lundi 2 avril 2012

Et si on poussait Mémé ... sur les routes de campagne ... et même plus loin ?

Mémé est le nouveau dénominatif d'une Feuille de chou peu ordinaire, un journal qui s'adresse à tous ceux qui sont amoureux du terroir, en particulier de la Bourgogne, mais pas que.

Pour preuve, le numéro qui est distribué actuellement, et gratuitement en prime, fait une incursion dans la sphère parisienne. Avec en bonne place la photo de Déborah, la super patronne de la Librairie Gourmande de la rue Montmartre.

Je mettrais tout de même mon grain de pralin sur cette double-page consacrée à Paname (p. 26-27). Le meilleur Paris-Brest n'est pas celui qui est cité. La création de la Pâtisserie des Rêves atteint des sommets. Vous me direz qu'il faut l'avoir gouté pour le savoir ...

Mamie ménage la chèvre et le chou, zigzagant entre les adresses branchées et les bons plans. Elle m'amuse en citant Colette, le temple de la hype, comme elle dit, qui se trouve tout de même un peu en marge du terroir, sauf pour ce qui est des eaux minérales certes. Et c'est sympa de nous glisser la bonne info, les cours de cuisine y seraient gratuits. Il faudra que j'aille voir cela de plus près car depuis le carnaval cela me titille d'y aller.

Les lecteurs réguliers seront déçus du changement de titre de leur mag. C'est vrai que l'expression feuille de chou sentait bon la France par double allusion à la nature et à l'imprimerie puisque à l'origine les journaux n'avaient qu'une page, donc une feuille unique. Ils étaient fabriqués avec du papier bon marché, autant que le légume qui poussait partout.

Seulement le terme était déposé et l'équipe conceptrice de Divine Comédie a du revoir sa copie. Chacun s'est pris le chou et après un bon mal de tête et une jolie colère a clamé haut et fort qu'il fallait pas pousser mémé dans ... le nouveau nom était trouvé. Et la voilà dévalant la campagne à bicyclette pour le numéro de Printemps 2012.

Les élections font coucou recto ou verso, toujours avec intelligence et humour. La force de ce journal est de s'ancrer dans le traditionnel avec un ton décalé. A l'instar de la tortue du Père la Fontaine Mémé va très loin, mine de rien, nous faisant avaler des pages publicitaires comme si c'était des sucreries. Vue par elle la moutarde Fallot n'est pas pâlotte ! (page 12)

La lecture est l'occasion d'apprendre que Label Rouge est cinquantenaire, et Montblanc sexagénaire, que Bébé Cadum est centenaire et que chez Ladurée c'est madame qui a eu l'idée, il y a un siècle et demi, d'allier une salle de café à la pâtisserie familiale (en 1862) pour donner naissance au premier salon ... pas de café mais de thé !

Mémé vous dira que si le fromage de Sainte-Maure est percé d'une paille c'est pour le consolider à l'instant fatidique du démoulage. Une paille de seigle, pyrogravée au laser et comportant le nom du fromager et le numéro d’agrément du laboratoire de fabrication, ce qui assure aussi une parfaite traçabilité du produit.

Quand le consommateur entend partout clamer qu'il faut consommer des produits de saison et qu'il s'interroge à chaque achat, puisqu'il n'y a plus de saison pleurent les  météorologues cela fait du bien d'apprendre que le maquereau n'en a pas, de saison. Coté poisson la question est réglée.

Mémé en connait un rayon aussi coté musique et les recettes qui ont été élaborées en accord avec des titres mémorables sont belles à voir et sans doute bonnes à déguster. London Calling des Clash a inspiré des Filets de haddocks frits avec une brunoise à la Piccadilly au Café Ellefsen de Montréal (page 37) que j'ai bien envie de tester avec mon ActiFry.
Je cause, je cause, mais cela ne vous dit pas comment vous procurer le précieux document. Un peu partout en Bourgogne, son lieu de naissance, à Tours chez Slow Food, dans les Vosges (Epinal, Gérardmer, Val d'Ajol ...), à Paris dans les bars à vins, épiceries fines et à la Librairie gourmande of course, et aussi pas très loin au Plessis-Robinson (92) chez Bourgogne & Cie que les rédacteurs ont découvert ... sur A bride abattue. C'est que Mémé et moi sympathisons fortement.

Laurence LAMORY, Bourgogne & Cie
1 Grande Rue, 92350 LE PLESSIS ROBINSONTel 01.46.30.94.20, Mail : contact@bourgogne-et-compagnie.fr

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