mardi 3 mai 2016

Le 61 ème salon de Montrouge

J'avais été convaincue l'an dernier par la manière de fonctionner de Stéphane Corréard et j'avais apprécié la manière qu'avait Matali Crasset de concevoir la scénographie du Salon de Montrouge. L'équipe a changé. Je comprends le point de vue du nouveau directeur artistique, Ami Barak, d'organiser les choses sous la forme d'une exposition collective en organisant un parcours thématique en 5 chapitres.

Il est probable que l'affluence de la soirée inaugurale ne m'a pas permis de saisir la subtilité de cette direction. C'est en triant les photos que j'ai prises ce soir-là que j'ai remarqué sur l'une d'elle un bandeau rouge signalant un des axes : Chez moi, chez toi, chez les autres ...

Cette signalétique m'avait complètement échappée. J'ai été touchée par certains artistes mais j'avoue qu'il faudrait que je retourne sur place pour savoir dans quelle thématique ils s'inscrivent.
Aucune indication n'est mentionnée à ce propos dans le catalogue (qui d'ailleurs ne présente pas toujours les mêmes oeuvres que celles qui sont enregistrées sur le site, si bien que j'ai eu du mal à attribuer un oeuvre à un artiste).

En tout cas c'était le travail d'Elsa Guillaume, née en 1989 à Carpatras, vit et travaille à Saint-Ouen, qui m'avait interpelée. Les feuilles suspendues de Succulente (2015) évoquent la survie dans une contrée imaginaire aussi bien qu'une référence à des traditions alimentaires que l'artiste revendique d'ailleurs.

J'avais envie de la mettre en parallèle avec celle-ci, d'Alicia Zaton (et qui n'appartient peut-être pas à la même thématique ...).

Cet équilibre de bocaux m'a intriguée, tellement "raccord" avec les thématiques du blog.

Au loin, Dans l'air, le fond, 2013 sur une cimaise peinte en vert, de Marie B. Schneider, née en 1984 à Sarlat-la-Canéda, vit et travaille à Pantin.

Marie créé une atmosphère où l'on perd ses repères entre fond et forme, champs et hors-champs, réalité et imagination sans que nous parvenions à identifier un lieu tant ses frontières sont  incertaines.

Chez moi, chez toi, chez les autres traite de la subjectivité artistique à l'oeuvre dans notre onde globalisé. Le chez soi est constamment le miroir du voisin de palier ou celui des antipodes. La dissemblance n'a de cesse de muter et de muer à chaque génération.
Ayant très vite arpenté le Salon à l'instinct (je ne dis pas que mon instinct est le bon mais il est mon instinct) je suis allée vers Camille Bondon, née en 1967 à Lyon, vit et travaille à Rennes qui m'a raconté l'histoire d'une lecture en témoignant de ce qui se révèle être autant de mécanismes d'influence que de méthodologies de lecteurs, capturés dans l'instant de la lecture d'un livre.
La jeune femme a développé des compétences de graphiste pour servir sa démarche artistique puisqu'elle a tout fabriqué elle-même, reproduisant fidèlement de vrais-faux documents. Qu'on ne s'y trompe pas, Faire partager les livres (2016) n'est pas un travail de faussaire puisqu'elle a conservé sa véritable écriture.
Les visiteurs avaient envie de feuilleter mais il n'y a rien à voir qui n'est pas montré. Et les baguettes en laiton sont là pour empêcher le geste.

A l'inverse Golnâz Pâyâni, née en 1986 à Téhéran, vit et travaille à Saint-Ouen, met à la disposition du visiteur une paire de gants pour qu'il ose feuilleter son délicat Oasis, 2015.
Ce livre d'artiste est une cartographie de la dissolution des formes. Les surfaces manquantes de 197 pays, unifiés par une mise à l'échelle dans un cadre unique, forment un cahier de géographie de l'invisible. L'ensemble des contours des frontières qui s'entremêlent les unes les autres forme une trame aussi délicate que la dentelle.
Chaque pays a été découpé par l'artiste qui a ensuite assemblé les pages selon un ordre particulier allant je crois du plus grand territoire au plus petit.

Florence Lattraye, née en 1988 à Nancy, vit et travaille à Nice adopte un point de vue trsè radical avec la performance d'un agent cynophile, Facteur Peur, 2016.
Un agent de sécurité cynophile est engagé pour surveiller les sculptures de l'artiste lors des temps forts du Salon. Une mise à distance mal venue, un rappel à l'ordre qui devient explicite et autoritaire. C'est une interdiction de plus qui se concrétise à travers la présence impassible et attentive du Binôme : uniforme et muselière. Un regard cynique posé sur l'objet d'art devenu oeuvre par promotion offerte à travers le format de l'exposition. valeur, propriété, attachement : l'artiste prise par la peur, protège le fruit du couronnement de son ego.
Mais le soir du vernissage l'homme souriait avec la conscience d'être une vedette sans la moindre intention de "surveiller" l'alignement de bilboquets, l'Impossible jeu, 2015. En les choisissant  défectueux et avec lesquels il n'est pas possible de gagner l'artiste fait ici se confronter l'espace de liberté qu'est censé être le jeu et l'oisiveté à laquelle il renvoie. Empêchés dans leur fonctionnalité premières, les bilboquets sont ici autant de corps inutiles et contraints. Abandonnés sur cette table, le défi lancé semble perdu d'avance, et le temps s'être figé sur une impossibilité qui laisse les formes libres à la contemplation du spectateur.
Juste à coté l'artiste présentait Une étrange habitude fantomatique, Manufrance 2016, en se donnant beaucoup de mal pour éviter que les pieds du public ne viennent mordre la poussière de bois du disque façonné sur le sol.

Evoquant à travers cette oeuvre la mémoire de l'âge d'or industriel, Florence s'intéresse ici au spectre fonctionnel des objets. Cherchant à en révéler les aboutissants psychologiques, présents dans l'inconscient collectif, elle met ici le doigt sur une absurdité : l'aspirateur, en bois, aspire en fait sa propre matière de fabrication. Symboliquement inefficace et débarrassé de toute vanité, l'objet devient une sorte d'outil traceur ...

Clarissa Baumann, née en 1988 à Rio de Janeiro, vit et travaille à Paris, a elle aussi pris un objet du quotidien pour en faire une oeuvre d'art. Elle recevra le Prix des Beaux-Arts de Paris.
Cuillère, 2015, sculpture, photographies et photocopies, ouvrage réalisé grâce au soutien de la Fondation d'entreprise Hermès, est un projet qui s'étend sur la longueur, comme un prétexte à l'échange. Fruit d'une résidence aux ateliers de l'orfèvrerie Puiforcat, le travail qui s'est construit sur des mois a consisté en la réduction d'une cuillère de l'usine en un simple fil, étiré sur plusieurs mètres. Il aura fallu de nombreuses étapes afin d'aboutir à cette forme enroulée autour d'une bobine et, ainsi, à l'anéantissement de l'objet qui avait préalablement subi les multiples manipulations des artisans.

Marwan Moujaes, né en 1989 à Beyrouth, vit et travaille à Valenciennes, joue lui aussi sur ce qui est vu/caché avec 54 55, 2015. L'oeuvre se compose d'un vase et des fleurs cachant une image encadrée. Il s'agit de la photographie de deux enfants victimes d'un attentat chimique à Gotha en Syrie, le 21 août 2013, désignés par de simples chiffres d'identification, 54 et 55.
Entre le parfum des fleurs et l'image des corps, 54 55 réinvestit la question de la représentation à travers les rituels du deuil et de la consécration des corps.
Ce même artiste propose aussi la video, 40 jours de deuil, retraçant l'activité solaire pendant les 40 jours qui ont suivi ce bombardement chimique.
D'autres sphères attirent le visiteur. Ce sont celles de Guillaume Barth, né en 1985 à Colmar, vit et travaille à Strasbourg. D'abord avec Après le noir, 2016 qui se compose d'une cuve en équilibre dressée sur sa tranche éventrée tandis que le reliquat de noir des précédentes étapes a été mis en bouteille.
Ensuite avec Elina (J+3), 2015 qui est la photographie numérique de la sculpture Elina (sel, eau, 300 cm de diamètre) dont le nom est hérité du grec Hélé, "éclat de soleil", et des symboles Li, Lithium, et Na, Sodium, éléments qui la composent. La sculpture, en briques de sel, a la forme d'un hémisphère, mais elle apparait, par un effet de miroirs tel un planisphère. L'eau de pluie qui révèle la sphère est aussi responsable de sa disparition. Ephémère, Elina une fois dissoute rend au paysage son visage originel. Elina (J+3) commence à se morceler dès son troisième jour d'existence.
Autre image sphérique avec La Crue, 2016, Vidéo HD, couleur, musique de Luc Kheradmand, 7 minutes 37 d'Anne-Charlotte Finel née en 1986 à Paris, vit et travaille à Paris.
Cette jeune femme explore des paysages dont elle ne dévoile pas l'identité. Elle cherche à révéler le caractère transitoire et ambivalent de ces lieux. A la tombée du jour, elle filme le mouvement perpétuel des eaux jusqu'à leurs chutes. Pour réaliser ces vidéos, elle emploie une caméra non adaptée au manque de lumière. En résulte des images pixélisées en faux noir et blanc, qui plongent le spectateur dans une atmosphère de dépaysement hypnotique. Elle recevra le soutien du Conseil Départemental des Hauts de Seine pour la réalisation d’un projet inédit.
Julien Fargetton, né en 1979 à Lyon, vit et travaille à Berlin avait disposé de drôles d'objets sphériques sur le sol. Comment ne pas faire une omelette, 2015-2016,  est une collection de prothèses d'oeufs sur mesure, faites de matériaux divers, pleine d'humour et d'ironie, inspirée d'une théorie de Darwin selon laquelle la forme ovoïdale des oeufs aurait pour but de les empêcher de rouler, et donc de préserver l'espèce des aves.
Autre oeuvre de cet artiste : Ketamin Cousteau (Katerholzig), 2014. Sculpture, peinture

Julien Fargetton a été choisi par le Conseil Municipal des enfants de Montrouge, pour bénéficier d’une dotation de la Ville de Montrouge et d’une exposition à l'automne 2016 à la Galerie Artyfamily, à Paris.
Beatriz Toledo, née en 1979 à Sao Paulo, Brésil, vit et travaille à Paris, a conçu une oeuvre étonnante, en plâtre, photographie et structure métallique. Intitulée Entre deux (2016), elle confronte l'image et son environnement.
Le travail de Mathieu Dufois, né en 1984 à Chartres, vit et travaille à Tours, nous place spectateurs d'un "dessin en volume" qui, contrairement aux maquettes immaculées des architectes, représente un coin de rue bel et bien sali, détruit et abandonné. Affiches, 2014, maquette en papier, table en bois, fait revivre cet endroit désaffecté par un jeu remarquable de textures, de teintes et d'accessoires.
De la maquette on passe au mur avec Florian Viel, né en 21990 à Bayeux, vit et travaille à Paris, avec Life Is(n't) a Beach, 2016, néon. Sur la surface d'un papier peint aux allures tropicales, des lianes en résine blanche s'étendent et s'entremêlent sous les reflets d'un néon rose qui porte les mots Life Is(n't) a Beach, où la négation grésille comme l'enseigne d'une boutique désuète.
En kit, comme les éléments d'un jeu de construction qu'on agrandit, les lianes envahissent l'espace et submergent nos pensées. L'image perçue, symbole admis de tous, nous fait oublier l'irréalité. A l'encontre de la nature, voici la représentation d'une vie artificielle rêvée.
Quant au duo d'artistes Johanna Benaïnous et Elsa Parra, nées respectivement en 1991 à Paris et 1990 à Bayonne, vivent et travaillent à Paris.
Elles jouent devant et derrière l'objectif, interprètent ainsi le rôle du créateur et de son sujet. entre la France et les Etats-Unis, grimées en un éventail d'individus qu'elles incarnent, participant à un imaginaire collectif, à travers cette foultitude de personnages que l'on jurerait avoir déjà vus.
A couple of them est constitué de 72 portraits photographiques et de 23 micro-métrages et dépeint une jeunesse ordinaire et décomplexée.
C'est en référence au comté imaginaire de Faulkner dans son livre le Bruit et la Fureur que Léonard Martin né en 1991 à Paris, vit et travaille à Paris a conçu Yoknapatawpha, 2016, vidéo HD de 10 minutes, production le Fresnoy
Le choix de la vidéo est né du désir de voir la peinture s'animer. Ainsi les personnages et les éléments de décor en deux dimensions s'activent sous les mains de l'artiste. La vidéo reprend les codes narratifs  du roman (association de couleurs, connexion temporelle, etc).
Présenté ici comme in work in progress, le film permet d'apercevoir un univers onirique, décalé et bricolé.
Enfin Anne le Troter, née en 1985 à Saint-Etienne, vit et travaille à Paris, nous fait une proposition très originale. Elle est partie de sa propre attitude : quand je visite une exposition je cherche en premier une fenêtre. Je l'ai reconstituée ici en plaçant les spectateurs dans une situation d'écoute collective en orientant le regard aussi bien vers l'intérieur que vers l'extérieur de l'espace d'exposition.

Une visiteuse qui n'a probablement pas entendu l'artiste s'exprimer incarnait parfaitement le concept par son attitude au moment où j'ai déclenché mon appareil photo.

La boudeuse, 2016, est une installation sonore, acier, assises, bois, carte son, haut-parleurs, mini-mac qui permet d'entendre une chorale de chuchotements, tapotements et effleurages et qui est inspirée par la forme des confidents. Cette pièce sonore est réalisée en collaboration avec les protagonistes de l'ASMR, une pratique de la relaxation fondée sur l'exhaustivité de détails sonores. L'artiste recevra dans la soirée le Grand Prix du salon.
Le vernissage est conçu de telle manière que les invités font d'abord une déambulation dans l'exposition où tous les artistes sont présents et font volontiers une médiation culturelle directe. Vers 19 heures on se rassemble dans le hall pour écouter les discours (plutôt brefs) et surtout découvrir le palmarès.
Jean-Loup Metton, Maire de Montrouge, Ami Barak, commissaire artistique du Salon et Alfred Pacquement, Président du Jury, ont présenté les noms des lauréats du 61e Salon de Montrouge. Cette année 4 femmes figurent parmi les 5 lauréats mais personne n'a souligné cette performance qui sembla toute "naturelle" ...
LE GRAND PRIX DU SALON : Anne Le Troter (à gauche ci-dessous)
Le Palais de Tokyo accueillera un projet personnel du lauréat en février 2017, dans le cadre de sa mission de soutien à la création émergente.
LE PRIX DES BEAUX-ARTS DE PARIS : Clarissa Baumann (à droite ci-dessus)
Le lauréat bénéficiera d’un aide à la production de l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-arts de Paris (ENSBA).
LE PRIX DU CONSEIL DÉPARTEMENTAL DES HAUTS-DE-SEINE : Anne-Charlotte Finel (ci-dessus à cote d'Ami Barak)
Le lauréat recevra le soutien du Conseil Départemental des Hauts de Seine pour la réalisation d’un projet inédit.

LE PRIX ADAGP DES ARTS PLASTIQUES : Clarissa Baumann (qui est donc doublement lauréate)
Le lauréat recevra une dotation de l'ADAGP et aura également son portrait filmé par Arte et diffusé sur le site d’Arte Créative.
LE PRIX KRISTAL : Julien Fargetton
Le lauréat, choisi par le Conseil Municipal des enfants de Montrouge, bénéficiera d’une dotation de la Ville de Montrouge et d’une exposition à l'automne 2016 à la Galerie Artyfamily, à Paris.
Nous pouvions alors reprendre le cours de la visite en allant voir l'exposition hommage imaginée pour les 100 ans du Cabaret Voltaire et de Dada, mêlant documents d’archives et œuvres d’artistes contemporains, dans le Grand Salon du Beffroi.

Il est amusant d'y trouver un artiste qui avait été retenu l'an dernier au salon comme artiste émergent, Tarik Kiswanson, né en 1986 à Halmstad, en Suède, vit et travaille à Paris.
Il a travaillé avec son père, souffleur de verre, et réalise des séries qui croisent en quelque sorte des univers apparemment opposés. Il a ainsi créé des masques en laiton en conjuguant ceux que portaient des guerriers avec les niqabs qui recouvraient les femmes de la péninsule arabique jusqu’au XVIIIe siècle en soulignant l'ambiguité de leur nature. Leur taille est devenue trop grande ou trop petite pour être portés, d'autant que les bords sont coupants.

Entre cage et squelette, Croisement 12, 2014, laiton et argent, et comme toute ses sculptures, semble revisiter, dans une veine inédite et plus abstraite, les statues africaines qui ont influencé Henri Matisse et Pablo Picasso.
Ou encore Pascale Marthine Tayou, né en 1967 à Yaoundé (Cameroun), vit et travaille entre Yaoundé et Gand, Belgique, dont j'avais remarqué des oeuvres à la réouverture du Musée de l'homme.

Avec Masque, 2014, cristal, techniques mixtes, il combine, avec ironie et poésie, des symboles africains et européens pour redéfinir l'héritage postcolonial et les questions liées à la globalisation. Ses masques de cristal dialoguent avec ceux de Marcel Janco et deviennent ainsi le vecteur d'une histoire et d'une identité culturelle épurée des tabous tribaux africains liés au sexe, au culte, aux divinités et à la fertilité.
Egalement Neïl Beloufa, né en 1985 à Paris, vit et travaille entre Paris, New York et Los Angeles, qui figurait parmi les artistes du festival 100% de la VilletteVide Rationalisé de la série Jambes, 2015, fer peint, résine et colorant, propose une vision fractionnée du monde qui nous entoure.
Et d'autres oeuvres de Kader Attia, Joan Brossa, Valentin Carron, Abraham Cruzvillegas, Daniel Firman, Fischli & Weiss, Sylvie Fleury, Mescha Gaba, Kapwani Kiwanga, Július Koller, Jirí Kovanda, Jean-Luc Moulène, Anca Munteanu Rimnic, Roman Signer, Ulla von Brandenburg ... et Présence Panchounette, collectif actif niçois avec Guerre et paix ou le Grand Défi, composé d'un nain en plastique et de 15 livres. A partir de la publication de leur manifeste en 1969, le collectif est animé par l'obsession du bon et du mauvais goût, de ce qui est chic et ce qui ne l'est pas.


Actif de 1969 à 1990, le groupe célèbre "l'esprit chounette", qui fait l'éloge du banal et du vulgaire, en opposition aux modèles du goût défendus par les milieux culturels les plus influents de l'époque, s'inscrivant ainsi pleinement dans l'esprit dada du Cabaret Voltaire.

C'est une oeuvre qui me semble parfaite pour conclure.

Organisée et financée par la Ville de Montrouge depuis sa création en 1955, le 61ème Salon de Montrouge sera en entrée libre du 4 au 31 mai 2016
De 12h à 19h et 7 jours sur 7 au Beffroi.
43 Avenue de la République, 92120 Montrouge

Il devrait accueillir environ 25 000 visiteurs.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

l'installation avec la structure en bois brulé et les bocaux est d'alicia zaton

marie-claire a dit…

merci , j'ajoute cette information

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