lundi 15 avril 2013

Des petits gâteaux pour le thé ou à grignoter avec Emilie Perrin


J'aime ces livres qui sont des anthologies et où, rien qu'en tournant les pages et en scrutant les photos on  peut sélectionner les 3 ou 4 recettes que l'on a envie de faire tout de suite, ici et maintenant, après avoir juste pris le temps de vérifier qu'on dispose des ingrédients sans devoir se risquer jusqu'à l'épicerie du coin.

Biscuits et Petits gâteaux d'Emilie Perrin est de ceux là. On y trouve tous les classiques (madeleines, cannelés, palets bretons, meringues, tuiles, financiers ...) en s'aventurant au-delà des sentiers battus. je sais que si je veux manger des amaretti, des biscuits à la cuiller, des langues-de-chat ou des petits-beurre sans les sortir d'une boite en carton j'ai dans ce livre la recette qui me permettra de dire fièrement : c'est moi qui l'ai fait !

On y trouve aussi parmi les grands classiques des spécialités moins connues comme les dents-de-loup ou les pattes-de-chat, la sèche franc-comtoise à la fleur d'oranger et des gressins.

Ce que j'apprécie aussi c'est qu'on peut trouver des recettes adaptées aux ingrédients dont on dispose. ou disons, dont on ne veux pas. Par exemple les tuiles sans oeufs au pavot (p. 58),  les craquelés sans beurre au chocolat noir (p.96). Il est rare de disposer de recettes gourmandes qui ne soient pas riches en matières grasses en dehors des meringues.

J'y ai vu des biscuits à la courgette (p.142) qui m'ont fait penser au cake à la courgette qui rebondissait de blog en blog l'été dernier. Je me suis promis de me risquer avec la version potimarron-chocolat (p. 144) et j'ai repéré de quoi remplir les boites en fer pour les prochains Noëls puisque je respecte la tradition alsacienne des bredeles (à prononcer brèèèèèdeuleu en appuyant sur le è) consistant à faire tout un assortiment de friandises.

Les navettes comme à Marseille
J'ai commencé par ces petits gâteaux (p.72), que l'on fait traditionnellement à la Chandeleur en Provence, sans doute pour me donner l'illusion que j'étais au soleil et que le beau temps allait revenir dare dare. Voilà une recette qui m'a semblé pauvre en calories : 200 grammes de farine, 30 grammes de beurre ramolli, 60 de sucre en poudre et 1 oeuf j'ai connu pire.

Un peu de levure chimique, 3 à 4 soupes d'eau de fleur d'oranger et le tour est joué.

Vous avouerez que mes navettes sont réussies. On croirait que je les ai détachées de l'illustration. J'ai quand même eu du mérite parce que Emilie a oublié de préciser qu'il fallait penser à la pincée de sel, enfin c'est ce que j'ai toujours lu et entendu partout.

Mais surtout j'ai surmonté l'écueil de la cuisson. Elle recommande 15 minutes ... sans dire à quelle température. J'ai classiquement opté pour 180°, soit le thermostat 6.

Elle donnait des proportions pour 8 navettes. Cela ne me parut pas raisonnable même si je comptais bien ce nombre sur la photo. J'ai fait le double avec la même quantité, ce qui permet d'être deux fois plus gourmands  en consommant moitié moins.
Je n'ai pas tardé à revenir fureter dans ce livre quelques jours plus tard. J'ai hésité entre muffins, cookies, cupcakes , scones et autres  spécialités de Grande Bretagne. J'ai failli opter pour des palmiers et puis j'ai voulu tester une recette combinant beurre et sucre glace.

Des pattes ... de chat
Je connaissais les langues de chat mais pas les pattes. Je me suis amusée à en réaliser une belle fournée (p.46).
Cela ressemble à un sablé. Le goût est proche du shortbread. Visuellement les griffes du chat sont obtenues en aplatissant chaque tas de patte avec une fourchette. J'aurais du le faire sur la moitié du gâteau et pas sur le milieu comme on le voit sur la photo mais il aurait fallu qu'Emilie Perrin soit plus explicite et plus démonstrative. Sur sa photo on ne voit même pas de coup de griffe. Et si elle préconise d'écraser une partie des biscuits elle ne dit pas laquelle.
Je ne vais pas ergoter. Personne ne s'est plaint. On a juste tenté de me reprendre à chaque fois que je proposais une patte-de-chat : tu veux dire "langue-de-chat" ?
Chaque dégustateur était surpris par l'allure :
- cela ne ressemble pas à une langue-de-chat !
- et pour cause, c'est une patte !
Ils ont été dévorés matin, midi et soir, tout seuls ou en accompagnement d'un yaourt à la vanille ou d'une compote, maison elle aussi, posée sur un lit de tapioca, mais çà je vous raconterai comment je suis arrivée là une autre fois.

Il faut que je retourne à mes fourneaux : je dois assurer des commandes de cupcakes pralin-chocolat (p.168), biscuits coeur de caramel (p. 148), spritz (p.126) et de génoises (p.92).

Biscuits et Petits gâteaux d'Emilie Perrin, collection Fait maison, Hachette cuisine, avril 2013

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