lundi 10 juin 2013

750 g le mag parce qu'il n'y a pas que le web pour donner envie de cuisiner

750 g est un site qui recense plus de 75 000 recettes, ce qui est énorme. Derrière cette quantité se cachent deux chefs dynamiques, Chef Damien et Chef Christophe, et une communauté de bloggeurs qui se retrouvent en de multiples occasions. Je vous ai raconté par le menu, c'est le cas de le dire, plusieurs éditions du salon du blog culinaire qui se tient à Soissons chaque mi-novembre.

Plus récemment il y eu un SugarNweb, puis un AperoNweb, qui a suivi de peu l'inauguration de l'atelier 750 grammes. Pourquoi 750 me direz vous ? Parce qu'à l'origine, a été créé le site 75cl.com qui comme son nom le suggère était focalisé sur le vin ... lequel est classiquement enfermé dans des bouteilles de 75cl, contenant environ 750 grammes de liquide. Quand le site a évolué vers l'univers de la cuisine il s'est transformé en faisant référence à un poids et plus à un contenu. C'est aussi simple que çà.

Alors même que le nombre d'internautes est en croissant développement, les deux Chefs savent combien les utilisateurs sont sensibles au format "papier". Il suffit  de voir les statistiques de ventes des livres de recettes pour en être convaincu si on en doute. Il était donc naturel qu'un jour ils décident de créer le magazine labellisé 750 grammes.

Le voilà, bimensuel, conçu dans l'esprit qui anime la communauté : sérieux, informatif, créatif, clair, astucieux et bien sûr gourmand. Il est sorti le 16 mai et si je n'en parle qu'aujourd'hui c'est que j'attendais qu'il soit raccord avec la météo. L'été s'installe et vous allez y trouver les recettes avec les produits de saison dont on ne parle pas très souvent : la rhubarbe, l'aubergine ...
J'ai appris beaucoup de choses dans ce premier numéro. Des petites comme de plus importantes. Mais surtout, il m'a donné envie de cuisiner encore plus. Par exemple une salade de quinoa aux petits pois, pamplemousse, navets et romarin (p. 22) ... encore que j'hésite avec le wok aux petits pois et aux légumes (p.26). Quant à grignoter ce légume cru ... je n'y aurais pas pensé toute seule.

Je saurais maintenant demander de la rhubarbe Red Champagne sur les marchés. C'est la plus douce. J'ai appris que ce fruit était moins acide en le cuisant au micro-onde, et qu'il n'était pas indispensable de l'éplucher (quel gain de temps !) je parle des tiges uniquement puisque les feuilles ne sont pas comestibles.

Pour que la rhubarbe ne détrempe pas trop la pâte on nous donne l'astuce (p.31) de tapisser le fond de la tarte de biscuits émiettés. Personnellement je saupoudre de tapioca. C'est très économique. Cela ne se sent pas à la dégustation et c'est tout autant efficace pour la rhubarbe comme pour tous les fruits qui rendent de l'eau à la cuisson (mirabelles, abricots ...).

J'ai aimé les flashcodes qui permettent d'aller plus loin pour visionner des recettes de pique-nique, de plancha.

Je ne sais pas si j'aurai le temps de faire moi-même mon sirop d'orgeat mais j'ai apprécié qu'on me donne la marche à suivre (p.53).

Quant à mon fils, il me réclame déjà la même tarte que celle qui est en couverture. La tarte aux fraises est son dessert préféré et je suis soulagée que la version de Dorian (expliquée p.62) ne soit pas complexe.
L'association tomates-fraises est osée mais tentante. Le sirop de fraises est réalisable soi-même (p.64) mais on pourra aussi utiliser la soupe de fraises Andros, que je viens de tester et dont je vous parlerai bientôt.
Je ne me suis pas attardée sur le Paris-Brest parce que j'en connais un rayon sur le sujet mais par contre j'ai été attentive au test "fraisier" et à l'étude comparative sur les huiles d'olive et les miels corses.
Je connais Chef Damien depuis longtemps mais la visite de sa cuisine (p.98) a révélé de nouvelles facettes de sa personnalité. J'ignorais qu'il aimait tant les légumes, et combien sa cocotte en fonte lui était indispensable. Je savais par contre, combien il était fou (en ce moment du moins) du Modernist Cuisine de Nathan Myhrvold qui est comme une bible pour lui.
Il y a aussi dans ce premier numéro une escale au Japon et des conseils accessibles en matière de vin (n'oublions pas les 75 cl des débuts de l'aventure) par QR code page 129. Y a plus qu'à ... prendre le tablier et s'y mettre ... et si les numéros suivants sont sur la lancée du premier ce magazine va vite devenir indispensable. On pourrait même regretter qu'il n'arrive pas tous les mois.

750 g le mag, 3,50 €, et toujours le site

1 commentaire:

Sev a dit…

On l'achète souvent à la maison, je n'ai pas encore ce numéro, il me donne bien envie, merci!!!!!

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