dimanche 1 mai 2011

L'ordinateur de bord, ... plus passionnant à suivre qu'un jeu vidéo

Depuis que je me suis plainte des dégâts des perruches sur les carrosseries automobiles les lecteurs du blog m'interpellent à propos de ma voiture, preuve tangible que les billets sont lus attentivement, ce dont l'absence de commentaires fait toujours douter les sceptiques.

Qu'on se rassure, je n'ai pas cédé mon vélo bien aimé, qui m'est toujours aussi précieux quand je veux arriver quelque part à l'heure. La praticité de l'auto est un mythe. Je le savais. Et j'en ai une preuve nouvelle à chaque sortie.

Si je la prends pour me rendre à un rendez-vous la probabilité d'être en retard est énorme, du fait des difficultés de stationnement en région parisienne. Du coup il me faut compter plus large qu'avec ma bicyclette, si bien que je ne parviens plus à faire autant de choses dans les mêmes délais, et que je n'ai jamais autant marché, vu que je me gare souvent loin de mon point de chute. On n'a pas inventé mieux que le vélo question commodité. A peine a-t-on envie d'entrer dans une boutique que, hop, on y est déjà.

C'est vrai que la pluie était mon ennemie. Les courses encombrantes sont assez pénibles à sangler sur un porte-bagages, qui, contrairement à son nom, n'est pas conçu pour de grosses charges, et qu'il vaut mieux écrire prudemment sans "s" à la fin.

Et puis dès que le trajet excède 10 km, ce moyen de déplacement perd en praticité.

Finalement je réserverai la voiture aux voyages interurbains. C'est là que, histoire de ne pas trop m'ennuyer, je regarde ce que m'affiche l'ordinateur de bord. C'est fou ce que c'est intelligent cette chose là. J'ai un modèle très simple mais qui déjà me comble d'informations. Je sais pas si c'est à Fred Ballard, la chroniqueuse de France bleu 107.1 que je dois l'inspiration ... toujours est-il que je me suis surprise à concevoir ce billet alors que mon bolide roulait fièrement sur les routes d'Ile-de-France et que je l'ai mémorisé sans avoir pris de notes, vu qu'il n'y a pas (encore) de fonction dictaphone sur ledit-ordinateur de bord.

Cette radio se proclame n° 1 pour l'info trafic en région parisienne 24 h sur 24. Normal donc de l'écouter. Je ne crains pas les bouchons. Ils se font rares là où je roule. Mais on n'est jamais trop prudent. Et les interventions de Fred valent à elles seules leur pesant d'or. Je vous encourage à les podcaster si vous ne la connaissez pas.

Ne nous écartons pas du sujet. L'ordinateur a une fonction très rassurante qui consiste à afficher le nombre de kilomètres que l'on peut parcourir avec le carburant restant, ce qui est une indication fort précieuse pour éviter la panne sèche, surtout pour moi qui ne connais pas encore l'engin. Cela s'appelle l'indicateur d'autonomie.

Au départ de Paris, alors que je m'étais imaginé que le vendeur avait fait le plein (il m'avait dit combien il avait versé dans le réservoir, mais en euros, et pas en litres) il promet75 km. Oups, une méchante sueur froide me saisit (ce qui est positif en soi tant que je n'ai pas trouvé comment fonctionne la climatisation. Mon véhicule précédent avait une clim dite automatique. On m'avait rassurée que manuel c'était kif-kif ... je doute).

Je roule à l'économie, sans brusques accélérations, et sans freinages intempestifs, en cogitant si j'aurai assez d'ici la prochaine pompe, vu que je sais pas à combien de km elle se trouve, ni surtout si elle sera ouverte en cette belle journée de 1er mai. J'aurais pas du partir sans ma carte bleue ...

Je n'ai pas roulé plus de 10 km que l'écran m'annonce une autonomie de 90 km. Plus j'avance, plus je peux en faire. C'est la pure démonstration du proverbe "qui veux voyager loin ménage sa monture". Encore 10 km et le voilà qui m'informe que je peux poursuivre jusqu'à 110. Arrivée à Montléry il affiche 189. A Toury 208, alors que je roule depuis 80 km et que j'aurais déjà du être à sec.

Il n'y a pas de mystère. L'ordinateur a, si je puis dire, un métro de retard. Il calcule depuis le départ précédent. Comme c'était un trajet en ville, c'est l'autonomie urbaine qu'il donnait. Ce qui prouve l'écart de consommation. Ce n'est qu'en arrivant à Orléans (distante de 115 km de mon point de départ) que la réserve commencera à décliner, affichant seulement 198 km.

J'en viens à la seconde fonction encore plus passionnante, la consommation instantanée. Il apparait nettement que le moindre dépassement coute une fortune de carburant. Cela rend raisonnable, surtout quand c'est pour se trouver l'un derrière l'autre au feu suivant. J'ai compris au retour l'intérêt de la voie "véhicule lent" dans la cote d'Étampes. Même en se trainant il ne faut pas espérer consommer moins de 12 litres au 100.

Par contre c'est très amusant de lire 0 (oui, zéro) dans les descentes. Il va falloir réviser le lexique. Dirai-je encore "descendre" dans le midi et "monter" à Paris si je m'aperçois que le véhicule consomme davantage à l'aller qu'au retour ? Le principe de la moyenne en ville et sur route, donnée par les fabricants, a pris un sacré coup dans l'aile. Et je vais attendre plusieurs trajets longue distance avant de me prononcer sur les performances de mon engin.

Je vous recommande activement la fonction en ville. Çà calme bien !

Je ne parlerai pas ici du GPS, pour la bonne raison que je n'en ai pas et que ce que j'ai constaté dans des véhicules "amis" m'a largement désorientée. Je réviserai peut-être mon point de vue pour la ville quand j'aurai tourné en rond pour me garer à tel point que je sortirai du véhicule aussi étourdie qu'après une séance de colin-maillard.

Le compteur de vitesse a un affichage numérique qui, selon moi, était un gadget agaçant. Je n'imaginais pas l'intérêt d'avoir sous les yeux des gros chiffres rouges pour me prévenir que je roule à 83 ou 84 kilomètres/heure. La barre du cadran était une indication suffisante, et peu traumatisante. Je n'avais pas le nez dessus, estimant que je conduisais suffisamment prudemment.

C'était compter sans les radars qui sont sans pitié au-delà de 10% de dépassement. Autant 99, 88, et même 77 km/heure sont assez surveillables approximativement, autant cela devient délicat à 55, et carrément improbable à 33. D'ailleurs comment parvenir à avancer (je ne sais pas si le mot convient encore) en ville sans dépasser 33 km/heure ? A ce compte là je reprends le vélo. Et savez-vous le plus amusant ? Je me suis aperçue qu'à bicyclette je pédalais à 34, si j'en crois le nombre affiché sur le panneau clignotant, vous savez, celui qui sourit devant les écoles en vous prévenant que la vitesse c'est la vie.

Reste à devenir piéton. Quoique, avec les zones de travaux qui font tache d'huile sur le trajet des futurs tramways on ne sait plus trop où mettre le pied. Rester chez soi alors.

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