Publications prochaines :

La publication des articles est conçue selon une alternance entre le culinaire et la culture où prennent place des critiques de spectacles, de films, de concerts, de livres et d’expositions … pour y défendre les valeurs liées au patrimoine et la création, sous toutes ses formes. A condition de cliquer doucement sur la première photo, vous pouvez faire défiler toutes les images en grand format et haute résolution, ce que je vous conseille de faire avant d'entreprendre la lecture des articles abondamment illustrés.

samedi 13 août 2016

La rentrée littéraire sur A bride abattue

(mise à jour 28 octobre 2016)

Ça ne va plus tarder. Après la plage, les magazines vont se targuer de parler de rentrée en mettant en avant tel ou tel auteur, promettant que parmi les 600 (environ) bouquins qui sont publiés fin août-début septembre ils ont réussi à extirper la crème des meilleurs.

Je ne prétends pas cela. C'est avec plaisir que je défends les livres que j'aime et je le fais à longueur d'année, et qui plus est ne ne respectant pas systématiquement l'actualité.

Je lis beaucoup mais je ne fais pas que cela. Le théâtre, le cinéma, les visites d'usine ("mes" lecteurs savent combien l'aspect reportage en immersion sur le terrain me motive) suffiraient à remplir mon agenda. sans compter les heures à écrire les compte-rendus.

Alors forcément je fais des choix. Arbitraires évidemment. Pas tout à fait. Il y a des auteurs que je connais depuis longtemps et dont je ne manquerais leurs nouveaux livres pour rien au monde. L'entente est en général réciproque si bien que je les reçois plusieurs semaines avant la sortie en librairie. Cela laisse de la marge.

    
        

Il y a les recommandations d'ami(es) auxquelles je suis sensible. Et puis mes propres intuitions qui peuvent devenir des coups de coeur ... ou pas. Car je suis honnête en écrivant mes avis, toujours motivés néanmoins.

Voilà un extrait de ma PAL (Pile A Lire) que j'avais initialement ordonné par dégradé de couleur. Le classement pouvait sembler stupide mais il permettait de ne pas faire apparaitre de préférence. On y voit aussi un livre de Poche parce que cette édition là aussi a une "rentrée".
          
Comme les années précédentes, ce billet sera mis à jour à mesure de la publication des articles. Il suffira de cliquer sur la couverture pour les lire. Pour simplifier j'ai finalement opté pour le déplacement de la couverture si bien que les premières images correspondent aux livres déjà chroniqués.
  
Et puis, parce qu'il existe (aussi!) une littérature jeunesse extrêmement vivante, je lui consacrerai un billet spécial. Ce sera le 1 septembre.
Dans quelques semaines suivront (encore) les prévisions pour les Prix littéraires. Cette année je me focaliserai sur le Prix de ceux qui n'ont pas de Prix, les auteurs qui publient dans de "petites" maisons d'édition. Mais je n'annonce pas mes lectures, ce serait dévoiler la liste des 8 que j'ai retenus parmi les 50 romans en compétition pour Hors Concours. L'annonce des finalistes est prévue pour le 6 octobre.

vendredi 12 août 2016

Comment réaliser un coulant au chocolat, avec Etnao Guanaja de Valrhona

Valrhona est une chocolaterie française qui fournit depuis 1922 un chocolat d’exception à la plupart des meilleurs chefs et artisans professionnels.

On ne le sait peut-être pas suffisamment, elle vend aussi aux particuliers, par son site ou dans des boutiques réputées pour avoir une large palette de produits d'exception comme les aéroports de Roissy ou Orly, mais aussi au Printemps, Galeries Lafayette Gourmet, Grande Epicerie du Bon Marché, les mêmes produits, mais en conditionnement moins volumineux qu'aux professionnels.

Dans un souci de dialogue et d’éthique, Valrhona s’appuie sur des relations de co-développement de longue durée avec les planteurs et les grands Chefs, depuis 90 ans et ... une énergie hors du commun qui se caractérise par des innovations régulières et de véritables inventions.

Je me souviens avoir goûté de merveilleuses tartelettes au chocolat blond en 2012 au Salon du Chocolat, le premier chocolat blond au monde, Dulcey, né d'un oubli il y a tout de même 8 ans plus tôt (ce qui témoigne du temps qu'il faut pour mettre au point un produit). C'est Frédéric Bau qui commit cette erreur heureuse en laissant un chocolat Ivoire trop longtemps au bain-marie.
Couleur blonde, odeur de sablé breton grillé et de lait caramélisé ... il fallut un énorme travail pour reproduire cette particularité en grande quantité, ouvrant l'horizon sur un quatrième chocolat. (l'avant-dernier en partant du bas sur la première photo).

Quelques années auparavant, en 1986, la sortie de Guanaja a fait l'effet d'une révolution. Premier à être composé à 70% de cacao, c'est le chocolat le plus amer du monde et il faut une certaine expertise pour l'employer. Il fait merveille dans un type de fondant dont chacun rêve de connaitre le secret.

jeudi 11 août 2016

Je change de file, nous dit Sarah Doraghi

Je suis allée voir Je change de file et j'en suis revenue conquise. Sarah Doraghi est épatante. de sincérité et de talent.

Arrivée en France en 1983, âgée de dix ans, fuyant la Révolution iranienne et la guerre entre l’Iran et l’Irak, la petite fille apprend vite. Douée pour les langues, elle choisit de faire des études de journalisme. William Leymergie la choisit pour présenter la chronique "culture en régions" sur Télématin, ce qu'elle ne manque pas de pointer avec humour au cours de la soirée : elle "l'étrangère", rendre compte de la culture de nos belles provinces... avec son passeport iranien et une carte de résident.

Son objectif est d'abord de rire ensemble de soi sur ce terrain vague de la scène où tout est possible. Elle l'affirme en interview et elle le démontre avec humour et amour. Et surtout un sens de l'autodérision puissance 1000. Aussi savoureux pour les français de souche que pour ses compatriotes (très nombreux dans la salle le soir de ma venue).

De fait elle ne se moque pas. Mais elle partage des souvenirs qui ne s'inventent pas. Si elle maitrise à la perfection la langue de Molière, sa mère multiplie les lapsus, mettant facilement les pieds dans le plâtre. C'est à elle qu'elle a emprunté le titre de son livre, paru aux éditions First, "Là tu dépasses les borgnes".

Elle m'a rappelé ma grand-mère qui n'était pas iranienne mais qui, ayant quitté l'école très tôt, avait sa manière personnelle d'employer les proverbes. A l'entendre on s'entendait comme marrons en foire. Quand elle était en colère elle menaçait qu'il n'y avait rien qui passe sans que ça ne rapace.
Sarah Doraghi a beaucoup communiqué sur se motivations. Je suis arrivée enfant dans ce pays qui n’était pas le mien, sans parler ni comprendre un mot. Mon livre de chevet a été pendant des années le Petit Robert, 3 pages avant de me coucher, essayant de retenir un mot par page pour tenter de les placer dans quelques phrases dès le lendemain. Ici, j’ai grandi, j’ai étudié, j’ai lu, j’ai découvert l’amour et les chansons d’amour, j’ai rencontré des gens formidables, bienveillants pour la plupart, parfois juste drôles. J’aime la France sans relâche, en continu. À l’heure où le pays dévisage son immigration, se sent mal aimé et dont l’esprit balance entre culpabilité et colère, il était urgent pour moi de faire ma déclaration d’amour à la France.

Ce spectacle était mon besoin de crier à cette France que si l’actualité la rend triste, qu’elle n’oublie jamais le pouvoir extraordinaire de ses valeurs, de ses principes, de ses trois mots-clés Liberté, Egalité, Fraternité qui ont éclairé nos cahiers et nos livres à nous, enfants de l’exil, qui avons étudié ici, sous la lumière de ces trois petits lampions, seule arme contre l’obscurité.

C'est sur la recommandation d'Isabelle Nanty qu'elle a créé Je change de file au BO Saint-Martin, avant de le jouer à la Comédie des Boulevards puis au Lucernaire et de poursuivre par une tournée dans toute la France.

Elle arrive sur scène en posant la question banale à laquelle il est souvent difficile de répondre : Sans indiscrétion, vous êtes d’où ? Il est vrai qu'en France, on ne coupe pas à cette interrogation qui est ressenti comme un interrogatoire. Qu'est-ce que j'ai pu être ennuyée de devoir justifier mes origines quand je travaillais en Alsace ! J'y étais considérée comme étrangère au motif que je venais de l'intérieur comme on dit là-bas avec mépris pour ceux qui sont nés de l'autre coté des Vosges.

Alors je comprends ce que Sarah a pu ressentir.

Elle confie qu'elle a autant appris notre langue dans les livres, à l'école qu'à la télévision, en particulier en se nourrissant des sketches de Muriel Robin dont l'aplomb lui servit de guide. Ne faisant pas de distinction entre la voix, l'intonation et la personnalité elle se mettait à parler comme l'humoriste dès qu'elle cherchait à s'affirmer.
Et elle nous rejoue ces moments sur scène. Sans décor mais quelques accessoires coté jardin : une table de bistrot, une chaise, un téléphone, un verre de vin rouge. Elle y campera la maman de sa copine Sophie qui avec force gestes de mains s'étonnait que la fillette ne mange pas avec les doigts et qu'elle ait pu arriver en France en avion, ce qui ne correspond pas à sa vision des réfugiés.

Plus tard elle s'y installera comme au Flore pour déguster un Club Rykiel, un "club sandwich tout nu" créé spécialement pour la couturière (et c'est vrai !) où le pain est remplacé par des feuilles de romaine, avec ketchup et moutarde à la place de la mayonnaise. Elle a raison de railler le "conceptuel" à tout prix.

Elle est très forte pour balayer les idées reçues : Le Caire, l'Egypte et la Turquie n'ont pas de rapport avec l'Iran. Levons le voile dit-elle avec humour, rappelant 5000 ans d'histoire, la Perse, un territoire grand comme 3 fois et demi la France, entouré de pays dont le nom se termine systématiquement par "kan", de multiples révolutions, la prise de pouvoir par un ayatollah qui a vécu près de Paris à Neaulphe-le-Chateau (c'est encore vrai) comme Marguerite Duras (ça c'est moi qui l'ajoute), et puis la guerre Iran-Irak qui a fait 1 million de morts. Voilà le public est prêt à entendre la suite.

Le moins qu'on puisse dire est que Sarah ne ménage pas les effets. Elle s'étonne que la prière soit remplacée à la télévision par Bonne Nuit les Petits. Elle décrypte la littérature jeunesse, voyant dans la bande dessinée des Schtroumpfs un éloge au communisme où le rouge aurait été remplacé par du bleu. Poursuivant avec les couleurs elle établit un parallèle entre Stendhal et Louboutin pour leur association du rouge et du noir.

Inversement elle se lance dans une analyse lexicale de la danse orientale qui est à mourir de rire. Les mouvements des mains seraient une sorte de langage codé censé rassurer l'homme que l'on veut séduire sur ses capacités à se maquiller, mettre la table ...
La tentation est forte de vous raconter le spectacle, de vous dire pourquoi elle aime Ravel, de pointer la valeur pédagogique des matchs de Roland-Garros, d'expliquer le choix du titre un peu énigmatique du spectacle et de souligner que oui elle mange du saucisson et plutôt deux fois qu'une. Parce qu'elle aime ça et qu'elle est intégrée tout en restant fière de ses origines.

Elle aime autant la France que l'Iran et le public salue bien bas son talent et sa joie de vivre. Qu'elle soit rassurée : elle ne risque plus d'être regardée comme une terroriste potentielle mais comme une humoriste à haut potentiel, mille fois oui.
Sa manière de prononcer les S est un moment d'anthologie. Le s de la minaudeuse, une exception française, qui ne prend au restaurant que des carpaccios, n'a rien à voir avec celui de l'homme qui déjà petit zozotait. Il faut l'entendre parler l'anglais du commandant de bord ! Sarah imite à merveille mais elle est inimitable.

Je change de file,
Textes : Sarah Doraghi
Mise en scène : Isabelle Nanty et Sharzad Doraghi-Karila
Du 30 juin au 3 septembre 2016 avant une tournée en France.
Les jeudis, vendredis et samedis à 21h30
Au Théâtre du Lucernaire 53, rue Notre-Dame-des-Champs 75006 Paris
Le spectacle est de nouveau programmé au Lucernaire jusqu'au 14 janvier 2017, voire plus ...

mercredi 10 août 2016

Beauté, quelques nouveaux rituels pour être belle

Il n'y a pas de mauvais moment pour prendre de bonnes résolutions, même si elles sembleront futiles au regard d'autres articles que je publie. En tout cas inutile d'attendre la rentrée pour ça. La liste sera trop longue. Comme tous les ans, on ne tiendra guère ces promesses qu'on ne fait pourtant qu'à nous-mêmes.

Je parle régulièrement des produits Marque Repère dans les colonnes du blog. Je les ai surtout testés dans le domaine alimentaire mais il m'est arrivé de le faire en hygiène-beauté alors que ce n'est pas ma spécialité et je les ai adoptés.

La porte de ma salle de bains vous est grande ouverte. La gamme Bio Naïa occupe de la place sur l'étagère. Pourquoi aller chercher ailleurs plus cher et sans doute pas meilleur ?

Je peux essayer et ne pas approuver et rester critique. Je n'ai pas plébiscité toutes les nouveautés de l'an dernier, preuve à l'appui.

mardi 9 août 2016

Le Mont Saint Michel y découvrir l'omelette de la mère Poulard, épisode #4

L'omelette de la mère Poulard est certes devenue mythique mais elle existe bel et bien. Et on peut la déguster à toute heure, en version salée, ou sucrée, qui est ma préférée parce que j'adore la regarder flamber.

Annette Poulard s'inscrit dans la tradition des mères qui cuisinaient aussi dans la région lyonnaise. Elle développa cette recette en 1888 après avoir remarqué que les pèlerins arrivaient affamés au Mont-Saint-Michel. Elle ne faisait d'ailleurs pas que ça.

Elle avait en permanence des sablés qu'elle leur offrait ensuite. Et c'est donc en toute légitimité que la marque Mère Poulard en exporte aujourd'hui dans le monde entier.

L'Auberge du même nom fonctionne toujours à l'entrée du Mont-Saint-Michel. Elle est depuis 1986 la propriété d'Eric Vannier, Président du Groupe Mère Poulard qui emploie 1000 salariés dans le monde et 600 dans la région. Elle n'est pas le seul établissement du site à servir une omelette mais elle est unique dans sa manière de procéder, comme Annette autrefois, en les cuisant au feu de bois dans la cheminée.

Elles sont accrochées par dizaine sous les yeux des clients par le bruit alléchés. Preuve à l'appui :

Si vous souhaitez en découvrir le secret il vous faudra aller jusqu'au bout de l'article en cliquant sur plus d'infos. Ensuite vous aurez accès à des photos appétissantes en ouvrant la première ...

lundi 8 août 2016

Le cidre du Cotentin a son AOP depuis juin 2016

Theo Capelle a de quoi se réjouir. Le cidre du Cotentin a obtenu depuis le 9 juin dernier la reconnaissance AOP attendue depuis 15 ans et dont j'annonçais l'imminence en revenant des rencontres de Cambremer.

Mais attention tout cidre du Cotentin n'est pas labellisé, même chez lui. Pour pouvoir prétendre à cette distinction il faut bien sûr qu'il soit issu de vergers du Cotentin, mais aussi de variétés locales ( comme le Petit amer, le Marin Onfroy, la Belle fille de la Manche ou la Douce Moen ...) et que le pommier soit obligatoirement une haute tige.

L'exploitation tourne depuis 1981 et produit quelque 2000 hectolitres. Il y a un peu moins de trente ans on y a planté des pommiers basse tige qui présentent l'avantage de produire une récolte dès la cinquième année mais dont on ne sait pas s'il seront productifs plus de quarante ans alors que les hautes tiges ont une longévité incomparable.

On manque de recul pour en avoir la certitude. Il est possible que la résistance aux maladies (et donc la quantité de traitements ) ne soit pas davantage comparable. L'herbe est broyée sous les basses tiges pour que les pommes qui tombent avant maturité puissent continuer à mûrir sur un tapis d'herbes.
Tout ceci fait débat sur tout le territoire normand et les discussions étaient passionnées aux rencontres de Cambremer. Toujours est-il que les vergers n'ont pas la même allure selon qu'ils sont plantés en hautes ou basses tiges et que la préservation des territoires en dépend aussi. Le ramassage n'est pas mécanisé non plus de la même manière.

Il y a donc chez Theo Capelle (comme dans d'autres exploitations du département) du cidre AOP et du cidre qui ne l'est pas. Tous bons mais différents. On peut dire que celui qui a l'appellation serait caractérisé par une astringence plus marquée sans être gênante et une effervescence plus forte.

dimanche 7 août 2016

Cherbourg et ses parapluies

Cherbourg a été immortalisée par Jacques Demy. Son film, les Parapluies de Cherbourg a été récemment remasterisé. Je lui avais consacré une chronique il y a trois ans déjà et je compte bien arpenter les lieux qui ont servi de cadre au réalisateur.

Après avoir déjeuné à La Satrouille qui cuisine une spécialité locale, la seiche, je décide donc de faire quelques pas sur le quai pour mener l'enquête sur une autre spécialité cherbourgeoise que seraient ... les parapluies.

La manufacture est bel et bien là ... dans l'ancienne Banque de France du Quai Alexandre III.

Authentique, mais récente à double titre (elle a initialement été installée à une autre adresse) puisque c'est une création totale de Jean-Pierre Yvon, en hommage d'ailleurs au film de Jacques Demy dont il a suivi le tournage. À quoi tient une vocation tout de même !
Il est touchant de l'entendre raconter sa hâte à quitter l'école pour se rendre à bicyclette chaque fin d'après-midi dans les quartiers transformés en studios à ciel ouvert. Pendant deux mois il a vécu, à l'automne 63, cette expérience fabuleuse qui a marqué à jamais le garçonnet de 7 ans.

samedi 6 août 2016

Jean François Foucher, pâtissier à Cherbourg (50)

Jean François Foucher est un pâtissier hors pair. Il a démarré très jeune et a travaillé pour plusieurs palaces à Paris et à l'étranger, dans plusieurs maisons étoilées aussi, et c'est une chance pour les cherbourgeois de pouvoir déguster ses spécialités depuis 6 ans.

Il a été un des premiers à travailler la recette du cheesecake il y a plus de 15 ans.

J'aurais pu le rencontrer à Omnivore ou Cambremer. J'aurais même pu patisser avec lui en mai dernier. Ce fut avec le chef Stéphane Carbone, un feuilleté au Livarot dont j'ai donné la recette.

Chez lui tout est rectangle. Il a été aussi le premier à servir les pâtisseries "au mètre". Ils peuvent être découpés pour être consommé individuellement en portion plus ou moins généreuse comme on le voit sur le Saint-Honoré ci-dessous, une pâte à choux à la Fleur de sel emprisonnant une crème à la vanille de Madame Lavany sur une pâte feuilletée caramélisée et coiffé d'une Chantilly à la crème normande, à gauche de l'alignement des Mirliton Pistache.
Chacun est posé sur une feuille de bois. Les fleurs fournie par Claire, leur productrice de fleurs bios et comestibles, ne sont pas là que pour faire joli. Elles donnent aussi du goût. Et quand ce ne sont pas les soucis c'est par exemple le romarin ou lavande.

vendredi 5 août 2016

Le Songe d’une nuit d’été mis en scène par Guy Pierre Couleau au Théâtre du Peuple de Bussang

Je vous ai présenté hier la philosophie du Théâtre du Peuple de Bussang, après en avoir retracé la fondation, tout en mettant l'accent sur la façon que l'on a de vivre le moment.

C'est un billet qu'il faut lire si on ne connait pas cet endroit si particulier. Il en donne en quelque sorte le mode d'emploi.

J'avais parlé de deux spectacles qui sont à l'affiche en ce moment, Macbêtes et Lady First.

La journée sera totalement shakespearienne avec Mon coeur pour un sonnet et Le Songe d'une nuit d'été.

Une idée toute estivale pour profiter pleinement des lieux : jumeler avec un Pique-Nique Insolite dans la clairière.

Pour accéder au contenu de ce billet, cliquez sur "plus d'infos" et pour voir les images plein écran il suffira d'ouvrir la première et les autres suivront.

jeudi 4 août 2016

Les Estivales de Bussang (Vosges)

Il y a le festival d'Avignon ... et il y a Les Estivales de Bussang. Le premier, qui n'est pas historiquement le plus ancien, a toutes les faveurs de la presse et de la foule. Le second draine un public plus initié et pourtant plus populaire.

La volonté de Maurice Pottecher (1887-1960), fils d'industriel vosgien, journaliste, écrivain, metteur en scène (et mari d'une actrice) est encore respectée à la lettre dans ce Théâtre du Peuple qu'il a fondé en 1892 dans une clairière de la propriété de ses parents, classé Monument Historique depuis 1976.

Dans ce premier article je vais, pour ceux qui l'ignore, retracer la fondation du théâtre, en donner les règles de création et la programmation de cette année. Je mettrai aussi l'accent sur la façon que l'on a de vivre le moment.

Pour terminer je parlerai de deux spectacles qui sont à l'affiche en ce moment, Macbêtes et Lady First. Demain sera consacré à Shakespeare avec Mon coeur pour un sonnet et Le Songe d'une nuit d'été.

On dit qu'il faut avoir, une fois dans sa vie, vécu l'expérience d'une soirée sur les bancs de bois de la salle mythique dont le fond de scène s'ouvre sur la forêt, qui devient alors partie intégrante du décor. C'est vrai, à ceci près que le virus sera immédiat et que l'on souhaitera participer au rituel les années suivantes.

Pour la beauté du site, l'amour du théâtre, la convivialité des rencontres, l'ambiance !

C'est pourtant un endroit assez perdu au fond d'une vallée qui intéresse a priori plus des randonneurs aoutiens ou les skieurs en hiver. Les hôtels y sont vastes et conçus pour accueillir les familles nombreuses et les groupes.

La météo y est variable et il est prudent, même en plein été, de prévoir la doudoune ... et le parapluie. Qu'importe, le public sera là. Prêt à suivre le programme en se réchauffant entre deux représentations d'un bol de soupe. Prêt aussi à lézarder dans un transat au premier rayon de soleil.

Et surtout disposé à vivre ensemble des moments de partage essentiels.
Une idée toute estivale pour profiter pleinement des lieux : jumeler avec un Pique-Nique Insolite dans la clairière.

Pour accéder au contenu de l'article, cliquez sur "plus d'infos" et pour voir les images plein écran il suffira d'ouvrir la première et les autres suivront.


mercredi 3 août 2016

Le Mont Saint Michel un apéritif avec le chef Alain Grespier, épisode #3

Après avoir découvert le Mont-Saint-Michel de loin et apprécié son nouveau caractère, de plus en plus maritime je suis restée 24 heures sur place, le temps de réaliser de nombreux rêves.

J'ai arpenté les remparts de nuit, dormi sur l'ile, visité la cité médiévale comme l'abbaye, regardé l'horizon depuis un périscope historique, fait le tour du site pieds nus dans la tangue en veillant à ne pas me faire surprendre par la marée (des sauveteurs scrutent en permanence mais ce serait la honte de se faire hélitreuiller par négligence), ... et dégusté la fameuse omelette.

Pour le moment on va se poser au piano bar de l'Auberge de la Mère Poulard, au second étage, pour faire connaissance avec le chef Alain Grespier.

La salle est assez fascinante avec son grand piano ultra brillant et les cadres racontant l'histoire des lieux. Qui n'est pas venu au Mont-Saint-Michel ? Beaucoup d'artistes, chanteurs, comédiens, peintres, comme Bernard Buffet le 1er mai 1956 qui a laissé un croquis de la fameuse poêle où l'on reconnait son style.
Enormément d'hommes politiques ... qui attirent le regard malgré la beauté du panorama.
Champagne ? Whiskys (la collection est impressionnante)  ?
Nous allons suivre la recommandation d'Alain Grespier qui nous a préparé un plateau de bouchées qui s'accordent magnifiquement au cidre labellisé Mère Poulard.
Il a composé trois associations délicieuses. Ça croustille, ça fond, c'est un mix de plusieurs saveurs. La boisson pétille. Pas trop sucrée et sans amertume. L'accord parfait.
Je ne sais plus qui s'en est étonné(e) le ou la première. On n'avait jusque là pas remarqué le support des bouchées : un sablé Mère Poulard, tout simplement si je puis dire. L'association salée-sucrée est parfaite et vous verrez à la fin de l'article que je lui ai piqué l'idée, pour vous la donner d'ailleurs.
Alain a l'habitude de recevoir les hôtes de marque avec convivialité. C'est un privilège de partager un moment avec lui et de pouvoir goûter une de ses spécialités. C'est tout simple mais il fallait y penser. Si ses recettes d'amuse-bouches sont très raffinées on peut facilement reprendre le principe à son compte pour un résultat somme toute assez sophistiqué. Les photos parlent d'elles mêmes.

Je vous invite à cliquer sur "plus d'info" pour suivre le déroulé entier de ce billet consacré au chef de l'Auberge et à ses créations et bien sûr aussi sur la première photo pour regarder les clichés en diaporama plein écran.

mardi 2 août 2016

Le Comptoir de l'Atelier Gourmet à Granville (50)

Je l'annonçais en quittant les jardins de la villa Les Rhumbs. Nous allons déjeuner au Comptoir de l'Atelier Gourmet.

L'endroit ne paie pas de mine. Une sorte de véranda sur la gauche en arrivant sur Granville juste avant la grande descente. Mais le nom est prometteur à juste titre.

Cet atelier est bel et bien gourmet, autant que gourmand.

Le chef remplit la promesse écrite au-dessus de son fourneau : l'esprit gourmand taquine les papilles.

lundi 1 août 2016

Les jardins et la maison de Christian Dior à Granville (50)

La maison familiale est posée sur les hauteurs de Granville et surplombe la côte. Le jardin est ouvert à tous et c'est un havre de paix aux parfums enivrants.

Agapantes, jasmin et roses odorantes côtoient d'autres espèces aux essences plus volatiles mais aux couleurs resplendissantes.

La devise du lieu pourra être luxe, calme et volupté. Elle doit son nom de Villa les Rhumbs au terme de marine qui désigne les trente-deux sections de la Rose des vents.

C'est le père de Christian Dior qui avait acquis cette maison et son métier de directeur d'une usine d'engrais a sans doute compté dans l'organisation des jardins. C'est la mère de Christian qui donne à l'endroit son caractère bourgeois, balnéaire et Belle Epoque.

Ruiné par la crise de 1929 Maurice Dior vend la propriété  à la ville de Granville. Ce ne sera qu'en 1991 que commencent les aménagements pour l'ouvrir au public et en faire l'unique "Musée de France" consacré à un couturier avec aussi le concours de LVMH.

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