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Comme promis les 70 articles des spectacles vus aux festivals d'Avignon In, Off et If ont été publiés (mois de juillet). Ont suivies les critiques de la rentrée littéraire (mois d'août). Le rythme de publication a repris un rythme normal à partir de septembre avec l'alternance culturelle/culinaire habituelle.

mercredi 19 octobre 2011

Inauguration du Salon du Chocolat ce soir à 19 heures

J'avais passé une journée passionnante l'an dernier au Salon du chocolat. Je n'ai pu y rester que quelques heures cette année, mais dans le cadre un peu différent de la soirée d'inauguration de cette 17ème édition.

Le Japon était à l'honneur. C'est donc par les exposants japonais que je commencerai.

Sylvie Douce et François Jeantet, Créateurs et Commissaires Généraux du Salon ont rendu un hommage particulier à nos amis japonais.


Une boutique dite "de charité" avait été dressée rassemblant tous les exposants nippons.

Jean-Paul Hévin apporte son soutien aux victimes du séisme qui a touché le Japon en mars dernier. Le chocolatier-pâtissier parisien a créé pour cela une tablette de chocolat "solidaire" qui sera mise en vente durant toute la durée du Salon du chocolat, du 20 au 24 octobre prochains. L'intégralité des fonds récoltés sera reversée aux sinistrés du tremblement de terre japonais, par le biais de Labo Love Japon, une association créée à la suite de la catastrophe naturelle.Disponibles uniquement pendant le Salon, les chocolats de ce fabricant sont d'une exquise douceur. Un travail qualifié de joailler par le club de croqueurs de chocolat. A ne pas manquer.
Yoku Moku est le spécialiste du cigare, ce gâteau qu'on appelle cigarette "russe" en France et que l'on offre au japon traditionnellement en juin, pour dire merci, et en décembre.
La recette est toujours la même depuis 40 ans et la dégustation obéit à un rituel très codifié.
Sadaharu Aoki est sans doute le plus parisien de japonais présents sur le salon. Il a créé son premier atelier à Paris en 1998. L’année d’après il est nommé responsable de l’office parisien de la fédération des pâtissiers japonais. Il devient également consultant en pâtisserie pour des grandes sociétés d’alimentation japonaises.

En 2001, il ouvre sa première boutique dans le 6ème arrondissement, puis une seconde deux ans plus tard dans le 5ème arrondissement. Il a aussi un stand au Lafayette Gourmet et possède en toute logique 2 boutiques au Japon.
Cette pâtisserie a beaucoup surpris : une sorte de financier au thé matcha emprisonnant un macaron au chocolat.

Le Japon semblait avoir inspiré nombre de créations. Même les Praslines Mazet s'y mettaient avec une fondue parfumée au yuzu que l'on découvrira dans le coffret de Noël.

On inaugura aussi le Salon côté artisans en admirant cet Arc de Triomphe en chocolat imaginé par Jean-Luc Decluzeau pour Léonidas.
Il y avait foule de toques venus rendre hommage à Robert Linxe, Maître Chocolatier et créateur de « La Maison du Chocolat » sous la houlette de Pierre Troisgros, Cuisinier et restaurateur à Roanne, avec 43 années sans interruption de 3*** Michelin.

C'est en toute amitié qu'il a rappelé qu'il s'était installé en face de la salle Pleyel parce qu'il était mélomane et que lui-même employait le chocolat pour donner du velours à des plats au vin rouge comme le lièvre à la royale ou un Boeuf bourguignon.
Robert Linxe, touché de cet hommage, n'avait qu'un seul conseil à donner à toute cette jeunesse, mais il était triple : travaillez vos recettes, choisissez vos origines, soignez la justesse de vos équilibres.

Le maitre a raison quand il dit que le vrai talent est de créer du simple (on croirait entendre Alain Ducasse). L'exigence de son père le guida toute sa vie : Dis-toi que si ce n'est pas très bon, c'est mauvais ...

A 20 heures démarrait le fameux défilé intitulé cette année « Pâtisserie Burlesque et Baroque », sous le parrainage de Chantal Thomass et organisé en faveur de "Labo Love japon", en partenariat avec le Festival International des jeunes créateurs de mode de Dinard.

On nous avait promis un spectacle inédit, baroque, burlesque et gourmand sur le thème du chocolat et de la pâtisserie. Il fut bien ainsi, associant macarons, gaufrettes et autres petits gâteaux à une déclinaison infinie de chocolats en vingt tableaux d’exception, que je me suis efforcée de photographier tant que faire se peut. Mes clichés n'ont pas bénéficié de la bonne lumière et le cadrage fut souvent hasardeux tant la foule était compacte mais il y en a quelques-uns qui sont assez représentatifs de la soirée. Le nom du photographe est mentionné si la photo provient du service de presse du Salon.

Il y eut donc en premier lieu Miss Chantilly, suivie de Mistinguette , dans une robe créé par Eva Rachnline et Vincent Lechevallier pour Monbana et portée par Malika Ménard (non photographiées)

En 3 une Burlesque Cupcake -Violette la Magnifique imaginée par Alexandra Gerbault et Philippe Pascoet, portée par Elsa Fayer (non photographiée)

Puis Délices au pays des merveilles, d'Amandine Zerbib et Arnaud Lahrer, porté par MaYa BarsonY
Karine Feri défila en 5ème position. Elle fut Dietrich de choc, habillée par Christian Courcelles et Vincent Guerlais (photo A bride abattue puis ©julienmillet)

En 6 Gourmande Valentine (©julienmillet) de Virginie Marcerou et Frédéric Cassel, combinant chocolat et patisserie, porté par Valentine Féau

Suivirent Dans la Forêt noire, portée par Blandine Ballavoir, un travail de Juliette Zakowetz, Aela Lehman et Des lis Chocolat (non photographiée)

Puis une Religieuse au chocolat et décadence Aya par Caroline Chhu et Jean-Paul Hévin, portée par Tiga (non photographiée)
9/ Madame la Marquise, de Christian Courcelles et Maison Bonat, portée par Dorothée Kristy (©julienmillet)

Suivi l' Opéra Barock de Ben Brass et la chocolaterie Puyricard, porté par Cindy Fabre (non photographiée)
Laurence Roustandjee portait la Queen Gourmandise de manon Bresson-Cancel et Jean-Marc Rue pour Monsieur Chocolat
Black Swan apparut alors avec Mes Colombes (©julienmillet). Le premier, porté par Satya Oblette était imaginé par Manix Wong pour Laclos et Sadaharu Aoki.

La seconde par par Anca Radici, modèle conçu par Jean-Claude Jeanson

Juliette Katz fit sensation avec ses plumes en Conquistadore, une tenue de Willy G., designer-plasticien et Cacao Barry
15/ Mister Chocolat, un modèle signé Christophe Roussel, porté par Jean-Philippe Doux dont l'allure évoque Charlie Chaplin
Surprise ! Sous l'énorme tête qu'il soulève comme un couvercle se cache le facétieux Philippe Candeloro
16/ Candel'in Ice de Jean-Luc Decluzzeau et de la Confédération nationale des Glaciers de France, porté bien entendu par Philippe Candeloro

17/ Madame Barock'n'roll signée Abiwild par Audrey Biarnais et les Chocolats Jacques Bellanger, portée par Cécile Siméone (non photographiée)
Arriva Confettis, de Nicolas Fafiotte et Sébastien Bouillet, porté par Delphine Mc Carty

Puis Bumpy Boop, de Maxime Wattam, créatrice de lingerie et François Pralus, porté par Clara Morgane

Touche pas à ma pearl ! de Léon Ropse Magma et Patrice Chapon a clôturé le show avant la photo finale, avec l’ensemble des personnalités.
Il était temps de partager le gâteau d’Anniversaire de « A la Mère de Famille », créé par Julien Merceron pour la célébration de ses 250 ans.Ce fut aussi l'occasion de saluer, parfois brièvement, quelques personnes que je rencontre au fil des manifestations culinaires, comme Deborah Dupont, de la Librairie Gourmande, partenaire incontournable du Salon. Est-il utile de rappeler qu'elle est spécialiste des livre anciens et modernes en gastronomie et œnologie ?

De nombreuses dédicaces ponctueront les quatre jours avec ,otamment Pierre Hermé, Christophe Michalak, William Ledeuil et Trish Deseine.

Lauranie Nonotte, créatrice d'Esprit Chocolat, spécialiste de parcours gustatif dans la capitale, à la compétence entrainante et toujours renouvelée. La balade dans laquelle elle m'avait entrainée l'an dernier demeure un vif souvenir.

La promenade passait par les boutiques de Patrick Roger, mon voisin de Sceaux, et de Jean-Charles Rochoux.
J'ai revu aussi Frank Kestener dont j'avais parlé l'an dernier.

Et découvert de nouvelles personnalités, à commencer par Aline Géhant, une ancienne de la Maison du Chocolat, installée en Avignon. Son coté minimaliste mais haut en couleur a visiblement séduit visuellement et gustativement. Son travail est essentiellement centré sur les ganaches, mais elle fait quelques pralines parce qu'elle vit dans le pays de l'amande.
Elles ne sont que 6 ou 7 chocolatières en France et la jeune femme est déjà distinguée d'un quatre tablettes par le Club des Croqueurs de chocolat et elle recevra un "award" spécial alors que c'est sa première venue au Salon.
Ce club a été fondé en 1981 par 5 fondus de chocolat autour d'Alain Blanchon. Il compte aujourd'hui 150 membres, et pas un de plus. Il faut une sortie pour valider une nouvelle entrée. C'est dire combien il est devenu difficile d'en faire partie. Depuis 1985 le Club édite un guide qui recense les chocolatiers selon leur mérite. Il est sans concession, n'hésitant pas à retirer une tablettes à la moindre déception.

Il y eut aussi Sébastien Bouillet, un lyonnais installé à Tokyo depuis quatre ans. Il a du s'adapter aux gouts de la clientèle japonaise. Inversement il travaille maintenant des saveurs qu'il ne connaissait pas comme le thé matcha et le yuzu. Sur le salon il propose un bar de chocolat froid avec une mousse minute.
Sa spécialité est le macaly, un macaron caramel beurre salé enrobé de chocolat noir. Il aime particulièrement le caramel qu'il associe à un praliné et au beurre salé dans ces bouches bées rose vif.
Encore un ancien de la Maison du Chocolat avec Pascal Legac qui fut 27 ans directeur de création de Robert Linxe. Être son propre patron catalyse sa spontanéité. Il peut avoir davantage de réactivité en réponse aux retours que lui font ses clients, soit directement, soit par la voix de sa fille qui travaille avec lui, à Saint-Germain-en-Laye. Et son site est très élégant.
On peut aussi se laisser surprendre par des confiseries qui sont présentées sous un autre jour, en bouquets ou en arbres miniatures par exemple conçus par les Caprices de Manon.
Ou qui s'inspirent de cet univers pour en faire des boutons, des bijoux et autre breloques gourmandes comme Sweet Factory qui promet à sa clientèle de ne pas grossir ...

Il y a aussi les incontournables de la manifestation, d'autant qu'elle fait la part belle à la pâtisserie cette année. C'est la maison Kambly, dont l'odeur des Bretzeli (fines crêpes en français) confectionnés sur place dans un poêle ancestral nous tente dès l'entrée. Attention de ne pas vous brûler : ils sont tout de même cuits à cent nonante degrés !

Beaucoup de chocolat au lait aussi chez eux parce que, c'est bien connu, c'est dans ce domaine que les Suisses excelle.

De Neuville étonne avec sa nouvelle identité rose vif, au lieu et place du bleu. Il prôné des chocolats au lait affichant un minimum de 35% de cacao.
L'an dernier l'ours Cémoi occupait le hall dans une taille démesurée. Il est revenu cette année à taille normale mais c'est une quantité d'environ une tonne qui sera consommée en quatre jours.

La marque fera aussi découvrir sa nouvelle gamme Cémoinature de 5 tablettes différentes, doux et onctueux pour le dessert, ou plus typé en bouche avec des notes florales pour ceux qui recherchent l'amertume, bio certifié Rain Forest alliance ou parfumée à l'orange, enrichie de quinoa.

Le site de la marque publie un large choix de recettes.
, la petite marque anglaise de desserts au chocolat … qui conjugue le savoir-faire d’un chef français avec un chocolat belge de qualité avait encore innové cette année. une horde d'hôtesses prenait d'assaut les visiteurs avec un discours très rodé. On se serait cru dans la rue et je ne suis pas certaine que ce soit la manière dont on a envie qu'on nous parle.

Installés à l'entrée plusieurs chef d'œuvres figuraient les sept péchés capitaux.
Jean-Paul Hévin avait choisi la paresse, avec la complicité de l'architecte d'intérieur Jean Oddes
Et voici l'envie
Puis l'orgueil, réalisé par le chocolatier et pâtissier Frédéric Cassel et l'artiste peintre sculpteur Didier Chamizo. Et enfin la colère (ci-dessous) :
Christophe Roussel et Norent Saray-Delabar illustraient la gourmandise avec une immense baguette fourrée au chocolat posée sur une tablette de chocolat démesurée.

Le Salon du chocolat est ouvert du jeudi 20 octobre au lundi 24 octobre 2011
Tous les jours à 10h à 19h, à Viparis, Porte de Versailles
Pavillons 5/2 & 5/3
Prix d'entrée Adultes : 12,50 euros
Enfants (de 3 à 12 ans) : 6 euros
Gratuit pour les moins de 3 ans

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