dimanche 11 juillet 2021

La dernière lettre de Violaine Arsac à Théâtre Actuel pour le Festival d’Avignon Off 2021

J'avais très envie de découvrir La dernière lettre, à Théâtre Actuel, la nouvelle création de Violaine Arsac, dont j’avais salué Les passagers de l’aube en janvier 2020.

Inutile de tergiverser, sachez tout de suite que c’est un des grands succès de cette édition Off 2021. J’en veux pour preuve l’ovation debout qui a bouleversé les comédiens aujourd’hui. Il va falloir qu’ils s’y habituent. Et ce n’est pas seulement parce que le public semble apprécier les intrigues policières (qui décidément ponctuent cet été, je pense notamment à Coupables (que j’ai vu le 7 juillet), ou encore à Terreur (que j’ai vu le 10).

Le texte est remarquable de tension. La cause semble entendue dès le début. Comment se laisser attendrir par une lettre écrite par le meurtrier de votre mari ? Violaine Arsac s’attaque à nos convictions et nous interroge sur l’éventualité de passer de la haine au pardon. Elle a très habilement situé l’intrigue au Texas où le fonctionnement de la justice est très différent du nôtre et où la peine de mort est encore un argument électoral.
Anna Larcher, la quarantaine, est journaliste, française expatriée aux Etats-Unis depuis quatre ans. Elle mène dans une grande ville de la côte Est, avec son mari Matias et leur fille âgée de 8 ans, une vie facile jusqu’au jour où Matias est tué lors d’un déplacement professionnel à Houston. Pris à partie dans une rixe par une bande de voyous, il reçoit deux balles dans la poitrine. Un délinquant du nom de Michaël Ellis est arrêté et condamné pour ce crime.
Anna Larcher reçoit alors la visite de Clémence Robin, bénévole dans une association qui met en lien les familles des victimes avec les condamnés : elle lui apporte une lettre de Michaël Ellis, qui souhaite entrer en contact avec elle.
Que se trame-t-il derrière cette demande ?
Marie Bunel, Grégory Corre, Noémie de Lattre, Mathilde Moulinat (accompagnés par la voix de Benjamin Penamaria) disposent d’un texte qui leur permet de jouer divers retournements de situation, dont certaines obéissent à des a priori dans lesquels on se reconnaît. C’est bouleversant, théâtralement et humainement parlant.

Et parce qu’il ne faut pas oublier que l’appel de la vie est plus fort que tout et que l’humour guérit tous les maux, je vais vérifier le conseil de la jeune avocate (Mathilde Moulinat) d’associer glace coco et glace caramel en commandant un demi-litre chez un de mes glaciers avignonnais favoris (adresse en MP comme on dit).

Article extrait d’une publication intitulée « Avignon le 11 juillet aux Gémeaux, au Verbe fou, à Théâtre Actuel, et au Girasole ».

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