Avignon 2019

Ayant vu plus d'une centaine de spectacles (entre le Festival d'Avignon, le Off et même celui qu'on appelle le If) il n'était pas possible de dédier un billet à chacun, ou sinon, pendant plus de trois mois, il n'aurait plus été question d'autre chose sur le blog.
Impossible par exemple d'attendre le 1er octobre pour publier des chroniques sur la rentrée littéraire !
J'ai décidé de rassembler tout ce qui concerne Avignon sur le mois de Juillet. Etant plus approfondis que ce que j'ai écrit régulièrement cet été sur la page Facebook A bride abattue ces articles sont très longs à écrire. Je m'aperçois en ce début de septembre, alors que je viens de mettre en ligne celui qui est daté du 14 juillet, que je prends trop de retard sur d'autres sujets dont il est important de ne pas différer davantage la parution. C'est pourquoi les chroniques avignonnaises, qui ont en quelque sorte valeur d'archive, vont désormais s'insérer rétroactivement.
Je vous invite donc à scroller régulièrement pour les lire ou à utiliser la catégorie "Avignon" pour les faire apparaître. Ou encore, et ce serait le plus efficace, à entrer votre adresse mail dans le rectangle blanc "Pour recevoir par mail ... etc".

dimanche 13 janvier 2013

Si je t'attrape je te mort ! aux Blancs Manteaux


Hasard de mon calendrier, j'enchaine Calacas avec une comédie où la mort a le beau rôle, Si je t'attrape, je te ... mort ! écrite et mise en scène par Olivier Maille.

A jardin, le domaine de Caroline. A cour celui de Franck qui se prolonge derrière un rideau blanc. Au milieu une ligne "jaune" à ne pas franchir sous peine de représailles avec un jeu d 'échecs, métaphore de leur vie de couple. Au fond, derrière un rideau rose, l'espace cuisine qu'il faut bien partager.

Franck va chercher une boisson dans le frigo en traversant le territoire de son ex qui s'exclame : 7 secondes !! Tu es resté 7 secondes dans mon domaine.

- J'ai un droit de passage, dit-il pour se justifier.

- Un droit de passage, certes, mais pas un droit de camping !

Le ton est donné. Ces deux là vont s'écharper, verbalement, qu'on se rassure, comme les joutes entre Pierre Palmade et Michèle Laroque (dont la salle porte d'ailleurs le nom).

On a envie de dire que le rythme est endiablé, le jeu de mots est facile, mais juste. Les dialogues font mouche et les comédiens s'en saisissent à merveille, ajoutant même quelques répliques "bonus", histoire de pimenter l'atmosphère.

La scène est minuscule. Rien d'étonnant à ce que le comédien qui joue la mort, à force d'apparaitre et de disparaitre, ne finisse par se "vautrer" dans le décor, un peu violemment d'ailleurs, ce qui fit rire l'assemblée comme si c'était un gag.
La distribution alterne avec Florent Chesné ou Yan Richard, Benoît Ménager ou Christophe Chabaud, Fabienne Tournet ou Ludivine Desrousseaux. Il parait que le spectacle mérite d'être vu deux fois, avec les uns ... et avec les autres. J'ai entendu dire que ce n'était pas la même chose, même si c'était aussi drôle. C'est sans doute le propre des bons textes et des bons interprètes.

En tout cas on passe une soirée très joyeuse, ou une excellente fin d'après-midi puisque le théâtre a la bonne idée de programmer une représentation supplémentaire le samedi à 17 heures 30. Si vous préférez l'horaire de 21 heures, vous avez le choix du jour du lundi au samedi. Allez-y, vous en sortirez en pleine forme.

Quant au dimanche, mais le dimanche seulement, et à 17 heures 30, se joue toujours dans le même théâtre, l'Avare, qui est une aussi belle réussite.

Le Théâtre des Blancs-Manteaux se trouve au numéro 15 de la rue du même nom – 75004 Paris 01 48 87 15 84

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