jeudi 31 mars 2016

L'appel du froid sur les grilles du Jardin du Luxembourg

Si malgré de très méchantes critiques, vous allez à l'Odéon voir la prodigieuse Isabelle Huppert dans Phèdre(s) vous longerez probablement les grilles du Jardin du Luxembourg et vous frissonerez devant les clichés de Michel Rawicki.

Une exposition de 80 photographies rassemblées sous le titre de L'Appel du froid y est accrochée depuis le 19 mars jusqu'à fin juillet 2016. L'astrophysicien, communicateur scientifique et écologiste franco- canadien Hubert Reeves en est le parrain et Evian le partenaire.

L'oeil du promeneur est attiré par une famille d'ours. L'animal figure au centre de plusieurs clichés.
Les oiseaux sont aussi les grandes vedettes de l'exposition. Comme ce Goëland argenté norvégien.
Le pygargue à tête blanche est le symbole national des USA. Ces aigles font un festin de saumons en novembre. D'une envergure de 2, 50 mètres pour la femelle, et d'1, 50 pour le mâle, le couple est fidèle tout au long de leur vie. Un exemple à suivre ...
Une chouette Harfang en plein vol dans la région de Barrie, en Ontario (Canada).
Mais l'être humain est présent lui aussi. Comme ce jeune nenet vivant à Yamal, en Oural Arctique (Russie). En effet, de l'Antarctique au Groenland, en passant par la Sibérie ou encore l’Alaska, Michel Rawicki a pendant plus de 20 ans et près de 35 voyages, sillonné et photographié les régions polaires en s'intéressant aux Hommes, aux bêtes et aux glaces. Cette cathédrale de glace a été photographiée dans la baie de Qaanaaq, au Groenland. D'autres icebergs gigantesques ont été suclpté par les vents et les marées en forme de poisson.
Dans un contexte de bouleversements climatiques, ce photographe témoin d'un monde qui change, nous offre un regard honnête et positif sur cet univers blanc sensible et fragile, qui fait écho aux préoccupations environnementales du moment.
Né en 1950, Michel Rawicki découvre la photographie en 1968. L’année suivante il effectue ses premiers reportages à Paris. Viendront ensuite de 1973 à 1988, les années studio : nature morte, décoration, personnages.

En 1993 la découverte des pôles a métamorphosé son parcours photographique. Ses photographies, habitées par une démarche esthétique et graphique, prennent naturellement une dimension éthique et contemplative, changeant peu à peu son regard et son approche de cette nature sensible qu'il arpente depuis 20 ans au cours de plus de 30 voyages dans cet univers blanc

A travers ces images, il ne s’agit pas de dénoncer, ni de stigmatiser une situation, mais d’apporter un regard passionné et positif à travers un message voulu positif et lumineux dans un XXIe siècle traversé de tensions.

L'appel du froid
80 photographies de Michel Rawicki
Grilles du Jardin du Luxembourg
Rue de Médicis - 75006 Paris - Accès libre au public

Un coffret collector grand format sera édité dans le prolongement de l’exposition.

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