alors été plus facile de parler de Sagan, qui me touchait personnellement.

Si je devais retenir un seul mot des discours des uns et des autres ce serait le mot famille. Il avait ce soir un sens pluriel très large, englobant tous ceux qui contribuent à l'aboutissement d'un projet.

On a célébré un cinéma exigeant et de qualité sans verser dans l'élitisme et sans renier les choix du public qui lui aussi a souvent été remercié. Personne n'a larmoyé sur les difficultés financières (réelles) du cinéma. Preuve s'il en fallait encore que le talent est le premier à faire un pied de nez à la crise.
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A lire, ou relire pour apprécier différemment avec le recul :
jeudi 23 octobre 2008, Séraphine Louis, Ange ou Démon ...
vendredi 24 octobre 2008, Martin Provost, un réalisateur de convictions
lundi 2 février 2009, Séraphine de Senlis, exposition prolongée au Musée Maillol
samedi 10 janvier 2009, En attendant d'aller voir les plages d'Agnès ... petite leçon sur le bonheur
mercredi 5 mars 2008, Le bonheur selon Agnès Varda
lundi 18 aout 2008, Sagan et moi une heure durant...
vendredi 26 septembre 2008, Entre les murs
lundi 25 février 2008, Jamais deux (Oscars) sans trois, Thank you Marion for lobbying
samedi 23 février 2008, Rendons à César ! Pinocchio au secours de César

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