mercredi 12 septembre 2012

Rigoni di Asiago, çà vous dit quelque chose ?


Peut-être ne faudrait-il pas discuter des miels ... en affirmant l'un meilleur que l'autre. Il en existe tellement de variétés différentes, selon que les abeilles ont butiné à la saison où fleurissait l'acacia, le tilleul ou la lavande ...

J'avais reçu un très joli coffret de bois avec tout un assortiment, et de miels et de confitures. Le premier pot que j'ai ouvert, un miel de thym, avait satisfait mes papilles et réactivé des souvenirs d'enfance ... très exactement ma première colonie de vacances, passée dans le Jura, à une époque où il n'était pas obligatoire d'avoir des sanitaires corrects pour accueillir des gamins. Les murs du dortoir étaient blanchis à la chaux. La baignoire était ... le lit du torrent qui coulait en contrebas du chalet. L'avantage était que l'eau y courait fraiche et qu'on n'avait pas besoin de faire la queue pour se laver.

Se lavait-on ? Il n'y a plus de témoin pour le garantir. Mais on était revenu le teint hâlé et parait-il que l'hiver qui suivit nous n'eûmes pas le moindre rhume. Vu que je suis retournée cet été dans la région (ah les hasards de la vie) j'espère passer les mois prochains en pleine forme même si j'ai bénéficié d'une salle d'eau.

Le second pot fut une confiture de framboises qui avait provoqué un fort questionnement autour de moi parce qu'elle garantissait l'absence de sucres ajoutés. Or la confiture réclame un poids de sucre égal au poids de fruits, à peu de choses près. Nous avons gouté avec scepticisme. Et nous avons compris que cette Fiordifrutta était plutôt une purée de fruits, un peu acide d'ailleurs, ce qui n'a rien d'étonnant puisqu'elle est enrichie en jus de pomme.

Voilà sans doute pourquoi je suis moins enthousiaste pour ces pots, qu'ils soient au citron ou à la figue, m'attendant à autre chose qu'à une compotée et ne voyant pas comment les utiliser autrement qu'en accompagnement d'un fromage blanc ou d'une crêpe. Sur la tartine du petit-déjeuner j'ai besoin d'une "vraie" confiture. Les habitudes prises dans l'enfance sont décidément indéracinables.
Il y avait aussi un pot de miel de chataigner surprenant par son amertume. Reste à ouvrir le sixième, grand concurrent annoncé d'une célébrisssime pâte à tartiner à la noisette, elle aussi italienne, en bas à droite sur la photo ci-dessous.
Cette Nocciolata mérite haut la main le terme de tuerie qui désigne un produit ou un plat à faire damner un saint. Elle mérite bien qu'on accorde de l'importance à cette marque transalpine que je ne connaissais pas et dont j'avais entendu moult compliments, Rigoti di Asagio qui plus est garantit des produits biologiques.

Merci à Ophélie qui avait organisé sur son blog le concours dont je fus l'heureuse gagnante.

1 commentaire:

Philo a dit…

Merci pour le clin d'oeil, c'est appréciable.
C'est vraiment sympa d'avoir eu tes retours d'expérience sur les différents pots reçus.
Bisous

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