Je crois bien que c'est la visite de l'exposition d'Henry Taylor au musée Picasso en début de mois combinée à une invitation à une pendaison de crémaillère dans un jardin qui m'a poussée à me lancer dans l'expérience d'un Corn Bread.
Le peintre a réalisé un tableau montrant le plat à sa sortie du four et s'il a encadré les lettres COR et A c'est parce qu'elles composent le prénom de sa maman.
Voilà un plat emblématique de la Soul Food du sud des États-Unis, associée aux traditions culinaires afro-américaines depuis les années 60, et qui est encore un mouvement culinaire très populaire de nos jours, comme le poulet frit, les macaronis au fromage, le chou vert, les gombos panés et frits …
Le pain de maïs était préparé depuis des siècles par les amérindiens qui étaient les populations autochtones, bien avant l’arrivée des chercheurs d’or qui se sont approprié la recette. La farine était locale et moins chère que celle de blé. C'est un dessert populaire au Mexique où on l’appelle Pan de Elote (gâteau de maïs) alors que pas du tout aux USA bien qu’il contienne du sucre. On le propose en accompagnement d'une viande grillée ou d'un plat en sauce. Il est donc idéal pour un barbecue.
Une scène mémorable du film La ligne verte, adapté de l'oeuvre de Stephen King, montre Paul Edgecombe (Tom Hanks), le gardien de la prison, offrir ces petits pains de maïs (faits par sa femme) au détenu John Caffey (Frank Darabont). Une autre scène culte se déroule dans le film Life (dont le titre français est Perpète) réalisé par Ted Demme, en 1999 avec Eddie Murphy et Martin Lawrence montre une bagarre dans le pénitencierdu Mississippi dans les années 1930 suite à la convoitise d'un morceau de corn bread par un détenu à un autre.
Le cornbread peut être soit frit, soit cuit à la vapeur, soit cuit au four, comme je vous en livre la recette aujourd'hui, en préconisant moitié farine de maïs (que j'ai ramenée du Mexique) et moitié farine de blé, pour un résultat plus proche de nos habitudes culinaires parce que la farine de maïs est granuleuse, un peu comme la polenta quoique en bien plus fin. Il peut se manger dès la sortie du four ou réchauffé le lendemain, voire à température ambiante.
J'ai adapté les proportions à 3 oeufs ce qui m'a demandé :
- 420 grammes de farine (moitié maïs, moitié blé)
- 1 cuillère à café de levure chimique ou de bicarbonate
- 150 grammes de beurre mou
- 160 de sucre
- 350 ml de babeurre/lait fermenté/lait Ribot
J'ai fait fondre le beurre que j'ai fouetté avec les œufs entiers et le sucre. Puis le lait qui aurait dû être fermenté (j'avais ajouté un jus de citron, ça n'a pas marché, mais sans nuire pour autant au résultat).
- 150 grammes de beurre mou
- 160 de sucre
- 350 ml de babeurre/lait fermenté/lait Ribot
J'ai fait fondre le beurre que j'ai fouetté avec les œufs entiers et le sucre. Puis le lait qui aurait dû être fermenté (j'avais ajouté un jus de citron, ça n'a pas marché, mais sans nuire pour autant au résultat).
J'avais à part mélangé les farines et la levure. J'aurais mis une pincée de sel si je n'avais pas utilisé du beurre demi-sel. J'ai incorporé le contenu des deux saladiers en trois fois jusqu’à obtenir un appareil homogène (et pour une fois j'ai employé la feuille K de mon robot). Le four a été placé en préchauffage à 175°.
J'ai versé dans un moule carré de 25 cm sur 25 cm, mais on peut prendre un rectangulaire de surface équivalente, beurré et fariné… Je n'ai en tout cas jamais vu de Corn bread dans un moule rond.
J'ai enfourné pour une quarantaine de minutes jusqu'à ce qu'il soit doré sur le dessus. Il se découpe en carrés avec un couteau à pain. Si ma photo témoigne d'un résultat esthétiquement "moyen" c'est parce que j'ai voulu le démouler trop tôt et qu'il s'est brisé. Il faut soit le découper dans le moule soit placer un torchon dessus avant de démouler … à moins que j'ai insuffisamment beurré le moule. On peut aussi par précaution verser la pâte sur du papier sulfurisé.
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