mercredi 18 mai 2016

Pauline Croze et Bossa Nova

Quand un air de ce CD me sort de la tête c'est qu'un autre a pris sa place. Quelle belle idée Pauline Croze a eu d'enregistrer cet album.

La Bossa Nova vue et chantée par elle, c'est quelque chose !

On la connait depuis onze ans. Elle a été couronnée par le Prix Eden il y a quatre ans. depuis, elle a pris son temps pour faire ce qui lui tenait à coeur et comme elle a bien fait !

L’album Bossa Nova reprend des chansons éternelles comme La Fille d’Ipanema, Voce Abasou, Les eaux de Mars, Manha de Carnaval, Tu verras avec des invités prestigieux comme Flavia Coelho, Vinicius Cantuaria, Cali Kamga, Bruno Ferreira, Marie Navarro et Manda Sissoko.

Chaque chanson exprime une couleur différente. L'album démarre avec La Rua Madureira qu'on pourrait croire comme étant la version caliente d'Une belle histoire (1972) avec la promesse de ne jamais rien oublier. La voix chuinte légèrement avec le grain particulier qu'on lui connait et qu'on aime bien. Le ton est donné.

Juste ensuite Tu verras (piste 2) fait oublier la voix de Claude Nougaro qui résonnait en 1978. Les paroles prennent plus de poids. La version de Pauline Croze est peut-être moins mélancolique, nettement plus affirmée et dynamique. On a envie de se lever et de danser.

Georges Moustaki chantait Les eaux de Mars (piste 3) en 1969. Elle nous arrive musclée, avec une difficulté à monter dans les aigus mais peu importe. Les choeurs apportent de la douceur et la chanteuse avance volontaire.

Flavia Coelho lui donne la réplique pour Essa Moca Ta Differente (piste 4) et elles chaloupent ensemble.

Elle nous livre des versions très personnelles de standards que l'on pensait figé dans le marbre, comme Voce Abusou (piste 5), que Michel Fugain chantait en français en 1993 sous le titre Fais comme l'oiseau. Les cordes de la guitare crissent. On pourrait penser que l'instrument danse avec la voix. L'inspiration est sonore. C'est vif et entrainant.

Autre surprise de taille avec Jardin d'hiver (piste 8) qu'Henri Salvador nous avait offert. La chanteuse en fait une version aux notes reggae.

L'album est très réussi. Jusqu'à Manha Do Carnaval (piste 11) composée par Luiz Bonfá pour le film  Orfeu Negro, de Marcel Camus sorti en 1959 (Palme d'or au Festival de Cannes). Le film a marqué Pauline et cette chanson est sans doute le point de départ du disque. Je l'ai découverte en françai avec plaisir. Ce matin de carnaval trottera longtemps ...

Il vous faudra attendre le 27 mai pour écouter l'album et le jeudi 16 juin pour entendre Pauline Croze sur la scène du Café de la Danse. Ce sera sûrement un grand moment.

Aucun commentaire:

Messages les plus consultés