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vendredi 23 janvier 2026

La qualité du sommeil aura été une des questions traitées aux Thermalies 2025

Bien sûr les Thermalies sont d'abord le lieu où se renseigner à propos de tout ce qui concerne l'eau, qu'elle soit thermale ou de bien-être. Mais qui dit bien-être et santé dit qualité de sommeil avant tout. Voilà pourquoi cette année le volet Longévité fait partie intégrante du programme.

La qualité du sommeil aura été une des questions traitées aux Thermalies 2026, notamment à travers une conférence : Bien dormir pour mieux vieillir, donnée par le docteur Sylvie Royant-Parola, psychiatre, animée par Véronique Julia, journaliste santé à Notre Temps.

Le constat donné par la journaliste est alarmant : les Français ne dorment pas assez ce qui amène à se poser trois questions :
- Pourquoi a-t-on le sentiment que le sommeil perd en qualité avec l'âge ?
- Quelles sont les répercussions éventuelles sur la santé ?
- Comment optimiser nos nuits ?

Le sommeil n'est pas un état identique de la naissance à la fin de la vie. Il évolue en fonction des besoins. Il est crucial pour le tout-petit afin de consolider les apprentissages et grandir et il est normal qu'il dorme 20 heures sur 24. A dix ans, le temps de sommeil de l'enfant se sera réduit à 10 heures, à l'adolescence entre 8 et 9 et finalement entre 7 et 8 pour un adulte, voire 6-7 heures en vieillissant davantage. Il faut savoir que seulement 1% de la population n'a besoin que de 4 heures de sommeil. 

Pourtant on veut conserver nos habitudes de vouloir dormir "comme avant". Il faut savoir que le sommeil se modifie et se scinde en deux avec l'âge : un sommeil nocturne et une propension à la sieste même si dans certaines cultures on la pratique très tôt, en particulier autour du bassin méditerranéen. La sieste n'est pas un temps de sommeil en plus mais qui appartient néanmoins à la durée globale de sommeil.

En hiver on a tendance à chercher à se réfugier sous la couette vers 20 heures 30 mais si on passe une douzaine d'heures allongé on aura nécessairement plusieurs réveils d'au moins 20 minutes au cours de la nuit. On vivra ce qu'on appelle une "fausse" insomnie.

L'angoisse, quelle qu'elle soit (y compris celle de ne pas réussir à dormir) est un des grands ennemis du sommeil. La question se pose malgré tout de déterminer à partir de quand il convient de s'inquiéter. Une chose est certaine : on doit se sentir reposé au réveil et ne pas ressentir un sentiment de fatigue. Ceux qui rêvent beaucoup doivent savoir que l'état d'hyperperception des épisodes de rêve est fatigante.

Le sommeil est un temps pour effectuer des vérifications, un nettoyage des neurones, la régénération des cellules de la peau, la construction des défenses immunitaires, le recouvrement de ses capacités cognitives et d'apprentissage … On a découvert dans les années 2000 qu'un processus de lavage se mettait en route en observant des flux liquidaires sur les neurones de souris endormies.

Une grosse privation de sommeil aura des effets cumulatifs à long terme qui se paieront à distance. Une mauvaise qualité de sommeil nuit au système cardiaque. Le coeur réaccélère régulièrement et ne se repose pas.

L'agenda du sommeil est un tableau qui devrait témoigner de la régularité des couchers et des levers. La qualité est à étudier : le sommeil est-il agité ? Avec des sauts ? Marqué ou non par des ronflements, eux-mêmes associés ou pas à des apnées du sommeil. Observe-t-on le syndrome des jambes sans repos ? Les généralistes commencent à progresser, notamment en terme de détection des apnées du sommeil. Il est conseillé de remplir le questionnaire du réseau Morphée.

Il est capital d'abandonner les mauvaises habitudes. Et pour cela le plus efficace serait d'enclencher une thérapie comportementale de l'insomnie si on cherche un effet à long terme. Hélas le recours aux médicaments demeure la solution la plus fréquente par tous ceux qui ont assimilés les benzodiazépines à des bonbons miracles. Leurs effets sont certes très efficaces en début de traitement, avec peu d'effets secondaires, mais ça ne dure pas. Il ne convient pas de les prendre plus de 4-5 semaines et ensuite ponctuellement. La qualité du sommeil sous somnifère est différente, et les rythmes sont plus plats. Les antidépresseurs, en doses faibles, amélioreront la qualité du sommeil de la seconde moitié de la nuit.

Pourtant il commence à exister des consultations en Visio et des applications numériques ont été développées pour suivre son sommeil. Mais les thérapies ne sont pas encore suffisamment proposées, faute de praticiens.

Il faut se pencher sur la façon dont on se prépare au sommeil, ce qu'on fait la nuit (quand on ne dort pas), et le lendemain, travailler sur les croyances. C'est une vraie entreprise de dédramatisation de la situation. Elle se regarde sur plusieurs nuits et plusieurs journées.

L'idéal est de ne se coucher que lorsqu'on a sommeil. Et de conserver des horaires semblables de coucher et de lever d'un jour à l'autre, à plus ou moins une heure près. Mais ce qui compte le plus c'est encore l'heure du lever. Faute de quoi on s'expose à des problèmes dépressifs et cardio-vasculaires.

Nous sommes des êtres diurnes qui dorment la nuit pour être en phase avec la lumière naturelle. Il est absolument essentiel de sortir au moins une heure par jour pour s'exposer à la lumière naturelle.

Il est scientifiquement prouvé que les plantes, les huiles essentielles, ne seront d'aucun secours. Sauf à y croire et à bénéficier d'un effet placebo. La seule chose positive d'une tisane, parce que c'est de l'eau chaude, c'est de provoquer une dilatation de l'estomac qui va stimuler le nerf pneumogastrique, ce qui aura une action positive.

La mélatonine est une hormone que nous ne sécrétons que la nuit. Donc elle peut avoir une effet physiologique efficace si on en prend dans sa forme à libération prolongée, mais ce n'est pas aussi anodin qu'on le dit, surtout si on en absorbe pendant des années. Si le problème est l'endormissement il convient d'absorber une faible dose, si le souci est le réveil alors il faut une forte dose. La mélatonine peut permettre d'avancer le rythme de l'endormissement, dans ce cas la prendre deux heures avant de se coucher. Elle peut régulariser le rythme après un jet lag, mais ne sera efficace que lorsque le trajet s'effectue vers l'est.

Il faut bannir la télévision de la chambre parce qu'elle conditionne le rituel d'endormissement et fait perdre le contrôle du sommeil.

Les lunettes de luminothérapie sont intéressantes en cas de dimension dépressive. Le yoga, les étirements, tout ce qui fait diminuer l'activité sympathique permet de faciliter le sommeil.

Les Thermalies
Du 22 au 25 janvier 2026
Carrousel du Louvre
Cet article est illustré par une photo que j'ai prise au salon Maison & Objet de janvier 2026

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