dimanche 22 mars 2020

Lasagnes du pauvre

Certains se souviennent sans doute de la voix de Yolaine de la Bigne, chroniqueuse de "Quelle époque épique" ... Je ne sais trop comment qualifier mieux la période que nous traversons.

Toujours est-il que je me débrouille avec les moyens du bord pour préparer à manger sans aller faire de courses et je parie que ma version des lasagnes plairaient à cette femme devenue végétarienne.

Nous sommes, je crois, tous contaminés par une fièvre, non pas acheteuse, mais rangeuse. J'ai donc entrepris de dresser l'inventaires de les placards.

J'ai ainsi retrouvé une boite, entamée, de lasagnes sèches, achetées pour trois fois rien, il y  plusieurs années et ayant dépassé la DLC depuis un temps fou. Ces pâtes me semblant parfaitement conservées, et intactes, je décidai donc de les cuisiner, avec un reste de chou-fleur-pommes de terre-tomates qui ne devait pas dater d'hier et qui se trouvait au fond de mon (pourtant minuscule ) congélateur. Je disposais aussi de chapelure Mon Fournil qui elle aussi n'était pas de la première jeunesse.

Le tout n'allait pas rassasier une famille entière mais pouvait suffire pour deux repas individuels. En effet en ce début de confinement dont on ignore la longueur j'estimais préférable de faire "durer" mes réserves et j'avais entrepris de diviser par deux les portions habituelles.
J'ai ressorti pour l'occasion le mini four hérité de maman pour gagner du temps sur la cuisson et dépenser moins d'énergie vue sa petitesse.
J'avais précuit les feuilles de lasagnes à l'eau bouillante car je n'allais pas faire de béchamel pour imbiber la pâte. J'ai ensuite alterné avec les légumes dans un petit plat et saupoudré de chapelure.
L'affaire fut conclue en trente minutes.
Et ma foi, avec un des pots de riz au lait, et une tisane, ce fut un diner très acceptable.
Couverts Jean Dubost.

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