Avignon 2019

Ayant vu plus d'une centaine de spectacles (entre le Festival d'Avignon, le Off et même celui qu'on appelle le If) il n'était pas possible de dédier un billet à chacun, ou sinon, pendant plus de trois mois, il n'aurait plus été question d'autre chose sur le blog.
Impossible par exemple d'attendre le 1er octobre pour publier des chroniques sur la rentrée littéraire !
J'ai décidé de rassembler tout ce qui concerne Avignon sur le mois de Juillet. Etant plus approfondis que ce que j'ai écrit régulièrement cet été sur la page Facebook A bride abattue ces articles sont très longs à écrire. Je m'aperçois en ce début de septembre, alors que je viens de mettre en ligne celui qui est daté du 14 juillet, que je prends trop de retard sur d'autres sujets dont il est important de ne pas différer davantage la parution. C'est pourquoi les chroniques avignonnaises, qui ont en quelque sorte valeur d'archive, vont désormais s'insérer rétroactivement.
Je vous invite donc à scroller régulièrement pour les lire ou à utiliser la catégorie "Avignon" pour les faire apparaître. Ou encore, et ce serait le plus efficace, à entrer votre adresse mail dans le rectangle blanc "Pour recevoir par mail ... etc".

vendredi 8 mai 2009

Le Mime Marceau mériterait un Musée

Quand on pense "mime" c'est l'image du Mime Marceau qui surgit, silencieuse, en noir et blanc, incarnée par le personnage de Bip.

A une lettre près c'est le héros de Charles Dickens dans les Grandes espérances : Pip -alias Bip- affronte avec philosophie, tendresse et dérision toutes les embuches du monde ...

On voyait relativement peu Marcel Marceau en France. Il multipliait les tournées internationales dont il revenait avec les plus grands honneurs. Ainsi il a été membre de l'Académie des beaux-arts dès 1991. Il a été salué par Stan Laurel, par Charlie Chaplin, et par ... Michael Jackson qui lui a emprunté son mouvement de la « marche contre le vent » pour le reprendre avec succès dans Moonwalk. Marcel Marceau demeure la référence incontestable en terme de mime.

On se souvient de ses déboires financiers. Plusieurs fois il réussit in extremis à faire renaitre sa compagnie du Mimodrame grâce à l'aide successive de plusieurs présidents de la République et/ou maires de Paris, de droite comme de gauche.

Le combat se poursuit après lui. Ses amis et admirateurs souhaitent ardemment que son départ ne soit pas éternel. L'urgence est claire : les 26 et 27 mai prochain aura lieu la vente aux enchères de tous ses biens à l’Hôtel Drouot par décision de justice, pour éponger les dettes de l'artiste.

L’association Un musée pour Bip s'est créée pour centraliser toutes les actions et bonnes volontés afin de sauvegarder le patrimoine artistique et culturel du mime Marcel Marceau et le transmettre à un lieu culturel dédié à l’art du mime en France.

Valérie Bochenek, qui fut son assistante, mène un combat acharné pour éviter cette disloquation. Elle sera présente sur le Salon du Théâtre, foire Saint Germain, place St Sulpice à Paris, du 22 au 24 mai, pour défendre le projet. Ce serait une heureuse et artistique solution à cet ultime souci, nous permettant d'espérer que la parole du Mime demeure vraie. Ne répétait-il pas à propos de Bip : j'aime à dire qu'il finit toujours vaincu, mais toujours vainqueur...

Pour avoir plus d'informations et signer la pétition : http://www.unmuseepourbip.com/Accueil.html
crédit photo d'académicien : Serge Tamagnot

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